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Mme Line Beauchamp: au service de la population,
des pollueurs, des banquiers ou de la mafia?

Portrait d'une politicienne ambiguë

 
 
 

Carboneutre, la mafia et le cabinet de Line Beauchamp

 
 

L'ex-chef de cabinet de l'ex-ministre de l'Environnement, François Crête en témoignage devant la Commission Charbonneau, le 17 octobre 2013.

Il s'agit ici d'éclaircir les circonstances des rencontres qui ont eu lieu en 2008-2009 entre l'entourage de la ministre de l'Environnement, l'ex-ministre de la Famille Tony Tomassi et des représentants de Carboneutre dont M. Tomassi défendait le dossier.

François Crête

Tony Tomassi

Dans le cas du dossier Carboneutre, il estime que M. Tomassi doit d'abord avoir contacté en août 2009 Mme Claudine Metcalfe, son attachée qui s'occupe des questions de terres contaminées.

M. Crête reconnaît que Carboneutre n'était pas dans la circonscription de M. Tomassi, mais ajoute que ce type de lobbying de députés était fréquent. Et M. « Tomassi était l'un des députés qui poussaient le plus sur ses dossiers», précise-t-il.  Une rencontre aura ainsi lieu entre M. Crête, Mme Metcalfe, M. Tomassi, et des représentants de Carboneutre.  Les premiers leur font savoir que ce sont les directions régionales, et non la ministre, qui peuvent émettre des certificats d'autorisation.

Ils organisent cependant une seconde rencontre avec ces derniers, cette fois avec des gens du ministère, dont la sous-ministre adjointe Michèle Rousseau, responsable des directions régionales.

Il soutient que ce type de rencontres ne témoignent d'aucune façon d'un traitement privilégié.

M. Crête a cependant décidé à la mi-septembre. après cette seconde rencontre de couper tout lien entre son cabinet et les gens de Carboneutre, après avoir appris d'un avocat qu'il y avait des « gens louches » derrière l'entreprise. Il soutient avoir aussitôt averti M. Beauchamp et dit à Claudine Metcalfe de lâcher le dossier derrière lequel se trouvait des criminels.

Il affirme avoir aussi averti M. Tomassi, qui lui a alors paru sonné par la nouvelle.

La commissaire Charbonneau s'est dite surprise que M. Crête prennent cette décision à partir des allégations d'un avocat qui représentait à l'époque la compagnie Horizon, un compétiteur de Carboneutre.  Il a répliqué qu'il avait tout simplement une grande confiance en cet homme, devenu depuis juge.

M. Crête n'a fait aucune démarche cependant pour en savoir plus sur les personnes derrière Carboneutre ou les liens entre l'entreprise et M. Tomassi.  Il n'a pas non plus demandé à M. Tomassi s'il savait qu'il y avait derrière ce dossier des gens du crime organisé.

André Antoine

Mme Metcalfe l'a cependant informé plus tard que Raynald Desjardins était derrière Carboneutre.  En après-midi, le procureur Denis Gallant a présenté à André Antoine, analyste au ministère de l'Environnement responsable du dossier de Carboneutre à la direction régionale de Montréal, un courriel envoyé par Claudine Metcalfe, du cabinet de la ministre de l'Environnement Line Beauchamp, à la direction de M. Antoine.

Le courriel de Mme Metcalfe fait état de « préoccupations » de M. Tomassi au sujet de Carboneutre.  Selon ce dernier, des résultats de tests montraient alors que Carboneutre était finalement prête à recevoir des sols contaminés par des métaux lourds.

Carboneutre cherchait en effet, à l'époque, à obtenir un second certificat d'autorisation après avoir reçu en 2008 un avis d'infraction du ministère de l'Environnement. Février 2008: achat de Carboneutre par Domenico Arcuri

M. Antoine soutient avoir souligné que la loi ne permettait pas d'émettre de certificat temporaire.  Sa supérieure l'a d'ailleurs fait savoir au cabinet du ministre Tomassi.

M. Antoine précise sinon n'avoir jamais parlé directement à M. Tomassi.

Le fonctionnaire reconnaît que les dossiers étaient traités plus rapidement lorsqu'il y avait des demandes du cabinet du ministre de l'Environnement, mais précise que cela n'influait pas sur ses décisions, sinon celles de ses collègues.

« Toutes les demandes du cabinet auxquelles j'ai eu à répondre n'étaient pas des demandes dirigées.  On n'avait pas de pressions qu'on devait répondre pour faire plaisir à Énergie Carboneutre.  On nous laisse libre d'exercer nos fonctions, on n'avait pas de pression de répondre une chose plutôt qu'une autre », a-t-il soutenu.

Un certificat est finalement émis en mai 2010 au terme d'essais jugés concluants pour le traitement des métaux lourds par M. Antoine.

 
 

Financement illégal du Parti Libéral du Québec

 
 

Mme Line Beauchamp, ( 01 ) diplômée en psychologie de l'Université de Montréal ex-députée provinciale de la circonscription de Bourassa-Sauvé, Région de l'Île-de-Montréal, ministre de l'Éducation et Vice-première ministre ( 02 )

Le président de Génius, Michel Lalonde, affirme qu'il a versé illégalement 2 000 $ en espèces, en 2007, au Parti libéral du Québec lors d'un déjeuner avec l'ex-ministre Line Beauchamp au Club 357c.  L'ingénieur reconnaît qu'il a mis à profit cette relation pour faire débloquer un dossier au Faubourg Contrecoeur

Le 21 février 2007, Jean Charest a déclenché des élections au Québec. Peu après, Michel Lalonde a reçu un appel de Bernard Trépanier, qui l'invitait à déjeuner au club privé 357c pour rencontrer la ministre Line Beauchamp.

Il ne s'agissait pas officiellement d'une activité de financement, mais Trépanier a demandé 2 000$ à l'ingénieur «pour le Parti libéral du Québec, pour Line Beauchamp».  Cette demande n'a pas surpris Lalonde, même si elle venait d'une personne plutôt associée au milieu municipal.  «Bernard Trépanier s'est toujours occupé de financement politique à divers égards.  Je sais que, des fois, il donnait un coup de main au niveau provincial, alors ça ne me surprenait pas.»

Comme l'invitation arrivait à la dernière minute, Michel Lalonde n'avait pas le temps de trouver des prête-noms pour signer des chèques au nom du PLQ.  «Le temps de me revirer de bord, de trouver quelqu'un pour signer un chèque... Je lui ai demandé si c'était correct de lui remettre de l'argent comptant.»

Le président de Génius dit qu'il a «accompli discrètement» sa tâche à son arrivée au 357c, où il a remis une enveloppe à Bernard Trépanier.  Line Beauchamp n'était pas encore arrivée et elle n'a pas fait allusion à des contributions durant leurs discussions, a précisé l'ingénieur.  «De toute façon, c'est rare que les ministres nous remercient pour l'argent donné.  C'est plus « merci d'être présents, merci d'appuyer la démocratie»», a expliqué Lalonde.

 

Rencontres secrètes avec des bailleurs de fonds, de réputation louche

 
 

27 novembre 2012: la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction s'est récemment intéressée au club privé 357c, où des entrepreneurs, ingénieurs, élus et fonctionnaires municipaux ont tenu depuis 2005 de nombreuses rencontres à l'abri des regards.

Le 26 octobre 2012, cinq enquêteurs ont inspecté le chic établissement du Vieux-Montréal et mis la main sur la liste des visiteurs.

Une des salles de rencontre du club privé 357c

La Commission Charbonneau a commencé à énumérer les noms de ceux et celles qui ont participé à ces rencontres, sans dévoiler la nature des discussions qui y ont été tenues.

En début de témoignage, le procureur en chef adjoint, Me Denis Gallant, a précisé que les activités au 357c touchaient le financement des partis politiques.  «Vous avez entendu depuis le début de l'automne des témoins parler des liens entre entrepreneurs en construction, firmes de génie-conseil et financement des partis politiques, et c'est en lien.»

Nos sources indiquent que les deux libéraux visés sont Line Beauchamp et Tony Tomassi ( 21 ), qui ont participé à des rencontres séparées. Mme Beauchamp, qui a été tour à tour ministre de la Culture, de l'Environnement puis de l'Éducation et finalement Vice-première ministre, était notamment accompagnée de Pierre Bibeau ( 22 ), important organisateur libéral à l'époque.

Line Beauchamp a déjeuné à deux reprises en 2007 avec une brochette de présumés collusionnaires réunis dans un club privé par son conjoint de l'époque, Pierre Bibeau, ancien organisateur libéral et aujourd'hui vice-président de Loto-Québec.  Une fois en février 2007, à leurs côtés se trouvaient notamment Paolo Catania, Bernard Trépanier et Frank Zampino, tous accusés au criminel dans l'affaire du Faubourg Contrecoeur.

Ils étaient une douzaine dans un salon du chic 357c, rue de la Commune, dans le Vieux-Montréal. Parmi eux, Paolo Catania ( 15 ), entrepreneur aux relations mafieuses, Frank Zampino ( 23 ), ex-numéro 2 de Montréal, Bernard Trépanier ( 24 ), argentier du parti Union Montréal, tous trois accusés aujourd'hui dans l'affaire du Faubourg Contrecoeur. Frank Minicucci, bras droit de Tony Accurso ( 25 ), accusé de fraude et d'abus de confiance, était aussi parmi les convives.  Les rencontres ont été dévoilées mercredi par un enquêteur de la commission Charbonneau.

«Dans le cas de la rencontre au club 357c, c'était mon conjoint Pierre Bibeau» qui avait pris l'organisation en main, se souvient l'ex-vice première ministre du Québec, Line Beauchamp.  «Je lui avais dit [à M. Bibeau] qu'à titre de ministre responsable de Montréal, je voulais rencontrer des acteurs économiques de la région», ajoute-t-elle. 

Aujourd'hui, celle qui a démissionné pendant la crise étudiante du printemps convient que la perception «ne peut être que négative».  Même son ex-conjoint a été mis sur la sellette lorsque Lino Zambito, un entrepreneur «repenti», a juré à la commission Charbonneau avoir remis 30 000 $ comptants à M. Bibeau dans les locaux de Loto-Québec pour financer le Parti libéral du Québec (PLQ).

«Cinq ans plus tard, on me dit qu'il y a des gens parmi eux avec qui je n'aurais peut-être pas dû aller m'asseoir, explique Mme Beauchamp. En 2007, je ne pouvais pas savoir.»

Si ces personnes avaient des choses à se reprocher à l'époque, la ministre jure n'en avoir rien su. Comme ministre, elle cherchait à «garder un contact» avec le terrain pour éviter de se faire «avaler par la machine» gouvernementale et de s'enfermer «dans une tour d'ivoire au sein de mes ministères».

«Je pense que la meilleure comparaison, et elle est difficile et douloureuse à faire pour moi, mais c'est celle d'une relation de couple, poursuit Mme Beauchamp.  Quand vous apprenez que votre conjoint vous a été infidèle, vous regardez le passé et vous vous dites : "Est-ce que j'aurais dû voir quelque chose?"  Et vous ne savez pas.  Vous sentez une confiance trahie.»

«Je ne suis pas une marionnette»

Mais celle qui a détenu les portefeuilles de la Culture, de l'Environnement et de l'Éducation refuse de poser «en victime».

Elle assume chacune des signatures qu'elle a apposées et chacune des décisions prises à titre de ministre.

Et elle se dit prête à répondre de chacune d'elles.  «Ce n'est pas facile d'être dans ma position, soulève Mme Beauchamp.

Line Beauchamp et Pierre Bibeau

D'être vue comme quelqu'un dont l'ex-conjoint est influent.  C'est moi l'élue.  C'est moi qui avais ma face sur un poteau. [...]  Je ne suis pas une marionnette.  Pierre Bibeau n'était pas un ventriloque qui me disait quoi faire.  Chaque fois que j'ai pris une décision, je l'ai fait avec intégrité, dignité et avec le souci d'exercer mon bon jugement pour servir les Québécois.  C'est ça, l'histoire.»

Mme Beauchamp n'était accompagnée d'aucun conseiller politique lors des deux déjeuners.  Chaque fois, le membre invitant du club 357c a payé la facture, comme il est de coutume dans ce type d'établissement. «Notre code d'éthique nous interdit d'accepter un cadeau indu, rappelle-t-elle.  À mes yeux, ce n'était pas indu.  C'était un petit déjeuner, pas d'alcool, rien de ça.»

Des rencontres avec divers intervenants, Mme Beauchamp assure en avoir tenu plusieurs, dans différentes régions du Québec.  Elle s'attriste que les audiences de la commission Charbonneau magnifient celles du 357c comme s'il s'agissait des seules.  «Est-ce que j'étais plus sous l'influence de ces gens-là ou de tous les autres avec qui j'ai eu des rencontres et qui ne sont accusés de rien?»  illustre-t-elle.

Même a posteriori, Mme Beauchamp n'a pas l'impression que ses convives du 357c ont cherché à exercer sur elle une influence malsaine.  Et la rencontre n'a pas porté sur le financement du PLQ.  «Je vous l'affirme, dit-elle.  Je sais que les gens vont trouver que mon histoire est quasiment fleur bleue.  Mais c'est la vérité.»

L'ex-femme politique aurait préféré aller se défendre sous serment devant la commission Charbonneau.  Elle s'offre encore pour témoigner.  Mais l'ajournement des travaux l'a amenée à privilégier la voie médiatique.

«Je vais expliquer aux Québécois ce qui s'est passé, en espérant qu'avec le temps et les travaux de la commission, la vérité prenne ses droits», déclare Mme Beauchamp.

 
 

Commentaire de Jean-Simon Gagné - chroniqueur au Journal de Québec

 
 

Jean-Simon Gagné
Chroniqueur Le Soleil

Cette semaine, par exemple, c'était au tour de l'ancienne ministre libérale, Line Beauchamp, de se retrouver sur la sellette.  En 2007, Mme Beauchamp aurait déjeuné deux fois au club privé, le 357c en compagnie d'une brochette d'entrepreneurs et de promoteurs immobiliers, dont plusieurs éprouvent désormais de graves ennuis avec la justice.  Et comme le premier déjeuner s'est déroulé en pleine campagne électorale, il est difficile d'imaginer qu'on y ait longuement discuté de l'influence du menuet sur l'ambiance des bals masqués du XVIIIe siècle, en Nouvelle-France.

À la limite, l'ancienne ministre aurait pu s'en tirer avec une pirouette.  Du genre : «Il ne faut jamais juger quelqu'un d'après ses fréquentations.  Judas en avait d'excellentes, paraît-il.»

Mais Mme Beauchamp a choisi de «défendre son intégrité».  Elle a soutenu qu'en 2007, rien ne permettait de douter de l'honnêteté des convives présents.  Elle a même confié que les déjeuners au 357c constituaient une façon de descendre «de sa tour d'ivoire» et «de rester proche des préoccupations de gens»!

Vous avez bien lu! Madame voulait rester près des gens en allant dans un club privé!  Mieux, en rencontrant secrètement des grosses légumes, dont plusieurs donnaient des milliers de dollars à la caisse électorale du Parti libéral!

Plus connecté sur les préoccupations des gens que cela, tu risques l'électrocution..

 

 
 

Line Beauchamp, les votes ethniques et l’argent
par Pierre Dubuc - L'Aut'Journal  8 février 2013

 
 

Ainsi donc Line Beauchamp, qui reconnaît avoir voté Oui au référendum de 1995, aurait fait faux bond aux souverainistes à cause des propos de M. Parizeau sur les votes ethniques.  Voilà du moins ce qu’elle confie à Denise Bombardier dans sa larmoyante entrevue publiée dans le Journal de Montréal du 2 février 2013 sous le titre « L’Écorchée du printemps érable ».

Certains s’étonneront de la fragilité de ses convictions souverainistes.  D’autres, moins naïfs, dateront sa conversion au fédéralisme de sa rencontre avec celui qui deviendra son conjoint : Pierre Bibeau, un des principaux organisateurs du Parti Libéral.

Dans l’entrevue accordée à Denise Bombardier, elle relate ainsi sa rencontre avec Pierre Bibeau en 1997. « J’ai 34 ans et je suis naïve.  Il est alors PDG de la Régie des installations olympiques, mais je ne suis pas consciente de la place qu’il occupe au PLQ. »

Faudrait quand même pas nous prendre pour des valises.  À cette époque, Line Beauchamp est tour à tour directrice générale de la station de radio CIBL-FM (1991-1993), membre du Réseau des gens d'affaires de l'Est (1993-1998) et membre des conseils d'administration du Cégep de Maisonneuve (1995-1998) et de la Régie des installations olympiques (RIO) (1996-1998).

Bibeau travaillait pour le PLQ depuis les années 1970.  Il a présidé la Commission jeunesse du parti.  En 1985, il été conseiller spécial de Robert Bourassa à son cabinet.  À la fin des années 1980, il a défrayé la manchette lorsque l’opposition péquiste l’a accusé d’être au cœur d’un système de favoritisme dans l’octroi des contrats d’Hydro-Québec à la Baie James.

À la tête de la RIO, il a été accusé en 1992 d’avoir changé les règles d’attribution des contrats, ce qui a eu pour effet de favoriser des entreprises qui n’étaient pas établies à Montréal, comme SM, propriété de son ami Bernard Poulin.

Peut-on sérieusement croire que celle, qui était, entre autres, à l’époque directrice de CIBL, ne connaissait pas ces faits ?!

Dans le cadre des travaux de la Commission Charbonneau, il a été révélé que Line Beauchamp a participé avec son conjoint Pierre Bibeau à un déjeuner de financement organisé par deux vice-présidents de Genivar, où se retrouvaient, parmi les 15 à 20 invités, Domenico Arcuri, membre reconnu de la mafia, Lino Zambito et Paolo Catania.

Et voilà-tu pas que Denise Bombardier nous dit que Line Beauchamp est « avant tout une femme de principes », « entrée en politique pour servir », qu’elle a été « trompée professionnellement par son conjoint », qu’elle a été « trahie par les étudiants » qui ont « abusé de sa bonne foi » et qu’elle « éclate en pleurs » parce qu’une « partie de l’opinion refuse aux fédéralistes le droit d’aimer le Québec » !

On croirait un remake de son entrevue avec Céline Dion!

Monsieur Parizeau avait raison.  Nous avons perdu en 1995 à cause de l’argent.  Et nous continuons à perdre à cause de l’argent.  Car, contrairement au dicton populaire, l’argent a une odeur, surtout lorsqu’elle est associée au pouvoir.  Une odeur si forte et tenace que la vaporisation de pushh-pushh de naïveté dans l’air n’arrive pas à dissiper.

 
 

Consultation avec la famille Desmarais

 
 

La Vice-première ministre, Line Beauchamp, a admis s’être rendue au domaine Sagard ( 04 ), propriété de la famille Desmarais ( 05 ).  Ensuite elle a confirmé à un journaliste de TVA que c'est à deux occasions, mais sans dormir sur place, ce qui n'est pas un détail....  Alors c'était pas des vacances...

Il est particulier de constater que beaucoup d’individus proches des Desmarais sont très présents au sein de certaines universités québécoises, à l’heure où celles-ci entrent de plus en plus dans une logique marchande et où certaines d’entre elles semblent très mal gérer leur argent.

Hélène Desmarais
, ( 06 ) la belle-fille du patron de Power Corporation, est la présidente du Conseil d’administration de l’école des HEC, mais aussi du très néolibéral Institut économique de Montréal.

Peter Kruyt
, ( 07 ) président du Conseil d’administration de l’Université Concordia est aussi membre du Conseil d’administration de Power Corporation.

Paul Desmarais père

À l’heure où notre gouvernement donne de plus en plus une tangente comptable et marchande à notre système d’éducation, il serait peut-être approprié que notre ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, renseigne ses commettants sur ses allées et venues dans le Domaine Sagard de la famille Desmarais. Qu’est-elle allée faire chez les Desmarais? Était-ce pour rencontrer le père, le fils ou la Sainte Hélène ?  A-t-il été question d’éducation?

Ce sont des questions légitimes auxquelles un représentant démocratiquement élu se doit de répondre.

 

Déjeuner de financement de la ministre
du Développement durable, de l'environnement et des parcs

 

Un membre important de la mafia, Domenico Arcuri, ( 08 ) était l'un des 15 à 20 participants à une activité de financement du Parti libéral du Québec, le matin du 6 avril 2009, dont l'invitée-vedette était Line Beauchamp, alors ministre de l'Environnement.  Le petit-déjeuner s'est déroulé au restaurant Piccolo Mondo, à Laval, entre 8h30 et 9h30.

Il était organisé par des cadres de la firme d'ingénieurs Genivar pour l'association libérale de Bourassa-Sauvé (à Montréal-Nord), une circonscription que représente Mme Beauchamp depuis 12 ans.

Elle se souvient de cette activité, mais elle assure qu'elle ne connaissait pas M. Arcuri et qu'elle ne le connaît toujours pas.

Restaurant Piccolo Mondo à Laval

«Elle tient à vous dire qu'elle va s'assurer que cette personne-là ne va plus se représenter à ses activités», a ajouté Mme Sauvageau.

Le petit-déjeuner a rapporté 61 500$ au Parti libéral du Québec (PLQ).  Dans son rapport financier, le parti affirme que le prix d'entrée était de 1 000$. Certains participants ont donné beaucoup plus, d'autres, rien du tout.

Domenico Arcuri a donné 2 995$ au PLQ en 2009, soit 5$ de moins que la limite permise à cette époque. Son frère Antonino a donné presque autant, soit 2 990$.  Domenico Arcuri, 52 ans, est l'un des cinq chefs mafieux qui, l'année suivante, ont pris la relève du clan Rizzuto, décimé par l'opération Colisée de la GRC.

Bonifier un certificat d'autorisation

Arcuri participait au petit-déjeuner en tant que représentant de la société Énergie Carboneutre ( 09 ), spécialisée dans la décontamination des sols. Il contrôlait l'entreprise avec son frère Antonino.  Ce matin-là, il était accompagné de son bras droit, Giuseppe Bertolo, frère de Johnny Bertolo, trafiquant de drogue assassiné en 2005.

L'entreprise faisait alors des démarches auprès du ministère de l'Environnement pour que son certificat d'autorisation soit bonifié. L'entreprise a obtenu les autorisations demandées un an plus tard.  La ministre Beauchamp a pris soin de préciser que ce n'était pas elle qui avait donné cette autorisation à Énergie Carboneutre, mais bien une direction régionale de son ministère.

Domenico Arcuri, ( 08 )

Arcuri avait été identifié par l'opération Colisée

En avril 2009, le nom de Domenico Arcuri avait déjà été publiquement associé à la mafia.  Son nom figurait une vingtaine de fois au registre des écoutes électroniques de l'enquête antimafia Colisée, qui s'est terminée en 2006.

Le père de Domenico et d'Antonino Arcuri s'appelle lui-même Domenico Arcuri.  Membre connu de la mafia sicilienne, il avait hérité de la crémerie Ital-Gelati lorsque le clan sicilien des Rizzuto avait éliminé le clan calabrais de Paolo Violi.

En 2010, Domenico Arcuri fils s'est joint à d'autres caïds pour prendre la relève du clan Rizzuto, dont Salvatore Montagna, Raynald Desjardins et Vittorio Mirarchi.  Desjardins a été associé un temps à la société de décontamination Carboneutre, tout comme son ami Jocelyn Dupuis, ex-directeur général de la FTQ-Construction.

Depuis, l'alliance mafieuse a éclaté.  Domenico Arcuri s'est rangé du côté de Salvatore Montagna contre Raynald Desjardins et Vittorio Mirarchi. Ces deux caïds sont accusés du meurtre de Montagna.

André-Martin Bouchard, ingénieur de Genivar ( 10 ) qui préparait des études techniques pour Carboneutre, a aussi participé à cette activité de financement, mais il n'a remis aucun chèque à cette occasion.  M. Bouchard est aujourd'hui vice-président environnement de Genivar.

Carboneutre cherchait alors à convaincre le ministère de l'Environnement de bonifier son certificat d'autorisation.  L'entreprise, qui a son centre de traitement à Montréal-Est, sollicitait l'autorisation de traiter des sols contaminés par des métaux lourds, et pas seulement par des hydrocarbures pétroliers.

L'entreprise a fini par obtenir cette autorisation un an plus tard, en mai 2010.  Cela lui a ouvert un nouveau marché.  La Presse a tenté à de multiples reprises de parler à un responsable du ministère de l'Environnement à ce sujet, mais sans succès.

À l'Assemblée nationale du Québec, le député de Chambly, Bertrand St-Arnaud, a poussé la ministre dans ses retranchements en lui rappelant qu'à l'époque, son attaché politique était Gilles Deguire, un policier à la retraite ayant cumulé une trentaine d'années d'expérience.

«Comment la ministre a-t-elle pu alors ne pas être au courant que l'une des personnes avec qui elle déjeunait était un membre présumé du crime organisé montréalais?», a demandé le député de Chambly.

Bertrand St-Arnaud ( 11 )

Gilles Deguire ( 12 )

En effet Gilles Deguire a participé au petit-déjeuner du 6 avril 2009 avec Line Beauchamp; il était son attaché politique dans la circonscription de Bourassa-Sauvé. Maintenant maire de Montréal-Nord et membre du comité exécutif de la Ville de Montréal, il a dit qu'il se souvenait de cette rencontre au Piccolo Mondo.  Il a confirmé qu'il y avait entre 15 et 20 participants, mais il a dit qu'il ne connaissait presque personne.  Il a ajouté que cette activité de financement n'avait pas été organisée par l'association libérale de Bourassa-Sauvé, mais par le «sectoriel» au PLQ.

Il n'a pas pu donner de nom.  Cependant, il s'est souvenu de la présence de Pierre Bibeau, longtemps organisateur politique pour le PLQ.

M. Bibeau a confirmé qu'il était présent, mais pas à titre d'organisateur: à l'époque, il était le conjoint de Mme Beauchamp.  Il a dit lui aussi qu'il ne connaissait pas les invités réunis autour de la table, dans une petite salle de réception.  «Domenico Arcuri, c'est un gars de la mafia?», a-t-il demandé. En défense: dorénavant, la ministre prendra « toutes les précautions » pour ne pas se retrouver avec un membre de la mafia dans les activités de financement 

 Line Beauchamp et Pierre Bibeau ( 13 )

« Je ne connaissais pas l'individu.  Je ne pourrais pas le reconnaître.  Je ne le connais pas», s'est-elle défendue aujourd'hui en matinée, en marge d'une réunion du caucus libéral.

« Quand je me reporte à 2009, je pense que ce n'était pas vraiment connu » que M. Arcuri était lié à la mafia.  La Presse a souligné que le nom de Domenico Arcuri avait déjà été publiquement associé à la mafia en avril 2009.  Son nom figurait une vingtaine de fois au registre des écoutes électroniques de l'opération Colisée, qui s'est terminée en 2006.

« Moi, je ne connaissais pas ces liens-là », a plaidé la ministre.  « À l'évidence, maintenant que les informations sont publiques, dévoilées, et que les liens sont établis, je ne le referais pas.  Je vais prendre toutes les précautions pour ne pas me retrouver dans une telle situation. »

Line Beauchamp n'a pas voulu dire si les 2 995$ qu'a versés M. Arcuri devaient être remis au Directeur général des élections (DGE).  « Je préfère que ce soit le Parti libéral qui réponde.  Le chèque a été émis à l'attention du parti », a-t-elle dit.

 Le PLQ a déjà fait savoir qu'il ne rendrait pas l'argent dans la mesure où le don respecte la loi sur le financement des partis politiques.

« Je prends le temps de vous dire que le Parti libéral du Québec obtient des contributions très largement au niveau populaire, de toutes natures, de toutes sortes », a noté Mme Beauchamp.

Elle a ajouté que son gouvernement avait resserré les règles de financement des partis politiques.  Le don maximal est maintenant de 1 000$, et le chèque doit être envoyé au DGE, qui remet ensuite la somme au parti après vérification.

« Le Ministère émet 8 500 certificats d'autorisation par année, a expliqué Line Beauchamp. Ces certificats sont émis au niveau des directions régionales.  Ces dossiers-là, j'ai vérifié auprès de mon ancienne sous-ministre, ne montent pas au bureau de la sous-ministre et, bien sûr, au bureau de la ministre.  Ce n'est pas moi qui ai signé le certificat, ce n'est pas moi qui ai autorisé. »

Elle a ajouté que, d'après la direction régionale du Ministère, le nom de M. Arcuri ne figurait pas comme propriétaire de l'entreprise.

Les informations de la ministre sont fausses.  Dominico Arcuri est président et copropriétaire de l'entreprise Société Internationale Carboneutre (SICN) Inc. Cliquez ici pour consulter la fiche de cette entreprise

Selon elle, «c'est le propre de ce type d'organisation illégale de travailler dans l'ombre, de tisser des toiles d'araignée, ce qui fait en sorte que c'est difficile à combattre ».

 

 
 

D'autres invités et intervenants dans le débat sur les fréquentations de la ministre

 
 

Le fils de Donato Tomassi, Tony ex-député et ex-ministre de la Famille au Québec

Selon Kathleen Lévesque, journaliste au journal Le Devoir
( 11 mai 2012)

Donato Tomassi ne croit pas que Line Beauchamp ignorait l’identité du présumé mafieux ayant participé à son activité de financement

Donato Tomassi, père de Tony Tomassi  est le président d'une entreprise ayant fait des affaires avec le ministère de la Famille
( 18 )

Si la ministre Line Beauchamp avait porté un nom à consonance italienne, son activité de financement à laquelle le présumé mafieux Domenico Arcuri a participé en 2009 aurait provoqué une enquête policière de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).  C’est ce que soutient Donato Tomassi, ex-organisateur libéral et père de l’ancien ministre de la Famille, Tony Tomassi, accusé de fraude et d’abus de confiance.

Dans un entretien téléphonique au Devoir, Donato Tomassi a insisté pour dire que la communauté italienne subissait du « racisme ». Selon lui, l’attention qu’accorde la police aux gens d’affaires et aux politiciens dépend de leurs origines, ce qui épargnerait Mme Beauchamp. 

« Line Beauchamp, c’est son nom qui fait la différence.  Si elle avait eu un nom italien, la police se serait occupée de son cas.  Parce que franchement, c’est pas possible qu’elle ne connaisse pas les gens qui étaient présents à son déjeuner-bénéfice.  Quand on reçoit 20-25 personnes chez soi - et c’est ce qu’a fait le Parti libéral dans le comté de Mme Beauchamp - et que ça rapporte plus que 60 000 piastres, on sait qui est autour de la table », a déclaré M. Tomassi, qui a fait de l’organisation politique pendant 30 ans pour les libéraux.  « J’en ai vu d’autres, Madame ! La politique, je sais comment ça marche », a-t-il ajouté avec un petit rire.

Pour Donato Tomassi, en plaidant l’ignorance, Line Beauchamp illustre à quel point les politiciens sont devenus frileux, qu’ils « ont peur de leur ombre ».  C’est davantage cette attitude qui l’irrite que l’activité de financement et les gens qui y ont participé.  « On veut faire du Québec un monastère. C’est rendu qu’on ne peut plus aider nos amis. À quoi sert d’avoir des amis si on ne peut pas les aider ? » a lancé M. Tomassi.

« On est en train de faire un gouvernement policier », s’est insurgé M. Tomassi.  Il trouve d’autant plus injuste le traitement fait à la communauté italienne qu’il a choisi, lui, dès son immigration au Canada il y a cinquante ans, d’intégrer la société de langue française.  « On est rejetés même quand on a du talent, du culot et du charisme [comme Tony] », affirme Donato Tomassi, avant d’ajouter avec amertume : « J’ai reçu Jean Charest chez moi comme un roi. Et les libéraux m’ont traité comme un moins que rien. »

Lino Zambito  ( 14 )

D'autres personnages connus ont également participé à cette activité de financement.  Joint au téléphone, Lino Zambito, de la compagnie Infrabec de Boisbriand, arrêté récemment par l'Unité permanente anticorruption, a confirmé qu'il était du lot des personnes présentes à ce déjeuner en avril 2009.

Il a dit s'être procuré des billets pour le déjeuner auprès de la firme d'ingénieurs Génivar, mais il ajoute qu'il ne savait pas à qui les autres billets avaient été vendus.

Lino Zambito se demande d'ailleurs pourquoi l'entourage de la ministre Beauchamp n'a pas demandé à voir la liste des gens qui avaient acheté les billets avant la tenue de cette activité de financement.

Peut-être auraient-ils pu découvrir que Domenico Arcuri serait de la partie, a fait remarquer M. Zambito.

Un autre important entrepreneur en construction était aussi présent.  Il s'agit de Paolo Catania, de la compagnie Les entreprises Catcan, dont les bureaux sont situés dans l'arrondissement Saint-Léonard, à Montréal.

Cette compagnie fait du développement résidentiel, commercial et industriel.  Il est sous enquête dans le cadre de l'Opération Marteau de l'UPAC pour sa participation dans le projet domiciliaire Contrecoeur

Paolo Catania

 

Genivar impliqué dans le financement du PLQ pour Line Beauchamp

 
 

Michel Rochette, responsable des communications au PLQ, a dit que cette activité de financement avait été organisée par Yves Lortie et Yannick Bouchard.

Ils étaient tous les deux vice-présidents chez Genivar ( 16 ) . Ni l'un ni l'autre n'ont assisté à l'événement.

Selon nos informations, le principal organisateur était Yves Lortie.  Joint par téléphone à Abou Dhabi, ce dernier a dit qu'il n'avait aucun souvenir à ce sujet.  «Je n'ai pas fait de chèque et cette activité n'était pas à mon agenda, a-t-il dit.  À moins que je souffre d'alzheimer... je ne me souviens pas de ça.  Je n'ai pas de trace de mon implication personnelle.»

Jointe au téléphone, la porte-parole de Genivar, Isabelle Adjahi, a confirmé que des employés de Genivar, dont André-Martin Bouchard, avaient participé à l'activité de financement du 6 avril 2009, mais elle a dit que c'était à titre personnel.

«Comme stipulé dans notre code de conduite, Genivar respecte les lois en vigueur en matière de contributions et d'activités politiques et, par conséquent, n'organise aucune activité politique et ne finance aucun parti.  Les employés sont toutefois libres de se livrer à des activités au sein d'organisations politiques ou de faire des contributions financières personnelles, sous réserve des lois applicables, et cela, dans leur temps libre

Il a été impossible de joindre Domenico Arcuri.  Michel Rochette, directeur des communications du PLQ, a dit que l'argent qu'il a donné au parti ne serait pas retourné au Directeur général des élections, car ses dons ont respecté la Loi régissant le financement des partis politiques.

L'activité de financement avait été organisée par des cadres de la firme d'ingénieurs Genivar.  «Il y a des individus qui ont lancé des invitations à des contacts, comme ça se fait la plupart du temps. Honnêtement, ce sont des individus qui organisent », a dit la ministre, sans établir de lien entre eux et la firme.

 

Vedette sur FaceBook

 
 

La page Facebook appelant à la démission de Jean Charest fait de l'ombre à celle consacrée à sa ministre de l'Éducation et ayant le même objet.

Créée elle aussi le 20 avril 2012, la page "
Démission de Line Beauchamp
" a connu un vif succès.

Sources: Commission Charbonneau - Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction
Agence QMI, Journal de Québec et TVA Nouvelles pour Quebecor,
La Presse Canadienne/Canadian Press Enterprises propriété de CTVglobemedia, Torstar et Power Corporation of Canada, AmériQuébec et L'Aut'Journal indépendants, Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc.,
La Presse/Gesca pour Power Corporation of Canada,
Rue Frontenac pour les lockouté du Journal de Montréal.
La Métropole pour Stéphane Mastropolo,
Parti Libéral du Québec, Twitter, Wikipédia et Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada

Line Beauchamp ( 03 )

Choix de photos, Fusion des textes, mise en page, références et titrage : JosPublic
Mise à jour le 28 novembre 2012

 

Ci-dessous: textes en lien direct avec le sujet

  Difficile passage à l'Éducation pour Line Beauchamp

  Les valeurs libérales par Vincent Marissal. Chroniqueur au journal La Presse le 02 mai 2012

  Des politiciens et politiciennes ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

Notes & Références encyclopédiques:

01

Qui est Line Beauchamp: version de l'Assemblée nationale du Québec ?

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02

Qui est Line Beauchamp: version de l'encyclopédie citoyenne Wikipedia ?

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03
 
 

Déclaration des intérêts personnels d’un membre du Conseil exécutif
et des intérêts personnels des membres de sa famille immédiate 2011. Article 55 Commissaire à l'éthique et à la déontologie de l'Assemblée nationale du Québec

 
 

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04

Qu'est-ce que le domaine de Sagard ?

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05

Qui est la famille Desmarais ?

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06

Qui est Hélène Desmarais ?

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07

Qui est Peter Kruyt ?

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08

Qui est Domenico Arcuri ?

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09
 
 
 

Qu'est-ce que la société Énergie Carboneutre ? Quand la mafia tente de se mettre au vert - Journal La Presse par Francis Vailles et Fabrice De Pierrebourg «Le ministère de l'Environnement du Québec, sous la gouverne de Mme Line Beauchamp, a récemment accordé un permis à une entreprise de décontamination des sols contrôlée par la mafia».

 
 
 

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10

Genivar déjà sous enquête policière

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11

Qui est Bertrand St-Arnaud ?

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12

Qui est Gilles Deguire ?

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13

Qui est Pierre Bibeau ?

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14
 

Qui est Lino Zambito  un des propriétaires d'Infrabec, Infrabec investissement, Infrabec location, etc. ?

 

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15

Qui est Paolo Catania ?

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16

Pour en savoir plus sur Yves Lortie et les démêlés de Genivar avec la justice

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18

Les entreprises de la famille Tomassi

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21

Qui est Tony Tomassi ? Sur MétéoPolitique

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22

Qui est Pierre Bibeau ? Sur MétéoPolitique

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23

 

Qui est Frank Zampino ? Sur MétéoPolitique

 
 

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24

 

Qui est Bernard Trépanier ? Sur MétéoPolitique

 
 

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25

 

Qui est Tony Accurso ? Sur MétéoPolitique

 
 

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