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Julie Boulet, la fausse naïve et ses conflits d'intérêts

Depuis sa venue en politique Julie Boulet la pharmacienne de Mauricie est confrontée à ses valeurs d'honnêteté. Son sens de l'éthique laissait déjà à désirer en tant que professionnelle de la santé, incapable d'honorer le code de déontologie des pharmaciens. Passer rapidement de députée à Ministre n'a en rien amélioré son jugement quant aux intérêts personnels versus ceux de la population. Non seulement elle a tout cautionné dans le financement illégal du Parti Libéral du Québec, elle a ajouté à l'aura une image de carriériste non imputable pour ses gestes à différents postes ministériels.

Appelée à témoigner à la Commission Charbonneau elle a joué le rôle de gourde et démontré une fausse crédulité. Comme le dit le journaliste Bryan Miles, elle se sert de ses conseillers politiques comme des tapis sur lesquels elle s'essuie les pieds pour ne pas salir la maison libérale. Son témoignage sera estampillé "blanc de mémoire"/"j'étais pas au courant". Si elle s'en tire judiciairement, espérons que les électeurs et électrices de Laviolette ne souffriront pas du même mal et qu'ils répudieront ce genre de politicienne.
                                                                                           
- JosPublic

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Julie Boulet au fil du temps

2014

 
 

Financement du Parti Libéral du Québec

 
 

L'ancienne ministre libérale des Transports du Québec, Julie Boulet, a martelé devant la commission Charbonneau qu'elle ne s'est jamais occupée de financement politique, au point où elle ne connaissait ni le coût de ses campagnes électorales, ni combien elle amassait en dons chaque année, ni son objectif de financement de 100 000 $.

«

Je n'ai jamais, jamais,  fait de financement politique,  je n'ai jamais vendu un billet pour un cocktail ou une carte de membre  - Julie Boulet

»

C'est Amima Chaffaï qui s'occupait des activités de financement de Mme Boulet, soit de deux cocktails par année, d'un dîner annuel de hot-dog et de trois soupers durant son mandat de trois ans.

Boulet a reconnu que des responsables d'entreprises de pavage et des hommes d'affaires étaient présents à ses collectes de fonds, mais a eu du mal à les identifier. « Je n'ai jamais regardé la liste des gens qui allaient aux cocktails et combien ils donnaient.»

Amima Chaffaï

Julie Boulet dit qu'elle a appris que le PLQ demandait à ses ministres d'amasser 100 000 $ en dons seulement lorsque son collègue Norman McMillan l'a déclaré publiquement. Elle dit qu'Amina Chaffaï aurait possiblement pu être informée de cette cible. ( 05 )

Le 14 mai 2014, le ministre Sam Hamad répondit candidement à une question d'un journaliste: «Oui, il y avait des objectifs de 100 000$» par ministre, au sortir de la réunion hebdomadaire du cabinet de Philippe Couillard. Pendant qu'à l'autre bout de l'autoroute 20, sa collègue répétait qu'elle ne savait pas qu'elle avait une cible de financement lorsqu'elle était ministre. «Personne ne m'a jamais dit ça», a-t-elle soutenu, devant la commissaire France Charbonneau incrédule.

Violette Trépanier, responsable du financement libéral, assistait parfois au caucus des députés libéraux, a confié le ministre Hamad.

Selon nos informations, elle n'était pas la seule. Le grand patron du financement du PLQ sous Jean Charest, Marc Bibeau en personne, est même déjà allé voir les membres du cabinet durant des réunions du Conseil des ministres, nous disent des sources libérales de haut rang.

La juge France Charbonneau a aussi souligné que comme « par hasard » Boulet avait atteint la cible de 100 000 $ les trois années où elle a été ministre des Transports.

«Vous dites que vous êtes une femme rigoureuse, mais vous ne saviez pas combien vous ramassiez et combien coûtaient vos élections», a lancé la juge.

La ministre Boulet a toutefois fini par admettre qu'elle connaissait la cible de financement des députés. Puis, qu'il lui était arrivé de transférer ses excédents à des comtés orphelins, ce qui expliquerait le fait qu'elle ait amassé exactement 100 000 $ chaque année.

Pour ce qui est du financement, par contre, sa mémoire est vive : JAMAIS, affirme-t-elle, n’a-t-elle fait de financement. JAMAIS, au surplus, n’a-t-elle entendu parler de l’objectif de 100 000$ par année.

Comme l'analyse Vincent Marissal, chroniqueur, cela dit, Julie Boulet reconnaît que les entrepreneurs ont des espoirs de retour d’ascenseur lorsqu’ils donnent à un parti. Ben voyons...

Nous voilà dans le vif du sujet : relations inappropriées entre le pouvoir et des entrepreneurs-donateurs privés, retour d’ascenseur, influence indue, argent public, ministres aveugles ou serviles. Et prête-noms. Peut-être est-ce parce que nous attendons depuis longtemps la « bombe », mais il me semble que nous avons un peu perdu de l’intérêt pour les travaux de la commission Charbonneau au moment où ça devient vraiment intéressant. « Un entrepreneur a nécessairement des espérances quand il donne », avoue candidement Mme Boulet.

Est-il nécessaire de rappeler que le financement des partis politiques par des entreprises est interdit au Québec depuis 1977 ? Ce n’est pas l’entreprise qui donne, ce sont ses patrons et leurs employés. Même à l’époque pas si lointaine où les individus pouvaient donner jusqu’à 3 000$ (c’est 100$ aujourd’hui, en vertu d’une loi déposée par le précédent gouvernement Marois), les dons des patrons d’entreprises de construction, de génie ou de cabinets d’avocats n’auraient pas suffi à remplir les coffres des partis politiques. Dans ses belles années, et avant les changements à la loi, de 2000 à 2012, le PLQ a récolté 84 millions de dollars, soit 7 millions en moyenne par année. Loin, très loin, des 600 000$ amassés par les libéraux en 2013.

Il faut dire que madame Boulet n’a jamais été très curieuse des questions de financement. En 2005, le PQ avait tenté de l’associer au scandale des commandites en raison d’un mystérieux « fonds numéro 2 » de 33 374 $ dont elle avait bénéficié quand elle avait été candidate libérale dans Champlain à l’élection fédérale de 2000. Mme Boulet avait dit n’avoir aucune idée de sa provenance.

Mme Boulet n’a pas osé pousser l’ingénuité jusqu’à prétendre qu’elle ignorait que des représentants d’entreprises qui obtenaient des contrats de son ministère fréquentaient assidûment ses cocktails de financement, mais elle a dit croire qu’ils venaient « à titre personnel ».

Alors que son ancien chef de cabinet l’a décrite, lors de son témoignage devant la Commission Charbonneau, comme une ministre particulièrement contrôlante, il est difficile de croire que Mme Boulet n’ait rien su des activités de financement auxquelles se livraient ses adjoints. M. Couillard serait cependant mal placé pour lui reprocher cet aveuglement.

En 2006, un journaliste de Radio-Canada nommé Bernard Drainville avait recueilli les confidences d’une de ses attachées politiques qui s’employait à solliciter des fonds durant les heures de travail. M. Couillard avait assuré qu’il n’avait donné aucune autorisation à cet effet. C’est étonnant tout ce qu’on peut faire dans le dos de son patron.

La politesse a sa passionaria au Québec

Marc-A. Bibeau ( 06 )

Julie Boulet est une femme polie. Très polie. Tellement polie, en fait, au point, apparemment, d’altérer son bon jugement et d’oublier les règles d’éthique les plus élémentaires.

Lorsqu’elle était ministre des Transports, elle a un jour cessé ses activités lors d’un « colloque » pour rencontrer, à la demande de l’ex-responsable du financement du PLQ, Violette Trépanier, un entrepreneur, Marc Bibeau, mécontent que sa firme, Schokbeton, n’ait pas obtenu un contrat public.

La rencontre, évidemment, se déroule derrière des portes closes, et Mme Boulet affirme ne plus se souvenir de l’objet précis de la rencontre.

 « J’y suis allée par politesse », a expliqué Mme Boulet, visiblement embarrassée par le mitraillage de questions de la procureure et des commissaires. M. Bibeau, dont le nom revient devant la commission Charbonneau avec la même régularité que les clichés sportifs un soir de septième match, n’est pas seulement un entrepreneur de haut vol. C’était aussi un collecteur de fonds du PLQ et un ami intime de l’ex-premier ministre Jean Charest. Quant à Mme Trépanier, elle était, à l’époque, la big boss du financement au PLQ.

« Mais pourquoi vous mettre à risque ainsi ? », lui a demandé, justement, la procureure Sonia Lebel. « En fait, j’ai perdu mon temps et je n’étais pas contente, mais j’y suis allée par politesse », a répété Mme Boulet.

Politesse de s'exclamer Vincent Marissal ? Laissez-moi hasarder un autre mot : obéissance. Et même : servilité. Le grand argentier du Parti, accessoirement grand ami du premier ministre, n’est pas content et exige audience. Pas le choix, faut y aller et écouter. Quitte à perdre son temps. Et, éventuellement, la face, son bon jugement et une bonne dose de crédibilité.

 
 
 
 

14 mai 2014
Une ministre insensible aux cadeaux

Le 14 mai 2014, lors de son témoignage à la Commission Charbonneau l'ex-ministre a admis avoir accepté des bouteilles de vin (de la part d’entrepreneurs en construction !) et des billets de hockey qui avaient transité par son ancien collègue Tony Tomassi ?

Elle ne les a pas utilisés pour elle-même. Grande âmes, elles les a confiés à son mari et ses enfants.
Les billets venaient apparemment de Joe Borsellino, ( 01 ) ancien patron de Garnier Construction. Quand on est poli, on accepte les cadeaux sans poser de questions. Un chum, c’t’un chum ; un cadeau, c’t’un cadeau.

« Bon, c’était P.K. et Price, quand même ! », dira peut-être Julie Boulet ...comme avait commenté l'ex-ministre du même parti politique, Nathalie Normandeau ( 02 ) "oui, mais c'était des billets pour Céline Dion!..."

 
 

Le 15 mai 2014
La perte de mémoire parfaite...

Julie Boulet & Philippe Couillard

L'ex-ministre libérale des Transports, Julie Boulet, a contredit des témoins fonctionnaires de son ministère devant la Commission Charbonneau, niant avoir choisi des projets parmi une liste de projets proposés à l'automne.

Des témoins avaient indiqué à la commission d'enquête qu'en plus de la programmation annuelle, il existait une programmation d'automne permettant de réaliser certains projets en fin de saison, avant le début de l'hiver. Les fonctionnaires proposaient alors une liste de projets au cabinet de la ministre, qui choisissait dans le lot.

Mme Boulet a affirmé qu'elle ne se rappelait pas avoir fait ce genre d'intervention et que ce sont les fonctionnaires qui désignaient des projets correspondant à l'enveloppe budgétaire dont ils disposaient. Tout au plus a-t-elle concédé avoir demandé d'ajouter des projets de route, mais pour des raisons de sécurité.

 
 

12 mai 2014
Boulet réfute les allégations du PDG de Maskimo

 

Louis Marchand PDG de Pavage Maskimo ( 03 )

Le 12 mai 2014, le nom de Julie Boulet a rebondi à la Commission Charbonneau lors du témoignage du PDG de l'entreprise de pavage Maskimo.

Ce dernier a témoigné qu'en 2004, une attachée politique de Julie Boulet lui a téléphoné pour lui demander d'acheter quatre billets à 1 000$ pour assister à un cocktail du PLQ à Shawinigan. Louis Marchand refuse d'y assister, se trouvant défavorisé par rapport à ses concurrents dans l'octroi de contrats tarifés.Le jour même, la députée Boulet appelle directement Marchand pour lui dire qu'elle n'y est pour rien et qu'elle est « très, très, très déçue » qu'il n'assiste pas à son cocktail de financement.

À partir du moment où il a demandé à ses employés de ne plus contribuer aux partis politiques, Marchand pense qu'il y a eu une ingérence politique pour mettre un frein à ses projets qui se sont retrouvés sous la pile. Selon un tableau présenté à la commission, Maskimo n'a en effet plus raflé de contrats tarifés après 2008, contrairement à ses concurrents.

De ça, Mme Boulet n’a pas vraiment de souvenir. Ah l’amnésie contagieuse des commissions d’enquête...

Boulet réfute les allégations de Marchand

La commission a aussi interrogé Julie Boulet sur la nature de son intervention dans l'octroi de contrats tarifés à la fin de la saison de pavage.

Ce type de contrat est accordé sans appel d'offre à un prix fixé par le MTQ à des usines d'asphalte. Ils sont généralement accordés dans des contextes où il y a peu de concurrence.

Le cabinet du ministre a toutefois une marge de manoeuvre pour choisir à qui il accorde de tels contrats.

« Jamais, jamais, jamais je n'ai donné une directive à qui que ce soit de ne pas leur donner un contrat ou de les tasser d'une quelconque façon », s'est défendue Mme Boulet.

Julie Boulet a été ministre des Transports du 18 avril 2007 au 10 août 2010 et ministre déléguée aux Transports du 10 septembre 2003 au 18 avril 2007. Élue lors du dernier scrutin provincial, elle n'a pas été retenue pour faire partie du Conseil des ministres.

Devant la commission Charbonneau, le directeur de cabinet de Julie Boulet d'août 2004 à janvier 2006, Luc Berthold ( 04 ), a décrit son ancienne patronne comme étant très impliquée dans la gestion de son ministère, perfectionniste et très « hands-on ». Comment peut-on être impliqué dans la micro-gestion et ne pas être au courant de ce qui s'y passe! "Mystère bouletien".

«Le comté de Mme Boulet était-il le comté le mieux asphalté du Québec», a demandé Renaud Lachance à Luc Berthold lors de son témoignage, en référence à l'octroi des contrats tarifés. «Allez vous promener et vous allez voir que vous avez raison, M. le commissaire», a-t-il répondu.

 

2009

 

19 novembre 2009
Le vérificateur général du Québec accuse le Ministère du Transport de collusion

Bien qu'elle soit ministre des Transports depuis 2003, Julie Boulet affirme n'avoir jamais été au courant de cas de collusion que son propre ministère a mis au jour en 2004.

L'affaire a été révélée par le vérificateur général (VG), Renaud Lachance, qui déposait le deuxième tome de son rapport annuel.

M. Lachance blâme le ministère, qui n'a pas cru bon transmettre aux policiers un cas de contrat de déneigement pour lequel des entrepreneurs ont «clairement essayé d'éliminer la concurrence».

«Malgré les conclusions énoncées dans ce rapport, le MTQ n'avait contacté ni le ministère de la Sécurité publique, ni la Sûreté du Québec, ni le Bureau de la concurrence», s'étonne le vérificateur général. «Je dois dire que j'ai été très étonné de constater ceci», a déclaré M. Lachance.

Collusion

Le vérificateur général a découvert qu'en 2004, le MTQ a documenté un cas avéré de collusion dans des contrats de déneigement sans jamais porter plainte à la Sûreté du Québec (SQ).

Un rapport interne du ministère, rédigé à cette époque, avait conclu que le processus d'appels d'offres avait été «clairement contaminé sur au moins deux contrats». De l'avis même des fonctionnaires, des entreprises de déneigement avaient «clairement essayé d'éliminer la concurrence».

Le ministère a failli être floué de 600 000 $, mais n'a jamais pris l'initiative de porter plainte à la SQ ou au Bureau de la concurrence, a déploré M. Lachance.

«C'est une situation qui ne doit pas se répéter», a convenu Mme Boulet. Elle s'est dite «choquée». Elle a juré qu'elle ignorait tout de cette affaire.

Une défense qui n'a pas convaincu Pauline Marois. La chef péquiste a invoqué la responsabilité ministérielle.

Fausses urgences

Plus largement, le Vérificateur général a dénoncé le fait que l'octroi de contrats sans appel d'offres, permis dans des situations d'urgence, repose souvent sur des faussetés. «Pour 20 des 23 contrats examinés, les raisons étaient discutables», écrit-il dans son rapport.

Tout aussi surprenant : des entrepreneurs bénéficient de contrats de gré à gré, également permis en l'absence de concurrence.

Le vérificateur général s'explique mal, par ailleurs, que le ministère ne demande pas aux entrepreneurs concernés les raisons pour lesquelles ils abandonnent la partie après s'être procuré les documents d'appels d'offres. Il ne comprend pas que le ministère ne sache pas si les travaux qu'il commande coûtent plus cher au Québec qu'en Ontario et ailleurs. Ni pourquoi il n'analyse pas les raisons pour lesquelles les coûts varient énormément d'une région à l'autre. Devant l'accumulation des faits, Julie Boulet a assuré qu'elle faisait siennes toutes les recommandations du vérificateur.....malgré qu'elle n'était pas au courant! ( 09 )

 
 

Le cas d'ABC Rive-Nord

 
 

David Whissell. ( 07 )

En novembre 2009, dans le cadre de son enquête, le vérificateur général conclut que le ministère des Transports n'a pas respecté ses propres règles dans le cas impliquant la firme ABC Rive-Nord, qui appartenait en partie à l'ex-ministre du Travail, David Whissell.

Le député d'Argenteuil a démissionné en raison d'allégations selon lesquelles son entreprise a profité de traitements de faveur dans l'obtention de contrats.

Dans huit dossiers d'asphaltage, note le ministère, Transports Québec a demandé la permission au Conseil du Trésor d'accorder des contrats de gré à gré à des firmes sous prétexte qu'il n'y avait pas de concurrence... alors qu'il existe... des concurrents. Le Conseil du trésor avait autorisé le MTQ à procéder sans appels d'offres, puisque ce dernier lui avait certifié qu'aucune autre entreprise ne pouvait exécuter les travaux.

Or, pour trois contrats attribués de gré à gré à ABC Rive-Nord, le vérificateur considère qu'il existait des concurrents, «ce qui va à l'encontre de la justification fournie au Conseil du trésor». Or le ministère des Transports, précise le vérificateur, « n'a pas répondu à l'appel du Conseil du Trésor de démontrer qu'il n'y avait pas de concurrence »

En 2009, quand le vérificateur général avait blâmé le ministère des Transports pour avoir contourné les règles afin d’avantager l’entreprise d’asphaltage de son collègue David Whissell, elle avait assuré ne pas être au courant. Comment aurait-elle bien pu savoir ce qui se passait dans son ministère, n’est-ce pas? Surtout que selon son attaché politique elle voit à tous les détails de son travail, "Hands on" qu'ils disent en anglais, micro-gestion au Québec?

2007

19 novembre 2007
Vitesse au volant: faites ce que je dis...pas c'que fais

L'équipe du Journal de Montréal a suivi la ministre des Transports, Julie Boulet, pendant une heure, sur les autoroutes 15 et 40. Ayoye!!!

La voiture de l'équipe suivait celle de la ministre, pendant qu'un photographe prenait des photos du compteur de vitesse.

 

11 h 48 - Sur l'autoroute Métropolitaine Est, la voiture de la ministre grimpe à 107 km/h, puis à 110 km/h, dans une zone où le maximum permis est de 70 km.

12 h 08 - Sur l'autoroute 40, peu après Repentigny, la ministre et son chauffeur dépassent un semi-remorque par la droite, à 120 km/h, une manoeuvre interdite.

12 h 22 - Plus loin sur l'autoroute 40, le chauffeur dépasse les 130 km/h dans une zone de 100 km/h.

Tout au long du trajet, la vitesse moyenne de la Honda Accord Hybrid V6 de Julie Boulet n'est presque jamais descendue sous les 120 km/h.

Coincée au terme d'une conférence de presse à Trois-Rivières, la ministre a reconnu qu'«il y a eu faute» mais s'est empressée d'ajouter que «moi, Julie Boulet, je n'avais ni le pied sur l'accélérateur, ni les yeux fixés sur l'odomètre».

Pour justifier son ignorance de la conduite erratique de son garde du corps, la ministre des Transports a raconté «avoir eu une grosse semaine». «J'ai eu trois conférences de presse et quatre projets de loi qui ont été déposés. » Cela implique, dit-elle, «des journées qui commençaient tôt et qui finissaient très tard».

La ministre a précisé s'être assise «à l'arrière» de sa limousine lors de son périple observé par un journaliste du Journal de Montréal. «J'étais vraiment épuisée et je me suis assoupie pendant ce voyage-là», plaide-t-elle pour se justifier. ( 08 )

2004

23 décembre 2004
Julie Boulet a fauté, tranche l'Ordre des pharmaciens

 

Julie Boulet a été Ministre déléguée aux Transports du 10 septembre 2003 au 18 avril 2007. Revenue au cabinet à titre de ministre déléguée aux Transports, elle a de nouveau été rattrapée par son passé. Cette fois, on lui avait reproché d’avoir loué gratuitement à une clinique des locaux attenants à sa pharmacie, qu’elle cherchait à vendre et dont la valeur se trouvait de fait augmentée.

Elle déclarait avoir agi dans l’intérêt de ses concitoyens de Saint-Tite, qui tenaient à leur clinique!

 

Centre médical Normandie
à Saint-Tite

 

M. Charest avait passé l’éponge, mais cela n’en contrevenait pas moins au code de déontologie de l’Ordre des pharmaciens.

Le 23 décembre 2004, l'Ordre des pharmaciens du Québec confirme que la ministre pharmacienne Julie Boulet a enfreint le code de déontologie de sa profession, mais ne juge pas l'offense commise suffisamment grave pour porter plainte contre elle.

La conduite passée de la ministre déléguée aux Transports n'est «pas conforme» au libellé de l'article 3.05.08 du Code de déontologie des pharmaciens, a conclu l'Ordre des pharmaciens du Québec, après avoir examiné le dossier à la demande de la ministre. Or, son ordre professionnel interdit aux pharmaciens d'accorder des cadeaux, bonis ou avantages aux médecins.

«Le loyer gratuit a été consenti à Mme Boulet dans un contexte très particulier, celui du renouvellement d'un bail à un moment où Mme Boulet prend, la décision de vendre sa pharmacie et la clinique qui l'abrite», écrit M. Binet dans sa décision. Il ajoute que la protection du public n'a pas été mise en péril par le geste de la pharmacienne. «Dans les circonstances, cette conduite ne m'apparaît aucunement être d'une gravité justifiant d'en saisir le comité de discipline», écrit-il.

L'Ordre des pharmaciens propose de modifier l'article de son code de déontologie qui stipule qu'un «pharmacien doit s'abstenir de recevoir tout avantage, ristourne ou commission relatif à l'exercice de sa profession», pour le remplacer par la formulation suivante: «Le pharmacien doit s'abstenir d'accepter [...] tout avantage, ristourne ou commission mettant en péril son indépendance professionnelle.»

Nous apprenons donc qu'à l'avenir le propriétaire pharmacien pourra recevoir des cadeaux, magouiller avec les fabricants pharmaceutiques et les médecins. Le code ne s'appliquera donc qu'aux pharmaciens et pharmaciennes au comptoir de prescription, puisque rares sont les propriétaires de pharmacies qui pratiquent réellement leur profession au comptoir. Dès lors on devrait leur enlever le titre de pharmacien. En fait ce sont tout simplement des gens d'affaires qui ne devraient pas être couverts par l'Ordre des pharmaciens, mais plutôt couverts par les chambres de commerce, les syndicats des commerçants.    - JosPublic

2003

   

En 2003
En conflit d'intérêts au ministère de la Santé

Jean Charest, est à la tête du Parti Libéral du Québec et Premier ministre du Québec, il nomme la pharmacienne députée Julie Boulet au poste de ministre déléguée à la Santé.

Elle a dû démissionner à peine un mois après sa nomination parce que la pharmacie dont elle était toujours copropriétaire avait accepté des cadeaux d’un fabricant de médicaments. Ses fonctions ministérielles incluaient la responsabilité de la Loi sur l’assurance maladie interdisant cette pratique et la RAMQ avait intenté des poursuites contre le même fabricant.

Mme Boulet avait plaidé l’ignorance. « Je ne le savais pas […] Ce n’est pas moi qui fais l’administration », avait-elle expliqué. Il faut croire que son associé pharmacien avait le sens des affaires puisque les piluliers offerts gracieusement aux pharmaciens permettaient de doubler leurs honoraires pour les ordonnances en les réclamant sur une base hebdomadaire plutôt que mensuelle.

Sources: Commission Charbonneau: Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, La Presse/Gesca pour Power Corporation of Canada, Le journal de Québec/QMI pour Québecor, Le Devoir pour SPEQ Le Devoir inc., Agence La Presse Canadienne/Canadian Press Enterprises propriété de CTVglobemedia, Torstar et Power Corporation of Canada

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 19 mai 2014

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

  Politiciens et politiciennes
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

Employés.es de l'État
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

Julie Boulet, la fausse naïve et ses conflits d'intérêts Députée, imputabilité, corruption, collusion, conflits d'intérêts, Québec, Parti Libéral du Québec, Mauricie, Financement politique, Commission Charbonneau, Julie Boulet, la fausse naïve et ses conflits d'intérêts
 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

À propos de Jos Borsellino de Garnier Construction - Sur MétéoPolitique

 
 

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02

 

À propos de Nathalie Normandeau - Sur MétéoPolitique

 

 

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03

À propos de Louis Marchand PDG de Pavage Maskimo - Sur MétéoPolitique

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04

 

Luc Berthold témoigne à la commission Charbonneau - Sur Courrier de Frontenac, le 12 mai 2014

 
 

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05

 

Chaque ministre du gouvernement Charest doit bel et bien amasser 100 000 $ par année pour le Parti libéral du Québec (PLQ). - Sur Radio-Canada, le 11 décembre 2009

 

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06

 

À propos de Marc-A. Bibeau ex-grand argentier du Parti Libéral du Québec- Sur MétéoPolitique

 

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07

 

À propos de David Whissell ex-ministre du Parti Libéral du Québec - Sur MétéoPolitique

 

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08

La ministre des Transport prise en défaut - Sur Canoë, le 17 novembre 2007

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09

 

Collusion aux transports - Julie Boulet jure qu'elle n'était pas au courant - Sur Le Devoir, 19 novembre 2009

 

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