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Se faire mener en bateau par l'ex-maire de Terrebonne:
Jean-Marc Robitaille a menti et voici des éléments de preuves

Que diable faisait-il en voyage avec Tony Accurso ?  Et pourquoi a-t-il voulu cacher au public sa relation avec lui.  Le chroniqueur Bryan Miles du magazine l'Actualité posait la question déjà en 2014.  Sa réponse est impitoyable et prouve le mensonge de Jean-Marc Robitaille.  Arrêté et menotté en 2018, il reste maintenant aux tribunaux à tester la preuve de la Directrice des poursuites criminelles et pénales (DPCP) à partir de l'enquête de l’Unité permanente anticorruption du Québec (UPAC), nommée Médiator.                                                                                                                                                   - JosPublic

Tony Accurso et Jean-Marc Robitaille sur le yacht "Touch"

 

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Jean-Marc Robitaille, maire de Terrebonne et menteur.  Détaillons
10 septembre 2014 magazine l'Actualité

 
 

7 novembre 2013.  À peine réélu pour un cinquième mandat (avec 62 % des voix), M. Robitaille cesse enfin de se cacher des journalistes pour confirmer un séjour de rien du tout sur le "Touch", le chalet flottant de Tony Accurso.  Il ne s’agissait «pas de vacances planifiées et payées» par l’entrepreneur, insiste-t-il.  M. Robitaille prenait ses vacances dans le même paradis tropical que les entrepreneurs Tony Accurso et Normand Trudel  (deux amis accusés de fraude à Mascouche).  C’est un pur hasard s’il les a croisés, dit-il.

 

8 septembre 2014. La Ville de Terrebonne publie un communiqué cryptique à la suite du témoignage à la commission Charbonneau de Tony Accurso, qui a déclaré sous serment avoir payé toutes les dépenses de M. Robitaille, lors de deux voyages sur le Touch.

La Ville déplore les allégations qui portent «faussement et injustement préjudice» au maire, en ce qui a trait aux démarches de Tony Accurso pour obtenir un dézonage des terrains de l’ancienne pépinière de Montréal, à Terrebonne.

«Une analyse rigoureuse basée sur des faits réels, leur chronologie et sur des fondements juridiques viendra guider la Ville dans ses commentaires futurs relativement à ces mêmes allégations.  Pour cette raison, et ce, tant que l’analyse juridique ne sera pas complétée, ni la Ville ni le maire n’émettront d’autres commentaires à ce sujet», affirme le communiqué.

10 septembre 2014, le maire Robitaille coupe court aux savantes analyses juridiques et il présente ses plus plates excuses dans une déclaration écrite. 

«À la suite du témoignage de M. Accurso à la Commission Charbonneau, je confirme que j’ai effectivement séjourné gratuitement sur son bateau à deux reprises, et ce, à l’invitation de Normand Trudel», fait savoir M. Robitaille.

«Cela dit, je reconnais aujourd’hui que lorsque cette question m’a été adressée publiquement en novembre 2013, je n’ai pas su faire face à la situation tel que l’exige ma fonction de maire. Je n’ai pas dit la vérité, car j’étais gêné et déstabilisé. Bref, je me sentais dépassé par les événements. J’ai alors manqué de jugement et croyez-moi, je le regrette amèrement et sincèrement», écrit-il.

Et c’est ainsi que le maire Robitaille s’est fabriqué un beau costume de menteur qui lui va si bien.  Le maire est en poste jusqu’en novembre 2017, et il bénéficie d’une confortable majorité au conseil.  Il ne lui arrivera rien.

Le mensonge n’est pas un motif de destitution, autrement il y aurait beaucoup de politiciens au chômage au Québec.  Au mieux, les Terrebonniens le prendront en pitié ; au pire, ils le tourneront en ridicule.

M. Robitaille a sapé les fondements de sa propre autorité morale.  Sa crédibilité ?  Elle a basculé par-dessus bord, quelque part en haute mer sur le "Touch".  Est-il sincère lorsqu’il affirme maintenant que la Ville de Terrebonne n’a consenti aucun avantage à Tony Accurso ?

Dans le dossier de la pépinière, il peut au moins s’accrocher à une bouée de sauvetage : les terrains n’ont jamais fait l’objet d’un changement de zonage ; ils restent protégés à des fins de conservation.  Ouf !  Mais que diable faisait-il en voyage avec Tony Accurso ?  Et pourquoi a-t-il voulu cacher au public sa relation avec lui ?

M. Robitaille peut dire ce qu’il veut, accuser la commission Charbonneau d’avoir pris des raccourcis, blâmer la Ville de Montréal pour avoir vendu les terrains dans son dos, sans appel d’offres.  Il reste que le mal est fait.  Appelons ça le mal du menteur.

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Tony Accurso devant la Commission Charbonneau contredit Robitaille
8 septembre 2014

 
 

Le maire de Terrebonne Jean-Marc Robitaille n'aurait pas croisé «par hasard» Tony Accurso dans les îles Vierges comme il l'a prétendu, mais aurait bel et bien séjourné, à deux reprises, sur le yacht de l'entrepreneur tous frais payés par ce dernier.

Le cinquième jour de témoignage de Tony Accurso s'est amorcé avec une série de questions quant à la présence du maire de Terrebonne Jean-Marc Robitaille sur le luxueux bateau de l'entrepreneur.

À cette époque, M. Accurso était très intéressé par le dézonage d'un terrain d'envergure à Terrebonne, une ancienne pépinière zonée agricole municipale de 12 millions de pieds carrés qu'il détenait en partenariat avec la SOLIM (bras immobilier du Fonds FTQ) et qu'il voulait transformer en projet résidentiel.

Photos à l'appui, Tony Accurso a reconnu avoir invité deux fois M. Robitaille sur le "Touch", en février 2006 puis en mars 2008, en compagnie de l'entrepreneur de Mascouche Normand Trudel et de l'ingénieur Aurèle Théberge.  Ce dernier travaillait comme consultant pour la ville de Terrebonne, mais M. Accurso a précisé qu'il l'ignorait.

Selon l'entrepreneur, c'est Normand Trudel qui lui aurait proposé de convier MM. Robitaille et Théberge sur le Touch.   «Ce n'est pas moi qui ait invité M. Robitaille. Ce n'était pas mon ami avant et ce n'était pas mon ami après. C'était l'ami de Normand Trudel. C'est lui qui a invité les deux couples», a-t-il témoigné.

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L’ex-maire de Terrebonne en position gênante sur le yacht d’un entrepreneur
Agence de presse QMI, le 10 janvier 2019

 
 

Déguisement gênant, danses ridicules, commentaires grossiers et sexistes; voilà un aperçu des croisières bien arrosées de l’ex-maire de Terrebonne Jean-Marc Robitaille en compagnie d’entrepreneurs qui faisaient affaire avec la Ville, révèlent des images exclusives obtenues par l'Agence de presse QMI inc.

La scène captée en vidéo se déroule en mars 2008 sur le pont du "Touch", le yacht de luxe de l’entrepreneur Tony Accurso.

Robitaille échappe à la grisaille de la fin de l’hiver québécois sous le soleil des tropiques, en compagnie notamment d’Accurso et d’un autre entrepreneur, Normand Trudel, ainsi que de l’ingénieur Aurèle Théberge.  Ces derniers ont tous un point en commun: ils décrochent des contrats municipaux à Terrebonne. 

Torse nu et foulard noué sur la tête à la manière d’un prince saoudien, celui qui est alors maire d’une ville de 100 000 habitants en plein essor a visiblement beaucoup de plaisir.

Jean-Marc Robitaille grimpe derrière la table pour se trémousser sur les épaules d’une femme. Cette dernière devient visiblement mal à l’aise lorsque sa tête est prise en sandwich par les cuisses du maire et brassée de gauche à droite.

 

La scène se déroule au son de la chanson "She works hard for the money"-"elle travaille fort pour l'argent", de la légende américaine du disco Donna Summer. Trois verres de vin rouge sont posés devant les joyeux fêtards.

« Montre tes culottes »

Dans une autre vidéo, la conjointe d’un entrepreneur qui participe à la croisière danse de manière suggestive.

La caméra zoome sur ses fesses.

- « Envoye, montre-le ton derrière! » lance Tony Accurso.

- « Montre tes culottes! » ajoute l’entrepreneur.

- « Monte ta jupe! Monte ta jupe! », l’encourage-t-il encore.

Les haut-parleurs crachent le mégasuccès "Kiss", de Prince.

« You don’t have to be rich to be my girl. You don’t have to be cool to rule my world » (Tu n'as pas à être riche pour être ma compagne. Tu n'as pas à être branché pour gouverner mon monde) entend-on en trame de fond.

Ces images montrent le deuxième séjour de Robitaille sur le "Touch".  Il s’y était également prélassé en février 2006.

Questionné au sujet de ces voyages en novembre 2013, l’ex-maire avait menti, affirmant n’avoir séjourné qu’une fois sur le yacht de M. Accurso, et avoir payé le voyage de sa poche.  En septembre 2014, il avait reconnu s’être rendu gratuitement sur le "Touch" à deux reprises.

Jean-Marc Robitaille, maire de 1997 à 2016, a été arrêté en mars 2018 dans une autre affaire, qui ne concerne pas ses voyages sur le Touch.  Il est accusé de corruption dans les affaires municipales et d’abus de confiance, tout comme son ex-chef de cabinet Daniel Bélec et l’ex-directeur général de la Ville Luc Papillon.

 

«Dégouté» par ce qu’il voit en vidéo
Agence de presse QMI, le 10 janvier 2019

 
 

L’ex-procureur en chef de la commission Charbonneau, Denis Gallant, raconte avoir été «dégouté» de voir l’ex-maire «à plat ventre devant Tony Accurso».

«Ces gens-là, (des élus), par appât du gain du luxe, (font) des choses qu’ils ne seraient jamais capables de se payer», observe-t-il lors d'une entrevue.

À cette époque, Tony Accurso était l’un des entrepreneurs les plus prospères du Québec, lui dont l’empire compte plus de 4000 employés et un chiffre d’affaires annuel avoisinant le milliard de dollars.

Il a depuis été reconnu coupable de corruption à Laval et condamné à quatre ans de pénitencier, verdict qu’il a porté en appel.

En mai 2008, quelques semaines après le deuxième voyage du maire de Terrebonne sur le "Touch", la firme de Tony Accurso avait obtenu un contrat de 43M$ pour rénover l’usine d’eau potable qui dessert Terrebonne et Mascouche.  L’ex-maire a toujours nié que ce contrait ait un lien avec les faveurs dont lui faisait bénéficier l’entrepreneur.

Source:  Commission Charbonneau
Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction

Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 11 novembre 2019

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Jean-Marc Robitaille
et ses complices

  Biographie politico-judiciaire au fil du temps R Politiciens et politiciennes
ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Fiche Corruption
et Éthique

Complices allégués

Michel Morin, Régie d'aqueduc intermunicipale des Moulins (RAIM)

Daniel Bélec, l'ex-directeur général de la Ville. Arrêté le 15 mars 2018

Luc Papillon, ex-directeur général adjoint, puis directeur général de la Ville. Arrêté le 15 mars 2018

Normand Trudel, entrepreneur en construction venant de terminer du temps de prison pour corruption à la ville de Mascouche. Arrêté le 15 mars 2018

Jean Leroux, ingénieur et ex-président de la firme LBHA. Arrêté le 15 mars 2018 et décédé le 16 avril 2018

2 autres dont plusieurs faisaient affaire avec la Ville et dont les noms sont caviardés sur les documents de la Cour.