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Jean-Marc Fournier et le financement politique du Parti Libéral du Québec
Il n'est coupable de rien et c'est lui qui le dit

Après avoir vu le ministre Fournier dans une vidéo de promotion de la firme d'ingénieurs conseil Roche, plusieurs commençaient à attacher de l'information quant à sa participation à un système de financement illégal du Parti Libéral du Québec.

Aucune preuve n'était
étayée sauf que la crédibilité du ministre a été ébranlée lorsque qu'il a été nommé en tant que personne politique présente dans une soirée de financement organisée par la mafia.   Autre situation ajoutant au malaise lorsque devant la Commission Charbonneau, l'ex-entrepreneur en maçonnerie Paul Sauvé a témoigné à l'effet d'avoir organisé un cocktail de financement pour l'ex-ministre Jean-Marc Fournier, et son entreprise, L. M. Sauvé, a usé du stratagème de prête-noms à cette occasion.  En 2016 on apprend qu'il serait intervenu au Ministère du Transport du Québec pour favoriser un entrepreneur de sa circonscription électorale.   Le ministre nie tout retour d'ascenseur à cet égard.   Par contre son passage chez SNC/Lavalin à l'époque des grandes corruptions en Libye et au Moyen-Orient en laisse plus d'un songeur.

Jean-Marc Fournier au fil du temps

2016

9 juin 2016
Fournier aurait offert un «traitement V.I.P.» à une entreprise

L'un des éléments contenus dans la fameuse clé USB de l'ex-analyste Annie Trudel indique que le ministre Jean-Marc Fournier a demandé des comptes au ministère des Transports du Québec pour une entreprise de sa circonscription citée à la commission Charbonneau.   Cette entreprise se plaignait de ne pas avoir décroché les contrats qu'elle espérait.

Les faits relatés dans ce document remontent aux mois d'août et de septembre 2014.   À ce moment-là, un employé de la hiérarchie du ministère des Transports, André Poirier, a été plus que surpris de la démarche du dirigeant de l'entreprise auprès du ministre Jean-Marc Fournier. Il lui a indiqué qu'il aurait dû s'inscrire au Registre des lobbyistes avant de le rencontrer.

À ses yeux, selon ce qu'on peut lire dans ce document, ce dirigeant d'entreprise n'agissait plus, au stade où il en était, comme un simple citoyen peut le faire auprès de son député.

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25 février 2016
Pierre Karl Péladeau saurait-il quelques chose que nous ignorons ?

Pierre Karl Péladeau, chef du Parti Québécois

Jean-Marc Fournier le "leader" parlementaire du Parti Libéral du Québec à l'Assemblée nationale a accusé le chef du Parti Québécois de crouler sous les conflits d'intérêts.

Piqué au vif, Pierre Karl Péladeau a laissé échapper une pointe captée par les micros du Salon bleu. «Parle-nous donc de Kadhafi, toé!», a lancé le chef péquiste, une remarque qui semble faire référence à l’emploi passé de Jean-Marc Fournier chez SNC-Lavalin.

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22 mars 2016
Le PLQ contredit Jean-Marc Fournier

Le Parti libéral du Québec contredit Jean-Marc Fournier quant aux objectifs de financement imposés aux ministres du gouvernement Couillard.

Le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, tenta d'esquiver les attaques de l’opposition qui se demandait d’où provenaient les 171 000 $ que le ministre Sam Hamad ( 09 ) avait récoltés pour son financement politique en 2009.

Le ministre des Institutions démocratiques s’était dit favorable aux conclusions du rapport de la commission Charbonneau, en novembre 2015.   M. Fournier avait également confié que les ministres libéraux devaient toujours recueillir 15 000 $ par année pour financer les activités du PLQ.   Sous l’ère Charest, les ministres devaient amasser chacun 100 000 $, une pratique passablement critiquée par le rapport Charbonneau.

Les quotas de financement pour les ministres libéraux, c’est terminé depuis «plusieurs années», soutient le porte-parole du parti, Maxime Roy, qui est toutefois incapable de mettre une date sur la fin de cette pratique.   À l’heure actuelle, les 125 associations de circonscription ont des cibles oscillant entre 5000 et 10 000 $.   «Que tu sois député ou ministre, il n’y a pas d’objectif supplémentaire», insiste-t-il.

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2011

Mouammar Fournier

 

24 février 2011
Khadir demande à SNC-Lavalin d’expliquer son « coup de pouce au dictateur Kadhafi »

 

Le député de Québec solidaire n’a pas été tendre envers la firme de génie-conseil québécoise SNC-Lavalin, qu’il accuse d’avoir donné un « coup de pouce au dictateur Mouammar Kadhafi » en construisant une prison pour le bénéfice de ce
« régime sanguinaire ».   Amir Khadir a noté que le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, avait travaillé pour SNC-Lavalin lorsqu’il a fait une pause de la vie politique en 2009 et 2010.   Jean-Marc Fournier a fait dire à un porte-parole de son cabinet qu’il n’avait jamais mis les pieds en Libye.

Amir Khadir n’accuse pas le ministre de la Justice d’avoir trempé dans cette affaire, mais il lui demande si son ancien poste a influencé son refus d’accepter une motion présentée en chambre et condamnant « le recours à la force meurtrière contre les civils (…) et la fin de la dictature en Libye. (…) ».   Les libéraux ont rejeté cette motion pour en accepter une autre similaire, mais où le mot dictature n’apparaît plus.

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2010

 

 

9 août 2010
Jacques Dupuis quitte la politique, Jean-Marc Fournier y revient

 

Le premier ministre Jean Charest perd son bras droit à l'Assemblée nationale. Son leader parlementaire, le ministre de la Sécurité publique Jacques Dupuis, quitte la vie politique.

Mais M. Charest fait appel à un autre vétéran, Jean-Marc Fournier, pour le remplacer dans la circonscription de Saint-Laurent, celle que représentait M. Dupuis.

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2009

 
 
 
 

19 août 2009
Jean-Marc Fournier devient conseiller pour les libéraux fédéraux

L'ex-ministre du Parti Libéral du Québec et maintenant cadre chez SNC/Lavalin participe à l'établissement des stratégies des libéraux au Québec en prévision des prochaines élections fédérales, a-t-on confirmé hier dans les rangs libéraux.

M. Fournier est le deuxième libéral influent du PLQ à se joindre aux libéraux de Michael Ignatieff en vue du prochain scrutin. L'avocat Marc-André Blanchard, qui a été président du PLQ et qui a conservé des liens étroits avec Jean Charest, a annoncé qu'il serait coprésident de la prochaine campagne électorale au Québec.   Depuis qu'il dirige le PLC, Michael Ignatieff a multiplié les efforts pour rapprocher son parti des libéraux de Jean Charest. Comme l'organisation libérale a été décimée dans plusieurs régions du Québec à la suite du scandale des commandites

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Mars à Septembre 2009
Fournier chez SNC/Lavalin

Peu de temps après avoir entrepris sa «pause de la politique» et avant d'entrer au service de Michael Ignatieff, M. Fournier a travaillé pendant six mois à titre de vice-président principal, planification stratégique, de la division Socodec de SNC-Lavalin.   Responsable de la planification des travaux au Moyen-Orient entres autres, il est impossible qu'il ne sache rien sur le dossier de la Libye et la famille Kadhafi.

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2008

 

3 novembre 2008
Jean-Marc Fournier ne sera pas candidat

 

Élu sans interruption depuis 1994, Jean-Marc Fournier estime que, à l'aube de ses 50 ans, le moment est venu de passer à autre chose. Pour un certain temps du moins: il affirme qu'il ne «quitte pas la politique» mais qu'il prend plutôt un «congé», une «pause de ressourcement» loin de l'Assemblée nationale.   «Prendre un peu de recul, vivre d'autres expériences me semble approprié après mon engagement des deux dernières décennies», a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse à Châteauguay.

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Jean-Marc Fournier chez SNC/Lavalin

 
 

La «pause de ressourcement» de l'ex-ministre Jean-Marc Fournier aura été de courte durée.   Cinq mois après avoir annoncé son retrait de la vie politique, l'ex-ministre de l'Éducation, des Affaires municipales et du Revenu a été embauché comme vice-président principal planification stratégique au sein de la division Socodec de SNC-Lavalin

Cette filiale de SNC-Lavalin oeuvre dans le domaine de la construction aux quatre coins du monde. Socodec est notamment connue des Québécois pour avoir rendu le toit du Stade olympique rétractable, à la fin des années 1980. ( 05 )

Des «amitiés» au gouvernement

Jean-Marc Fournier assure qu'il ne transige pas avec le gouvernement du Québec dans le cadre de ses nouvelles fonctions. «J'ai des amitiés [au gouvernement], mais pas de relations», a-t-il indiqué, au court d'un entretien téléphonique.

«Je travaille beaucoup à l'international, pour des projets en Colombie, en Algérie, en Libye et aux Émirats arabes unis», dit l'ex-ministre. (À noter que la Libye est un des endroit où SNC/Lavalin est mise à mal à cause de malversations et que les Émirats arabes unis sont aussi l'endroit où Philippe Couillard a travaillé.
 
Fournier était en relation avec Michael Novak, responsable de SNC International, dont le nom est revenu a plusieurs reprises dans les histoires de corruption de SNC/Lavalin.

Michael Novak ( 01 ) et Kathleen Weil

Ce dernier est le conjoint de l'ex-ministre libérale Kathleen Weil.   C'est justement Jean-Marc Fournier qui l'a remplacée lorsqu'elle a quitté le ministère de la justice.)

M. Fournier précise qu'il a «fait écrire dans son contrat» qu'il ne ferait pas de lobbying auprès du gouvernement québécois au cours des deux prochaines années, comme l'exigent les règles édictées par le premier ministre.

L'ex-député de Châteauguay insiste également pour dire qu'il n'a pas décroché cet emploi alors qu'il siégeait encore à l'Assemblée nationale.   «Quand j'ai quitté, je n'avais pas d'emploi, dit-il. J'ai rencontré des chasseurs de tête et j'ai été très chanceux d'avoir une proposition ici», estime-t-il.

L'avocat de formation ne nie pas, cependant, que l'expérience qu'il a acquise dans le cabinet de Jean Charest sera utile à son employeur «en terme de conseils stratégiques et d'approches.»   Le délai de deux ans au cours duquel un ex-ministre ne peut pas faire de lobbying auprès du gouvernement est-il suffisant?

Comme l'affirmait le comptable
Léo-Paul Lauzon: Une firme de génie a bien le droit d’embaucher d’ex-politiciens strictement pour leur compétence, comme Guy St-Pierre, Jean Doré et plus récemment le libéral Jean-Marc Fournier qui « se retirera du Conseil des ministres quand il sera question de SNC-Lavalin» ! ( 08 )

On appelle ça une éthique blindée, ou presque! On pourrait penser que ce sont des lobbyistes mais ce n’est pas ça du tout, du tout, du tout…

 

Financement du Parti Libéral du Québec

 
 

 L’entrepreneur Sauvé s’est dépensé pour les libéraux

Devant la Commission Charbonneau, l'ex-entrepreneur en maçonnerie Paul Sauvé a témoigné à l'effet d'avoir organisé un cocktail de financement pour l'ex-ministre Jean-Marc Fournier, et son entreprise, L.M. Sauvé, a usé du stratagème de prête-noms à cette occasion. L'événement serait survenu dans le cadre du projet de réfection de l'Église unie St-James, au centre-ville de Montréal, en 2003.

L. M. Sauvé participait alors aux travaux et le gouvernement péquiste avait promis, avant les élections générales d'avril, des subventions de plus de 2,5 millions de dollars à l'Église.

Or, suite à l'arrivée au pouvoir du gouvernement Charest, le projet aurait été compromis puisque des rumeurs voulaient que Québec n'honore pas les promesses du gouvernement précédent.

Marc-André Blanchard

Paul Sauvé s'est alors tourné vers Marc-André Blanchard, grand patron de la firme McCarthy Tétrault et avocat de L. M. Sauvé, ami de Sauvé et président du Parti libéral du Québec (PLQ).

« Il serait utile qu'on mandate le bureau de communications BCP », lui recommande alors Me Blanchard.

Paul Sauvé rencontre donc Jean-Louis Dufresne de BCP (actuellement vice-président) qu'il mandate comme lobbyiste auprès du gouvernement. M. Dufresne, qui paraît peu optimiste, lui recommande notamment d'« être plus actif au sein des cocktails de financement » et même d'organiser un tel événement pour le ministre Jean-Marc Fournier.

«Ça ne me surprend pas parce que dans les semaines suivant les élections, Bruno Fortier m'avait dit que j'étais perçu comme péquiste parce que j'avais déjà aidé André Boisclair», a raconté Paul Sauvé devant la Commission.

Le propriétaire de L. M. Sauvé a finalement participé à l'organisation d'un cocktail de financement pour Jean-Marc Fournier. «Je ne l'ai pas organisé comme tel, mais on m'a demandé d'appeler du monde», a affirmé le 93e témoin à se présenter à la barre de la CEIC.

Selon les dires de Sauvé, une cinquantaine de personnes se sont présentées à l'événement, dont une quinzaine à son invitation. Plusieurs employés de L.M. Sauvé auraient d'ailleurs participé à l'événement, remettant un chèque que le témoin a évalué, de mémoire, à 1 000$. Paul Sauvé a par la suite admis que sa compagnie a remboursé les employés en question.

«En avez-vous retiré un bénéfice?», lui a demandé le procureur, Me Paul Crépeau.

Le témoin a répondu avoir été «choqué» puisque, lors de cette soirée, le ministre lui aurait répondu qu'il bénéficiait d'une enveloppe de seulement 300 000$ pour les églises. Il a parlé à cette occasion brièvement avec le ministre Fournier qui a souligné ne disposer que de fonds limités pour ce type de projet: « Ton projet est ben bon, mais j'ai 300 000 $ pour les églises dans tout l'ensemble du Montréal métropolitain ».

Les subventions au rendez-vous

Dès le lendemain, Paul Sauvé a repris contact avec BCP pour la suite des choses. «Non, non, non... On organise une autre rencontre avec Jean-Marc puis, tu vas voir, ça va fonctionner. La subvention va se mettre en place», lui aurait-on alors répondu.

Dans les semaines suivantes, le dirigeant de L. M. Sauvé a été convoqué à une autre rencontre avec le ministre Fournier.

«Je suis allé à la Tour de la Bourse rencontrer le ministre et puis, tout à coup, il avait des crédits additionnels qui s'étaient dénichés puis l'engagement du gouvernement antécédent (sic) avait été repris de plus belle. Une lettre d'annonce a suivi quelque part au mois de décembre», a conclu Paul Sauvé.

L'Église unie du Canada obtiendra finalement des subventions des ministères de la Culture et des Affaires municipales pour le projet de l'église Saint-James.

Paul Sauvé affirme qu'outre son rôle dans son cocktail de financement pour le ministre Fournier, il a assisté à d'autres cocktails de financement libéraux à la recommandation de BCP, notamment pour Claude Béchard et Line Beauchamp ( 02 ).

Paul Sauvé convient qu'il n'a « pas de preuve » que son lobbying auprès des élus explique l'obtention des subventions.

L'entrepreneur, qui soutient qu'il n'avait jusqu'alors jamais agi ainsi, explique qu'il avait tout simplement décidé de faire ce que BCP recommandait.

Fournier nie tout privilège

Jean-Marc Fournier a convoqué la presse pour réagir aux propos tenus par Paul Sauvé devant la Commission. M. Fournier a nié tout privilège pour le projet de l'Église unie St-James.

«Le gouvernement du Parti québécois avait engagé l'État dans ces projets sans se doter des crédits nécessaires pour les réaliser. Dans les mois qui ont suivi mon arrivée au ministère, nous avons travaillé à dégager les moyens financiers pour respecter la signature de l'État. La participation de M. Sauvé à un cocktail bénéfice n'a rien changé à cet égard», a-t-il affirmé.

Lors de son témoignage, Paul Sauvé s'est d'ailleurs dit incapable d'affirmer hors de tout doute que ce sont ses démarches qui ont mené à l'octroi des subventions par le gouvernement.

M. Fournier occupe désormais les fonctions de chef de l'opposition officielle.

BCP et le financement libéral

BCP nie avoir recommandé à M. Sauvé de participer à des activités de financement afin de l'aider dans son projet de l'église Saint-James ou encore d'avoir « participé à l'organisation de l'activité politique tenue au restaurant Newtown ».   BCP dit avoir déposé à la Commission des éléments de preuve à cet effet.

 

Parcours politique de Jean-Marc Fournier

 
 

Après avoir mené une carrière d’avocat pendant dix ans, Jean-Marc Fournier a été défait lorsqu’il a brigué les suffrages pour la première fois alors qu’il représentait le Parti libéral du Canada lors des élections fédérales de 1988.

Il a par la suite été conseiller politique pour le Parti libéral du Québec à la Commission sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec en 1990, avant de travailler au cabinet du ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes.

Il est élu à l'Assemblée nationale du Québec de 1994 à 2008, député de la circonscription de Châteauguay Région de la Montérégie;

Entre 2003 et 2005, ministre des Affaires municipales, du Sport et du Loisir;

Entre 2005 et 2007, ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Ayant coupé 300 M$ dans le programme de prêts et bourses il est confronté à une importante grève étudiante;

Entre 2007 et 2008, ministre du Revenu et leader parlementaire du gouvernement;

Durant sa période hors de l'Assemblée nationale en 2008 Jean-Marc Fournier a été nommé conseiller spécial du chef du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff. Ce n'était pas sa première expérience fédérale puisqu'il avait été Responsable au Québec des opérations de la campagne au leadership du Parti libéral du Canada pour Paul Martin (1989-1990)

11 août 2010, il succéda à l’inénarrable Weil au ministère de la justice avant son élection dans la partielle de St-Laurent et moins de 2 ans après son retrait « permanent » de la politique pour des raisons familiales, annoncé quelques semaines à peine avant le déclenchement des élections générales de 2008. Fournier surprenait en effet tout le monde avec l’annonce précipitée de son départ de la politique active pour des « raisons personnelles », et l’encaissement de 145 000$ en prime de séparation avant de se faire recruter illico par SNC-Lavalin ! 

13 septembre 2010 Élu député libéral de la circonscription de Saint-Laurent (élection partielle);

Septembre 2012 à mars 2013, il assure l'intérim à la tête du Parti Libéral du Québec à la suite du départ de Jean Charest.

Chef de l'opposition officielle 19 septembre 2012 jusqu'à la fin de la campagne à la chefferie du Parti Libéral du Québec où Dr Philippe Couillard fut élu.

Plus de détails sur Wikipédia

 

SNC-Lavalin intéressée par Gentilly-2 ?

 
 

En octobre 2012, d'anciens employés d'Hydro-Québec blâmaient publiquement le chef intérimaire du Parti Libéral du Québec (PLQ), Jean-Marc Fournier.

En effet, lorsque celui-ci parle en faveur de la réfection de la centrale nucléaire de Gentilly-2, ou lorsque la décision est prise de fermer la centrale, il devrait prendre un peu de recul et garder une petite réserve, vu qu’il a occupé un poste de vice-président de SNC-Lavalin, avant d’être rappelé par Jean Charest.

Centrale nucléaire Gentilly-2 à Bécancour au Québec

Pour les gens du milieu, on sait tous et toutes que SNC-Lavalin convoitait la réfection de Gentilly-2.   Pour le moment, c’est le p.d.g. d’Hydro-Québec qui s’est prononcé contre l’offre de SNC-Lavalin, et il s’est expliqué sur le sujet.   Ce sont eux qui étaient à Point-Lepreau avec les dépassements de coûts que l'on connaît.

 

Garnier Kids - Joe Borsellino

 
 

Le chef par intérim du Parti Libéral du Québec, Jean-Marc Fournier, a lui aussi signé un chèque de 2 000$ à la fondation Garnier Kids de Joe Borsellino. ( 04 )

«Je ne le connais pas.   Cependant, j'ai déjà contribué à cette fondation.   Pas à lui personnellement, mais à la cause. affirme Fournier, il arrive fréquemment qu'une même organisation puisse recevoir l'appui de plusieurs ministres et de plusieurs députés... Ce n'est pas la seule fondation pour laquelle plusieurs ministres vont donner. Il y en a plusieurs autres comme Le Refuge ou la Croix-Rouge. Est-ce que de donner une subvention discrétionnaire à une cause pour les jeunes et les enfants malades est une chose qui n'aurait pas dû être faite? Moi, je pense que c'était correct», a expliqué M. Fournier.

Il semble que monsieur Borsellino avait quelque influencesauprès des députés et ministres libéraux puisque 9 d'entre eux ont contribué à la fondation du collusionneur.

Jacques Dupuis, 3 dons, total de 15 000$

On voit d’ailleurs le ministre de la Sécurité publique en photo avec Jose-Luis Montes, neurochirurgien de l’Hôpital de Montréal pour enfants, lors d’une soirée en son honneur en 2006.   L’École orale de Montréal pour les sourds, le CHU Sainte-Justine et quelques fondations figurent parmi les bénéficiaires de l’aide financière de Garnierkids.com.

Jose-Luis Montes et Jacques-P. Dupuis

Appui de la FTQ-Construction

L’ancien état-major de la FTQ-construction était aussi très assidu à ces soirées de financement baptisées «Rythmes et passion», qui rapporteraient des centaines de milliers de dollars. Le 11 juin 2009, Joe Borsellino a été immortalisé en photo, entouré notamment de son équipe.

Jocelyn Dupuis ( 06 ) était présent en 2008 à une des soirée de Garnier Kids qui est enregistré comme organisme de bienfaisance auprès de l’Agence du revenu du Canada, donc c'est un organisme de charité qui obtient pour ses donateurs des crédits d'impôt. Son adresse correspond à celle de Garnier Construction, à Laval.

L’état-major de la FTQ-Construction, en particulier son ex-DG Jocelyn Dupuis, est un participant assidu des soirées de financement de Garnierkids.com.   De gauche à droite, Camillien Houde, Pierre Morin, Rénald Grondin, Joe Borsellino, avec à sa gauche Jocelyn Dupuis et Robert Paul. Photo courtoisie garnierkids.com
 

Nomination des juges

 
 

En août 2010, Jean Charest procède à un remaniement ministériel et fait de Jean-Marc Fournier son nouveau ministre de la justice.

En novembre 2011, Jean-Marc Fournier nomme Me Louis Dionne à titre de juge à la Cour du Québec. ( 07 )

Cette nomination ne sera pas sans soulever certaines interrogations dans la population.

Sans lui reprocher un manque de qualifications, c’est plutôt le contexte de la nomination qui rend la situation délicate.

On se rappellera qu’en février 2011, le gouvernement de Jean Charest avait imposé le retour au travail des procureurs de la Couronne ( 03 ) en grève par une loi spéciale.   La grève avait mis en évidence le conflit d’intérêts de Me Louis Dionne derrière la nomination politique du poste de directeur des poursuites criminelles et pénales par le gouvernement du Québec.

L’Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales avait en conséquence réclamé sa démission. À cette époque, l’opposition avait déclaré « que le détenteur de ce poste devrait être nommé par l’Assemblée nationale plutôt que par le gouvernement, comme c’est le cas pour le vérificateur général ou le directeur général des élections, afin d’accroître son indépendance».

Plusieurs autres ajoutaient comme hypothèse que Jean-Marc Fournier, de connivence avec Jean Charest, faisait tout pour ralentir le processus judiciaire.   Il y eut le ralentissement des négociations avec les procureurs de la couronne, les nominations en suspens, etc..   L'engorgement de la machine judiciaire donnait le temps à tous ceux qui avaient blanchi de l'argent en dons politiques, de réécrire les entrées comptables, déchiqueter les documents compromettants et surtout retarder la venue d'une commission d'enquête sur la corruption et collusion dans le financement des partis politiques.   Même les Hells Angels par effet retors en ont profité.   Pour revivre le long cheminement de la naissance de la Commission Charbonneau cliquez ici.

En septembre 2010, durant la Commission Bastarache, on apprenait que lorsque les libéraux accèdent au pouvoir en 2003, le sous-ministre de la Justice de l’époque lève les feutres. Marc Bellemare, qui ne s’entend pas avec son patron Jean Charest, se fait alors imposer Me Louis Dionne.

Quant à Jean-Marc Fournier, il fait les nominations partisanes telles que requises par Jean John Charest le pas tout à fait honorable premier ministre du Québec.

Sources :  Commission Charbonneau : Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction. CanoË et TVA Nouvelles pour Québecor, Ici Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada, La Presse/Gesca pour Power Corporation of Canada; Le Huffington Post Québec pour AOL.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 12 juin 2016

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

 

Politiciens et politiciennes en conflits d'intérêts

  Gens d'affaires en conflits d'intérêts

  Coupables

  Éthique et corruption

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

SNC-Lavalin perd un autre dirigeant: Michael Novak, vice-président à l'international. Il est très au fait de toutes les poursuites contre la firme d'ingénierie quant à la corruption et collusion - Sur Journal Des Affaires

 

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02

 

À propos de Line Beauchamp - Sur MétéoPolitique

 
 

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03

 

Grève historique des procureurs de la Couronne - Un gouffre sépare Québec et ses procureurs - Sur Le Devoir, 8 février 2011

 

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04

 

À propos de Joe Borsellino - Sur MétéoPolitique

 

 

 

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05

Le premier toit Sododec/Lavalin - Sur Stade Olympique de l'ingénieur Phaneuf

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06

 

À propos de Jocelyn Dupuis, mis sous arrêt par l'UPAC - Sur MétéoPolitique

 
 

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07

Louis Dionne est nommé juge - Sur La Presse, le 17 novembre 2013

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08

 
 

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09

 

À propos de Sam Hamad et ses conflits d'intérêts - Sur MétéoPolitique

 
 

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