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Enquête de Collusion et corruption - Gilles Vaillancourt, ex-maire de Laval et ses conflits d'intérêts
Un juge autorise des perquisitions aux résidences du maire de Laval

Perquisitions

4 octobre 2012

5 octobre 2012

21 novembre 2012

L'opposition applaudit l'opération policière

Le sens de l'éthique de Gilles Vaillancourt

 
 
 

Surprise chemin des Cageux

 
 

Le 21 novembre 2012 - On en sait plus sur l'opération menée dans le luxueux immeuble du chemin des Cageux, à Laval. Les enquêteurs de l'UPAC avaient dans leur ligne de mire un local de rangement ainsi qu'un appartement qui occupe les deux derniers étages, propriété dans les registres de Ginette Vaillancourt, cousine du maire. Cet appartement était censé être le nouveau domicile de Gilles Vaillancourt.

Or, les policiers ont eu la surprise de constater que l'appartement était vide. Aucune trace du maire, de mobilier et encore moins de documents. En revanche, ils auraient eu plus de succès dans le local de rangement.

Les policiers avaient frappé au préalable à la porte d'un appartement voisin, occupé par Ginette Vaillancourt et son conjoint, alors que ceux-ci soupaient avec des amis, pour obtenir la clé de l'appartement du maire.

Gilles Corriveau, d'Enigma Communications, qui représente Ginette Vaillancourt, a expliqué à La Presse que le couple, «qui n'était pas visé par ce mandat de perquisition, était encore sous le choc et ne se souvient plus» du motif de la perquisition.

Madame Vaillancourt est la conjointe d’André Lefebvre, grand patron de l’entreprise lavalloise Lefebvre & Benoit. Il précise que «certaines rénovations venaient d'être terminées» dans l'appartement que l'UPAC a visité et que le maire, qui possède «un bail et des preuves de facturation», n'occupait pas encore les lieux. Des sources avaient mentionné il y a quelques mois à La Presse que cet appartement a été livré nu, soit sans aucun aménagement intérieur.

M. Corriveau dit que Ginette Vaillancourt a saisi une «opportunité» pour acheter ce deuxième appartement en plus de celui qu'elle occupe.

Selon le rôle d'évaluation, ces appartements ont une superficie d'environ 350 m2 chacun. L'un est estimé à 971 500$, l'autre à 926 700 $.

Le 5 octobre 2012

Pour la seconde fois en autant de jours, fait plutôt inusité, l'escouade Marteau ( 03 ) de la Sûreté du Québec (UPAC) frappe contre le maire de Laval. 

Une perquisition dans un immeuble sur le chemin des Cageux, à Laval, où Gilles Vaillancourt résiderait aussi.

L'appartement visé par les policiers, avec ascenseur privatif, serait situé aux 14e et 15e étages de cet immeuble bâti par E. Khoury Construction ( 04 ) au bord de l'eau, face à l'île Paton.

Cette nouvelle perquisition intervient quelques heures après que le maire ait signifié son refus de démissionner, et qualifié de «rumeurs» ce qu'il entendait dans les médias depuis l'opération du 4 octobre 2012.

Le 4 octobre 2012

 La Sûreté du Québec (SQ) a effectué quatre perquisitions à Laval, notamment à la résidence officielle du maire de Laval, Gilles Vaillancourt, rue croissant des îles qui est à vendre à 1,1 million $. Les perquisitions, auxquelles participent 70 enquêteurs, visent aussi les bureaux où se trouvent les serveurs du système informatique (place Laval) ainsi qu'aux bureaux d'ingénierie et des ressources humaines de la Ville (boulevard Chomedey).

Ces perquisitions ont lieu dans le cadre d'une vaste enquête sur le processus d'octroi de contrats. Des sources du journaliste Alain Gravel de radio-canada, affirment que l'opération est davantage reliée à une enquête sur une corruption à « grande échelle » plutôt qu'à des stratagèmes de collusion.

Les investigations porteraient sur des transferts de sommes pouvant atteindre des millions de dollars, vers la Suisse, pays connu pour son secret bancaire. Il serait aussi question d'échanges d'argent. À l'instar de Serge Ménard et de Vincent Auclair, d'autres personnes auraient déclaré aux enquêteurs avoir reçu ou s'être vu offrir de l'argent par le maire Vaillancourt.

Pour le moment aucune arrestation n'est prévue. Gilles Vaillancourt est maire de la Ville de Laval depuis juin 1989. Il siège au Conseil municipal de Laval depuis 1973. Il a dû se défendre à maintes reprises d'accusations de fraude et de favoritisme. Ce n'est cependant que depuis deux ans, plus précisément à partir de novembre 2010, qu'il a été plongé dans la controverse, lorsque l'ex-ministre péquiste Serge Ménard, puis le député libéral de Vimont Vincent Auclair, ont soutenu que le maire leur avait offert de l'argent comptant pour leurs campagnes électorales.

Le maire Vaillancourt a vigoureusement nié ces accusations et a menacé les deux hommes de poursuite. Il a cependant annoncé avoir laissé tomber cette idée en octobre 2011.

Témoin à la Commission Charbonneau l'ex-entrepreneur Lino Zambito a affirmé que la mafia n'était « pas présente » pour les contrats, mais « d'autres mécanismes entraient en ligne de compte ».

L'opposition applaudit l'opération policière

Les partis d'opposition, qui ne sont pas représentés au Conseil de ville, n'ont pas été surpris des derniers développements. Le candidat du Mouvement lavallois dans Fabreville, Emilio Migliozzi, a estimé qu'il s'agissait d'une « question de temps ».

« Ça faisait longtemps qu'on entendait parler de la collusion et de la corruption à Laval », a-t-il déclaré à Radio-Canada.

Le chef du Parti au service du citoyen, Robert Bordeleau, s'est pour sa part dit « réjoui ». « Je pense que les citoyens vont se réjouir aussi que ça aille plus loin, ces perquisitions, qu'on découvre le pot-aux roses une fois pour toutes et qu'on arrête de payer 30, 40, 50 % trop cher dans tous les contrats », a-t-il dit.

Robert Bordeleau

La Ville de Laval figure parmi les municipalités québécoises qui ont souvent été éclaboussées, ces dernières années, par des révélations consécutives à des enquêtes journalistiques.

Dès 2009, François Beaudry, un ancien conseiller du sous-ministre du ministre des Transports, avait affirmé à Radio-Canada qu'il avait été témoin d'un stratagème de collusion à Laval en 2003.

À l'époque, M. Beaudry avait porté plainte à la SQ, qui avait ouvert une enquête qui s'était cependant terminée sans résultats.

En novembre 2010, Radio-Canada apprenait après plus d'un an d'enquête, que le maire Vaillancourt aurait offert illégalement 10 000 $ comptant au candidat péquiste Serge Ménard, en 1993. L'enquête de l'UPAC aurait été déclenchée à la suite de ces révélations.

La société d'État avait aussi appris en août 2011 que Gilles Vaillancourt aurait donné 10 000 $ comptant à un ex-collecteur de fonds du Parti québécois, Claude Vallée, durant la campagne électorale provinciale de 1994. Cette présumée affaire de financement illégal avait été dénoncée à l'escouade Marteau de la Sûreté du Québec.

Le maire Vaillancourt a toujours nié ces allégations. Il avait sommé ses détracteurs de se rétracter en déposant une mise en demeure, mais il l'avait ensuite retirée.

 

 

Le sens de l'éthique de Gilles Vaillancourt

 
 

Coffrets de sécurité

Plus tôt dans la journée, des coffrets de sûreté appartenant ou contrôlés par le maire Gilles Vaillancourt ont été perquisitionnés par des enquêteurs de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) et de la Sûreté du Québec, dans le cadre de leur vaste enquête sur la corruption municipale.

Une dizaine de coffrets situés dans quatre succursales d'institutions financières ont attiré l'attention des enquêteurs, selon une source confidentielle ayant une connaissance de l'opération policière.

C'est la troisième vague de perquisitions policières en trois semaines visant l'administration Vaillancourt et le système d'attribution de contrats dans la troisième plus grande ville du Québec.

Les autorités n'ont pas dévoilé les noms et les adresses des institutions financières visitées par les policiers, parce qu'elles font l'objet d'une ordonnance de confidentialité.

Toutefois, l'Agence QMI a appris qu'au moins deux caisses populaires de la région ont été perquisitionnées après la transmission, par la police, des mandats de perquisition auprès du service d’enquête et de sécurité interne des Caisses Desjardins du Québec.

«Oui, il y a eu des perquisitions dans nos succursales, mais nous ne pouvons pas identifier ces succursales parce qu'elles font l'objet d'une ordonnance de confidentialité», a confirmé une porte-parole des Caisses Desjardins.

Des documents et d'autres objets ont été saisis dans les coffrets de sûreté, de même que des états de compte, toujours selon notre source.

Les enquêteurs tentent de reconstituer la valeur nette des revenus de toutes provenances du maire Vaillancourt, de même que celle de ses dépenses, afin de déterminer s'il a reçu, comme il est allégué devant la commission Charbonneau, des pots-de-vin secrets sur les contrats accordés par la Ville de Laval.

Le maire Vaillancourt a toujours vigoureusement nié ces allégations.

Le maire Vaillancourt gagne environ 155 000 $ en salaire et allocation de dépenses. Il possède toutefois une fortune avec des membres de sa famille au sein d’une société de portefeuille de même que d’autres vieux investissements qui comprennent, ou qui ont déjà compris, une maison de retraite et un magasin d’ameublement.

Ces dernières perquisitions surviennent le lendemain d’une déclaration de la porte-parole du maire, Johanne Bournival, selon qui son patron ne faisait pas l'objet d'une enquête policière, «à ce que je sache».

L'opposition doute du retour du maire

Par voie de communiqué, le parti d’opposition, le Mouvement lavallois, a vivement critiqué l’affirmation de la porte-parole en disant que Mme Bournival «insulte l’intelligence des Lavalloises et Lavallois».

«Ironiquement, c’est en disant qu’il voulait faire preuve de transparence que M. Vaillancourt a refusé catégoriquement de répondre aux questions des journalistes à la suite de ces perquisitions, se réfugiant derrière l’enquête policière en cours», s’est indigné Emilio Migliozzi, candidat du parti dans le district de Fabreville, qui n’a aucun siège au conseil municipal.

«Et sa porte-parole veut maintenant nous infantiliser en nous disant qu’il n’y a pas d’enquête sur M. Vaillancourt? Elle n’est peut-être pas à la hauteur de la tâche de défendre son patron», a ajouté M. Migliozzi.

Les partis d'opposition lavallois affirment qu'ils seraient surpris de voir le maire Vaillancourt réintégrer ses fonctions. Le chef du Parti au service du citoyen, Robert Bordeleau, dit par ailleurs douter que M. Angelopoulos n'ait pas eu connaissance de corruption et croit qu'il se tait par solidarité. « Qui ne dit mot consent. Il y en a beaucoup qui ont sûrement été témoins de certaines choses, de certaines pratiques et personne n'a jamais rien dénoncé ».

Robert Bordeleau

 

Perquisitions

4 octobre 2012

5 octobre 2012

21 novembre 2012

L'opposition applaudit l'opération policière

Le sens de l'éthique de Gilles Vaillancourt

Sources:
Agence de presse:
Agence QMI pour Quebecor Inc.
Journaux:
La Presse pour Power Corporation of Canada, Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc.
Internet:Wikipédia, Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada

Choix de photos, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mis à jour le 21 novembre 2012

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Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Notes & Références encyclopédiques:

03

Qu'est-ce que l'escouade Marteau ? Sur MétéoPolitique

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04

 

Qu'est-ce que E. Khoury Construction ? Sur MétéoPolitique. Cette compagnie était poursuivie par Revenu Québec pour un montant de 20 millions pour fraude fiscale. Les poursuites sont devenus caducs à cause de 51 mois de délais: Fraude fiscale: les délais judiciaires coûtent cher à Québec, Sur La Presse, le 2 juin 2013

 

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Perquisition à une des résidences du maire de ville de Laval (au nord de Montréal)