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Enquête de Collusion et corruption - Gilles Vaillancourt, ex-maire de Laval et son parti politique le PRO
Maire à vie ?

Né le 9 janvier 1941 à Laval-des-Rapides, une des 14 municipalités qui ont fusionné en 1965 pour former Laval, il est l'aîné d'une famille de dix enfants. Son père, Marcel, était pompier et a ouvert un magasin de meubles.

M. Vaillancourt s'est lancé en politique en 1973, au sein de l'équipe du maire Lucien Paiement. Il l'a quittée en 1984 pour rejoindre le PRO des Lavallois, fondé quatre ans plus tôt par Claude-Ulysse Lefebvre.

Il devient le président du comité exécutif. Quand celui-ci est tombé malade en 1988, c'est Gilles Vaillancourt qui l'a remplacé. Il a été élu maire l'année suivante. Controverses à la chaîne

Il connaîtra sa première controverse lorsqu'on apprend que sa maison de l'île Paton a été construite dans une zone inondable réglementée par le ministère de l'Environnement.

En 1992, il se retrouve dans la tourmente, accusé d'avoir favorisé l'agrandissement de la carrière d'une entreprise qui deviendra célèbre 20 ans plus tard: Simard-Beaudry.

Il est devenu vice-président de l'Union des municipalités du Québec en 1990 puis, en 1995, a pris la tête de l'organisme pendant deux ans.

En 2007, on apprend que l'avocat de la famille du maire de Laval, et un promoteur immobilier controversé ont réalisé un gain brut de 8,7 millions de dollars en deux ans, en achetant et en revendant un vaste terrain situé face à la future station de métro Laval-Montmorency.

En 2009, La Presse révèle une concentration troublante des contrats à Laval, où un petit groupe de huit entrepreneurs se partagent les trois quarts des contrats. En 2010, toujours dans La Presse, on apprenait que la Ville de Laval avait vendu deux immenses terres à des prix étonnamment bas à des sociétés de Giuseppe Borsellino, connaissance du maire Gilles Vaillancourt.

Mais c'est réellement en novembre 2010 que le «roi de Laval» connaît sa première tempête. Coup sur coup, l'ex-ministre péquiste Serge Ménard et le député libéral de Vimont, Vincent Auclair, affirment que Gilles Vaillancourt leur a proposé de l'argent comptant pour leurs campagnes électorales. Le maire de Laval est suspendu du conseil d'administration d'Hydro-Québec et se retire du comité des finances de l'Union des municipalités du Québec. Il reste cependant sourd aux demandes de démission, et menace même de poursuivre MM Ménard et Auclair.

En juillet 2011, Le Devoir révèle que le parti PRO des Lavallois a financé des activités partisanes -autobus pour aller à la cabane à sucre, bouquets de ballons- avec des fonds octroyés pour la recherche et le secrétariat.

Enfin, en août 2012, dans un écho de la tempête de 2010, un ex-collecteur du Parti québécois, Claude Vallée, a affirmé avoir reçu 10 000$ en argent comptant de Gilles Vaillancourt.

En 2012, la Commission Charbonneau ajoute de la pression en faisant entendre des témoignages d'entrepreneurs ayant eux-mêmes fait de la collusion et de la corruption. Gilles Vaillancourt subit plusieurs perquisitions à l'Hôtel de ville de Laval et dans plusieurs de ses demeures par l'Unité permanente anticorruption du Québec. Ébranlé, il invoque être malade pour ne plus être obligé d'occuper ses fonctions. Dès lors, le comité exécutif de Laval annonce que le maire est en réfection à propos de son avenir politique.

Gilles Vaillancourt a démissionné dans la tourmente, le 9 novembre 2012, alors que les allégations de corruption et de collusion envers son administration se multipliaient.

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Source: Journal de Montréal pour Quebecor Inc.

Choix de photos, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Plus récente mise à jour: 14 décembre 2012

 
 

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