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Gilles Pepin, ex-maire de Saint-Constant et les accusations de fraudes
Retrait des procédures devant le tribunal: donc pas de procès...
...mais pas de blanchiment non plus

Malgré sa gouaille et son air de "ben voyons donc, encore des niaiseries de médias", le 28 novembre 2013, l'Unité permanente anticorruption de la Sûreté du Québec (UPAC) arrêtent Gilles Pepin aujourd'hui ex-maire de Saint-Constant.  Celui-ci était soupçonné de fraude et d'abus de confiance avec quatre autres personnes.

En 2015, la Directrice des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a retiré les procédures en vue d'un procès.  Il n'est plus accusé mais n'est pas blanchi pour autant.  Tout ce qui a été présenté au juge pour exécuter le mandat d'arrestation n'a pas encore été questionné, éclaircie ni justifié, le juge a-t-il erré? 

Comme personne ne parle dans ce genre de situation, sauf l'ex-accusé, il n'y a aucun moyen de connaître les raisons qui ont prévalu au retrait des procédures en vue d'un procès.  Est-ce à cause de l'arrêt Jordan de la Cour suprême?  Est-ce la qualité des témoins ?  La faiblesse de la preuve documentaire?  Est-ce le manque de budget de la DPCP? Serais-ce parce qu'il fait partie de la clique du Parti Libéral de Montérégie avec Jean-Marc Fournier, Sergio Pavone etc... ?

Silence..... L'ex-maire dit avoir renoncé à poursuivre l'UPAC, pourtant il explique avoir dépensé des sommes d'argent importantes pour assurer sa défense, malgré que la ville en aura peut-être payé une partie.  Et que sont ces poursuites à répétition devant les tribunaux et que la ville devrait payer?   Et sa réputation et le stress d'être arrêté ?  Il vit avec, semble-t-il, et se représente aux élections de 2017!  Il renoncerait à une partie de son salaire de maire s'il est élu!  Tout ceci met le doigt sur un bobo du système judiciaire.

Y aura-t-il quelqu'un qui se posera des questions ou tout ceci finira dans la poubelle de la petite histoire québécoise?                                                                 - JosPublic

 
 

Gilles Pepin, bio-politico-judiciaire au fil du temps

2017

 
 

22 septembre 2017
Gilles Pépin candidat à la mairie
de Saint-Constant

 

Gilles Pépin mûrissait cette décision depuis plusieurs mois. Il sera candidat indépendant à la mairie, accompagné d'autres candidats indépendants dans chacun des districts.

Arrêté par l' UPAC en 2013 et accusé de fraude, d'abus de confiance et de complot, Gilles Pépin avait bénéficié d'un non lieu, la Couronne ayant renoncé à la poursuivre.

D'autre part, fin 2016, l'ex-maire a obtenu le feu vert de la Cour d'appel du Québec afin de réclamer à la Ville près de 100 000 $ de frais judiciaires.

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2016

 
 
 
 

20 septembre 2016
Saint-Constant réclame 328 000 $
à l’ex-maire Gilles Pepin

La Ville de Saint-Constant a annoncé son intention d’entreprendre un recours devant les tribunaux contre l’ex-maire Gilles Pepin pour récupérer les honoraires judiciaires payés par la Ville alors qu’il se défendait pour son élection contestée en 2005.  Ces frais s’élèveraient à
328 000$.

La Ville rappelle que la manœuvre électorale frauduleuse de l’équipe de M. Pepin a été commise durant la campagne électorale l’ayant précédée. Les personnes impliquées n’étaient pas encore élues et en poste au moment où ces actions ont été posées.  Elles n’avaient donc pas à être représentées par la Ville par la suite.

«Dans son jugement, le juge Gilles Mercure se dit convaincu que M. Pepin ne pouvait pas ignorer les éléments reprochés, mais que les autres membres de l’équipe avaient été maintenus dans l’ignorance des dits dépassements», a affirmé la Municipalité

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Lorsqu'il était le maire de Saint-Constant, Gilles Pepin, entouré de Pascal Bédard et de France Hébert, responsables de la politique des aînés.

 

7 décembre 2016
Gilles Pepin pourra aller en procès contre la Ville de Saint-Constant

La Ville de Saint-Constant a perdu son appel dans le but d’empêcher l’ex-maire Gilles Pepin de réclamer le remboursement de ses frais d’avocats de 92 000$ en lien avec son arrestation par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) en 2013.

Dans sa décision, rendue le 30 novembre 2016, le juge Martin Vauclair de la Cour d’appel du Québec maintient le jugement de sa collègue de la Cour supérieure, Anne Jacob.  La juge avait précédemment rejeté la requête de la Ville, le 26 septembre 2016.

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1er mars 2016
Danny Pepin a vendu des billets pour un souper fantôme

La Cour du Québec a reconnu Danny Pepin, fils et organisateur politique de l’ex-maire Gilles Pepin, coupable d’avoir récolté des fonds pour une activité partisane qui n’a jamais eu lieu, le 1er février.

Selon les pièces produites, l’organisation politique a vendu 216 billets pour un souper spectacle le 30 mars 2008.  Le montant total des ventes est de 5 400$ en argent comptant.

En consultant le bordereau de dépôt des sommes perçues pour l’activité, le vérificateur du Directeur général des élections du Québec (DGEQ) juge étrange qu’il y ait «essentiellement des coupures de 100$, bien que le coût unitaire du billet pour l’activité soit fixé à 25$».  Le vérificateur trouve aussi étonnant qu’aucun billet n’ait été payé par chèque ou carte de crédit.

«Curieusement, malgré le nombre de billets transigés pour cette activité, le défendeur (Danny Pepin) n’a fait qu’un seul et unique dépôt. Même les états de comptes bancaires du parti ne nous permettent pas de retrouver des sorties de fonds en petites coupures qui auraient ainsi pu servir à remettre aux acquéreurs la monnaie exacte. Cette autre partie de la preuve est déconcertante», peut-on lire dans les documents légaux.

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2015

 
 
 
 

15 septembre 2015
Saint-Constant: les accusations contre
l’ex-maire sont retirées

Alors que les accusations de fraude et d’abus de confiance qui pesaient contre lui ont été abandonnées, l’ex-maire de Saint-Constant Gilles Pepin «n’écarte pas la possibilité de poursuivre l’Unité permanente anticorruption (UPAC) et les personnes qui ont terni son image», a-t-il indiqué au journal Le Reflet.

«J’ai subi des préjudices énormes et ma réputation ainsi que celle de mon fils ont été salies, affirme-t-il.  J’ai 67 ans, ce n’est pas évident de se refaire une image.  Je vais y penser à tête reposée, mais j’ai l’intention d’entamer des procédures contre les gens qui m’ont fait du tort.»   Les 18 chefs d’accusation à l’égard de M. Pepin, son fils Danny et les hommes d’affaires André Roy, Peter Veres et Benjamin Sternthal ont tous été abandonnés, mardi, au palais de justice de Longueuil.

«De nouveaux éléments qui ont portés à notre attention au courant de la préparation de l’enquête préliminaire ne nous ont pas permis d’être totalement convaincus de la culpabilité des accusés, explique le procureur de la couronne, Me Maxime Chevalier.  Nous avons procédé à une analyse approfondie et nous avons retourné toutes les pierres.»  L’enquête préliminaire devait débuter le 19 octobre 2015.

«Le procureur de la couronne a démontré que les preuves n’étaient pas crédibles, mentionne pour sa part l’ex-maire, qui a appris la nouvelle lundi soir. C’est tout un dénouement, je suis très heureux. J’ai une pensée pour les gens qui m’ont soutenu et qui ont toujours cru en moi.»

Selon M. Pepin, les témoignages sur lesquels se sont basés les enquêteurs étaient loufoques.  «Ce sont des déclarations mensongères et farfelues qui viennent de gens qui ont voulu ma tête en politique, déclare-t-il. Il est déplorable que les enquêteurs de l’UPAC aient embarqué là-dans.»

Source - Le Reflet

 
 

11 mars 2015
Jacques Roy: Organisateur politique
du PLQ plaide coupable

Jacques Roy et à sa droite Sergio Pavone
ex-maire de Châteauguay

Jacques Roy a déjà été embauché sans concours de poste par le maire de Saint-Constant Gilles Pépin.  Rappelons que le militant du Parti Libéral du Québec avait travaillé au sein de l'équipe de Jean-Marc Fournier lors de la campagne électorale de 2007.  Il a aussi été membre du personnel politique de Denis Coderre à l'époque ou ce dernier était ministre du Sport dans le gouvernement de Jean Chrétien à Ottawa.  Au milieu des années 2000, Jacques Roy avait été nommé Directeur du développement économique à la Ville de Châteauguay sous l’administration de Sergio Pavone, poste qu’il a occupé jusqu’à l’arrivée de la nouvelle mairesse Nathalie Simon en 2009.

Jacques Roy a plaidé coupable à deux chefs d’accusation; actes de corruption dans les affaires municipales, ainsi qu’abus de confiance et des fraudes envers le gouvernement.  Le 10 mars 2015 au Palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield, la juge Odette Perron a imposé à Jacques Roy une peine de 14 mois d’emprisonnement à purger dans la collectivité en plus d’une période de probation de deux ans.

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16 septembre 2015
Non blanchi, mais libéré d'accusations, le maire de Saint-Constant dénonce son traitement

L'ex-maire de Saint-Constant Gilles Pépin se réjouit que les accusations de fraude, d'abus de confiance et de complot qui avaient été déposées contre lui aient été abandonnées.  Mais il ne cache pas que toute l'affaire lui laisse un goût amer.

La Couronne a annoncé hier qu'elle renonçait à poursuivre M. Pépin et quatre autres personnes qui avaient été arrêtées par l'Unité permanente anticorruption (UPAC) en novembre 2013 en raison de nouveaux éléments au dossier.

M. Pépin, son fils Danny, Peter Veres, Benjamin Sternthal et André Roy avaient été inculpés relativement à la vente de terrains, à la construction d'une bibliothèque et au financement de son parti politique.  En pleine commission Charbonneau, l'affaire avait été hautement médiatisée.

« Avec un nouveau procureur, ils ont pris le temps d'analyser comme il faut. Ils ont réalisé effectivement que leurs témoins, c'était des déclarations non fondées, et loufoques aussi », a expliqué l'ex-maire.
 

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Sur Société CBC/Radio-Canada Nouvelles

 
 

13 janvier 2015
Gilles Pepin veut poursuivre l’UPAC

L'ex-maire accusé de fraude dit vouloir poursuivre l'UPAC, ce qui pourrait bien être une première depuis la création de l'escouade policière de lutte à la collusion et à la corruption.

Gilles Pepin, qui était maire de Saint-Constant, en Montérégie, a confié hier à TVA Nouvelles son intention de poursuivre l'Unité permanente anticorruption ainsi que ses détracteurs.  Il veut rétablir sa réputation en empruntant la voie du système judiciaire.  Il a expliqué vouloir entamer des poursuites devant la cour civile.

«Après le processus judiciaire, c'est sûr qu'il va y avoir des suites à ça. Je sais qu'on peut aller devant la cour civile parce qu'ils ont nui à ma réputation et cela se paye», a-t-il déclaré au palais de justice de Longueuil alors que l'on devait fixer la date de l'enquête préliminaire.

Le maire se dit même prêt à poursuivre toutes les personnes qui ont participé à ce qu'il qualifie de loufoquerie.  «Pour moi, ce procès est farfelu, les accusations sont farfelues en plus d'être basées sur des témoignages farfelus et loufoques.»

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2014

9 septembre 2014
L'enquête préliminaire de l'ex-maire de Saint-Constant se tiendra en 2015

L’enquête préliminaire de l'ex-maire de Saint-Constant, accusé notamment de fraude, n'aura lieu qu'en 2016.  Sa cause était de retour en cour mardi matin au palais de justice de Longueuil, mais Gilles Pepin n'était pas tenu d'être présent.

M. Pepin et son fils, Danny Pepin, ont été arrêtés par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), en novembre 2013, ainsi que trois autres coaccusés. Au total, les suspects font face à 18 chefs d'accusation, dont fraude et abus de confiance.

La Couronne a mentionné mardi matin qu'elle détenait de nombreuses preuves contre les cinq hommes.  «Effectivement, la preuve est volumineuse, considérable et bien étoffée. Cette preuve a été communiquée aux avocats de la défense», a déclaré le procureur, Me Éric Bernier.

L'enquête de l'UPAC, qui a débuté en 2010, est liée à la vente de terrains, la construction d'une bibliothèque et le financement du parti politique du maire Saint-Constant.  La cause de Gilles Pepin, dont l’avocat a enregistré son plaidoyer de non-culpabilité en janvier 2014, sera de nouveau entendue le 16 octobre 2015.

Les avocats tiendront une conférence préparatoire pour mieux cerner les différents enjeux et minimiser le temps d'audition lors de l'enquête préliminaire

Source- Le Journal de Montréal

 
 
 
 
 

29 janvier 2014
Le maire de Saint-Constant
clame son innocence

Le 28 janvier 2014, le maire brandissait un rapport gouvernemental selon lequel sa ville respecte «généralement» la loi dans l'attribution de contrats.

Le maire de Saint-Constant a dit souhaiter que cesse la pluie de plaintes et d'allégations de malversations à son endroit, et qui sont toutes l'oeuvre d'une «opposition malsaine» à ses yeux.

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2013

 

28 novembre 2013
L'UPAC arrête l’ex-maire de Saint-Constant

 

Selon un communiqué du commissaire à la lutte contre la corruption, l'ex-maire de Saint-Constant a été appréhendé par les enquêteurs à son domicile jeudi matin. Trois autres personnes ont aussi été arrêtées, notamment son fils Danny Pepin, Peter Veres, propriétaire du Quartier de la gare, et le gestionnaire du projet, Benjamin Sternthal.

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2012

22 décembre 2012
Paiement politique douteux à Saint-Constant: la cause en appel

Danny et Gilles Pepin

Le fils du maire de Saint-Constant, qui est aussi l'agent officiel de son parti, promet de contester sa condamnation pour «manoeuvre électorale frauduleuse».

Mercredi, un juge a déterminé que Danny Pepin avait effectué un paiement douteux à une contributrice au parti du maire Gilles Pepin, en 2008.  Selon la décision, il a sollicité et obtenu un chèque de 800$ et l'aurait immédiatement remboursé avec de l'argent comptant.  Il aurait aussi demandé d'éviter que cet argent ne soit déposé trop rapidement dans une banque.

Malgré le verdict, Danny Pepin plaide toujours l'innocence et promet de porter le jugement en appel.  «Je ne me résignerai pas à accepter un jugement de culpabilité alors que je n'ai rien fait de répréhensible», a écrit M. Pepin dans un courriel à La Presse.  «Je n'accepte pas ce jugement et je ferai la preuve, devant les instances appropriées, qu'il est erroné.»

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11 septembre 2012
Infraction électorale: Amende de 500$

Le maire de Saint-Constant, en Montérégie, Gilles Pépin, a été condamné mardi à payer une amende de 500$ par la Cour du Québec.

Le Directeur général des élections du Québec lui reprochait d'avoir reçu une contribution d'au moins 400$ dans le cadre d'une activité à caractère politique entre le 31 décembre 2007 et le 31 janvier 2008, alors qu'il n'était pas un représentant officiel du parti Équipe Gilles Pépin.

En effet, seuls les agents ou les représentants officiels d'un parti politique ont la possibilité de récolter des dons.

Pour ces motifs, Gilles Pépin, qui contestait l’infraction, a été déclaré coupable.   Il dispose de six mois pour payer l’amende de 500$ et les frais.

Source - Journal de Québec

 
 

29 février 2012
L'UPAC débarque chez le maire
de Saint-Constant

Moins de 24 heures après avoir qualifié de «bouffonnerie» la possibilité d'une enquête policière sur son administration, le maire de Saint-Constant a eu la surprise de voir l'Unité permanente anticorruption (UPAC) arriver chez lui pour une perquisition en bonne et due forme, mercredi matin.

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20 janvier 2012
Les opposants à la nouvelle bibliothèque de Saint-Constant ne lâchent pas prise

Comité de vigilancede Saint-Constant

Le déménagement de la bibliothèque municipale dans un centre commercial continue de susciter de la grogne à Saint-Constant.  Même si la bâtisse est déjà érigée, rue Saint-Pierre, les opposants au projet viennent d’envoyer une nouvelle lettre au ministère des Affaires municipales (MAMROT) pour lui demander d’annuler le bail qui lie la Ville au promoteur privé. Un bail qu’ils jugent trop coûteux.

François Corriveau, Mignonne Pouliot et Louise Savignac, du Comité de vigilance de Saint-Constant.  Cette lettre contient des allégations très dures à l’endroit de l’administration du maire Gilles Pepin : subventions déguisées, manipulation d’évaluations foncières et vente de terrains à rabais.   Ces accusations sont appuyées par des documents qui, selon eux, prouvent leurs dires.

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22 décembre 2012
Paiement douteux: le maire de Saint-Constant éclaboussé

Le fils et agent officiel du maire de Saint-Constant vient d'être reconnu coupable de fraude électorale, alors que l'UPAC et le Directeur général des élections (DGE) enquêtent sur le financement de leur parti politique.  Au cours d'une élection municipale partielle, en 2008, Danny Pepin a procédé à une opération ressemblant étrangement à une tentative de blanchiment d'argent, selon la décision de justice datée de mercredi et obtenue par La Presse.  Danny Pepin a remboursé en argent comptant une contribution politique de 800$ faite par chèque immédiatement après l'avoir reçue. Il aurait aussi demandé d'éviter que l'argent comptant soit déposé trop rapidement dans une banque.

«Le tribunal ne croit pas le défendeur [Danny Pepin] lorsqu'il nie l'infraction», affirme la décision. Lors des événements, il faisait partie de l'état-major du parti de son père, Gilles Pepin. C'est ce dernier qui a remporté la mairie et qui dirige Saint-Constant depuis.  L'accusé a perdu le droit de voter et de faire du travail politique pendant cinq ans, en plus de devoir payer une amende de
1 000$.

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28 février 2012
Le maire de Saint-Constant souhaite qu'on le laisse tranquille

Brandissant un rapport gouvernemental selon lequel sa ville respecte «généralement» la loi dans l'attribution de contrats, le maire de Saint-Constant a dit souhaiter mardi que cesse la pluie de plaintes et d'allégations de malversations à son endroit, et qui sont toutes l'oeuvre d'une «opposition malsaine» à ses yeux.

Les vérificateurs du ministère des Affaires municipales ont passé au peigne fin les contrats accordés par Saint-Constant de janvier 2010 à mai 2011. Dans leur rapport publié mardi, ils constatent que la Ville a «généralement respecté les dispositions législatives [...] et les dispositions réglementaires».

De petits accrocs ont été détectés. Ainsi, deux contrats ont été accordés sans invitation écrite, et «tout porte à croire qu'il y a eu division en plusieurs contrats» de façon injustifiée dans l'attribution de contrats à la firme d'avocats Dunton Rainville.  Mais rien qui ne puisse être corrigé facilement.  «Je suis très satisfait», a lancé le maire Gilles Pepin.

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19 mars 2012
Enquêtes anticorruption: la peur à Saint-Constant

La lenteur des enquêtes anticorruption crée un climat pourri qui risque de dégénérer dans la violence, s'inquiète Ginette Bourget une conseillère municipale de Saint-Constant, dans une lettre envoyée au ministère des Affaires municipales deux semaines après les perquisitions de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) à l'hôtel de ville.

Injures, prises de bec, tapage, conseillers municipaux escortés par la police après les assemblées: la tension est à couper au couteau dans la petite municipalité de la Rive-Sud, où le maire Gilles Pepin fait l'objet d'une enquête de l'UPAC pour abus de confiance.

  L'opposition se fait oppressante
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23 février 2012
Lettre du Sous-ministres à la ville de Saint-Constant

Monsieur le Maire,
Le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire doit s’assurer de la bonne administration du système municipal dans l’intérêt des municipalités et des citoyens.... 

...La vérification a cependant permis de constater le non-respect des deux dispositions législatives suivantes :

- Deux contrats dont la dépense est d’au moins 25 000 $ et de moins de 100 000 $ ont été octroyés sans invitation écrite;

- La division d’un contrat en plusieurs contrats.

D’autres manquements ont aussi été constatés au cours de la vérification. Ces constatations concernent des aspects techniques de la Loi ou font référence à des pratiques de gestion. Des recommandations particulières découlant de ces constatations ont été formulées dans le rapport.

Signé par le sous-ministre Sylvain Boucher

2011

19 décembre 2011
Le maire de Saint-Constant exige une rencontre avec le patron de l'UPAC

Outré d'avoir appris dans La Presse qu'il fait l'objet d'une enquête de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), le maire de Saint-Constant exige une rencontre avec son grand patron Robert Lafrenière, afin de s'assurer que ses troupes ne deviennent pas «un outil politique pour les oppositions sans scrupules».

«Il faut que cette situation cesse, c'est une attaque à la démocratie», a martelé le maire Gilles Pepin, au cours d'une conférence de presse organisée lundi pour réagir aux allégations à son endroit.

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10 novembre 2011
Le DGE lance des accusations contre le maire de Saint-Constant

Le directeur général des élections (DGE) lance des accusations contre le maire de Saint-Constant, Gilles Pepin, concernant la campagne qui lui a permis de reprendre le pouvoir en 2008. Le DGE, qui avait ouvert une enquête au printemps sur la campagne électorale, l'accuse d'avoir lui-même récolté de l'argent, une tâche normalement réservée à l'agent officiel.

Un ancien membre de l'équipe du maire, Raymond Rousseau, aujourd'hui décédé, a affirmé avoir remis de l'argent comptant à Gilles Pepin en échange de billets pour une soirée de financement. La version est corroborée par d'anciens collaborateurs du maire.

Gilles Pepin nie avec énergie avoir enfreint la loi. Il affirme que l'affaire est une vendetta politique et se dit victime de diffamation.

En cour, l'avocat du maire de Saint-Constant a attaqué la crédibilité de certains témoins, soutenant qu'ils auraient tenté sans succès d'obtenir des avantages ou des faveurs auprès de Gilles Pepin.

Le fils du maire, qui est aussi son agent officiel, Dany Pepin, fait lui aussi face à des accusations dans des dossiers apparentés.

En 2007, le maire de Saint-Constant et cinq de ses conseillers avaient été destitués par les tribunaux pour des dépenses électorales illégales. La Cour supérieure avait annulé l'élection parce que l'équipe de Gilles Pepin avait dépassé de 40 % le maximum permis pour les dépenses électorales.

Source - Société CBC/Radio-Canada Nouvelles

 
 

20 avril 2011
Saint-Constant va faire l'objet de vérifications

Saint-Constant s'ajoute à la liste des villes qui font l'objet de vérifications du ministère des Affaires municipales.

Les enquêteurs vont se pencher sur les contrats de la municipalité, notamment sur celui de la future bibliothèque qui suscite bien des questions.

En 2010, les citoyens avaient rejeté un projet de bibliothèque d'une durée de 20 ans sur un terrain de Saint-Constant.   La Ville avait alors contourné l'opposition en contractant un bail de cinq ans moins un jour.

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Sur Société CBC/Radio-Canada Nouvelles

 
 
 
 
 

16 décembre 2011
Saint-Constant: le maire visé par une enquête de l'escouade Marteau

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a ouvert une enquête pour «abus de confiance» concernant l'administration du maire de Saint-Constant, qui était déjà dans la ligne de mire du Directeur général des élections et du ministère des Affaires municipales.

Selon nos informations, les policiers de l'escouade Marteau, placés sous la houlette de l'UPAC, ont ouvert un dossier après avoir rencontré pendant plusieurs heures des dénonciateurs de la petite municipalité de la Rive-Sud.

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10 mai 2011
Une deuxième enquête du DGE sur le maire de Saint-Constant

Le directeur général des élections (DGE) du Québec enquête sur la campagne électorale qu'a menée le maire de Saint-Constant, Gilles Pépin, en 2008.

Cette élection avait été rendue nécessaire par la destitution du maire Pépin et de cinq de ses conseillers pour des dépenses électorales illégales, en 2007.  La Cour supérieure avait annulé l'élection parce que l'équipe de Gilles Pépin avait dépassé de 40 % le maximum permis pour les dépenses électorales.

Cette fois-ci, selon ce qu'a appris Radio-Canada, le DGE enquête sur un présumé stratagème de prête-noms auquel auraient eu recours Gilles Pépin et son fils Dany Pépin pour rendre légales, en apparence, des contributions à leur parti. Les deux hommes auraient demandé à des candidats et à des sympathisants de faire des chèques au parti, qui leur étaient ensuite remboursés en argent comptant.

Radio-Canada a aussi obtenu l'une des dépositions faites au directeur général des élections dans laquelle on peut lire que l'équipe de M. Pépin aurait contourné les lois lors d'un souper de financement en février 2008, au musée ferroviaire. Plus de 400 billets d'une valeur de 40 $ ont été vendus pour l'événement, et des dizaines de billets ont été distribués gratuitement. Mais les sources de Radio-Canada indiquent que des personnes auraient acheté des blocs de billets de 1000 $ à 3000 $, ce qui contreviendrait à la loi parce que les contributions sont plafonnées à 1000 $ et parce que les noms des acheteurs n'apparaissent pas dans le rapport de dépenses de l'équipe Pépin.

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Sur Société CBC/Radio-Canada Nouvelles

 

2007

 

26 septembre 2007
Saint-Constant : le maire destitué!

 

Une première au Québec

Petite bombe dans le monde municipal. Le maire Gilles Pépin et cinq conseillers municipaux de Saint-Constant, sur la Rive-Sud, ont été destitués par le juge Gilles Mercure de la Cour supérieur du Québec pour des fraudes électorales au scrutin du 6 novembre 2005.

Dans un jugement exécutoire rendu vendredi dernier, le juge a retenu les dénonciations de fraudes au chapitre des dépenses électorales contre le maire et les conseillers Yvan Riendeau, France Hébert, André Sauvé, Christine Pelletier et Mario Arsenault.

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Libéré des accusations de l'UPAC et de la DPCP
Gilles Pepin brigue à nouveau la mairie de Saint-Constant
8 octobre 2017

 
 

Arrêté par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) puis libéré de toutes les accusations portées contre lui, Gilles Pepin a décidé de briguer à nouveau la mairie de Saint-Constant en Montérégie.  Il affronte le maire sortant, Jean-Claude Boyer, qui souhaite obtenir un deuxième mandat.

M. Pepin avait été arrêté en 2013 par l’UPAC.  Mais, à la surprise de plusieurs, la Couronne avait annoncé en 2015 qu’elle retirait les 18 chefs d’accusation de complot, fraude et abus de confiance portés contre cinq hommes, dont Gilles Pepin.

En entrevue à TVA Nouvelles, ce dernier a rappelé que la fiabilité d’un ou de plusieurs témoins du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) avait été sérieusement compromise dans cette affaire.  Monsieur Pepin a admis que cet épisode avait été éprouvant sur le plan personnel, tant pour lui que pour sa famille.

Il a dit avoir tourné la page et abandonné ses intentions de poursuivre l’UPAC.  Il se présente donc à la mairie de Saint-Constant comme indépendant avec huit autres candidats qui souhaitent pourvoir les postes de conseillers municipaux.  Il veut empêcher la mise de l’avant de nombreux projets du maire Boyer qui, selon lui, risquent de faire exploser les comptes de taxes des contribuables.

Jean-Claude Boyer

Gilles Pepin

Réflexions

Gilles Pepin mûrissait cette décision depuis plusieurs mois.  Il est donc candidat indépendant à la mairie, accompagné d'autres candidats indépendants dans chacun des districts.

Payer les frais de la défense

Fin 2016, l'ex-maire a obtenu le feu vert de la Cour d'appel du Québec afin de réclamer à la Ville près de 100 000 $ de frais d'avocats qu'il avait déboursés pour se défendre après son arrestation par l'UPAC.


Gilles Pepin ne compte pas retirer sa requête judiciaire, une « question de principe », mais il fait une offre aux électeurs : « Je propose de travailler à 50 % de mon salaire de maire », dit-il, afin de compenser la perte pour la Ville, s'il gagne sa cause.
 

Il sera opposé au maire sortant, Jean-Claude Boyer, élu en 2013 avec 37 % des voix.  À l'époque, le candidat Pepin, miné par les allégations, avait terminé troisième avec 21 % des voix.  Il compte faire campagne sur la bonne gestion des finances publiques.  Il accuse le maire Boyer de creuser la dette de la municipalité.  « C'est bien d'avoir des beaux projets, mais il faut être capable de les payer », dit-il.

 

La querelle entre l'ex-maire et l'administration actuelle de Saint-Constant ne s'arrête pas là.  En 2017, la Ville a fait part de son intention de récupérer plus de 300 000 $ pour des honoraires judiciaires payés par la municipalité, alors que Gilles Pepin se défendait pour une élection contestée en 2005. 


Aux dernières nouvelles, aucune démarche n'avait encore été entreprise.


À l'époque, l'équipe du candidat Pepin avait considérablement dépassé le montant de dépenses autorisé pour la campagne.  Le scrutin avait alors été annulé par un juge, puis une nouvelle élection s'était tenue en 2007, remportée de nouveau par Gilles Pepin.   La Ville estime qu'elle n'avait pas à payer la facture de la défense de M. Pepin, puisqu'il n'était pas encore élu au moment de cette élection contestée. 

 
 

Arrestation de Gilles Pepin
28 novembre 2013

 
 

Selon un communiqué de l'UPAC, l'ex-maire de Saint-Constant, région de la Montérégie, a été appréhendé par les enquêteurs à son domicile, le 28 novembre 2013.  Trois autres personnes ont aussi été arrêtées dont son fils, Danny Pepin qui avait travaillé à sa campagne électorale, ainsi que les hommes d'affaires Peter Veres et Benjamin Sternthal.  Le cinquième suspect, toujours recherché, se prénomme André Roy.

Les prévenus font face au total à 18 chefs d'accusations notamment d'entrave à la justice, usage de faux documents, fabrication de faux documents, fraude, abus de confiance et actes de corruption dans les affaires municipales.

L'ex-maire Pepin, son fils et les deux autres personnes arrêtées ont été conduits au quartier général de la Sûreté du Québec pour y être interrogés.  Tous devraient être libérés sous promesse de comparaître au palais de justice de Longueuil, précise la Sûreté du Québec.

Ces arrestations sont le résultat, selon l'UPAC  d'une enquête amorcée en 2010 qui portait sur la vente de terrains, la construction d'une bibliothèque et le financement du parti politique du maire Pepin. (note du webmestre: le communiqué de presse expliquant la démarche de l'arrestation a été retiré du site internet de l'UPAC et du Commissaire à la lutte contre la corruption!),

Rappelons que l'ex-maire de Saint-Constant avait déjà fait l'objet d'une enquête du directeur général des élections du Québec.  Il avait été blanchi.  L'UPAC avait quant à elle poursuivi son enquête à Saint-Constant.

L'unité anticorruption avait par ailleurs mené une série de perquisitions en février 2012 à l'hôtel de ville de Saint-Constant, au bâtiment des travaux publics de la Ville, à la résidence de Gilles Pepin, à la résidence de son fils, Danny Pepin, dans un commerce ainsi que dans une entreprise de construction de la région.

Gille Pepin, qui briguait à l'automne 2013 un quatrième mandat à la mairie de Saint-Constant a été battu par le candidat Jean-Claude Boyer.

 

Ouverture d'enquête en 2011
(16 décembre 2011)

 
 

En décembre 2011, l'Unité permanente anticorruption (UPAC), escouade Marteau, a ouvert une enquête pour «abus de confiance» concernant l'administration du maire de Saint-Constant, qui était déjà dans la mire du Directeur général des élections et du ministère des Affaires municipales. Les inspecteurs ont rencontré pendant plusieurs heures des dénonciateurs de la petite municipalité de la Rive-Sud de Montréal.

Mairie de Saint-Constant

Mais les enquêteurs ont suivi à distance le dossier des infractions reprochées au maire Gilles Pepin par le directeur général des élections du Québec (DGEQ).

Deux constats d'infraction

Gilles Pepin a reçu deux constats d'infraction en 2011 pour avoir aidé un citoyen à faire un don à son parti «autrement que sur ses propres biens» et pour avoir collecté de l'argent lui-même, une tâche réservée à l'agent officiel.  

Son fils Danny Pepin, agent officiel du parti, a reçu deux constats pour avoir remis des rapports de dépenses incomplets.  Le père et le fils contestent ces infractions en cour.

Au DGEQ, le porte-parole Denis Dion confirme que l'organisme mène des vérifications sur l'Équipe Gilles Pepin, lesquelles pourraient mener à une enquête en profondeur et à des constats d'infraction, si la preuve le justifie.  «On va d'abord évaluer la plainte», dit-il.

Les documents de plainte obtenus par La Presse portent la signature d'une quinzaine de personnes qui dénoncent le parti du maire Pepin.

Par exemple, le parti a déclaré avoir vendu 216 billets pour un cocktail, en mars 2008, qui lui auraient permis d'amasser 5 400$ pour sa caisse électorale.

«Nous soussignés affirmons que cette activité n'a jamais eu lieu», déclarent plusieurs signataires, dont les conseillers municipaux André Sauvé et Mario Arsenault, qui étaient dans l'équipe du maire à l'époque, mais siègent maintenant comme indépendants.

Denise Poirier-Rivard, ancienne députée bloquiste et ex-conseillère de l'Équipe Pepin, signe la même déclaration, tout comme l'ancien organisateur électoral Pierre Arcouette.

Soirée mouvementé à l'hôtel de ville de Saint-Constant

«D'où vient l'argent?»

«Quand j'ai découvert ça, je n'en revenais pas. D'où vient cet argent?», demande M. Arcouette.

Scénario semblable pour une soirée électorale en avril 2008, pour laquelle la vente de billets a rapporté 6 000$, selon le parti, et une «soirée des bénévoles» au cours de laquelle 5 000$ ont été récoltés. Plusieurs signataires prétendent qu'aucun prix d'entrée n'a été exigé pour ces événements.

Les conseillers Sauvé et Arsenault remettent aussi en doute le rapport financier 2009 du parti, selon lequel 579 cartes de membre à 20$ auraient été vendues.

Or, les conseillers Sauvé et Arsenault, qui étaient membres de l'Équipe Gilles Pepin jusqu'à récemment, affirment qu'à leur connaissance, le parti ne remet pas de cartes de membre.

«Ça m'insulte beaucoup. En tant qu'élu et que membre, je pense bien que s'il y avait des cartes de membre, j'en aurais une!», lance André Sauvé.

Gilles Pepin était furieux lorsque La Presse l'a joint. «Ce qu'ils veulent, c'est déstabiliser l'organisation, dit-il au sujet des plaignants. Nous, ce qu'on veut, c'est être tranquilles et faire notre travail.»

Les plaignants colportent de fausses accusations, insiste-t-il.  «Sont-ils sûrs qu'ils étaient au courant de tout?», demande-t-il.  Il refuse de fournir des preuves pour contredire ses détracteurs, mais songe à les poursuivre en diffamation.

Habitué aux controverses

À l'époque des faits reprochés, l'Équipe Gilles Pepin comptait sur l'aide d'organisateurs expérimentés issus du Parti libéral, dont Jacques Roy et Daniel Rochette, deux vétérans de l'entourage du ministre Jean-Marc Fournier.

M. Roy a refusé de nous parler, alors que M. Rochette a dit n'avoir rien constaté d'irrégulier lorsqu'il était présent.

Perquisition de la police UPAC

« Ça me surprend, parce que je me souviens que les candidats avaient exigé que tout soit tissé très serré pour les dépenses. J'avais donné un coup de main pour faire sortir le vote, mais ça, ce sont des événements locaux auxquels je n'ai pas assisté et dont je ne suis pas au courant», a-t-il expliqué.

Déjà, en 2007, la Cour supérieure avait annulé l'élection du maire et celle de ses conseillers parce que son parti avait dépassé de 40% le maximum de dépenses autorisé.  M. Pepin avait réussi à se faire réélire lors d'une élection partielle en 2008 et aux élections générales qui ont suivi, en 2009.

Deux conseillers municipaux, une ex-députée et plusieurs anciens militants ont signé des déclarations accusant le parti de Gilles Pepin d'avoir inventé de fausses activités de financement camouflant des entrées d'argent occulte.

 

Bibliothèque controversée »
20 janvier 2012

 
 

Autre dossier dont l'UPAC a été informée: celui de l'aménagement d'une nouvelle bibliothèque chez un promoteur privé. Cette façon de faire fait partie de l'arsenal des gens qui souhaitent que tous les services publics passent entre les mains profiteuses du secteur privé. Il s'agit donc ici de privatisation des services publics.

Saint-Constant a reçu en septembre une tape sur les doigts par le ministère des Affaires municipales à ce sujet.  Le Ministère s'était dit «perplexe» quant au procédé utilisé pour déménager la bibliothèque dans le centre commercial de l'homme d'affaires Peter Veres.

En 2010, 866 citoyens avaient signé un registre pour s'opposer au projet du maire de signer un bail de 25 ans pour y reloger la bibliothèque.  Devant cette fronde, et afin de ne pas devoir organiser un référendum, le maire a décidé de réduire à cinq ans la durée du bail, soustrayant du coup le projet à l'autorité de Québec.  La municipalité paiera un loyer de plusieurs millions sur cinq ans pour une bibliothèque dont elle ne sera jamais propriétaire.

La séquence des événements, l'ampleur de l'investissement de la Ville et l'effet de levier visé par ce projet nous rendent perplexes quant à la durée du bail conclu avec le promoteur. «Si l'intention réelle de la Ville est une location de plus de cinq ans, il faudrait soumettre au Ministère un projet [...] pour autorisation», avait alors écrit le Ministère.

La porte-parole du ministère, Émilie Lord, confirme que «des vérifications sont toujours en cours sur l'octroi des contrats et d'autres aspects de l'administration municipale», à Saint-Constant. Les vérificateurs qui y travaillent relèvent eux aussi de l'UPAC.

Le maire furieux

Furieux, le maire Pepin a assuré qu'il n'avait jamais entendu parler d'une enquête de l'UPAC.

«Je suis le maire d'une ville. Ils auraient pu avoir la décence de venir me le dire! Que ce soit l'Unité-je-ne-sais-pas-quoi ou Marteau, voyons donc, à ma connaissance, aucun employé n'a été rencontré», dit-il.

Il dénonce les accusations «loufoques» d'opposants «qui cherchent à déstabiliser la population» et assure que ses livres demeurent ouverts aux enquêteurs.  Quant au DGEQ: «Je commence à me dire: qu'ils me lâchent un peu, ça frise l'acharnement», s'exclame-t-il.

Le maire espère que «l'excellente santé financière de la Ville» et «le milliard de nouveaux investissements» décidé sous son règne convaincront les électeurs de lui faire confiance.  La municipalité de 25 000 habitants connaît effectivement un boom de construction.

 

Le maire de Saint-Constant clame son innocence
29 janvier 2014

 
 

Le 28 février 2012, le maire brandissait un rapport gouvernemental selon lequel sa ville respecte «généralement» la loi dans l'attribution de contrats.

Le maire de Saint-Constant a dit souhaiter que cesse la pluie de plaintes et d'allégations de malversations à son endroit, et qui sont toutes l'oeuvre d'une «opposition malsaine» à ses yeux.

Les vérificateurs du ministère des Affaires municipales ont passé au peigne fin les contrats accordés par Saint-Constant de janvier 2010 à mai 2011.  Dans leur rapport publié, ils constatent que la Ville a «généralement respecté les dispositions législatives [...] et les dispositions réglementaires».

De petits accrocs ont été détectés.  Ainsi, deux contrats ont été accordés sans invitation écrite, et «tout porte à croire qu'il y a eu division en plusieurs contrats» de façon injustifiée dans l'attribution de contrats à la firme d'avocats Dunton Rainville.

Mais rien qui ne puisse être corrigé facilement.  «Je suis très satisfait», a lancé le maire Gilles Pepin dans un entretien avec La Presse.

«Avec les indicateurs de performance qu'on a, c'est impossible que ça aille mal dans notre ville.  C'est bien clair qu'on a une saine gestion», dit-il.  Ne pas comprendre le langage diplomatique du ministère des Affaires municipales démontre un aveuglement peu commun chez un élu.  Les petits manquements ne signifient pas que c'était de simples erreurs.  Diviser des contrats pour éviter d'aller en soumission publique est un geste illégal et une démonstration d'un manque d'éthique évident.

Le maire dit souhaiter que ce rapport fasse cesser les attaques contre son administration.  «C'est une excellente victoire pour les citoyens qui s'attendent à avoir une sérénité dans la Ville.  Je rencontre plein de gens qui demandent: "Ils vont-tu vous laisser tranquille, monsieur le maire? "»

Ciblé à répétition

En 2007, la Cour supérieure avait annulé l'élection de Gilles Pepin et de ses conseillers, car leur parti avait dépassé de 40% le maximum de dépenses autorisées.

M. Pepin s'est fait réélire en 2008 et en 2009, puis il a reçu deux nouveaux constats du Directeur général des élections du Québec (DGEQ) pour de nouvelles infractions électorales.  Son fils Danny Pepin, agent officiel du parti, a reçu deux constats lui aussi.

Le père et le fils contestent ces constats en cour.

La grogne des citoyens et citoyennes s'exprime

Une ex-députée et deux conseillers municipaux ont porté plainte contre le parti du maire pour financement illégal. Le Directeur général des élections du Québec n'y a pas encore donné suite.

Ce dernier voit encore la trace de ce qu'il appelle «l'opposition malsaine» qui ne cesserait de crier au loup sans motif.  «C'était une belle bouffonnerie, ça. Il n'y a jamais personne qui m'a appelé», s'amuse-t-il.

Le maire fait toujours face à des opposants très bruyants, qui dénoncent sa hausse d'impôt foncier de 12% et son projet de déménager à fort coût la bibliothèque municipale dans le centre commercial d'un promoteur privé.

Un groupe appelé Comité de vigilance de Saint-Constant a fait circuler une pétition contre la hausse d'impôt, qu'il lie directement au dossier de la bibliothèque.  L'affaire a rebondi au conseil municipal, où le maire a même fait venir la police pour maintenir le calme.

«Ce qui se passe à Saint-Constant, c'est que tout va très bien, mais qu'on a un groupe de grenouilleux qui passent leur temps à essayer de nuire à l'administration en place», dit M. Pepin.

Ce dernier compte garder le cap et croit que sa ténacité sera récompensée.

«

Le Seigneur est bon et quand on travaille, on récolte ce que l'on sème
                                                         - Gilles Pepin

»
 

Les bouffonneries d'un maire
29 février 2012

 
 

29 février 2012, moins de 24 heures après avoir qualifié de «bouffonnerie» la possibilité d'une enquête policière sur son administration, le maire de Saint-Constant a eu la surprise de voir l'Unité permanente anticorruption (UPAC) arriver chez lui pour une perquisition en bonne et due forme.

Les policiers de l'escouade Marteau, bras armé de l'UPAC, ont frappé peu avant 9h chez le maire Gilles Pepin.  Ils ont aussi fouillé à son entreprise d'évaluation, à la mairie, à l'immeuble des services techniques de la Ville et chez le fils du maire, qui agit à titre d'agent officiel de son parti.

Les policiers enquêtent notamment sur des allégations de financement électoral illégal.  En décembre 2011 l'UPAC avait ouvert cette enquête pour «abus de confiance».  M. Pepin a balayé ces informations du revers de la main.

Il jugeait impossible qu'une ville avec d'aussi bons indicateurs de performance que la sienne puisse être le théâtre de malversations.

Stupéfaction

Le maire avoue maintenant qu'il a été stupéfait en voyant la police fouiller ses papiers et sa voiture, mais affirme que c'est la conséquence logique de toutes les attaques à son égard par «une opposition malsaine».

«Est-ce que tu aurais imaginé autre chose, avec toute la bullshit puis la marde qu'ils nous passent, nos adversaires?», a-t-il demandé en regardant vers les policiers.

«Ils [les enquêteurs] peuvent bien chercher, ils ne trouveront rien, ce n'est pas fondé», a-t-il lancé.

«Parfois, on a des plaintes faites par des bouffons et il y a des gens qui embarquent dans leurs bouffonneries», a ajouté le maire, en précisant qu'il ne blâme pas les policiers eux-mêmes.

«Je pense que le ministre (des Affaires municipales Laurent) Lessard a une certaine responsabilité dans tout ce qui se passe, parce qu'on traite les élus comme les pires des bandits, alors que la majorité d'entre eux font très bien leur travail», dit-il.

À l'Assemblée nationale, le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, s'est contenté de dire que «l'UPAC fait son travail».  La municipalité de Saint-Constant, elle, a assuré qu'elle collabore avec les enquêteurs et que les services à la population seront assurés.

«Il faut que cette situation cesse, c'est une attaque à la démocratie», a martelé le maire Gilles Pepin, au cours d'une conférence de presse organisée pour réagir aux allégations à son endroit.

Le maire a répliqué en dénonçant un groupe d'adversaires politiques qui se livrent selon lui à «une propagande haineuse et diffamatoire» et «qui démontrent une hargne et un esprit de vengeance sans limites» à son égard.

«Ils répandent des propos faux et mensongers, avec l'assentiment tacite de certains ministères», a dénoncé M. Pepin.

Le maire a donc écrit une lettre au commissaire de l'UPAC, Robert Lafrenière, afin d'exiger une rencontre avec lui.

«Afin que l'UPAC ne devienne pas l'outil politique pour les oppositions sans scrupules, je vais lui demander d'analyser notre administration et les deux administrations précédentes», a-t-il annoncé.

«J'espère qu'ils vont venir nous rencontrer le plus vite possible», a ajouté M. Pepin.

Selon lui, lorsque les enquêteurs vont parcourir les livres de la municipalité de 25 000 habitants, ils vont constater rapidement que l'administration actuelle n'a rien à se reprocher.  Mais ils pourraient trouver matière à enquête en passant au peigne fin les agissements des deux administrations précédentes, croit-il.

M. Pepin affirme être particulièrement fier de son bilan économique.  Il a souligné que la dette per capita de Saint-Constant est d'à peine 1 000 $, alors que la moyenne provinciale est plus de deux fois plus élevée, et que «les États-Unis et l'Europe sont tous étouffés par leur dette».

 

L'opposition se fait oppressante
19 mars 2012

 
 

Ginette Bourget, conseillère municipale à Saint-Constant
se dit victime d'intimidation.

La lenteur des enquêtes anticorruption crée un climat pourri qui risque de dégénérer dans la violence, s'inquiète une conseillère municipale de Saint-Constant, dans une lettre envoyée au ministère des Affaires municipales deux semaines après les perquisitions de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) à l'hôtel de ville.  Injures, prises de bec, tapage, conseillers municipaux escortés par la police après les assemblées: la tension est à couper au couteau dans la petite municipalité.

200 citoyens outrés ont bruyamment manifesté pendant la séance du conseil municipal.  Les policiers ont expulsé deux opposants de la salle du conseil, à la demande du maire.

«À ce jour, il a suffi de demander aux gens de sortir, sans avoir à intervenir physiquement», résume le constable René Fleury, de la Régie intermunicipale de police de Roussillon.

La grogne populaire

Dans sa lettre, que La Presse a obtenue, la conseillère Ginette Bourget dit carrément craindre pour sa sécurité dans ce climat de grogne populaire.  Elle raconte même avoir porté plainte à la police après s'être sentie intimidée par un citoyen furieux à l'épicerie.  Au point où elle fait maintenant ses achats dans la ville voisine.

«J'ignore où ça ira, avec toute la violence dont on entend parler, le directeur général de Verchères qui se fait poignarder, etc., il risque de se reproduire la même chose ici», écrit-elle.

Mme Bourget affirme que ses collègues de l'équipe Pepin et elle sont constamment pris à partie par des mécontents, que ce soit à la maison, à l'hôtel de ville, à l'épicerie, au restaurant.  Alors que les autorités demeurent muettes, la suspicion alimente un climat malsain, selon elle.

«Nous vivons de l'intimidation continuelle, autant dans notre vie publique que privée», se plaint-elle.

Jointe par La Presse, elle déplore que les enquêteurs ne concluent pas leurs travaux plus vite, afin de désamorcer la crise.

«Je ne suis pas contre l'enquête, au contraire, je demande que l'enquête soit accélérée.  Je somme l'UPAC de rendre la conclusion de son enquête le plus vite possible, parce que, pour le moment, on laisse nos opposants dire n'importe quoi», dit-elle.

La conseillère est aussi mécontente de voir les élus de sa ville «abandonnés» par le Ministère et l'Union des municipalités au moment où leurs opposants feraient circuler de graves allégations à leur endroit. «Nous avons besoin de protection», insiste-t-elle.

 

L'ex-maire de Saint-Constant veut poursuivre l'UPAC
13 janvier 2015

 
 

Un ex-maire accusé de fraude dit vouloir poursuivre l'UPAC, ce qui pourrait bien être une première depuis la création de l'escouade policière de lutte à la collusion et à la corruption.

Gilles Pepin, qui était maire de Saint-Constant, en Montérégie, a confié mardi à TVA Nouvelles son intention de poursuivre de l'UPAC ainsi que ses détracteurs. Il veut rétablir sa réputation en empruntant la voie du système judiciaire. Il a expliqué vouloir entamer des poursuites devant la cour civile.

«Après le processus judiciaire, c'est sûr qu'il va y avoir des suites à ça. Je sais qu'on peut aller devant la cour civile parce qu'ils ont nui à ma réputation et cela se paye», a-t-il déclaré au palais de justice de Longueuil alors que l'on devait fixer la date de l'enquête préliminaire.

Le maire se dit même prêt à poursuivre toutes les personnes qui ont participé à ce qu'il qualifie de loufoquerie. «Pour moi, ce procès est farfelu, les accusations sont farfelues en plus d'être basées sur des témoignages farfelus et loufoques.»

L'ex-maire Pepin, dont le métier est évaluateur, estime que cette affaire a fait mal à sa réputation, et admet que cela a eu un impact sur sa clientèle.

Par ailleurs, 15 mois après la visite de l'UPAC à Saint-Constant, sur la rive-sud de Montréal, l'ex-maire Pepin a tourné au ridicule l'enquête de l'UPAC, se moquant littéralement du processus menant à son arrestation jusqu'à sa mise en accusation.

L'enquête de l'UPAC qui a débuté en 2010 est liée à la vente de terrains, à la construction de la fameuse bibliothèque dont les coûts ont fait beaucoup jaser ainsi qu'au financement de la formation politique de Gilles Pepin.

Sources : La Presse/Gesca pour Power Corporation of Canada, Ici Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada; TVA Nouvelles pour Québecor inc.:  Texte complet de l'Arrêt Jordan de la Cour Suprême du Canada

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour 17 octobre 2017

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