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Mairie de la ville de Montréal
11 ans de mandat chaotique pour Gérald Tremblay

Gérald Tremblay

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Gérald Tremblay n'a pas volé, il a regardé faire puis s'en est lavé les mains

 
 

Gérald Tremblay, un bon chrétien pratiquant le néo-libéralisme comme son pape François le prône. En tant qu'ex-maire il n'en revient pas d'être crucifié sur la place publique pour des gestes posés par des mauvais larrons. L'homme, a la réputation du célèbre professeur Tournesol dans les aventures de Tintin et conclut dans le déshonneur une aventure de 12 ans à la tête de la ville de Montréal. Un pratiquant des postulats du Parti Libéral du Québec, ayant un préjugé aveugle quant à l'honneur des gens d'affaires quitte à brader le bien commun et permettre l'hégémonie de l'entreprise privée sur les services que doit rendre l'État. Il a dû accepter son corollaire... la collusion, la corruption et les conflits d'intérêts.


Commentaire de
JosPublic

Tout cela malgré un argumentaire bien fignolé par Morrow communication ( 01 ), une entreprise de propagande à son service. N'oubliez jamais que le maire était le patron de Frank Zampino ( 02 ), et non son égal, comme lorsqu'il dit:  je m'occupais des orientations de la ville et Frank de la quincaillerie. Peut-être cela était vrai dans sa tête, mais il avait oublié de regarder l'organigramme de la ville et face auquel il a prêté serment de se conformer, ainsi qu'aux tâches en découlant. Dès les premiers soupçons sur Frank Zampino il aurait dû dire: Démissionne, tu n'entacheras pas ma réputation. Mais non, il a dit, "ben je n'ai pas pu voir les factures de son voyage sur la bateau à Tony Accurso". ( 03 )

Gérald Tremblay est responsable de tout avoir cautionné.

Comme tout bon parrain il a su déléguer à tous et chacun des membres de son équipe qu'il a lui-même choisis, les tâches qu'il jugeaient nécessaires à la réalisation de son programme tout en se tenant au-dessus de la mêlée pour ne pas avoir à subir les affres et les effets pervers de son laisser faire. Dans une autre vie, JosPublic avait eu l'occasion de lui faire savoir que la mise sur pied d'un service "des grands projets" qui servait à privatiser les travaux de la ville était un calque des pratiques provinciales telles que menées par Jean Charest, que cela lui serait néfaste et lourd de conséquences pour les intérêts des montréalais et montréalaises, mais il resta sourd d'oreille à toutes les avertissements venant de toutes parts.

Son discours de démission empreint de références judéo-chrétiennes ne suffira pas à faire oublier les jeux de coulisses auxquels il s'est prêté, les nominations partisanes de personnages incompétents et en déficit de moralité qu'il a cautionnées.

L'histoire se chargera de la pérennité de son legs, et surtout des quatre mots qui le suivront partout, même dans le dictionnaire sous son nom on lira toujours: je ne savais pas!

 

 
 

rald Tremblay au fil du temps

 
 

 

L'homme derrière le politicien

Son plat préféré? Le confit de canard. Ce qu'il aimerait faire dans une autre vie? «Faire partie d'un ordre religieux avec l'ambition de devenir pape.» Et l'amour, pour lui, est «le fondement même de notre société», a-t-il confié à un quotidien montréalais en 2005.

Gérald Tremblay n'avait d'ailleurs que 15 ans quand il a rencontré la femme de sa vie, Suzanne Tailleur. C'est avec elle qu'il passera les 55 années suivantes, alors qu'il sera tour à tour avocat, analyste financier, professeur, entrepreneur, ministre et enfin maire de Montréal.

«Sans Suzanne, je ne serais pas ce que je suis», a-t-il confié en 2006 au biographe Gérard Therrien, qui a rédigé un des rares articles sur la vie de Gérald Tremblay.

Père criminologue

Fils de Georges A. Tremblay, notaire criminologue, et de Rollande Forest, il est né à Ottawa le 20 septembre 1942. Il n'a que 4 ans quand sa famille déménage à Montréal, plus précisément à Notre-Dame-de-Grâce, où il demeurera pendant 25 ans. Il a trois frères: Michel, François et Marcel - qui a eu une brève carrière en politique municipale de 2001 à 2009.

En 1957, Gérald Tremblay rencontre celle qu'il appellera affectueusement «Suzanne, mon épouse» devant les journalistes et avec qui il adoptera deux enfants, les jumeaux Marie-Laurence et Georges-Étienne, qui ont aujourd'hui 29 ans.

 

En politique en 1989

Au collège, il est notamment centre arrière au football. Il obtient sa licence en droit de l'Université d'Ottawa en 1969 et est admis au Barreau du Québec en 1970. Deux ans plus tard, il obtient une maîtrise en administration des affaires de la Harvard Business School.

De 1974 à 1977, il enseigne à l'École des hautes études commerciales puis dirige diverses sociétés. Avec sa femme, il fonde l'entreprise "Dans un jardin", spécialisée dans les produits cosmétiques. Il vend l'entreprise en 1986.

Sa carrière politique commence en 1989 quand il est élu député libéral dans Outremont. Dans le cabinet de Robert Bourassa, il occupe les fonctions de ministre de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie jusqu'en 1994. Son leitmotiv: développer le Québec autour de «grappes industrielles».

 

Au privé

Il revient au privé après sa démission comme député, en 1996, et siège notamment aux conseils d'administration des Boutiques San Francisco, des Tapis Peerless et de Rolland.

En 2000, c'est le maire de Montréal lui-même, Pierre Bourque, qui redonne le goût de la politique à Gérald Tremblay: il le nomme président du comité responsable d'élaborer une politique de consultation publique pour la métropole.
 

Pierre Bourque s'en mordra les doigts le 4 novembre 2001: fort de l'appui des 28 villes de banlieue nouvellement fusionnées à Montréal, Gérald Tremblay le bat lors de l'élection à la mairie, avec 49,1% des voix.


Il sera réélu le 6 novembre 2005. Le 1er novembre 2009, malgré une série de controverses, dont celles entourant le projet Faubourg Contrecoeur et le contrat des compteurs d'eau, il obtient 37,7% des voix et est réélu à la mairie.

Il promet alors de «faire le ménage». Pour ses trois mandats, son parti - l'Union des citoyens de l'île de Montréal, devenu Union Montréal en 2007 - a obtenu la majorité des élus au conseil municipal.

Mandats chaotiques de Gérald Tremblay

Dès son arrivée au pouvoir, en janvier 2002, Gérald Tremblay embauche 65 personnes pour son cabinet politique, dont 38 conseillers. En février, une entreprise fondée par lui-même, l'Institut pour le progrès socioéconomique (IPSE), obtient de l'administration montréalaise un contrat de 850 000$.

On apprend que des résidants de L'Île-Dorval ont racheté les infrastructures municipales pour une bouchée de pain. Des contrats sont attribués aux principaux organisateurs politiques du parti du maire. «Les assistés sociaux ne financent pas les campagnes électorales», explique Frank Zampino, président du comité exécutif.

Mai 2002

En mai, le ministre de la Justice, Paul Bégin, tape sur les doigts du maire pour avoir fourni une déclaration d'intérêts pécuniaires incomplète. Deux conseillers de l'Union des citoyens de l'île de Montréal (UCIM, ancien nom d'Union Montréal) de l'arrondissement de Saint-Laurent, Irving Grundman et René Dussault, sont arrêtés et accusés de complot, d'abus de confiance et de corruption. Ils ont exigé une somme de 75 000$ pour faciliter un changement de zonage pour un complexe immobilier. Ils sont condamnés en 2005 à 23 mois de prison à purger dans société et à des amendes totalisant 75 000$. ( 04 )

Octobre 2007

L'administration de l'ex-maire d'Outremont Stéphane Harbour, élu sous la bannière d'Union Montréal, est visée par une enquête de la Sûreté du Québec (SQ) pour la construction d'un centre communautaire dont les coûts ont explosé. La Presse révèle par ailleurs les habitudes extravagantes de son administration, notamment en ce qui concerne la consommation d'alcool. ( 05 )

Novembre 2007

Le plus important contrat de l'histoire de la Ville - 356 millions pour installer des compteurs d'eau -, attribué au consortium formé de Dessau et de Simard-Beaudry, tourne rapidement au fiasco. Improvisation, accusations de favoritisme, irrégularités et une croisière que le président du comité exécutif, Frank Zampino, a faite sur le bateau de Tony Accurso: le contrat sera finalement annulé en septembre 2009. Deux hauts fonctionnaires, le directeur général Claude Léger et le directeur des affaires corporatives Robert Cassius de Linval, sont limogés. ( 06 )

Septembre 2008

Une enquête interne révèle une fraude de 8 millions $ à la division des services informatiques (DSI) de la Ville de Montréal. Le directeur général du service, Gilles Parent, est congédié. ( 07 )

Octobre 2008

L'affaire du Faubourg Contrecoeur éclate. La Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM) a vendu à Catania un terrain évalué à 31 millions de dollars au rôle d'évaluation municipale pour 4,4 millions. Le directeur général Martial Fillion est démis de ses fonctions, la SHDM réintègre le giron des sociétés paramunicipales et le vérificateur général se penche sur le dossier. ( 08 )

Juin 2009

La SQ ouvre une enquête concernant le contrat de 10,6 millions pour la réfection du toit de l'hôtel de ville. Selon l'entrepreneur Paul Sauvé, la mafia lui aurait demandé une somme de 40 000$ destinée à deux élus du parti du maire Tremblay. ( 09 )

Mai 2010

Les liens troubles entre une entreprise de sécurité, BCIA, et plusieurs décideurs, dont Yvan Delorme, chef de la police de Montréal, et Frank Zampino, ex-numéro deux de la Ville, sont révélés au grand jour. Financement politique douteux, odomètres trafiqués, BCIA surveillait également les locaux de la police de Montréal sans contrat formel. ( 10 )

Février 2011

La Presse révèle que le vérificateur général de la Ville, Jacques Bergeron, a vu ses courriels interceptés pendant 10 mois par le Service du contrôleur général, Pierre Reid. Deux mois plus tard, on apprend que le président du conseil municipal, Claude Dauphin, a fait l'objet du même traitement. Le 5 mai, Québec envoie les enquêteurs de l'Unité permanente anticorruption à l'hôtel de ville de Montréal. ( 11 )

Mai 2012

Arrestation de trois proches de Gérald Tremblay: Frank Zampino, son ancien bras droit, Martial Fillion, son ancien chef de cabinet, et Bernard Trépanier, ancien responsable du financement de son parti. Les trois hommes sont soupçonnés de fraude et de complot dans l'affaire du Faubourg Contrecoeur.
( 12 )

Automne 2012

3% des $ octroyés en contrats sont détourné dans les coffres du parti du maire, ou de certains membres du comité exécutif par Monsieur 3%, Bernard Trépanier. Son témoignage à la Commission Charbonneau explique la corruption généralisée, la négligence des élus. Finalement le témoignage d'un employé d'Union Montréal voulant que le maire Gérald Tremblay ait déclaré ne pas avoir «à savoir ça» à propos du financement illégal a clos le débat. Le tableau dressé par la commission Charbonneau de l'administration municipale montréalaise est tout simplement dévastateur et plonge l'administration Tremblay dans une crise sans précédent. ( 13 )

2015

 
 
 
 

7 août 2015
Corruption: Gérald Tremblay savait et a participé au système, selon l'UPAC

Il a toujours juré qu'il n'était pas au courant.  Mais voilà que la police dit détenir des preuves selon lesquelles Gérald Tremblay était bien au fait du système de corruption qui gangrénait sa ville. Un système criminel auquel il aurait participé consciemment pour conserver le pouvoir, selon les enquêteurs.  Selon la dénonciation, le maire Tremblay s'est rendu au club privé 357C, dans le Vieux-Montréal en décembre 2007, accompagné notamment de Bernard Trépanier, Frank Zampino et Paolo Catania.

Bernard Trépanier, grand argentier d'Union Montréal congédié en 2006, a continué à amasser des fonds pour le parti du maire après son congédiement.  Un fait connu de Gérald Tremblay, selon des témoignages.

L'enquête Fronde dépasse largement l'affaire des compteurs d'eau. Elle englobe cinq volets distincts :

1- Le financement illégal d'Union Montréal, le parti de l'ancien maire Gérald Tremblay, par des entreprises, et l'utilisation de fausses factures à cette fin.

2- La collusion entre ces entreprises et les bonzes d'Union Montréal pour partager les contrats de la Ville et truquer les appels d'offres.

3- L'utilisation du « système collusionnaire en place » pour financer les Championnats du monde de natation de la FINA en 2005.

4- Le trucage de l'appel d'offre pour le contrat des compteurs d'eau.

5- Un cinquième volet mystère qui est gardé secret pour l'instant. Reste à prouver tout ceci devant une cour de justice.

Lire la suite - Sur La Presse

 
 

29 juillet 2015
Perquisition de l'UPAC au chalet de Gérald Tremblay

En plus de sa résidence d'Outremont, l'Unité permanente anticorruption (UPAC) perquisitionne le chalet de l'ex-maire Gérald Tremblay, dans les Laurentides, où il serait présent.

Une voiture de la Sûreté du Québec se trouve devant le chalet situé à St-Hippolyte, 70 km au nord de Montréal. Il est toutefois impossible de voir la circulation des enquêteurs qui se sont déplacés pour fouiller la résidence, celle-ci se trouvant à 300m en retrait de la route.

Pour l'UPAC, il s'agit d'une huitième vague de perquisitions depuis le 2 juillet 2015. Selon les informations recueillies par La Presse, ces multiples opérations concernent toutes le scandale des compteurs d'eau.

Source le journal La Presse

 

L'UPAC en perquisition chez Gérald Tremblay

 

21 novembre 2015
Les relevés bancaires de Gérald Tremblay saisis par la police

La police s’intéresse à des transactions de plus de 35 000 $ effectuées dans un compte bancaire personnel de l’ex-maire de Montréal Gérald Tremblay. Le 29 juillet 2015, lorsqu’ils ont perquisitionné à la résidence de l’ex-maire à Outremont, les enquêteurs de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) sont notamment repartis avec huit relevés bancaires appartenant à celui qui a dirigé la Ville pendant 10 ans.

Ces relevés «comportent des transactions de 35 000 $ ou plus», prend soin de préciser la policière Isabelle Mercier, de la Sûreté du Québec.  «Les dates des relevés sont: 2005-12-31, 2006-06-30, 2006-08-31 et 2009-06-30», indique-t-elle.  De plus, les policiers sont repartis avec deux passeports appartenant à l’ancien maire, valides entre 2005 et 2014, ainsi que des copies des courriels et un disque dur retrouvés à l’intérieur de la résidence.

Ces informations sont contenues dans des affidavits policiers rendus disponibles par le juge Yves Paradis de la Cour du Québec.  Parmi les autres trouvailles des policiers, on retrouve un «document 8 1/2 x 14 de la Ville de Montréal qui répertorie plusieurs projets et en fait l’objet de possibles infractions entre 2004 et octobre 2012».

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29 juillet 2015
«Je suis victime d'acharnement médiatique» - Gérald Tremblay

M. Tremblay s'est montré très amer face aux perquisitions à son domicile et à son chalet.

Après avoir indiqué qu'il n'avait pas l'intention de faire de commentaires lors d'une conversation téléphonique, Gérald Tremblay a surtout parlé de l'acharnement médiatique dont il dit avoir été victime «pendant trois ans».

«Cela est la continuité de tout ce que vous avez commencé», a-t-il affirmé.

Interrogé sur le fait qu'il a toujours clamé son innocence dans le dossier du scandale des compteurs d'eau (qui a mené aux perquisitions du jour, NDLR), M. Tremblay fait savoir qu'il n'en a «jamais parlé».

«Vous avez toujours semé des doutes. Tous les médias ont aggravé la situation pendant trois ans. Je vous donnerais des renseignements maintenant et je vous parlerais? Voyons donc! Ça n'a pas de bon sens», a-t-il indiqué.

«J'espère qu'un jour, quand justice sera rendue, vous aurez l'honnêteté intellectuelle de dire "dans le fond, avant de porter un jugement, de vérifier davantage"

Disant «être violé» dans son intimité, M. Tremblay ne s'est cependant pas prononcé sur les évènements du jour et les perquisitions en cours à sa résidence.

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2016

 

8 juillet 2016
Collusion: Gérald Tremblay éclaboussé par des témoignages incriminants

 

Selon les documents rendus publics par la cour le 7 juillet 2016: le chapitre sur le financement du parti Union Montréal permet de comprendre que les enquêteurs croient que Gérald Tremblay était bien au fait des manoeuvres financières autour de lui.

Ainsi, en préparation de son arrivée sur la scène municipale en 2001, M. Tremblay aurait prévenu le collecteur de fonds et responsable du développement des affaires chez la firme de génie Roche, Gilles Cloutier, que son bras droit, le futur président du comité exécutif Frank Zampino, l'appellerait pour conclure une entente. Par pa suite, Roche ingénierie aurait versé 100 000 $ à Union Montréal par tranches de 25 000 $.    Cinq autres contributeurs auraient également donné 100 000 $ chacun au nouveau parti politique.

Une fois élu maire, Gérald Tremblay participait à des déjeuners-causeries qui servaient à
« partager des informations sur les projets et les contrats à venir à la Ville de Montréal, avec comme opportunité pour les entrepreneurs d'entrer en contact, dans un deuxième temps, avec les décideurs de la Ville pour manifester leur intention d'avoir accès à des contrats »
.

Pour sauver le championnat de natation FINA, en pleine année électorale de 2005, l'ancien maire Gérald Tremblay aurait demandé au directeur général de la Ville, Robert Abdallah, de solliciter le soutien financier de l'entrepreneur Tony Accurso, qui brassait des affaires avec Montréal. M. Abdallah a déclaré à la police avoir refusé de le faire ; c'est l'argentier d'Union Montréal, Bernard Trépanier, qui s'en serait chargé. Son témoignage est consigné dans l'un des documents judiciaires.

Lire la suite - Sur La Presse

 

 
 

Le chef du parti Union Montréal n'a rien fait pour arrêter
une pratique de comptabilité truquée

 
 

Le 30 octobre 2012, l'organisateur politique Martin Dumont a raconté à la commission Charbonneau qu'une réceptionniste du parti Union Montréal s'était plainte d'avoir été recrutée par un responsable du financement pour l'aider à compter une importante somme d'argent atteignant 850 000$ dans les locaux du parti, en 2005.

Le témoin a changé à quatre reprises sa version. Le 21 janvier 2013, la Commission Charbonneau l'a confronté publiquement sur certaines parties de son témoignage.

Par la suite le procureur de la Commission a déclaré que ce témoignage n'était pas fondamental à l'objectif poursuivi par la Commission et a retiré des archives cette partie des déclarations du témoin. Même si l'attitude du témoin fait planer un doute sur la véracité de ses dires sur les autres sujets, il a déjà été confirmé quant financement d'Union Montréal par des firmes de construction et d'ingénierie-conseil.

Martin Dumont, ancien organisateur politique d'Union Montréal a soutenu devant la commission Charbonneau que le maire de Montréal, Gérald Tremblay, était présent lorsqu'il a été question du financement truqué d'une élection partielle dans l'arrondissement Saint-Laurent, en décembre 2004.

M. Dumont, qui était organisateur en chef de cette élection complémentaire, s'inquiétait de dépasser le budget maximal de 46 000 $ autorisable par le directeur général des élections, voyant des dizaines de soi-disant bénévoles affluer pour travailler au comité électoral. Il constatait aussi d'autres irrégularités.

Il avait donc demandé des comptes à l'agent officiel Marc Deschamps ( 15 ), devant le maire de Montréal et chef du parti, Gérald Tremblay.

Martin Dumont, ex-organisateur pour Union Montréal ( 14 )

C'est alors que M. Deschamps lui avait dit de ne pas s'inquiéter. Il a sorti une feuille illustrant deux colonnes de chiffres, le budget dit officiel et le budget dit officieux.
  
Le budget officiel respectait le plafond et atteignait 52 000 $, à deux semaines du scrutin, mais le budget réel ou officieux atteignait déjà 96 000 $, soit presque le double du plafond permis.

En entendant cela, le maire Tremblay se serait levé, aurait dit «je n'ai pas à savoir ça» et aurait quitté la salle, a rapporté le témoin Dumont. Ultimement, cette élection partielle aura coûté 110 000 $ à Union Montréal, ce qui défonçait le plafond alors permis.

«

Je n'ai pas à savoir ça
                         - Gérald Tremblay

»

 
 
«

L'hôtel de ville est aux prises avec la corruption et la collusion depuis des décennies
                              -  Gérald Tremblay

»
 
 

Le maire de Montréal a affirmé avoir la ferme intention de compléter son mandat par respect pour les citoyens qui l'ont élu.

Malgré les allégations qui pèsent sur son parti Union Montréal, M. Tremblay ne compte pas se laisser distraire. Il dit vouloir continuer à donner suite à des projets qui sont fondamentaux pour la ville. Le maire ne veut surtout pas «trahir ses engagements», pris sous serment en 2009.

Gérald Tremblay a réitéré que la métropole était gérée «de façon saine», avec la meilleure équipe qu'elle ait jamais eue. Il n'imitera pas son homologue de Laval, Gilles Vaillancourt ( 16 ), qui se retire temporairement de ses fonctions.

Je viens de lire la plus bizarre chose qui soit. Pas du surréalisme, pas du dadaïsme, deux qualificatifs trop sérieux pour ces mots. Je vous les soumets, qualifiez-les à votre aise: Le maire de Montréal affirme le 24 octobre 2012: «que la métropole est gérée «de façon saine», avec la meilleure équipe qu'elle n'a jamais eue»
 
 Dix sur dix pour la firme de propagande qui le conseille, sauf qu'ils oublient que nous ne sommes pas tous des tarés.es. Après les témoignages à la Commission Charbonneau, il est temps d'affirmer que Gérald Tremblay est un faux naïf, un incompétent et... mon père ajouterait «un sans jugement». Maintenant, j'évite de qualifier les électeurs et électrices qu'il ne veut pas trahir.

M. Tremblay, qui s'est dit «attentif aux témoignages de la Commission Charbonneau», demande maintenant à ce que tous les témoins soient entendus «avant de porter jugement sur des personnes».
 
Il a laissé planer le doute quant à ses intentions de solliciter un nouveau mandat en 2013, indiquant simplement qu'il ferait part de sa décision «au moment opportun».
 
Faisant référence aux problèmes de santé évoqués par M. Vaillancourt, Gérald Tremblay a assuré être en «pleine forme» et n'avoir aucun «problème de conscience» au moment de s'endormir.

 
 

Une réunion du conseil municipal qualifiée de «festival de l'humour»

 
 

L'administration du maire Gérald Tremblay a réellement mis le feu aux poudres en déposant quatre motions destinées à lutter contre la corruption et la collusion.
 
L'opération a été dénoncée par la leader de l'opposition officielle, Anie Samson, qui y a vu «une tentative de se refaire une virginité politique» après 10 ans de laisser-aller.

Anie Samson de Vision Montréal

Richard Bergeron

En signe de protestation, les 10 élus du parti de la deuxième opposition, Projet Montréal, ont quitté la salle dès l'ouverture du débat, qualifié de «mascarade» par le chef, Richard Bergeron.

«Ce cirque minable ne nous intéresse pas, a-t-il expliqué en point de presse. On va laisser les deux vieux partis corrompus se salir l'un l'autre.»

Selon le leader d'Union Montréal, Marvin Rotrand, ces motions étaient plutôt dictées par «l'intérêt public, pas l'intérêt partisan».

Le parti du maire a cependant essuyé une défaite inattendue d'entrée de jeu, quand sa première motion a été jugée irrecevable par le président du conseil, Harout Chitilian. Elle demandait à la commission Charbonneau de se pencher sur les dernières années de l'administration Bourque, à partir de 1994, accusée de «blanchiment d'argent par l'entremise de prête-noms».

Le président Chitilian a précisé ressentir «un très grave malaise» que cette accusation de blanchiment, «infraction criminelle punissable de 10 ans d'emprisonnement», soit incluse dans une motion. Il l'a rejetée, ce qui a forcé le leader du parti, Marvin Rotrand, à promettre une version expurgée le mois prochain.

Vision Montréal a profité de l'occasion pour demander, encore une fois, la démission de Gérald Tremblay pour cette motion «abusive». Le maire a été ferme dès le début de la séance: «Je le répète encore une fois, je ne démissionnerai pas.»

La deuxième motion proposait d'«appuyer l'administration Tremblay pour tous les gestes qu'elle a posés et continue de poser dans la lutte à la corruption et à la collusion».

Elle a été accueillie avec dérision par les conseillers de l'opposition présents, ceux de Vision Montréal. «Il y a un méchant front de troupeau de boeufs à présenter ces motions», a déclaré Réal Ménard, maire de l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.
 
Cette motion sera «reprise dans différents festivals de l'humour, a prédit la chef de l'opposition, Louise Harel. C'est tellement risible que ça n'a pas de sens.» Fort de sa majorité, le parti du maire a obtenu son adoption.

Réal Ménard

Le vent est quelque peu tombé avec la troisième motion, qui demandait le renforcement de la Loi visant à combattre la collusion et la corruption dans l'industrie de la construction (loi 35). On souhaite que cette nouvelle mouture de la loi soit présentée dès la reprise des travaux de l'Assemblée nationale, fin octobre 2012. Même si la porte-parole de Vision Montréal, Chantal Rouleau, a reconnu être «mal à l'aise» avec certains aspects de la déclaration, l'opposition officielle l'a appuyée.

Pour la quatrième motion, qui concerne le financement des partis politiques municipaux, le parti du maire a accepté de reporter le vote «à une phase ultérieure», à la demande de Vision Montréal. Le parti de l'opposition voulait ainsi dénoncer «l'improvisation suspecte» entourant cette motion apparue vendredi dernier.

 

 

Téflon Tremblay

 
 

Depuis 2001, Gérald Tremblay, avocat et ancien ministre libéral de l'Industrie, du Commerce et de la Technologie, est maire de la Ville de Montréal.

L'homme s'est entouré de collaborateurs autant dans le parti politique qui le promeut, Union Montréal qu'au comité exécutif ou aux comités permanents qui oeuvrent à réaliser le mandat du parti.

Il a choisi aussi les directeurs généraux de la ville qui doivent être à son service pour réaliser la vision du conseil de Ville

Gérald Tremblay chef du parti politique Union Montréal

Parlant de collaborateurs, à moins de jouir d'une malchance exécrable, Gérald Tremblay semble diriger un incompétent comité d'embauche, ou encore il manque de jugement dans le choix de ses collaborateurs... la liste des cancres s'allonge à tous les ans. La Commission Charbonneau risque de nous en apprendre davantage sur ses collaborateurs qui ne semblent pas avoir une haute opinion de lui. Ces personnes démissionnent lorsqu’elles sont des politiciens ou politiciennes et se font congédier lorsque ce sont des employés.es.

Compte tenu du nombre de scandales liés à de la collusion et de la corruption, l'homme n'assume pas que son parti se nomme Équipe Tremblay Union Montréal. S'il est honnête, il nous fait la preuve qu'il est seul dans son entreprise politique sinon c'est un parrain qui ne se salit jamais les mains

Le 1er octobre 2012, l'entrepreneur en construction Lino Zambito ( 07 ) révèle à la Commission Charbonneau qu'un cartel mafieux de réfection des égouts, qui obtenait des contrats à la Ville de Montréal, versait une somme équivalente à 3 % de leur valeur au parti de Gérald Tremblay, Union Montréal. Le 22 octobre 2012, un ingénieur de la ville Gilles Surprenant
( 08 ) affirme que le 3% allait plutôt au comité exécutif....!

Sources: Commission Charbonneau: Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction
Agences de presse:
La Presse Canadienne/Canadian Press Enterprises propriété de CTVglobemedia, Torstar et Power Corporation of Canada, Agence QMI pour Québecor
Journaux:
La Presse/Gesca pour Power Corporation of Canada, Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc.
Internet:Wikipédia site indépendant à but non lucratif, Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada,
Communiqué de presse:  Vision Montréal

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : Mise à jour: 9 juillet 2016

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

 

Maire de Montréal, Gérald Tremblay, aveuglement volontaire, corruption, collusion, fraude, conflits d'intérêts, politique, parti libéral du Québec, Union Montréal, Gérald Tremblay, Ville de Montréal, Gérald Tremblay au fil du temps, Biographie, Biographie,

Notes & Références encyclopédiques:

01

td> 

À propos de Morrow communication, les conseillers de Gérald Tremblay et d'Union Montréal

 

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02

 

À propos de Frank Zampino, ex-président du Comité exécutif de la ville de Montréal - Sur MétéoPolitique

 
 

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03

 

À propos de Tony Accurso, ex-président de 47 compagnies dans l'ingénierie et la construction - Sur MétéoPolitique

 
 

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04

À propos de Irving Grundman et René Dussault - Sur MétéoPolitique

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05

 

À propos de Stéphane Harbour - Sur MétéoPolitique

 
 

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06

 

Deux hauts fonctionnaires, le directeur général Claude Léger et le directeur des affaires corporatives Robert Cassius de Linval - Sur MétéoPolitique

 

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07

 

À propos de Gilles Parent - Sur MétéoPolitique

 

 

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08

 

Le directeur général Martial Fillion est démis de ses fonctions de la Société d'Habitation de Montréal SHDM - Sur MétéoPolitique

 

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09

 

Paul Sauvé : la mafia disait pouvoir influencer la Ville - Sur La Presse, le 24 octobre 2013

 

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10

À propos de l'entreprise de sécurité BCIA - Sur MétéoPolitique

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11

 

Espionnage de la haute direction de la ville de Montréal - Vérificateur: cette histoire ne tient pas debout par le chroniqueur Yves Boisvert - Sur La Presse, le 16 février 2011

 

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À propos de l'affaire Faubourg Contrecoeur - Sur MétéoPolitique

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Monsieur 3 %, Bernard Trépanier d'Union Montréal - Sur MétéoPolitique

 

 

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À propos de Martin Dumont - employé d'Union Montréal - Sur MétéoPolitique

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L'agent officiel d'Union Montréal, Marc Deschamps - Sur MétéoPolitique

 
 

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16
 

À propos de Gilles Vaillancourt, ex-maire de Laval accusé de gangstérisme - Sur MétéoPolitique

 

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