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Ex-maire de Saint-Léonard et président du Comité exécutif de la ville de Montréal
Frank Zampino en conflit d'intérêts est accusé de collusion et de corruption

L’ex-homme fort d’Union Montréal planche sur un projet de 40 condos au nom de sa femme et de son fils. Vers la fin septembre 2016, le Bureau d’enquête de l'Agence QMI a croquer le portrait de Frank Zampino à la sortie du bureau du notaire, où il a accompagné son fils Anthony pour signer l’achat du terrain de la rue Sherbrooke Est.

 
 
 

Frank Zampino, le chef de la bande des Six

 
 

Qui sont les crapules cravatées qui ont décidé de spolier le bien public à Montréal
Frank Zampino : le donneur d'ouvrage
Rosaire Sauriol et Tony Accurso: les parrains de la collusion
Michel Lalonde et Robert-J. Marcil: les hommes de main du secteur privé et du secteur public, et finalement le bag man - l'homme du milieu Bernard Trépanier
Paolo Catania -
Martin D’Aoust - Martial Fillion - Pasquale Fedele - André Fortin
Daniel Gauthier - Pascal Patrice

L'objectif est simple: l'enrichissement financier personnel
L'outil est commode: la démocratie et son système électoral
La manière: la fin justifie les moyens


Commentaire de
 
JosPublic

 
 

Toujours en affaires, malgré un procès
Octobre 2016 pendant le procès qui le concerne Frank Zampino fait des affaires pour sa famille,
qui elle est, insaisissable... L'UPAC s'y intéresse

 
 

Accusé de fraude, de complot et d'abus de confiance, Frank Zampino s’implique dans des affaires familiales en construction.   Il vient de passer chez le notaire dans le cadre de l’achat d’un terrain de 750 000 $, sans hypothèque.

L'agence de presse QMI l’a croqué sur le vif à la fin septembre 2016, alors qu’il entrait dans le bureau de Me Perry Mazzanti pour l’enregistrement de l’acte de vente.

L’ancien président du comité exécutif de la Ville de Montréal se fait pourtant discret.   La transaction s’est faite par l'entremise d’une compagnie à numéro au nom de sa femme et de son fils.

La famille Zampino, qui a vendu pour 10 M$ de condos depuis 2010, a mis la main sur une ancienne station-service de la compagnie Supersave sur la rue Sherbrooke Est, avec des plans d’architecte pour construire un projet de 40 condos, dans le quartier Mercier, dans l’est de Montréal.   La compagnie à numéro ayant servi à faire la transaction vient tout juste d’être enregistrée. 

Officiellement, les deux actionnaires sont Maria Pietrantonio et Anthony Zampino, la femme et le fils de Frank Zampino.   L’entreprise a son domicile dans un immeuble appartenant à la famille depuis les années 1970, sur la rue Jarry Est, dans le quartier Saint-Léonard.

D’où vient l’argent?

Selon nos informations, l’Unité permanente anticorruption (UPAC) s’intéresse à la provenance des fonds qu’utilisent les Zampino pour ces transactions.

Joint par notre Bureau d’enquête, l’ancien bras droit de l’ex-maire Gérald Tremblay n’avait «pas de commentaires» à faire. «D’abord, je ne suis acheteur d’aucun terrain. Je ne sais pas de quoi vous me parlez», dit Zampino.

À sa demande, notre Bureau d’enquête a contacté son avocate pour lui adresser des questions. Après les avoir prises en note, Me Pascale Girard n’a pas rappelé.

La femme de Frank Zampino, Maria Pietrantonio, n’a pas non plus rappelé pour répondre à nos questions ni son fils Anthony.

Quatre autres projets

Le projet de Mercier est loin d’être le premier qu’entreprend la famille. Les Zampino possèdent deux autres compagnies de condos: Construction Z2 inc. et Constrution Zedco inc. En six ans, ces entreprises ont construit près d’une cinquantaine de copropriétés et de maisons de ville dans quatre projets de la région de Montréal.

La femme de Frank Zampino est enregistrée comme actionnaire des deux entreprises, domiciliées dans l’immeuble familial de la rue Jarry.

À Repentigny et Laval, Z2 a construit de véritables petits quartiers de maisons de ville de 2010 à 2013. À l’origine, Frank Zampino était lui-même administrateur de cette compagnie, fondée à son domicile, selon les documents officiels. Il a cependant fait supprimer son nom des registres en octobre 2012.

Aujourd’hui, Z2 est officiellement détenue par son frère Giuseppe Zampino, son fils Anthony et sa femme, Maria Pietrantonio.

Quant à Zedco, détenue par les trois mêmes actionnaires, la compagnie a concentré ses activités dans le quartier Rosemont, où elle démolit des maisons pour construire des condos neufs.

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Les accusées en lien avec le Faubourg Contrecoeur

 
 

Frank Zampino, 53 ans. Président du Comité exécutif de Montréal de 2002 à 2008..
Bernard Trépanier, 74 ans. Directeur du financement du parti Union Montréal de 2004 à 2006
Martial Fillion, 59 ans. Directeur général de la SHDM au moment où le projet du Faubourg Contrecoeur a été mis en place. Décès en 2013
Daniel Gauthier, 54 ans (en 2016). Selon la police, cet urbaniste aurait servi d'intermédiaire entre la SHDM et Paolo Catania. (Le 13 septembre 2016: Daniel Gauthier, l'ex-président du Groupe Gauthier Biancamano Bolduc (GGBB) (firme d'urbaniste liée à Dessau de Tony Accurso), devra purger dans la communauté une peine d'emprisonnement de 18 mois pendant laquelle il exécutera des travaux communautaires.)
Paolo Catania, 49 ans. Président du conseil d'administration de l'entreprise Catania.
marche.
André Fortin, 47 ans. Président-directeur général de Catania.
Pasquale Fedele, 48 ans. Ingénieur et vice-président chez Catania
Martin D'Aoust, 37 ans. Vice-président infrastructures chez Catania
Pascal Patrice, 43 ans. Ancien directeur associé, environnement, chez Catania

 
 
 

Des bâtons dans les roues de la Justice

 
 

17 juin 2016
Affaire Faubourg Contrecoeur : le juge refuse d'arrêter les procédures

Le juge Yvan Poulin de la Cour du Québec a fait savoir qu'il rejette une requête en arrêt des procédures déposée plus tôt cette année.

La défense avait présenté cette requête en soutenant notamment qu'il y avait eu des lacunes dans la divulgation de la preuve par le ministère public.  Mais le juge Poulin conclut plutôt qu'il n'y a eu ni inconduite de la part des procureurs de la Couronne ni violation des droits des accusés.

Les requérants, dont l'ex-président du Comité exécutif de la Ville de Montréal Frank Zampino et l'homme d'affaires Paolo Catania, et l'ex-collecteur de fonds d'Union Montréal, Bernard Trépanier, ont été accusés en 2012 à la suite d'une longue enquête. 

Leur procès pour fraude, complot et abus de confiance, qui devait s'ouvrir en février, ne reprendra finalement qu'en janvier 2017.

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Les fraudeurs s'enrichissent

 
 

Mai 2015

L'ex-bras droit de Gérald Tremblay, Frank Zampino, accusé de fraude a vendu sa maison 1,7 Million$.

 
 

Frank Zampino en pleine contradiction
Témoin à la Commission Charbonneau

 

Devant la commission Charbonneau, il affirme ne voir aucun problème moral à maintenir des liens d'amitié avec des gens qui ont volé la ville durant 7 ans alors que lui était élu pour défendre les Montréalais

Le 23 avril 2013, en témoignage devant la Commission Charbonneau, après avoir affirmé plus d'une fois qu'il n'a jamais eu d'indices qu'un phénomène de collusion et corruption existait, l'ex-président du Comité exécutif a dû faire volte-face lorsque la Commission l'a interrogé sur des informations contenues dans un rapport interne qui circulait à la Ville en 2006. M. Zampino a alors changé son fusil d'épaule et assuré qu'il avait agi résolument pour régler le problème. 

Cette contradiction dans le témoignage de l'ex-numéro 2 de la Ville a entraîné une série de questions serrées de la procureure Sonia Lebel et des commissaires France Charbonneau et Renaud Lachance. Frank Zampino a dit être « désolé » d'avoir induit la Commission en erreur et a laissé entendre qu'il avait peut-être répondu « trop vite » à la question sur la présence de signes de collusion.

Frank Zampino a confirmé avoir pris connaissance d'une lettre en novembre 2006 sur le manque de joueurs dans le marché montréalais de la construction. Disant avoir pris la situation au sérieux, il affirme avoir demandé la mise en place de mesures pour augmenter la concurrence sur le marché montréalais. L'ancien numéro deux à la Ville a toutefois admis ne jamais en avoir parlé à l'ex-maire Gérald Tremblay. «Le maire était au courant... Mais je ne me rappelle pas avoir parlé de ce dossier avec le maire.» 

Ces explications ont fait sursauter le commissaire Renaud Lachance.

Celui-ci a rappelé que le témoin a été catégorique en disant ne jamais avoir été informé d'une possible collusion entre entrepreneurs. «Il n'y a jamais eu de discussion, au Comité exécutif, concernant cette possibilité qu'il y ait un système de collusion ou de partage de contrats des entrepreneurs en construction, durant tout le temps que j'ai été là, entre 2002 et 2008.» 

Renaud Lachance, commissaire

Le commissaire Lachance a demandé comment Frank Zampino pouvait avoir oublié avoir eu vent de la collusion s'il avait été si proactif pour contrer le problème? Cette remarque a irrité le témoin qui s'est emporté. «Je m'objecte à ce qu'on essaie d'insinuer que je n'ai pas pris part à ce qu'il y ait des recommandations de suivi.»

«Donc vous avez menti quand vous avez dit que vous n’aviez jamais entendu parler de collusion avant la commission Charbonneau? Vous avez menti?», a lourdement insisté M. Lachance.

En effet, depuis le début de son témoignage, Frank Zampino martèle haut et fort qu’il ignorait tout du partage des contrats publics à Montréal. Il a été contraint de changer de refrain. À demi-mot, il a alors essayé de minimiser les conclusions de ce rapport ainsi que son propre rôle dans le dossier.

«J’ai demandé d’y donner suite, mais c’était de la responsabilité de Claude Léger - le directeur général de la Ville - de mettre en œuvre les recommandations», a-t-il avancé, précisant même que «si c’était dramatique à ce point» M. Léger aurait dû prévenir le maire ainsi que tout le conseil exécutif.

«Mais vous étiez le bras droit du maire, c’était de votre responsabilité de l’en informer», a immédiatement rebondi Renaud Lachance.

Comme à son habitude, Frank Zampino a tenté d’avoir le dernier mot, mais cette fois, c’est la juge Charbonneau qui a coupé court pour passer à un autre sujet

Amitiés secrètes

L'ancien président du Comité exécutif de Montréal, Frank Zampino, a par ailleurs admis avoir noué des liens d'amitié avec d'importants entrepreneurs obtenant de nombreux contrats dans la métropole sans jamais en parler à l'ex-maire Gérald Tremblay. L'ex-élu, qui admet leur avoir prodigué des conseils dans leurs affaires avec la Ville, assure que ces amitiés n'ont jamais influencé son jugement.

Du temps où il était le numéro deux à la Ville de Montréal, Frank Zampino dit avoir rencontré beaucoup de personnes qui auraient voulu devenir son ami. «Mais si je sentais que le but était d'en abuser, ce n'était pas un vrai ami», a-t-il exposé.

Tony Accurso

Deux importants entrepreneurs décrochant de nombreux contrats à la Ville de Montréal ont réussi à le convaincre de la légitimité de leurs sentiments à son égard: Rosaire Sauriol et Tony Accurso.

Rosaire Sauriol ( 07 )

Frank Zampino dit avoir aimé la «tête politique» de Rosaire Sauriol, avec qui il ne cache pas avoir parlé «des enjeux de la Ville». Il a même dit lui avoir prodigué des conseils dans ses affaires avec certains arrondissements. Pour Accurso, leur amitié a pris naissance il y a une trentaine d'années par l'entremise de leurs pères qui se connaissaient.

L'ex-président du Comité exécutif assure qu'ils parlaient rarement politique. «On parle de beaucoup de choses, mais pas dans le but d'aboutir à un dossier», a-t-il assuré.

Malgré ces fortes amitiés, Zampino ne voit aucun conflit d'intérêts possible et assure avoir toujours maintenu son esprit critique quand venait le temps de gérer les affaires de la Ville.

Voyage amical au Grand Canyon : La commission Charbonneau a publié une photo montrant Tony Accurso (à gauche) en compagnie de Frank Zampino lors d’un voyage dans l’Ouest américain en 2006. L’ex-président du comité exécutif de Montréal a terminé son témoignage mercredi et sera suivi de l’ex-maire Gérald Tremblay

«Même si j'ai tissé des liens, j'ai toujours été capable de faire la distinction entre mes amitiés et mes responsabilités», a martelé Frank Zampino à une demi-douzaine de reprises. Pressé de questions par la procureure Sonia Lebel, Frank Zampino a toutefois admis ne jamais avoir informé l'ex-maire Gérald Tremblay de ses amitiés avec Rosaire Sauriol et Tony Accurso.  «Non, je n'avais pas à exposer au maire mes amis, comme je ne lui demandais pas les siens», a répondu le témoin.

Seul dérapage qu'il attribue à son amitié, il reconnaît qu'il a commis une «erreur, une maladresse» en se rendant sur le luxueux bateau de Tony Accurso, dans les Îles caïmans. Surtout que ce voyage est survenu alors que ses deux meilleurs amis entrepreneurs avaient formé un consortium pour décrocher le plus important contrat de l'histoire de la Ville de Montréal, celui des compteurs d'eau, évalué à 400 millions.

Questionné sur ses amitiés, Frank Zampino a révélé être toujours ami avec Rosaire Sauriol et Tony Accurso. «Vous gardez comme ami quelqu'un qui a triché pendant 7 ans, qui a volé les Montréalais. Mais si on ne vous croit pas, on y voit une certaine logique de rester leur ami», a lancé le commissaire Renaud Lachance.

Au mieux, Zampino a dit avoir été «déçu» et «trahi» par ce que Rosaire Sauriol a dit devant la Commission. Cette remarque a fait bondir le commissaire Lachance qui lui a souligné qu'il avait été élu pour défendre les Montréalais et donc qu'il devrait être davantage déçoler les contribuables pendant au mos 7 ans.

 

Sonia Lebel procureur de la Commission Charbonneau et son témoin Frank Zampino

Le document à l'origine de ces échanges est le rapport « Appels d'offres, attribution et gestion des contrats de voirie, d'aqueduc et d'égout de la Ville de Montréal », rédigé en 2006 pour le compte du vérificateur interne. Ce rapport était accompagné d'une lettre confidentielle envoyée au directeur général de l'époque, Claude Léger. 

On pouvait y lire notamment que le marché de Montréal était dominé par quatre entreprises ayant récolté plus de 56 % des contrats octroyés par la Ville en 2005. Il s'agissait de Simard-Beaudry et Louisbourg (18,5 %), Infrabec (16,3 %), CSF et Mirabeau (14,7 %) et. Sintra et Pavages Moto (6,5 %). le patron de Simard-Beaudry et Louisbourg, Tony Accurso, est un ami de Frank Zampino. 

Après avoir soutenu, pendant des jours, n'avoir vu aucun signe de collusion à Montréal, Frank Zampino a admis que les conclusions du rapport en question lui avaient été présentées, et que Claude Léger l'avait mis au parfum des conclusions de la lettre confidentielle. Il assure cependant qu'il n'ont pas parlé précisément des entreprises mentionnées, ce qui contredit le témoignage de l'ex-directeur général de la Ville. 

Pressé de questions à ce sujet, l'ex-bras droit du maire Tremblay a longuement louvoyé, arguant pêle-mêle que le rapport avait été envoyé à Claude Léger plutôt qu'à lui-même et que des rapports du genre étaient nombreux, avant d'assurer qu'il avait agi résolument dans le dossier, en intimant M. Léger de s'assurer que les recommandations du rapport allaient être mises en oeuvre, notamment au sein de la direction des travaux publics. 

« Je me rappelle que M. Léger [...] m'a montré ce document qui lui était adressé. Et puis, on en a discuté brièvement ». Je lui ai dit: « il faudra mettre immédiatement en application les recommandations » du rapport. »

Celui qui soutenait quelques minutes plus tôt n'avoir jamais reçu d'indices que des entreprises faisaient de la collusion à Montréal a même fini par s'objecter à ce qu'on insinue qu'il n'avait pas agi dans ce dossier.

Il n'a pas pu dire s'il avait discuté de cette question avec le maire Gérald Tremblay, mais a assuré qu'il ne l'a jamais fait avec ses amis Rosaire Sauriol et Tony Accurso. 

La procureure Lebel a cependant noté qu'à l'époque de ce rapport, ces deux amis de Frank Zampino étaient réunis au sein du consortium GÉNIeau afin de mettre la main sur le lucratif contrat des compteurs d'eau. 

Photo prise lors du 70e anniversaire de Bernard Trépanier au centre
À sa gauche Frank Zampino et à sa droite Rosaire Sauriol

Des amitiés imperméables à la collusion

Frank Zampino a entretenu de forts liens d'amitié avec Rosaire Sauriol de Dessau et Tony Accurso de Simard-Beaudry qui ont eu, au fil des ans, de nombreux et lucratifs contrats avec la Ville, dont celui des compteurs d'eau. Mais jamais, dit M. Zampino, ils n'ont échangé entre eux des informations privilégiées et s'en maintenaient à des sujets généraux ou triviaux.

« J'ai toujours été capable de tracer la ligne entre mes responsabilités professionnelles et mes liens d'amitié », soutient l'ex-président du comité exécutif de la Ville de Montréal.

Cette amitié a néanmoins coûté à Frank Zampino son poste chez Dessau, en avril 2009, lorsqu'il a été révélé qu'il avait séjourné par deux fois sur le yacht de Tony Accurso avec Rosaire Sauriol, en février 2007 et 2008, soit avant et après que les deux hommes d'affaires eurent obtenu en consortium le lucratif contrat des compteurs d'eau.

Frank Zampino convient n'avoir jamais parlé au maire Gérald Tremblay de ses forts liens d'amitié avec ces importants fournisseurs de la Ville.

 

Une fin de règne moins glorieuse qu'attendu pour Frank Zampino

 
 

Ville de Saint-Léonard sous l'emprise de la mafia ?

 
 

Saint-Léonard est depuis des décennies le fief d'éminents membres de la mafia qui circulent en périphérie de l'hôtel de ville.

En 1991, l'agent Alain Lacoursière, de l'escouade de la moralité de la police de Montréal, fait écho publiquement aux prétentions d'un membre du clan Rizzuto selon lesquelles la mafia contrôlerait la vie politique à Saint-Léonard. Le mafioso avait mis au défi le policier d'obtenir de la municipalité le règlement qui lui permettrait de mettre fin au problème de bars clandestins qui prospéraient à Saint-Léonard.

M. Lacoursière et son équipe multipliaient les descentes dans les bars sans pouvoir y mettre un terme. Contrairement à ce qui se passait dans les villes voisines, il était impossible, après deux condamnations, de fermer définitivement les bars faute d'avoir une réglementation appropriée. Par exemple, un bar fermé pour la 37e fois avait rouvert moins de deux heures après le passage de la police, rapportait alors La Presse.

«La mafia était installée à Saint-Léonard. On le savait parce que je croisais les Cotroni et Rizzuto chaque semaine», se rappelle avec beaucoup d'acuité Alain Lacoursière, retraité du monde policier et reconnu comme un spécialiste du crime dans le milieu de l'art. «On ne savait pas qui faisait quoi à l'hôtel de ville, mais il n'était pas possible d'avoir une «loi du cadenas». Ça, c'était clair.»

À l'époque, l'onde de choc a été immédiate. Le maire Frank Zampino a répliqué qu'il s'agissait d' «affirmations entièrement fausses».

«Il a même réclamé des excuses, mais il n'en était pas question pour moi. Eh bien, la direction de la police s'est rendue à l'hôtel de ville et l'a fait!», déplore encore M. Lacoursière, indigné
 
 

17 avril 2013 Frank Zampino témoigne devant la Commission Charbonneau

 

Alors qu'il était maire de Saint-Léonard, Frank Zampino dit qu'il recevait chaque année de 40 à 50 invitations à des mariages. S'il refusait la majorité d'entre elles, il a accepté d'assister à l'été 1991 au mariage du fils de Frank Cotroni et de la fille de Joe Di Maulo ( 15 ). À l'époque, les deux étaient des membres notoires de la mafia montréalaise, surtout depuis le passage du premier à la CECO ( 16 ) et la condamnation du frère du second pour trafic de cocaïne.

Frank Zampino n'a clairement pas apprécié que la procureure Sonia Lebel évoque cette histoire. «Je prends offense à ce qu'on insinue que j'ai participé à ce mariage avec des intentions», s'est-il indigné. Il a toutefois reconnu plus tard que «c'était pas la décision la plus brillante du siècle, mais il n'y avait pas d'arrière-pensée».

L'ex-président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Frank Zampino, a admis devant la commission Charbonneau qu'il a assisté au mariage du fils de Frank Cotroni et de la fille de Joe Di Maulo, Milena, le 6 juillet 1991. MM. Cotroni et Di Maulo sont deux mafieux notoires, et le nom de Cotroni était assurément bien connu à l'époque en raison des travaux de la CECO

L'avocat n'en avait pas terminé pour autant puisqu'elle a rapidement demandé au témoin s'il avait écrit une lettre dans les années 1990 à Jimmy Di Maulo  pour obtenir du financement électoral. «Je n'ai aucun souvenir de ça, si vous avez un document, je peux regarder», a simplement répondu Zampino. Il s'est rapidement embourbé dans ses explications. «Je ne confirmerai pas non plus que je ne peux pas l'exclure.»

Me Lebel a alors demandé la pause pour permettre au témoin de réfléchir à ses contacts de l'époque. Au retour, Zampino a rapidement demandé à voir la lettre en question, mais la procureur a préféré retarder le dépôt. Elle lui a plutôt demandé s'il existait une photographie de lui avec Vito Rizzuto ( 17 ), défunt parrain de la mafia montréalaise. Encore une fois, l'avocate n'a pas déposé celle-ci.

 

Zampino: «l'homme le plus puissant de Montréal»

 
 

Le 20 mars 2013 devant la Commission Charbonneau, Rosaire Sauriol, l'homme de l'entreprise la plus puissante dans le domaine du génie québécois reconnaît Frank Zampino, l'ex-président du Comité exécutif de la Ville, comme l'homme le plus puissant de Montréal. 

Il était même plus puissant que l'ancien maire Gérald Tremblay ( 08 ) qui ignorait tout du système de collusion, affirme le numéro 2 de Dessau.

Selon lui, M. Zampino prenait toutes les grandes décisions. Il avait également le premier et le dernier mot sur le partage des contrats.

Le vice-président de Dessau le rencontrait apparemment très régulièrement. «On savait qu'on était avec l'homme le plus puissant de Montréal, dans le secteur municipal», a-t-il dit.

Multiples soupers, match de hockey, rencontres au bureau de M. Zampino, petits-déjeuners, les liens entre l'élu et l'homme d'affaires semblaient serrés, et les occasions ne manquaient vraisemblablement pas pour veiller au bon déroulement du partage des contrats, en échange des généreuses contributions politiques illégales de Dessau à Union Montréal.

Ça dépassait les relations d'affaires, a admis le témoin, qui a ajouté avoir été proche de l'ex-président du Comité exécutif entre 2005 et 2009.

L'homme de terrain de M. Zampino n'était autre que l'ex-argentier du parti, Bernard Trépanier d'après Rosaire Sauriol. C'est lui qui collectait les liasses de billets pour le parti.

Gérald Tremblay ignorait tout ?

Selon le témoin, l'ancien maire de Montréal, Gérald Tremblay, ne voyait rien du système de collusion qui se déroulait sous ses yeux.

«M. Tremblay ne suivait pas ça, il avait pris le côté plus diplomatique. Il n'était pas au fait de ce qui se passait dans les contrats de la Ville (...), a-t-il raconté. Je serais très très très étonné qu'il ait été au courant du commencement de cette histoire-là de collusion.»

Pour M. Sauriol, il n'y avait aucun intérêt à inviter M. Tremblay puisqu'il n'était pas «dans les dossiers».

Commentaire de JosPublic

Malgré l'assurance que démontre le témoin Sauriol, lorsqu'il sauve la tête de l'ex-maire, il faut se souvenir que celui qui parle est un menteur et surtout un collusionneur avoué, il faut raisonner par nous-mêmes et se poser la question suivante:

Pendant douze ans Gérald Tremblay et Frank Zampino ont milité dans le même parti politique, ont siégé au Conseil municipal, au Comité exécutif de la Ville et se parlaient des dossiers sans que le maire téflon ne décèle rien. Ils n'ont jamais en douze ans mis les cartes sur table.

Tremblay n'aurait jamais invité Zampino au club privé sélect pour lui parler les yeux dans les yeux
?

 Il ne faut pas oublier qu'au point de vue légal, pour les choses de la Ville, Gérald Tremblay était le patron de Zampino, donc le responsable. Il est difficile de croire un seul instant que Tremblay ne savait pas. Avec l'aide de la firme de propagande Morrow, il est probablement à préparer son prochain témoignage pour son audition devant la Commission. Sans être spécialiste en fabrication d'image de personnes publiques, il est assez facile de déceler qu'il s'est créé un personnage digne du parrain qui ne touche jamais à l'argent sale qui le fait élire.

Le Canadien et les Rolling Stones

En épluchant l'agenda électronique du VP de Dessau, Me Gallant a également relevé les noms de plusieurs élus et fonctionnaires, invités à des matchs de hockey ou des concerts par la firme.

Il s'agissait de véritables opérations de charme pour se rapprocher d'Union Montréal, a reconnu M. Sauriol.

«C'était clairement une porte d'entrée pour obtenir des contrats. C'était les élus qui décidaient», a-t-il ajouté, faisant référence aux contrats de gré à gré accordés avant le changement de la loi, en 2002. Mais la pratique s'est tout de même poursuivie.

En février 2006, outre Frank Zampino et Bernard Trépanier, on retrouve dans la loge des invités de Dessau pour assister à un match des Canadiens Claude Trudel, l'ancien maire de l'arrondissement de Verdun, le maire de l'arrondissement de Lachine Claude Dauphin, le conseiller municipal Samy Forcillo et l'ex-DG de la Ville, Robert Abdallah. ( 09 )

Le concert des Rolling Stones est également une bonne occasion de se rassembler : Rosaire Sauriol avait entre autres convié Frank Zampino et l'ancien maire de Longueuil, Claude Gladu ( 10 ).

 
 

Frank Zampino et Claude Dauphin ont tenté d'influencer l'octroi de contrats à des firmes de génie, a affirmé devant la commission Charbonneau l'ex-directeur général de la métropole, Claude Léger
                                                                                                       - 11 mars 2013

 

L'ex-Directeur général de la Ville, Claude Léger ( 12 ) a aussi témoigné du fait qu'en deux occasions, en 2008, Frank Zampino lui a tendu une feuille de papier avec des noms d'entreprises de services professionnels et le nom d'un projet.

Il l'a interprété comme une demande que lui faisait M. Zampino d'intervenir auprès d'un comité de sélection. «J'étais tétanisé», a-t-il rapporté, ajoutant qu'il avait détruit la feuille en question et n'était pas intervenu auprès du comité.

 

Zampino, un homme à cadeaux

 
 

29 octobre 2012 - Elio Pagliarulo, a témoigné à la commission Charbonneau que l'ancien président du Comité exécutif de Montréal, Frank Zampino, a reçu des centaines de milliers de dollars en argent et cadeaux de l'entrepreneur Paolo Catania.    

Pendant une quinzaine d'années, Elio Pagliarulo a côtoyé quotidiennement Paolo Catania ( 01 ), qui dirige l'une des principales compagnies de construction décrochant des contrats à Montréal, Construction F. Catania.

Les deux hommes ont longtemps exploité une compagnie de prêt usuraire. Leur proximité explique qu'il a été mis au courant des activités des Catania, notamment le Faubourg Contrecoeur ( 02 ). Son témoignage permet également de constater qu'il a lui-même pris part au système de collusion et corruption en transportant des milliers de dollars en argent comptant pour le compte de Paolo Catania.

Le 29 octobre 2012, avant la pause matinale des audiences de la Commission, Elio Pagliarulo a largué une véritable bombe. Questionné à savoir s'il connaissait, outre des fonctionnaires, des élus que le cartel avait corrompus, le témoin a répondu: «Oui: Frank Zampino.»

L'élu occupait un poste-clé à la Ville de Montréal à titre de président du Comité exécutif. En mai 2012, il a été arrêté par l'escouade Marteau ( 03 ) en lien avec le scandale du Faubourg Contrecoeur. En plus de lui et de Paolo Catania, l'ex-président de la Société d'habitation de Montréal (SHDM) Martial Fillion ( 04 ) et l'ex-organisateur politique d'Union Montréal Bernard Trépanier avaient également été arrêtés lors de cette frappe.

Elio Pagliarulo,
un associé de Paolo Catania, a expliqué que ce dernier a a pu acquérir les terrains du Faubourg Contrecoeur grâce à l'aide de Frank Zampino.

Elio Pagliarulo, Frank Zampino, Paolo Catania

L'entrepreneur avait évalué la valeur du terrain à cinquante millions $. Il l'a finalement acheté pour à peine cinq millions $ après avoir feint que les terrains étaient hautement contaminés.

Paolo Catania a indiqué à son ancien ami qu'il prévoyait faire un profit de 80 millions grâce au projet du Faubourg Contrecoeur.

Le témoin affirme avoir apporté lui-même 300 000$ à Paolo Catania qui devaient être remis en 3 versements à Frank Zampino. Ces transactions ont laissé des traces puisque le témoin affirme avoir retiré l'argent de son compte de banque. Il précise également qu'il a lui-même aperçu Frank Zampino deux des trois fois lorsqu'il venait porter de l'argent lui étant destiné.

Outre les 300 000$, Elio Pagliarulo a également indiqué que la cuisine de l'élu avait été refaite pour la bagatelle de 250 000$. «Je sais que c'est dur à croire, mais c'est ce que Paolo Catania m'a dit», a assuré le témoin. Il affirme également avoir apporté en septembre 2007 un «cadeau» de 5 000 $ pour l'anniversaire de Frank Zampino.

La compagnie de Catania était le principal bénéficiaire du cartel des égouts à Montréal, selon le témoin, Construction F. Catania obtenait 22% des contrats que le cartel des égouts réussissait à truquer. Un pizzo (une ristourne) de 5% était versé au clan Rizzuto lors de rencontres au club social Consenza.

 
 

Conflits d'intérêts

 
 

BCIA - Le bureau canadien d'investigations et d'ajustements ( 14 )

D'anciens employés de BCIA affirment que cette agence de sécurité a assuré gratuitement la surveillance de la maison de Frank Zampino pendant qu'il était le numéro 2 de la Ville de Montréal et après sa démission, en 2008.

BCIA est cette firme qui avait fourni une carte de crédit de Petro-Canada à Tony Tomassi ( 06 ) ex-député et ex-ministre de la Famille dans le gouvernement Charest.

Six anciens employés ont dit au journal La Presse que BCIA envoie des patrouilleurs surveiller la maison de M. Zampino tous les soirs depuis 2006. Ils ont parlé sous le sceau de la confidentialité. Trois d'entre eux sont catégoriques: ces services n'ont pas été facturés.

«On avait le contrat de la résidence privée de M. Zampino et il ne payait jamais, a dit un cadre qui a travaillé pour BCIA pendant trois ans. Luigi Coretti (le patron de BCIA) nous disait que c'était correct, de laisser faire ça.»

«On devait passer deux fois par soir à sa maison de Saint-Léonard, a dit un ancien patrouilleur. La fin de semaine, c'était quatre fois, deux visites de jour et deux visites de soir. Il n'y avait pas de factures, à la demande de M. Coretti.»

Un autre ancien cadre affirme avoir rencontré Frank Zampino à quelques reprises dans les bureaux de BCIA, tout comme Tony Tomassi, qui a été chassé du Conseil des ministres en raison de ses relations avec BCIA.

La surveillance préventive d'une résidence coûte de 25$ à 30$ la visite. Selon nos sources, M. Zampino a reçu 18 visites par semaine entre 2006 et 2008, et il en reçoit 7 par semaine depuis. En quatre ans, la valeur des services de patrouille excède donc 60 000$.

BCIA a un contrat de sécurité avec Saint-Léonard, qui se terminera à la fin de 2011. Le contrat, d'une valeur de 390 000$ par année, comprend la surveillance des parcs du secteur. Mais il n'inclut pas la surveillance de la maison de M. Zampino, qui a été maire de Saint-Léonard de 1990 à 2008. «La surveillance des résidences d'élus ne fait pas partie du contrat», a dit Richard Caron, le porte-parole de l'arrondissement.

Caméras

Résidence de M. Frank Zampino
protégée par BCIA

BCIA a par ailleurs installé de nombreuses caméras de surveillance à la résidence de M. Zampino. Le technicien qui a fait le travail, Éric Dagenais, a confirmé l'information.

«J'installais des caméras pour BCIA, a dit M. Dagenais. J'ai été chez M. Zampino. Je ne me souviens pas du nombre de caméras installées, mais il y en avait beaucoup. C'était en 2006.» M. Dagenais et les autres anciens employés ignorent si ce service a été payé ou non.

 

Dessau et Accurso

 
 

En 2005, toujours en tant que maire de Saint-Léonard, il fit octroyer à Sogep, une filiale de Dessau inc. (une firme d'ingénierie), un contrat pour entretenir des parcs, pavillons et courts de tennis pour un montant de 32 millions$, plus taxes et indexation annuelle.

Par hasard c'est la compagnie  qui en 2009 l'embaucha en tant que responsable des finances. Ce genre de contrat n'a pas eu à passer à l'examen de la ville centrale. On est ici entre amis, puisque Dessau a des partenaires dans Sogep. Il s'agit de Jean-Jacques Rainville, qui est aussi un partenaire de la firme d'avocats Dunton Rainville et Jean Battah le président de la firme de relations publiques Octane Stratégie. C'est Dunton Rainville qui a fait les recommandations légales pour le contrat des compteurs d'eau à GéniEau. Le Comité exécutif de la ville, dont Zampino, a préféré cette firme qui a déjà contribué à son parti politique Union Montréal que le contentieux de la ville dont c'est la tâche fondamentale.

Ceci ne prouve pas qu'il y ait de la corruption, mais toujours les mêmes têtes d'affaires se partagent les contrats. À l'occasion un fonctionnaire parle trop et hop une drôle d'histoire de conflit d'intérêt apparaît.

La petite histoire de la surveillance de la maison de M. Zampino, ou de certains contrats litigieux à Saint-Léonard n’égale pas le scandale de la vente de terrains municipaux. Alors responsable des sociétés paramunicipales, M. Zampino a permis la privatisation partielle de la Société d’Habitation et de développement de Montréal (SHDM), permettant, selon un rapport de la firme Deloitte, plusieurs irrégularités dans la vente de terrains municipaux. Le Vérificateur général de la Ville parle de millions $ en dilapidation des biens publics.

Aucune trace ne subsiste des redevances qu’aurait pu recevoir Frank Zampino, sauf un indice (attention ceci n'est pas une preuve) révélé lors d’une conversation téléphonique publiée par le journal La Presse, entre Bernard Trépanier un collecteur de fonds pour Union Montréal et Frank Zampino.

 
 

Une croisière sur le bateau d'Accurso

 
 

Une grande amitié?
Frank Zampino et Gérald Tremblay

À la fin de cet entretien, Bernard Trépanier pose cette question à Bernard Poulin: "T'as parlé à Tony?" "Oui, oui", répond M. Poulin. "Je vais le voir à soir, conclut M. Trépanier. Je vais lui demander..."

À la même époque, M. Trépanier parlait d'un voyage qui s'organisait, soit une croisière sur le bateau de Tony Accurso, le propriétaire de la firme Simard-Beaudry.

Le yacht, amarré dans les îles Vierges, navigue d'île en île. Quand il accoste dans les ports, M. Accurso aime faire des marches. Frank Zampino a voyagé sur ce bateau à au moins deux occasions. 

"Frank Minicucci (le secrétaire de Construction Louisbourg, une des firmes de Tony Accurso) a téléphoné pour acheter des Adidas ou je sais pas quoi, pour la marche", indique Bernard Trépanier à Frank Zampino, dans une autre conversation.

"Quand est-ce qu'il a appelé?" demande M. Zampino. "Il a appelé... j'étais chez Bernard, l'autre après-midi.

Selon notre enquête, Bernard Poulin a en effet participé à une croisière sur le bateau de Tony Accurso à la fin de 2006 ou au début de 2007. Le printemps dernier, quand La Presse a pour la première fois posé des questions à M. Trépanier, M. Poulin a lui-même pris l'initiative de prendre contact avec nous. "M. Poulin tient à ce que vous sachiez qu'il n'est jamais allé en croisière avec un élu de la Ville de Montréal", nous a dit sa secrétaire. Ceci est exact. Mais, selon nos sources, il y est allé avec Rosaire Sauriol, vice-président du groupe Dessau.

Le Groupe SM, de Bernard Poulin, avait formé un consortium avec Construction Frank Catania et associés pour obtenir le contrat des compteurs d'eau de la Ville de Montréal. Il était alors un concurrent direct de GENIeau, le consortium formé par Simard-Beaudry, une entreprise dirigée par Tony Accurso, et le Groupe d'ingénieurs Dessau. La Presse a posé des questions à ce sujet au bureau de M. Poulin, cet automne, mais il n'a rien répondu. Il a dit à un de ses amis que ses voyages ne regardaient en rien les journalistes.

"Tony (Accurso), il aime faire de la marche, effectivement, le matin, ajoute M. Zampino, au cours de sa conversation avec M. Trépanier. Oui, oui, c'est ça. Il fait une marche dans les montagnes, etc., alors ce serait une bonne idée d'apporter des runnings, si Bernard (Poulin) en a, si tu veux les accompagner... Oui, c'est ça, on a fait ça, une couple de fois, c'est bien le fun."

Joint il y a deux semaines, M. Trépanier a dit qu'il n'avait jamais fait ce voyage. "Il a pu y avoir des annulations, a-t-il dit. Je ne suis pas allé. Je ne sais même pas si Rosaire Sauriol (vice-président de Dessau) et Bernard Poulin sont allés. J'aurais peut-être pu être invité, mais je ne suis pas allé."

 

Faubourg Contrecoeur

 
 

Le 4 février 2012 l'ex-fonctionnaire Joseph Farinacci explique les raisons de sa démission en tant que Directeur de l'immobilier à la ville de Montréal

Devant les Commissaires de la Commission Charbonneau, l'ex-responsable des transactions immobilières à la Ville de Montréal, Joseph Farinacci ( 13 ), a dit que l’ex-président du Comité exécutif, Frank Zampino, a court-circuité le processus normal pour la vente des terrains du secteur Marc-Aurèle Fortin, afin de favoriser le Groupe Petra Saint-Luc.

Selon Joseph Farinacci, la vente des terrains situés à Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles a suivi une procédure des plus irrégulières. L’ex-directeur des stratégies et transactions immobilières de la Ville témoigne de son ras-le-bol depuis lundi matin à la commission Charbonneau.

Acquis au coût de 7,7 millions par la Ville, les terrains du secteur Marc-Aurèle Fortin ont été revendus 1,5 million à Petra Saint-Luc, en 2006. Le groupe de Giuseppe Borsellino n’avait même pas présenté la meilleure offre d’achat.

Trois entreprises avaient déposé une offre: Développements Iberville à 1,5 million, Développements Allogio à 1,3 million et le Groupe Petra Saint-Luc à 1 million. Le comité de sélection a naturellement choisi de vendre à Développements Iberville afin de permettre à la Ville de tirer le maximum, dans les circonstances, de la vente de ces terrains de deux millions de pieds carrés (l’équivalent de 27 terrains de soccer).

Mis au courant de la décision, Frank Zampino a exprimé son profond désaccord. L’ex-président du Comité exécutif, aujourd’hui accusé de fraude, a clairement indiqué à Joseph Farinacci que «c’était au tour de Petra de gagner» puisque la vente de l’immeuble appartenant à la Gazette, en 2005, lui avait échappé.

M. Farinacci a été tellement surpris qu’il lui a demandé de répéter trois fois. Il a protesté car il était impossible pour le comité de sélection de revenir sur sa décision, a-t-il expliqué lors de son témoignage.

M. Zampino a alors mobilisé le Service du contentieux de la Ville de Montréal pour qu’il produise deux avis juridiques, le premier écartant Iberville pour d’obscures raisons de non-conformité de l’offre d’achat, le second imposant au comité de sélection de reprendre l’analyse avec les deux firmes restantes. L’avis juridique a été sous-traité au cabinet Dufresne au sein duquel travaillait la fille du directeur général de l’arrondissement, Marisa Santamaria.

Le deuxième comité de sélection a été formé de membres plus favorables aux visées de Frank Zampino, dont Pierre Santamaria, le directeur général de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles au moment des faits.

Selon les journalistes de l'émission Enquête, les deux enfants de Pierre Santamaria ont pu acheter deux terrains du Groupe Petra Saint-Luc, pour un prix global inférieur de 200 000 $ par rapport à l’évaluation municipale.

Le deuxième comité de sélection a repris l’exercice, sans toutefois utiliser une grille de pointage. Sans surprise, le Groupe Petra Saint-Luc a remporté la mise.

M. Farinacci a du cran. Il a rencontré Frank Zampino en compagnie de son supérieur immédiat, Marc Tremblay, pour leur dire que le Groupe Petra Saint-Luc devait rehausser son offre de 500 000$ pour qu’il accepte d’avaliser la transaction. Il a obtenu gain de cause. Accompagné de M. Tremblay, il s’est rendu aux bureaux de Petra Saint-Luc, à Saint-Léonard, pour récupérer le chèque de 1,5 million des mains de Giuseppe Borsellino. Celui-ci lui a dit «tu me coûtes cher».

M. Farinacci a finalement démissionné de son poste en 2007 parce qu’il était las de se faire contourner. À la Ville, la vente des terrains du secteur Marc-Aurèle Fortin a fait l’objet d’un rapport du Vérificateur général, Jacques Bergeron, et d’une enquête du Contrôleur général, Alain Bond. M. Bond a remis son rapport à l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

 

Liensoccultes

 
 

Bernard Trépanier et ses liens avec l'Hôtel de ville de Montréal

Entretien téléphonique entre
Bernard Trépanier, organisateur et leveur de fonds pour Union Montréal

et

Frank Zampino
président du Comité exécutif de la ville de Montréal
et maire de l'arrondissement Saint-Léonard

Extraits d'un texte
Publié par le journal La Presse
Québec - Canada
le 22 et  23 octobre 2009

BENOIT LABONTÉ SE MET À TABLE
Bernard Trépanier, un homme aussi important qu'obscur
Noël, André; Bisson, Bruno; Cédilot, André

Son nom a fini par devenir public: Bernard Trépanier. Un nom que la grande majorité des Montréalais ignorent, mais qu'une poignée d'hommes d'affaires ne connaît que trop. Hier, l'ancien chef de l'opposition à l'hôtel de ville, Benoit Labonté, a dit à Radio-Canada qu'il avait déjà parlé de son rôle trouble avec le maire Gérald Tremblay.

Au cours d'une longue enquête, La Presse a reçu des extraits de conversations faites au téléphone. Ils montrent que M. Trépanier agissait en effet comme intermédiaire entre le parti du maire, des dirigeants de la Ville et des firmes qui voulaient, et obtenaient, de lucratifs contrats. Il huilait les relations, notamment entre Frank Zampino, alors président du Comité exécutif, et des hommes d'affaires connus. M. Trépanier allait jusqu'à annoncer à des dirigeants d'entreprises que des contrats allaient leur être attribués. Celui qui s'est fait connaître pour ses ristournes de 3% était au coeur d'un obscur réseau d'influence.

 

Personnes mentionnées dans la conversation téléphonique ci-dessous :

Claude Léger : directeur général de la Ville de 2006 à 2009. Ancien directeur général de Longueuil. Il a été congédié par Montréal à la suite du rapport du vérificateur général sur le contrat des compteurs d'eau.

Martial Fillion : ancien chef de cabinet de Gérald Tremblay; directeur général de la SHDM au moment de l'enregistrement. Il a été congédié.

Robert Cassius de Linval : ex-directeur des affaires corporatives à la Ville de Montréal. Il a été congédié à la suite du rapport du vérificateur général sur le contrat des compteurs d'eau.

Antonio Magri : un entrepreneur en construction.

Sammy Forcillo : vice-président du Comité exécutif.

Christian Ouellette : ancien cadre à l'UCIM, maintenant Union Montréal. Il est aujourd'hui directeur général de la Société du parc Jean-Drapeau

DÉBUT de la conversation téléphonique : incompréhensible

Bernard Trépanier : J'ai eu mon rapport

Frank Zampino : OK, good, alors, ça a marché comme il faut?

BT : Tout est beau!

FZ : Ah ben écoute, c'est comme ça qu'on l'aime, là.

BT : J'ai eu l'appel à 5h30... mon ami m'a appelé, il dit : « j'aimerais que tu me rappelles dès que tu pourras ». Dès que je suis arrivé chez nous, j'ai appelé. Il m'a dit : «(incompréhensible), très bien merci. » Ça a bien été. C'était pas plus long que ça. Au moins, je suis sûr que ça va bien. Le restant, bien, j'attends notre réunion, il y avait des petites affaires, mais t'as réglé ça, je pense à trois heures.

FZ : Oui, oui, j'ai mis Claude Léger, puis Martisal (Fillion) sur le téléphone, là. On va finir par s'entendre. Je vais faire une rencontre de l'État-Major. Je vais demander à Claude Léger d'être là, peut-être en début de semaine, je vais demander à Paolo (Catania) de venir, Claude, Martial, Robert Cassius (de Linval), les avocats, là, etc. Moi, j'aime pas laisser traîner les affaires. On va les régler vite.

BT : Non, non, je sais que...

FZ : Dans l'autre... dans la rencontre que tu fais avec mon frère, demain, moi je sais pas le prix que Magri paye. Je trouve que c'est un peu... on avait peut-être pas le bon chiffre quand il parlait de 30$ (le pied carré), là, il me semble que c'est un peu exagéré, avec les services. Mais dans le fond, il y a une règle, une règle de trois là-dedans. Il faut que le message soit passé à Paolo (Catania), que minimalement, il faudra que ce soit inférieur à ce que Magri paye.

BT : Bien, c'est sûr.

FZ : Et puis, sans le dire à Magri, on le dira jamais là, c'est quoi qu'il paye, on peut lui dire que c'est le même prix. Il s'agit juste de voir c'est quoi l'escompte. C'est-tu 20% de moins, c'est-tu 25% de moins...

BT : Je vais donner rendez-vous à mon chum Alain (qui?)... (incompréhensible). Ah, oui, j'ai deux chèques aussi pour ton beau-père, des chèques d'intérêt, j'ai eu ça aujourd'hui je te verrai cette semaine. C'est pas des gros montants, 390 piastres, deux fois. Me semble que tu devais avoir un remboursement, au complet.

FZ : Oui, qu'on attendait toujours...

BT : Écoute, je vais en parler à Mac (? Ou Marc, ou Mam?). J'ai dîné avec Mac ce midi.

FZ : Quand on a déposé l'argent, ça devait venir.

BT : Bien oui. Sammy (Forcillo), ça a été la même affaire. Sammy... il a appelé (Christian) Ouellette aujourd'hui. Un appel de...

Fin de l'entretien.

Autres extraits de conversation téléphonique: Un contrat au groupe SM

À la fin de 2006 ou au début de 2007, Bernard Trépanier a téléphoné à Bernard Poulin, président du groupe d'ingénieurs SM,pour lui annoncer qu'un contrat allait lui être donné. Il portait sur la décontamination du Faubourg Contrecoeur, un vaste terrain que la Ville de Montréal s'apprêtait à vendre à Construction Frank Catania par l'entremise de la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM).

La Presse a obtenu l'étude réalisée par le groupe SM, et commandée par la SHDM. Cette étude a largement surévalué le niveau de contamination, comme l'a montré le rapport du vérificateur général de la Ville de Montréal.

"Ça va bien, es-tu après te reposer?" demande M. Trépanier. "Ça marche", répond M. Poulin. M. Trépanier lui indique ensuite qu'il a participé à une réunion avec Frank Zampino, Daniel Gauthier (un urbaniste d'une filiale de Dessau), Martial Fillion (directeur général de la SHDM) et Michel Lalonde (patron du groupe d'ingénieurs Séguin).

"On va te donner un petit mandat, annonce M. Trépanier à Bernard Poulin. On va te donner un mandat sur la décontamination, même si... Dessau est là, dans l'urbanisme. On va donner un contrat indépendant à quelqu'un sur... Je vais te revenir avec ça, mais je sais que, mon chum a dit: "Pourquoi on donnerait pas un mandat de même pour couvrir"... en tout cas, on s'expliquera ça en chemin, mais on a pensé à toi à matin."

"C'est un petit mandat ou un moyen mandat?" demande Bernard Poulin. "Bien, un mandat, répond Bernard Trépanier. Il y a pour 12 millions (de dollars) de terre contaminée." "Je comprends où ça va", dit M. Poulin. "Fait que, on s'organise", réplique M. Trépanier.

Le groupe SM a affirmé à la SHDM que la décontamination pourrait coûter jusqu'à 14 millions $. S'appuyant entre autres sur cette étude, la SHDM a déduit 11 millions de dollars du prix de vente des terrains du Faubourg Contrecoeur à Construction Frank Catania et associés. Mais, dans son rapport d'enquête publié le printemps dernier, le vérificateur général écrit que la décontamination a pu coûter seulement sept millions$.

Émission Enquête animée par Alain Gravel sur Radio-Canada Télévision

Il est question du rôle présumé dans les affaires de la Ville de Bernard Trépanier, ancien directeur du financement du parti du maire Gérald Tremblay, Union Montréal

Gino Harel de SRC Radio Première chaîne retrace le parcours de Bernard Trépanier

 

"Le maire, y voit rien"

 
 

M Gérald Tremblay
Maire de Montréal

Dans une autre conversation, Bernard Trépanier et Rosaire Sauriol parlent du maire Gérald Tremblay. En juin 2006, le maire a choisi Claude Légerpour remplacer Robert Abdallah comme directeur général de la Ville (il a dû remettre sa démission à l'automne 2009).

"Marc-André Fabien, le génie (un avocat actif dans Union Montréal, le parti du maire), lui, il dit que la plus belle affaire que le maire a faite, ç'a été de choisir Claude Léger, toute la bébelle, puis que ça allait pour le meilleur des mondes", confie M. Trépanier à M. Sauriol.

"Tant mieux, répond M. Sauriol. Tant mieux si le maire a choisi un bon gars, c'est parfait, ça. Ha, ha, ha! Très content", commente M. Trépanier. "Oui, bien content, ha!" répète M. Sauriol.

 "Tu sais, explique M. Trépanier, le maire, il voit rien. Il voit rien venir." "L'important, renchérit M. Sauriol, c'est que ça soit comme ça, Bernard, tu sais, les affaires de même."

Existerait-il un fonds pour les retours de commissions accordées aux politiciens?

Frank Zampino est maintenant hors de la vue des médias. Il a retrouvé son ami Tony Accurso et fait des affaires à partir d'une entreprise nommée Z2 dans le domaine de la construction de condominiums.

 

Où donc est passé Monsieur Frank Zampino

 
 

Michèle Ouimet Chroniqueuse

Depuis qu'il n'est plus à l'Hôtel de ville de Montréal et a démissionné de l'entreprise de son ami qui le recevait sur son bateau, où peut-il être passé. Michèle Ouimet a fait la démarche et l'a trouvé!

Des nouvelles de M. Zampino

 

Frank Zampino se fait arrêter par l'escouade Marteau

 
 

Les enquêteurs de l'escouade Marteau viennent d'arrêter ce matin (17 mai 2012) l'ex #2 de la Ville de Montréal, Frank Zampino, à sa résidence de Saint-Léonard.

L'ex-bras droit du maire Gérald Tremblay et ex-maire de Saint-Léonard, qui avait quitté la vie politique en 2008, a été réveillé par les policiers peu après 6 h. Ceux-ci l'ont menotté devant sa maison et l'ont emmené dans une voiture banalisée.

M. Zampino n'a pas répondu à nos questions sur l'enquête anticorruption dont il a été l'objet. Il avait la tête recouverte d'un capuchon et portait des verres fumés.

L'histoire des terrains contaminés du Faubourg Contrecoeur serait le motif principal des accusations qui seront portées.

Source: Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction: Commission Charbonneau
Agences de presse:
La Presse Canadienne pour Enterprises propriété de CTVglobemedia, Torstar et Power Corporation of Canada, QMI pour Québecor inc.
Journaux:
La Presse/Gesca pour Power Corporation of Canada, Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc.
Internet: Rue Frontenac le journal des lockoutés de Quebecor, Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada

Choix de photos, fusion des textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour: 25 février 2017

 

La belle équipe du Parti Libéral du Québec du bon vieux temps
Frank Zampino, James John Charest et Tony Tomassi

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Politiciens et politiciennes en conflits d'intérêts

  Dirigeants de la ville de Montréal en conflit d'intérêts

  Gens d'affaires en conflits d'intérêts

  Frank Zampino: biopolitique au fil du temps

Notes & Références encyclopédiques:

01
 

Qui est Paolo Catania et la structure de Construction F. Catania? et Elio Pagliarulo - Sur MétéoPolitique     

 

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02

Qu'est-ce que le dossier Faubourg Contrecoeur ? Sur MétéoPolitique

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03

Qu'est-ce que l'escouade Marteau ? Sur MétéoPolitique

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04
 

Qui est Martial Fillion ? Sur MétéoPolitique

 

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05

Qui est Tony Accurso ? Sur MétéoPolitique

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06

Qui est Tony Tomassi ? Sur MétéoPolitique

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07
 

À propos de Rosaire Sauriol de Dessau - Sur MétéoPolitique

 

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08

À propos de Gérald Tremblay, ex-maire de Montréal - Sur MétéoPolitique

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09
 

À propos de Bernard Trépanier, Claude Trudel, Sammy Forcillo, Claude Dauphin et Robert Abdallah - Sur MétéoPolitique

 

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10
 

À propos de Claude Gladu, ex-maire de Longueuil - Sur MétéoPolitique

 

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11

À propos de Robert Marcil, ingénieur - Sur MétéoPolitique

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12

 

À propos de Claude Léger, ex-directeur général de la ville de Montréal - Sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

13
 

À propos de Joseph Farinacci, le cadre probe - Sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

14

 

À propos de BCIA (Le Bureau canadien d'investigations et d'ajustements) - Sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

15

Qui sont Frank Cotroni et Joe Di Maulo ? - Sur Wikipédia et le journal La Presse

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16

 

Qu'est-ce que la Commission d'enquête sur le crime organisé, la CECO ? - Sur Wikipédia

 

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17

Qui est Vito Rizzuto ? - Sur Wikipédia

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