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Le déficit éthique de Francine Senécal,
ex-membre du Comité exécutif de la ville de Montréal

Élue avec Union Montréal, le parti de Gérald Tremblay, en 2001.  Elle occupait la vice-présidence et le poste de responsable des sports et loisirs au comité exécutif.  Elle a démissionnée en 2008.   Selon un témoignage en cour, elle serait allée en voyage avec Rosaire Sauriol impliqué dans le scandale des compteurs d'eau.

  Dirigeants Montréal

 
 
 
 

 Au centre des décisions:
scandales des Compteurs d'eau et de Faubourg Contrecoeur

 
 

Après l’ex-président du comité exécutif Frank Zampino, c’est au tour de l’ex-vice-présidente de ce même comité exécutif d’être éclaboussée.

Francine Senécal se serait fait gâter à Las Vegas par Rosaire Sauriol, ex-patron de la firme de génie Dessau, apprend-on dans des documents de l’enquête policière consultés par l'Agence de presse QMI.

Sauriol lui-même a rapporté à l’Unité permanente anticorruption (UPAC) que les événements s’étaient déroulés dans le cadre d’une virée de trois nuits dans la capitale du vice.

Classe affaires

L’ingénieur et sa conjointe voyageaient alors en compagnie du couple formé de Francine Senécal et Martial Filion, l’ex-directeur général de la Société d’habitation et de logement de Montréal (SHDM), aujourd’hui décédé.

Rosaire Sauriol a déclaré à l’UPAC les faits suivants :

Il a payé la différence entre un billet classe affaires et un de classe économique pour le couple Filion/Senécal.

Il a payé les repas au restaurant de Francine Senécal et Martial Filion tous les soirs.

Il a également fourni les billets pour deux spectacles que les quatre voyageurs sont allés voir ensemble.

On savait déjà que Frank Zampino avait séjourné en 2007 et en 2008 sur le yacht de l’entrepreneur Tony Accurso, en compagnie de ce dernier et de Rosaire Sauriol.

Ils obtiennent le contrat

Les firmes d’Accurso et de Sauriol ont remporté fin 2007 le contrat des compteurs d’eau.  Valant plus de 355 millions $, c’était le plus gros contrat octroyé dans l’histoire de la Ville.  Il a été annulé en 2009 après la découverte d’irrégularités.

« Francine Senécal était membre du comité exécutif de la Ville de Montréal durant le processus menant au contrat des compteurs d’eau entre 2004 et 2008 et, donc, était en position de pouvoir pour appuyer, voter et influencer les décisions de la Ville quant à l’octroi des contrats », notent les policiers.

Les allégations de Rosaire Sauriol sont contenues dans les affidavits qui ont permis aux policiers d’obtenir un mandat pour perquisitionner la résidence de Francine Senécal, en juillet 2015.

Francine Senécal et Yves Provost ex-directeur adjoint et impliqué dans la rédaction des cahiers de charges pour les soumissionnaires du dossier compteurs d'eau commerces et industries de la ville de Montréal.

Un juge en a autorisé la publication cette semaine après que le Directeur des poursuites criminelles et pénales a annoncé qu’en raison de l’insuffisance de preuve, aucune accusation ne serait portée contre Francine Senécal dans ce dossier.

Les allégations de M. Sauriol n’ont pas été testées devant les tribunaux.

Centre Bell

Des inscriptions à l’agenda de Sauriol mentionnent aussi que Francine Senécal a été invitée à plusieurs reprises avec d’autres élus dans des loges au Centre Bell.

Francine Senécal a quitté ses fonctions en octobre 2008.  Elle est aujourd’hui directrice générale de la Fondation de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal.  Elle n’a pas donné suite aux demande de l'Agence de presse pour obtenir un commentaire de sa part.

 
 

Le Cégep du Vieux-Montréal a évité une personne en déficit d'éthique

 
 

Le Cégep du Vieux-Montréal a été condamné à verser 430 000$ à une ancienne élue municipale congédiée peu après avoir été embauchée.  Un juge de la Cour supérieure estime que le Cégep n'avait pas de «motif sérieux» de remercier Francine Senécal après qu'un scandale eut éclaboussé son mari.  Ex-directrice générale du cégep Lionel-Groulx a été élue à l'hôtel de ville de Montréal en 2001 et aussitôt nommée vice-présidente du comité exécutif.

En parallèle, son mari, Martial Filion, a occupé plusieurs postes à la Ville, de chef de cabinet du maire à directeur général de la Société d'habitation et de développement de Montréal.

En mai 2008, le directeur général du cégep du Vieux-Montréal annonce son départ.  Francine Senécal, qui songeait à quitter la politique, décide de poser sa candidature.  Après avoir été recommandée par le comité de sélection, elle est officiellement nommée le 1er octobre 2008.  Son embauche est annoncée dans un communiqué de presse en soirée.  Le lendemain, elle démissionne de son poste de vice-présidente du comité exécutif.

Une semaine plus tard, La Presse publie un reportage explosif sur des transactions immobilières à la SHDM dont son conjoint, Martial Fillion, avait eu la responsabilité.  Celui-ci sera d'ailleurs congédié quelques semaines plus tard dans le dossier de la vente des terrains du Faubourg Contrecoeur.

Même si le Cégep n'est pas cité dans le reportage, l'histoire ébranle sa direction.  Mme Senécal, qui doit entrer en fonction en janvier 2009, tente de rassurer son nouvel employeur.  Elle soutient qu'elle n'est pas en conflit d'intérêts, mais le Cégep résilie tout de même son contrat à la fin du mois de novembre 2008.

Devant ses difficultés à se trouver un nouvel emploi, Francine Senécal a intenté une poursuite de 1,1 million de dollars contre le Cégep pour salaire perdu et dommages à sa réputation.

Le juge Louis Crête de la Cour supérieure lui donne en partie raison.  «Le Cégep, qui avait eu maille à partir avec les médias dans le passé, a tout simplement eu la frousse - en anglais on dit «cold feet» -et estimé, un peu trop commodément, qu'il était alors plus opportun de résilier le contrat d'embauche de celle que les médias pointaient du doigt et de se réfugier, cette fois, derrière les voeux de sa "communauté"», écrit-il.

Il lui accorde 430 000$ en «salaires perdus à la suite de la résiliation de son mandat sans motif sérieux». Le juge ne lui accorde pas d'indemnité pour dommage à sa réputation, au motif que tout congédiement est difficile à vivre.

 

Source: Agence de presse QMI pour Québecor inc.; Journal La Presse pour Power Corporation du Canada.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication :3 décembre 2017

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Corruption et Éthique