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Maire de la ville de Chambly - Région de la Montérégie au Québec
Denis Lavoie applique une certaine conception de l'éthique
Un tout petit dictateur créant une grosse grogne chez les citoyens et citoyennes de Chambly

Un maire qui utilise son poste pour congédier l'entraîneur de sa fille, qui fait démolir une maison patrimoniale en catimini.  Un maire renommé intransigeant, colérique et dictateur qui fait procès à des citoyens et citoyennes qui le critiquent publiquement, voilà le portrait du maire de Chambly, et ce n'est pas tout...  Jeudi le 22 novembre 2018, la télévision de CBC/Radio-Canada nous présentait le sympathique maire de Chambly, Denis Lavoie, à l'émission Enquête.

Un directeur général qui dépose des documents compromettant l'intégrité des élus.es de la ville de Chambly à la Commission Charbonneau est congédié.  Rosaire Sauriol ex-dirigeant de Dessau affirme avoir financé la campagne électorale du maire Denis Lavoie et maintenant l'administration municipale semble être de connivence avec le nouveau propriétaire du journal local, au point où des journalistes démissionnent.  Selon les spécialistes du milieu municipal, pour se faire élire, des gestes populistes et clientélistes sont présents et dommageables aux règles démocratiques devant s'appliquer dans les villes.   Voilà qui démontre une certaine conception de l'éthique et que l'on élit pas toujours des personnes sages.
         - JosPublic 

 

Deux des quatre personnes sous enquête à la ville de Chambly
Denis Lavoie , le maire et sa directrice générale adjointe et trésorière, Annie Nepton

Denis Lavoie, bio-politico-judiciaire au fil du temps

2019

 
 
 
 

6 mars 2019
Julie Girard-Desbiens, une conseillère de l'Équipe Lavoie démissionne

« La conjoncture politique actuelle ne me permettant pas d’exercer mon rôle de conseillère comme j’aspirais à le faire, je préfère me retirer et me concentrer sur ma famille », a écrit Julia Girard-Desbiens sur sa page Facebook.  Celle qui faisait partie de l’équipe du maire Denis Lavoie n’a pas voulu préciser plus à fond la raison de sa démission.

Ce départ survient une semaine à peine après la mise sous tutelle de la Ville de Chambly.  Pendant ce temps, l’Unité permanente anticorruption mène une enquête dans les dossiers de la Ville.  Les policiers ont reçu des allégations à l’effet que le controversé maire et sa copine, qui est directrice générale adjointe, auraient touché de l’argent lors de l’octroi de contrats publics.

D’ailleurs, lors la séance du conseil municipal du 5 mars 2019 Mme Girard-Desbiens était absente de la séance, tout comme le maire et le directeur général Michel Larose, en congé de maladie.

Source - Le Journal de Québec de Québecor Inc
pour
Pierre Karl Péladeau

 
 

6 mars 2019
Malgré la tutelle, des élus.es de la ville de Chambly confrontent la Commission municipale du Québec

Les élus.es de la Ville de Chambly, à l'exception des deux conseillers de l'opposition, ont rejeté la résolution visant à suspendre des procédures judiciaires contre des citoyens.  La décision a été prise, mardi le 5 mars 2019, lors de la première séance du conseil depuis que la municipalité est sous la tutelle de la Commission municipale du Québec (CMQ)

Une des conseillères de l'équipe du maire, Julia Desbiens-Girard, était absente. Elle aurait démissionné, invoquant des raisons familiales.

Vendredi le 1er mars 2019, la CMQ avait décidé de suspendre toutes les procédures judiciaires intentées par la Ville, sauf les procédures pénales et celles qui ont été expressément autorisées par la Commission.  La résolution de la CMQ devait toutefois être approuvée par le conseil municipal pour entrer en vigueur.

« Vous savez, ce n’est pas parce qu’on est en politique municipale qu’on doit renoncer à nos droits constitutionnels. Les juges de la Cour supérieure l’ont très clairement établi. […] Effectivement, si on considère qu’on a de la diffamation qui demande réparation, à ce moment-là, on va continuer. On n’a pas l’intention de se rétracter ou même de suspendre les procédures », a réitéré le maire suppléant, Jean Roy.

Cependant, puisque la Ville de Chambly est sous tutelle, la Commission municipale du Québec pourrait encore imposer sa décision à l’administration en place.  « Si la Commission décide d’utiliser sa prérogative et de l’imposer, alors ça, ça leur appartient », a ajouté le maire suppléant.

Pour leur part, les deux conseillers de l’opposition s’expliquent mal la position des autres élus.

  Pour plus de détails - Sur La Société CBC/Radio-Canada pour le gouvernement
du Canada

 
 

28 février 2019
Le maire et la directrice générale de Chambly sont ciblés par l’enquête de l’UPAC

 Les enquêteurs de l’Unité permanente anticorruption qui ont mené des perquisitions le 27 février 2019 à Chambly sont sur la piste d’allégations d’abus de confiance en lien avec des contrats publics qui concernent
le maire Denis Lavoie.

L’Unité permanente anticorruption (UPAC) a reçu des dénonciations à l’effet que le controversé maire Lavoie, lui-même un ancien policier spécialisé dans la lutte à la corruption et au crime organisé, aurait touché des sommes d’argent en lien avec l’octroi de contrats publics.

L’amie de cœur du maire et directrice générale adjointe de la Ville, Annie Nepton, est également visée par les allégations, de même qu’un autre fonctionnaire municipal et un important promoteur immobilier.

L’enquête policière a été baptisée « Parabole ». Elle a été ouverte il y a près d’un an, en avril 2018.  Depuis, plusieurs témoins, dont des fonctionnaires municipaux, ont fourni des déclarations à la police. Un juge a ensuite estimé que ces allégations étaient assez sérieuses pour donner le feu vert aux trois mandats de perquisition exécutés le 27 février 2019.

Source - Le Journal de Québec de Québecor Inc
pour
Pierre Karl Péladeau

 
 

27 février 2019
Sortie en règle du maire de Chambly
contre l’UPAC

Le maire de Chambly, Denis Lavoie, déverse son fiel sur l’Unité permanente anticorruption (UPAC) qui menait une perquisition mercredi dans sa ville.

M. Lavoie reproche aux enquêteurs d’avoir privé la population de services en forçant la fermeture, notamment, de la cour municipale et d’autres services administratifs. 

«C’est de valeur, affirme-t-il. Ces gens-là, au lieu d’agir de même, ils seraient venus nous voir et on leur aurait donné un bureau et on leur aurait même payé le café.»

«Ce qui m’étonne, c’est surtout que je vois le peu de substance des questions qui sont posées à certaines personnes, ajoute-t-il. C’est des allégations à tour de bras. Écoute, quand on demande à quelqu’un pourquoi il y a une boule sur un véhicule officiel de la Ville, c’est que ça ne va pas bien.»  Selon lui, des gens auraient été questionnés sur des séjours dans son supposé condo en Floride. «Je n’ai pas de condo en Floride, ça va tu mal?» exprime le maire.

Source - TVA Nouvelles-Québecor Inc
pour
Pierre Karl Péladeau

 
 

27 février 2019
Perquisitions de l’UPAC à l’hôtel de ville de Chambly

L’Unité permanente anticorruption (UPAC) menait des perquisitions à l’hôtel de ville de Chambly en Montérégie, ainsi qu’au garage municipal et dans des bureaux administratifs.

Trois mandats seraient exécutés ce matin du 27 février 2019. Il n’y aurait pas d’arrestation prévue par l’UPAC. 

L’administration du maire Denis Lavoie y est contestée depuis plusieurs mois par les citoyens.  Les citoyens ont même fait circuler une pétition afin que le gouvernement mette la ville de Chambly sous tutelle. Les Chamblyens n’ont pas digéré non plus la démolition de la maison patrimoniale Boileau, en novembre dernier. 

Le maire Denis Lavoie est en congé de maladie depuis quelques semaines.

Source - Le Journal de Québec-Groupe Capitales Médias (GCM) pour Martin Cauchon

 

14 mars 2019
Le ménage se poursuit dans l'administration de la ville de Chambly

La Commission municipale du Québec (CMQ), qui assume la tutelle de la Ville de Chambly, a procédé à des changements au sein de la direction générale de la municipalité.

Ainsi, le directeur général Michel Larose, en congé de maladie, sera remplacé par Jean-François Auclair.  Ce dernier restera en poste aussi longtemps que nécessaire, affirme la CMQ. Ainsi, il n'est pas acquis que M. Larose retrouvera ses fonctions lorsque son congé sera terminé.

De plus, la CMQ s'est mise à la recherche d'un nouveau directeur des ressources humaines. Cette responsabilité n'incombera donc plus à la directrice générale adjointe Annie Nepton.

En outre, plusieurs employés auraient exprimé des craintes à l'idée de parler aux enquêteurs et demandé des mesures de protection.

« Il nous a semblé plus que nécessaire en fait de nommer un directeur général qui fasse en sorte que les employés de la Ville collaborent avec facilité » , a expliqué la porte-parole de la Commission municipale du Québec.

Source - Source: La Société CBC/Radio-Canada pour le gouvernement du Canada

 
 

6 mars 2019
La Commission municipale invalide une décision du conseil de ville

La Commission municipale du Québec (CMQ) force les élus de Chambly à suspendre les procédures judiciaires contre des citoyens, à l'exception des procédures pénales, même si le conseil municipal en a décidé autrement. Cette décision sera en vigueur tant que la Ville demeurera sous la tutelle de la CMQ.

La porte-parole de la CMQ n'est pas en mesure de confirmer si les contrats avec la firme d'avocats Cayer, Ouellet et Associés, qui était responsable de plusieurs mises en demeure, sont suspendus. Le nombre de mises en demeure envoyées par la Ville qui seront étudiées par la Commission demeure aussi indéterminé.

« la Commission entend procéder à l’évaluation des procédures en cours pour éviter tout abus de procédures de la Ville à l’égard des personnes visées, et la Commission entend examiner les procédures en cours dans le but d’éviter que ces procédures soient prises aux frais de la Ville alors que celles-ci devraient être prises personnellement par ses élus et ses officiers, à leurs frais ».

Source: La Société CBC/Radio-Canada pour
le gouvernement du Canada

 
 

1er mars 2019
Chambly : des procédures de la Ville
contre des résidents sont suspendues

La Commission municipale du Québec (CMQ) a adopté vendredi une résolution visant à suspendre des procédures judiciaires intentées par la Ville de Chambly contre des résidents. De plus, deux membres de la CMQ ont commencé leur mandat à titre de tuteurs de la municipalité de la Rive-Sud.

Les avocats Denis Michaud et Martin Saint-Laurent, qui agiront comme tuteurs, enchaîneront les rencontres avec les employés et les élus, qui sont obligés de collaborer.  Dès vendredi le 1er mars 2019, des réunions avaient lieu avec le directeur général de la Ville, la directrice générale adjointe, la greffière, les conseillers et la présidente de l’Association des cadres. Trois des huit conseillers n'ont pas participé à la rencontre avec les tuteurs.

Lundi le 4 mars 2019, ils tiendront des rencontres avec le maire, les deux syndicats des employés et les cadres de la ville.  « Cette mise en relation va permettre à nos deux délégués, nos deux tuteurs, d’expliquer la tutelle et le déroulement de celle-ci », précise l'agente de propagande de la CMQ.

Les deux tuteurs superviseront et approuveront les décisions de la Ville de Chambly. Pendant toute la durée de la tutelle, les conseillers municipaux et le maire restent en poste et continuent de toucher leur rémunération habituelle. La mise sous tutelle permettra aussi d’éviter les entraves à l’enquête de la Commission municipale du Québec, ordonnée par la ministre des Affaires municipales à la suite du reportage d’Enquête le 22 novembre 2018 dans lequel il était question d’allégations d’intimidation et d’abus de pouvoir du maire Denis Lavoie à l’endroit de certains employés municipaux et de bénévoles.  Cette enquête, qui porte sur de possibles manquements au code de déontologie et d’éthique, se poursuit.

La mise sous tutelle d’une ville demeure une mesure relativement rare. Depuis 2005 au Québec, seulement 10 municipalités, dont Chambly, se sont retrouvées dans cette situation, la plus connue étant probablement ville de Laval de juin à décembre 2013.

  Pour plus de détails - Sur La Société CBC/Radio-Canada pour le gouvernement
du Canada

 
 

27 février 2019
Chambly mise sous tutelle

La ministre des Affaires municipales et de l'Habitation du Québec, Andrée Laforest, annonce la mise sous tutelle de la Ville de Chambly

Cette mise sous tutelle «se terminera seulement lorsque la Commission [municipale du Québec] jugera qu'il n'est plus nécessaire d'accompagner la Ville», a précisé la ministre. La ministre a confirmé qu’elle suivait la situation de très près depuis sa nomination.  «Jamais je n’ai exclu la mise sous tutelle, mais l’analyse devait suivre son cours. J’ai recommandé au Conseil des ministres de mettre Chambly sous tutelle», a-t-elle expliqué.

Le conseil municipal demeurera fonctionnel, mais ses décisions devront être approuvées par la CMQ. « Cette décision donne suite à des vérifications en cours à la CMQ concernant des déficiences dans la gestion municipale et des allégations liées à des manquements en matière d'éthique et de déontologie », dit le communiqué de la ministre, qui indique en outre qu'« une analyse est également menée actuellement par le Commissaire à l'intégrité municipale et aux enquêtes (CIME) ».

Le CIME, qui remplace depuis octobre le Bureau du commissaire aux plaintes, a le pouvoir de procéder à des vérifications lorsque des actes répréhensibles en lien avec une municipalité ou un organisme municipal sont signalés. La Commission aura le pouvoir de nommer, de destituer, de suspendre sans traitement ou encore de remplacer les officiers, les fonctionnaires et les employés de Chambly. Elle pourra aussi intervenir dans toutes les causes intentées contre la Ville.

« On est rendu loin », a convenu la ministre ajoutant qu'elle suivait la situation de très près depuis sa nomination. « C'est à la lumière de toutes les informations reçues que j'ai recommandé au Conseil des ministres la tutelle de Chambly », a-t-elle expliqué. « Ce qu'on doit faire maintenant, c'est redonner la confiance à Chambly, aux citoyens », a-t-elle affirmé. « Et je pense qu'aujourd'hui, à Chambly, les gens sont rassurés. »

Source - TVA Nouvelles-Québecor Inc. pour
Pierre Karl Péladeau et
- Sur La Société CBC/Radio-Canada pour
le gouvernement du Canada

 

2018

11 décembre 2018
Québec prié de mettre
la Ville de Chambly sous tutelle

Le Mouvement citoyen de Chambly et le parti Démocratie Chambly, qui forme l'opposition à l'hôtel de ville, ont formulé une demande conjointe pour que le gouvernement du Québec procède à une mise en tutelle de la Ville de Chambly et qu'il autorise une enquête publique élargie.

Ces groupes ont exprimé leur demande dans une lettre adressée à la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, document qui a été rendu public lors d’un point de presse.

Il faut suivre les étapes, dit la ministre: "Il est trop tôt pour parler d'enquête publique ou de tutelle", a répondu la ministre des Affaires municipales, .

« Il y a une gradation d'interventions à faire, dit-elle. Il faut attendre les résultats [de l'enquête demandée à la Commission municipale]. Si les résultats ne sont pas concluants, on va aller vers une enquête publique. Et après ça, il y a la tutelle, mais on n'est pas rendu à la tutelle avec la Ville de Chambly », a-t-elle indiqué.

Elle a également précisé qu'une éventuelle tutelle devrait être validée par le Conseil des ministres.

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- Sur La Société CBC/Radio-Canada pour
le gouvernement du Canada

 
 

23 novembre 2018
La Commission municipale
enquêtera sur Chambly

Andrée Laforest
Ministre des Affaires municipales et de l’Habitation

La Commission municipale du Québec enquêtera sur le cas du maire de Chambly, Denis Lavoie, qui fait l'objet d'allégations d'abus de pouvoir après la diffusion d'un reportage de la CBC/Radio-Canada à l'émission "Enquête".

L'attaché de presse de la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, a confirmé vendredi le 23 novembre 2018 qu'elle avait fait cette requête auprès de la Commission municipale.

Mme Laforest a été « très préoccupée » par ce qu'elle a entendu dans le reportage de Radio-Canada, a indiqué au bout du fil son attaché de presse, Hugo Lemay.

Dans le reportage du diffuseur public, des citoyens disent avoir été intimidés et menacés par le maire, qui dirige la ville depuis 2005.

Selon un enregistrement fourni par l'un de ces citoyens, le maire s'en est pris au responsable d'un club de soccer local parce qu'il jugeait que sa fille ne jouait pas assez pendant les matchs. Il accusait aussi un entraîneur d'avoir lancé un gilet au visage de sa fille.

Dans une longue envolée ponctuée de termes injurieux, M. Lavoie soutient qu'en faisant cela, les responsables du club de soccer ont « attaqué le pouvoir politique » et il ordonne le congédiement de l'entraîneur.

« Veux-tu vraiment m'affronter ? Veux-tu vraiment m'affronter ? », peut-on l'entendre dire au responsable, qui semblait réfractaire au congédiement.

« Vous parlez au maire d'une ville de 30 000 personnes. Quand je parle, 30 000 personnes parlent. Je ne suis pas en négociation avec vous. »

Écoutez l'intégralité de l’échange entre le maire Denis Lavoie et Benoît Girard (10 minutes)

La transcription des échanges est ici.

La Commission municipale du Québec a le pouvoir d'enquêter sur des administrations municipales, et elle peut imposer des sanctions s'il y a lieu.

En attendant que ce processus soit complété, la ministre n'entend pas intervenir, a indiqué son attaché de presse.  Il n'est pas du tout question de tutelle pour l'instant, a-t-il ajouté.

Source - Agence de presse canadienne (APC)

 
 
 
 
 

6 décembre 2018
Chambly perd sa cause contre une ex-employée

Une employée congédiée par la Ville de Chambly, Maryse Vigneault, appuyée par son syndicat des cols blancs, vient gagner sa cause après trois ans de lutte.

Le tout a commencé lorsque Maryse Vigneault a transmis par erreur, contrairement à une directive du maire, un courriel à l’ex-conseillère municipale, Francine Guay.   

Dans la décision du tribunal, Mme Vigneault relate une conversation entre elle et le maire Lavoie datant du 25 mars 2015.    

«Mon téléphone a sonné et c’était le maire. [...] Il criait très fort, je lui ai donc dit: "Pardon, excusez-moi, je ne comprends pas ce que vous me dites". Il a donc sacré, toujours en criant: "Câlisse de tabarnac, d'estie, de câlisse, c'est quoi ça, savez-vous ce qui va se passer maintenant, c'est inacceptable [...]." J'ai essayé de lui expliquer les démarches que j'avais déjà faites pour rectifier mon erreur, mais il ne me laissait pas parler.»   

Joint au téléphone par TVA Nouvelles, le maire Lavoie s’est défendu. Les mots d’église ne s’adressaient pas à sa secrétaire, mais plutôt au système Bluetooth mains libres de son véhicule qui ne semblait pas fonctionner adéquatement, dit-il.    

L’arbitre Mario Létourneau indique que la plaignante s’est retrouvée en arrêt de travail parce qu’elle a été incapable de résister à la pression exercée sur elle, plus particulièrement par la menace de congédiement suite à sa conversation avec la conseillère municipale Francine Guay lors du party de Noël, par la prolongation illégale et abusive de sa période de probation qui a remplacé cette menace de congédiement, par tous les autres incidents dont elle a été témoin y compris cette dernière conversation avec son patron ponctuée des "mots d’église" que l’on sait.

Source - TVA Nouvelles, Québecor Inc. pour Pierre Karl Péladeau

 
 

24 novembre 2018
La dictature du petit maire
Denis Lavoie de Chambly

Yves Boisvert
Chroniqueur au journal La Presse

Il a fallu que les deux choses arrivent en même temps. Deux petites choses, au fond. Le maire de Chambly qu'on entend crier au téléphone pour faire congédier l'entraîneur de soccer de sa fille. Et les pelles mécaniques qui rasent sur ordre de sa ville une maison historique.   - Yves Boisvert

Le pouvoir, le pouvoir, mesdames et messieurs, dans son infiniment petit. Le pouvoir, condensé en deux événements sans le moindre rapport. Mais deux exemples qui procèdent de la même mentalité d'abus de pouvoir.

Jeudi le 22 novembre 2018, Radio-Canada nous présentait le sympathique maire de Chambly, Denis Lavoie, à l'émission Enquête.  Ex-policier, avocat, l'homme est maire depuis 2005.  Et à ce qu'on comprend, il n'aime pas trop se faire contredire.  Il lui arrive régulièrement d'envoyer des mises en demeure pour menacer de poursuivre des citoyens qui ont eu le malheur de le critiquer - aux frais de Chambly, bien évidemment.  Il ne fait pas que les menacer, d'ailleurs.  Certains sont poursuivis.

Des employés témoignent de son caractère autoritaire, colérique.

  Lire la suite - Fiducie de soutien à La Presse

 

23 novembre 2018
« Tu la veux-tu la guerre? »
Les menaces du maire de Chambly

Poursuites, menaces et abus d'autorité... Le maire Denis Lavoie règne sur la ville de Chambly avec une poigne de fer depuis 2005. Pour la première fois, des témoins prennent la parole pour dénoncer l'intimidation et le climat toxique à l'hôtel de ville, dont ils disent avoir été victimes.

« Veux-tu vraiment m’affronter?  Veux-tu vraiment m’affronter? »

Abasourdi, un des responsables du club de soccer l’Arsenal de Chambly, Benoît Girard, est au bout du fil avec un parent mécontent.

Un père estime que sa fille passe trop de temps sur le banc lors des matchs et ajoute que l'entraîneur lui a lancé un gilet au visage.  La conversation prend rapidement une tournure agressive.

« Comprends-tu que dans les médias, tu vas avoir l’air d’un crisse de clown? », dit le père.

La situation est d’autant plus délicate que Benoît Girard parle avec une personnalité publique. Il s’agit de Denis Lavoie, maire de Chambly.

« Penses-tu que le maire d’une ville de 30 000 [habitants] va être tributaire tabarnak de ce que vous pensez? », crie l’élu, qui est aussi avocat et ex-policier.

Tu la veux-tu la guerre? Tu la veux-tu? Osti, je te le dis : la veux-tu?

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3 septembre 2018
La Ville de Chambly accusée de bâillonner ses citoyens

La Ville de Chambly tente de faire taire des citoyens et des opposants politiques à coups de mises en demeure et de poursuites, dénonce un regroupement de résidents qui prépare la riposte. Le maire rétorque qu'il n'a fait que son devoir.

« C’est un stress énorme, c’est très intimidant. C’est beaucoup de pression, morale et monétaire [pour les personnes visées et leur famille] », explique Julie Daigneault, porte-parole du Mouvement citoyen de Chambly, qui juge la situation inacceptable.

Les mises en demeure demandent aux citoyens de se rétracter publiquement et de payer des sommes pouvant aller jusqu’à 50 000 $.  Sans cela, ils s’exposent à une poursuite judiciaire.

Mme Daigneault reconnaît que certains ont des opinions « plus carrées, plus dures » que d’autres. Elle estime cependant que cela ne mérite pas que l’on « brime la liberté d’expression et d’opinion ».

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Les gens n’osent plus rien dire et se surveillent de plus en plus

Julie Daigneault, porte-parole du Mouvement citoyen de Chambly

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Sur La Société CBC/Radio-Canada pour
le gouvernement du Canada

 
 

9 mars 2018
Des journalistes auraient reçu le mot d'ordre de ne pas critiquer
le maire de Chambly

Deux journalistes ont quitté leur emploi au Journal de Chambly à la suite d'un mot d'ordre pour réduire les articles à caractère négatif à l'égard du maire Denis Lavoie.  Un nouveau directeur de l'information est pointé du doigt.

M. Khalkhal rejette toute allégation de favoritisme à l'endroit du maire Lavoie.  Il dit même devoir défendre son journal de pressions indirectes de la part de l'élu.  Denis Lavoie nie avoir exercé une pression quelconque.

Malheureusement la version des journaliste est absente de la publication du HuffPost

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22 novembre 2018
Arrestation lors d'une manifestation contre la démolition d'une maison historique

Une manifestation contre la démolition d'une maison vieille de près de 200 ans à Chambly a dégénéré et les autorités ont dû procéder à au moins une arrestation.

Des manifestants s'étaient rassemblés devant la maison du patriote Boileau, mais voilà que Christian Picard, citoyen et ancien candidat du Parti québécois, faisait blocus et a été arrêté.

Rencontré par TVA Nouvelles alors qu'il se faisait emmener par les policiers, il a affirmé que le maire Denis Lavoie s'était engagé à rénover la maison, mais a finalement renié sa parole, une information démentie par M. Lavoie.

«Hier soir, il a ordonné à ses employés de démolir la maison et personne n'est au courant. Aucun citoyen, le conseil de ville n'a pas été saisi de ça, c'est une directive pour démolir la maison», a-t-il affirmé. 

«Il considère que l'Histoire, le patrimoine, n'a aucune valeur, comme citoyen et comme Québécois, on n'a pas droit de laisser faire ça», d'ajouter M. Picard.

  Lire la suite - TVA Nouvelles, Québecor Inc. pour Pierre Karl Péladeau

 
 

6 juin 2018
La Ville de Chambly mandate une firme d'avocat contre Démocratie Chambly

Lors de la séance du conseil municipal du 5 juin 2018, le conseil de Ville de Chambly a adopté une motion visant à mandater ses procureurs pour entreprendre toute action juridique nécessaire contre le parti Démocratie Chambly et ses représentants.  La motion a été adoptée par un vote unanime des conseillers municipaux, après que les conseillers Mario Lambert et Alexandra Labbé soient sortis de la salle d’audience, étant eux-mêmes visé par ce mandat en tant que représentants officiels de Démocratie Chambly.

Mauvaise utilisation des pouvoirs de la Ville

Pour Alexandra Labbé ce mandat ne devrait pas être donné par le conseil de Ville.   « Il s’agit ici d’une personne, en l’occurrence le Maire, qui subit, selon lui, une atteinte à son droit à la dignité.  Il s’agit là de droits individuels qui seraient bafoués.  Il devrait intenter des recours en son nom personnel. Le fait de faire voter une résolution par le conseil n’est que dans le but d’intimider les personnes concernées » avance-t-elle. 

Pour son confrère Mario Lambert de Démocratie Chambly les raisons de ce mandat sont floues et les conseillers ont voté sans même connaitre exactement ce qui était reproché à Démocratie Chambly.  « Nous recevons cet ajout séance tenante, comme s’ils venaient juste de décider de faire cela.  C’est clair que cela aurait pu être dans l’ordre du jour original, il n’y avait pas de raison de l’ajouter à la dernière minute si ce n’est pour prévenir les réactions ou les questions dans ce dossier » suppose-t-il. 

  Lire la suite - Sur Chambly Matin

« Si cette maison n'est pas sauvée, on est des trous de cul finis! » C'est dans ces mots que Ricardo Larrivée avait critiqué, à l'été 2017 à l'émission Viens-tu faire un tour?, la volonté de la Ville de Chambly de détruire la maison Boileau.

2017

 
 
 
 

17 novembre 2017
Le maire de Chambly critiqué pour son comportement lors du vote

Le comportement du maire lors du vote par anticipation, le 29 octobre, et lors du jour du scrutin, le 5 novembre 2017, donne lieu à des critiques.  De nombreux témoins, adversaires politiques ou non, l'ont aperçu serrant des mains, parlant à des citoyens, et se baladant dans l'un des endroits où se tenait le vote, ce qui soulève des questions par rapport aux règles.

La directive de la présidente d'élection envoyée à tous les candidats était claire. Ils étaient autorisés à être présents durant toute la journée sur les lieux du vote. Mais ils devaient respecter plusieurs conditions. Les candidats devaient être assis à une table de votation à titre d'observateurs. Il ne leur était pas permis de circuler d'une table à l'autre, de s'adresser aux électeurs, de leur parler ou de leur serrer la main partout dans l'édifice.

Plusieurs témoins sont formels : le maire a contrevenu à ces règles.  Des plaintes ont été logées.

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Sur La Société CBC/Radio-Canada pour
le gouvernement du Canada

 
 

6 novembre 2017
Denis Lavoie maire
une quatrième fois à Chambly

Les électeurs ont fait confiance à Denis Lavoie pour les représenter à la mairie.  Il a remporté ses élections avec 56,21 % des voix, devant son adversaire, Steeves Demers.

Quatre conseillers de l’équipe du parti Action Chambly mené par M. Lavoie ont aussi été élus le soir du 5 novembre. Paula Rodrigues, Serge Gélinas, Jean Roy continueront de représenter les districts où ils ont été élus au cours du dernier mandat. Julia Girard-Desbiens a délogé la conseillère sortante dans le district huit, Francine Guay, avec une avance de 73 votes.

Deux nouveaux visages apparaîtront aux sièges un et deux à la mairie. La candidate de Démocratie Chambly, Alexandra Labbé a délogé la conseillère du parti du maire, Sandra Bolduc. Mme Labbée a remporté le district avec 46,64 % du vote, devant

43,99 % pour Mme Bolduc. Le candidat indépendant Serge Larivée a pour sa part récolté 9,36 % des voix. Le conseiller sortant Marc Bouthillier, qui avait rejoint les rangs d’Action Chambly, cède sa place au candidat du parti de l’opposition, Mario Lambert. Ce dernier remporte le district par seulement deux voix.

Source - Journal de Chambly

 
 

27 mai 2017
Un maire à l"attitude clientéliste
et malsaine"

Les propriétaires de Chambly commencent à recevoir par chèque leur part du million de dollars que la Ville redistribue, ce qui fait bondir l’opposition qui juge que le maire tente d'influencer les élections de novembre.

Steeves Demers, chef du parti d’opposition Démocratie Chambly, dénonce une pratique électoraliste à quelques mois du scrutin municipal qui se tiendra le 5 novembre 2017.

Florent Michelot, chargé de cours en politique montréalaise à l’UQÀM, affirme que ces chèques sont en fait un cadeau empoisonné.  «Gérer cet argent et le redistribuer représente des frais d’administration. Et ce sont les gens de Chambly qui assument ces frais à travers leurs impôts.  Au final, les gens sont perdants, car ils paient deux fois ce qu’ils ne reçoivent qu’une fois: d’abord à travers leurs taxes puis lors de l’envoi du chèque», dit M. Michelot.

Pour le professeur, cette pratique est aussi injuste socialement.  «Cela pose la question du partage des richesses. On distribue cet argent aux propriétaires qui font déjà partie des mieux lotis alors qu’on aurait pu aider des populations moins favorisées.  «Soyons francs: c’est une attitude clientéliste et malsaine», conclut-il.

Lire la suite - Sur le Journal de Montréal-Québecor Inc. pour Pierre Karl Péladeau

 

1er décembre 2017
Denis Lavoie a acheté des actions du numéro deux de l'UPAC

Marcel Forget, ex-no. 2 de l'UPAC

Le maire de Chambly, Denis Lavoie aurait acheté des actions de l’ancienne compagnie Newtech pour laquelle le numéro 2 de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), Marcel Forget aurait agi comme courtier.

Le Journal a révélé dans les derniers jours que M. Forget avait sollicité des collègues quand il travaillait à la Sûreté du Québec.  Denis Lavoie qui est maintenant un officier retraité de ce corps de police a admis avoir donné un chèque de
« 1000 $ à 2000 $, à une dame dans une résidence de Belœil »Marcel Forget l’aurait amené entre 1990 à 2000.

Ce montant devait servir à acheter des actions de la compagnie qui promettait de créer un frein
« intégral et inusable ».  Ce produit n’a jamais vu le jour et Newtech avait été blâmée par l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Celui qui était commissaire associé aux vérifications à l’UPAC a remis sa démission, le 30 novembre 2017, « afin de ne pas nuire à l’organisation ».  Son poste consistait à évaluer la probité des entreprises pour l’AMF.  Ce certificat était celui qui permettait aux entreprises de recevoir des contrats publics.

Source -Source Journal de Chambly

 
 

1er novembre 2017
La démocratie mise à l’épreuve à Chambly

La conseillère Francine Guay se sent muselée

À l'approche des élections municipales au Québec, la vie démocratique à Chambly, une ville de 29 000 habitants en Montérégie, est secouée par des pratiques qui sont critiquées. Des moyens utilisés par des élus et par le maire sortant, qui brigue un quatrième mandat, soulèvent des questions. Alors que certains reprochent à la seule conseillère de l'opposition son attitude, celle-ci estime avoir été muselée.

Elle rappelle qu’elle a même eu droit à une contravention de 149 $, en avril dernier.  Denis Lavoie lui a en effet imposé un amende en vertu du règlement 2010-1188 sur la régie interne des séances du conseil pour lui avoir coupé la parole. Celui-ci s’appuie sur le règlement municipal 2010-1188 qui vise à faire respecter l’ordre et le décorum lors des séances du conseil municipal. Selon tous les experts consultés, de telles contraventions sont rares en politique municipale.

Francine Guay est la seule parmi tous les conseillers à faire partie de l’équipe de Steeves Demers, principal adversaire de Denis Lavoie dans la course à la mairie.  Selon le maire, les conseillers, exaspérés par le comportement de leur collègue, ont le droit de boycotter une séance. Mais qu’en est-il réellement?

Une absence concertée qui soulève des questions: lire les opinions des spécialistes municipaux sur le texte de SRC/Radio-Canada

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Sur La Société CBC/Radio-Canada pour
le gouvernement du Canada

2013

25 novembre 2013
Le directeur général conteste son congédiement

Dans un communiqué envoyé au Journal de Chambly, le directeur général de la Ville de Chambly qualifie d'illégal son congédiement suite à la résolution votée par le conseil la semaine dernière.

«On vise ici à cacher par des calomnies, les réelles motivations de l'administration de Denis Lavoie. Ce dernier désire à tout prix ternir ma réputation et prendre des mesures de représailles contre moi, puisque j'ai osé accomplir mon devoir et collaborer lors d'une intervention des enquêteurs de la Commission Charbonneau», a affirmé M. Jean Lacroix.  Rappelons qu'à quelques jours de la fin de la campagne électorale, un article dans le Journal de Montréal faisait état d'un rapport écrit par M. Lacroix où celui-ci affirmait avoir relevé des dépassements de coûts dans certains contrats de 2005 à 2008.  

«Mon rôle d'officier municipal commande de protéger la relation de confiance que doit avoir la population envers les employés de son administration locale.  Dans cette perspective, il apparaît incontournable que les fonctionnaires municipaux puissent agir comme chien de garde d'une bonne administration lorsque sont soupçonnés certains abus.  Ils ne doivent pas cependant redouter que ce comportement légitime entraîne des mesures discriminatoires voire même leur congédiement!» a-t-il ajouté. «Comme directeur général de la ville de Chambly, j'estime avoir agi conformément à mon devoir, en collaborant avec les acteurs de la Commission Charbonneau et en contribuant ainsi à l'assainissement du milieu municipal pour lequel je me suis dévoué avec passion depuis maintenant 20 ans», a-t-il conclu.

Source - TVA Nouvelles-Québecor Inc. pour Pierre Karl Péladeau

 
 

23 mars 2013
Le DGE s'intéresse au financement
du parti du maire de Chambly

Le maire de Chambly Denis Lavoie, dont le nom a fait surface à la Commission Charbonneau, le 20 mars 2013, nie avec vigueur avoir reçu du financement politique de la firme de génie-conseil Dessau comme l’a déclaré dans un témoignage le vice-président principal de l’entreprise, Rosaire Sauriol.

Interrogé par le procureur en chef adjoint Denis Gallant, Rosaire Sauriol a affirmé le 20 mars 2013 devant la commission Charbonneau que Dessau a eu des contrats et a contribué au financement de partis politiques de la municipalité.

Sous serment, il a déclaré avoir versé des milliers de dollars en argent comptant pour la campagne de Pierre Bourbonnais, à la fin des années 1990.  «Je ne sais pas, mais on parle peut-être de cinq ou dix (5-10 000$)», a-t-il déclaré.  M. Sauriol a ensuite affirmé que Denis Lavoie lui aurait été présenté en 2005 selon son souvenir, tout en mentionnant la course à la chefferie libérale, qui s’est déroulée en 2007.  «Il m’a sollicité pour sa campagne et de l’ordre de…le montant demandé était de l’ordre de 5 000 à 8 000 dollars, je ne me souviens pas très bien», a-t-il déclaré.

L’homme d’affaires a affirmé ne pas se souvenir très bien si la somme avait été versée en argent  comptant ou par chèque.  «Mais je crois qu’elle est comptant, mais je ne pourrais pas l’affirmer à 100%», a déclaré M. Sauriol.

Lire la suite - Sur MétéoPolitique

 
 
 
 
 

23 octobre 2013
Portrait du candidat Denis Lavoie

Date de naissance:    2 juillet 1960
Municipalité où le candidat se présente:  Chambly
Nom du parti:  Action Chambly / Équipe Denis Lavoie

CV (parcours professionnel et scolaire):

D.E.C. – Sc. administration Université Laval – Sc. politique

Université de Montréal – Droit

Prix du Doyen pour la meilleure moyenne académique en droit à la F.E.P.

Sûreté du Québec de 1979 à 2004

Membre du barreau depuis 2004

Maire depuis 2005

Vos priorités si vous êtes élu:

Continuer notre gestion responsable des finances publiques

Mettre en œuvre nos engagements à savoir, une police de proximité, un complexe de culture d’histoire et de savoir en autres.

Potin (information qu'on ne connaît pas sur vous):

J’aime jouer aux cartes et écouter de la musique rétro.

Questions en rafale

Un bon coup du maire précédent :

Avenue Bourgogne

Le pire coup du maire précédent :

Envoyer la police à Beloeil

Un candidat d'un autre parti dans cette élection que vous admirez:

Luc Ricard pour avoir eu le courage de mettre un terme au Parti municipal de Chambly qui n’apportait rien de constructif dans les débats.

Votre endroit préféré dans votre ville:

Tous les parcs ou j’entends un enfant rire.

L'endroit que vous aimez moins dans votre ville:

La chambre de mon ado!

La première chose qui vous vient en tête lorsque vous entendez les mots suivants:

Montréal: Ingérable

Québec:   Mes souvenirs d’enfance

Corruption:  Laxisme du gouvernement provincial

Électeurs:  Humilité devant mes patrons

Source - Chambly express

 
 

 
 

« Tu la veux-tu la guerre? »
Les menaces du maire de Chambly
23 novembre 2018

 
 

Poursuites, menaces et abus d'autorité... Le maire Denis Lavoie règne sur la ville de Chambly avec une poigne de fer depuis 2005. Pour la première fois, des témoins prennent la parole pour dénoncer l'intimidation et le climat toxique à l'hôtel de ville, dont ils disent avoir été victimes.

« Veux-tu vraiment m’affronter?  Veux-tu vraiment m’affronter? »

Abasourdi, un des responsables du club de soccer l’Arsenal de Chambly, Benoît Girard, est au bout du fil avec un parent mécontent.

Un père estime que sa fille passe trop de temps sur le banc lors des matchs et ajoute que l'entraîneur lui a lancé un gilet au visage.  La conversation prend rapidement une tournure agressive.

« Comprends-tu que dans les médias, tu vas avoir l’air d’un crisse de clown? », dit le père.

La situation est d’autant plus délicate que Benoît Girard parle avec une personnalité publique. Il s’agit de Denis Lavoie, maire de Chambly.

« Penses-tu que le maire d’une ville de 30 000 [habitants] va être tributaire tabarnak de ce que vous pensez? », crie l’élu, qui est aussi avocat et ex-policier.

Tu la veux-tu la guerre? Tu la veux-tu? Osti, je te le dis : la veux-tu?

Dans un langage cru, blasphématoire et sans équivoque, Denis Lavoie exige le congédiement de l’entraîneur en invoquant son titre de maire.  « Il va être escorté avec les services policiers. Le maire vient de te parler. »

Ce qu’il ne sait pas, c’est que la conversation – qui s’est déroulée en 2015 – est enregistrée.  En voici cinq extraits.

« Les Hells m’ont affronté. Ils ont crissé leur camp. Te rends-tu compte qu'ils étaient plus dangereux que toi? », lui lance Denis Lavoie, en colère, en faisant référence à son intervention pour chasser un groupe de motards d’un local de la ville.

Dans la conversation qui dure un peu plus de 10 minutes, le maire soutient que l’entraîneur et le club de soccer ont « attaqué le pouvoir politique ».

« Vous parlez au maire d’une ville de 30 000 [habitants]. Quand je parle, 30 000 personnes parlent », affirme-t-il pour mettre de la pression sur le responsable du club de soccer.

Arsenal de Chambly: un bilan satisfaisant

Ici pour la transcription en ligne

Finalement, l’Arsenal de Chambly trouve un prétexte pour congédier l’entraîneur dans les jours suivants.

Contacté par l'émission de télévision Enquête de la CBC/Radio-Canada, ce dernier prétend n’avoir jamais lancé de gilet au visage de la fille du maire et souligne n’avoir rien à se reprocher. 

Il n’a pas souhaité prendre la parole publiquement, redoutant des représailles.

« Manque de classe flagrant »

Impliqué dans le sport amateur depuis 30 ans, Benoît Girard n’en revient toujours pas des propos de Denis Lavoie qu’il qualifie de « manque de classe flagrant ».

Je n’ai jamais vu ça, un maire se servir de son pouvoir politique de cette façon.

Après trois ans de réflexion, Benoît Girard a décidé de transmettre la bande sonore à l'émission de télévision Enquête afin de dénoncer ce comportement.

« Ça s’appelle de l’abus d’autorité », estime l’ex-ministre des Affaires municipales du Québec Rémy Trudel, qui enseigne aujourd’hui l’éthique et la gouvernance des organisations publiques à l’École nationale d’administration publique.

Il considère que le maire a utilisé son autorité pour « intervenir de façon autoritaire » hors de son champ de compétences.

De son côté, le maire de Chambly a refusé d’accorder une entrevue à Radio-Canada, blâmant l’ensemble de la démarche journalistique d’Enquête.  Par courriel, il affirme que c’est l’équipe de soccer qui a décidé de congédier l’entraîneur et que son rôle est de protéger les enfants.

Écoutez l'intégralité de l’échange entre le maire Denis Lavoie et Benoît Girard (10 minutes)

La transcription des échanges est ici.

Pendant ce temps, à l’hôtel de ville

De nombreux employés actuels et passés interrogés par Radio-Canada mentionnent des tensions à l’hôtel de ville, un climat de travail malsain, voire toxique.  Certains évoquent aussi des colères du maire.

René Gauvreau, qui a travaillé aux services des finances de la Ville pendant 8 ans, a quitté ses fonctions en 2015 en raison du climat de travail.  « Je rentre le matin au bureau, j’ai des maux de tête, j’ai mal au coeur. Je me dis : “Je ne peux pas continuer à oeuvrer dans ce milieu-là” », dit-il.

Claire Adam a travaillé comme secrétaire pour la Ville de Chambly de 1991 à 2016.  Pendant trois ans, son bureau était sous celui du maire Denis Lavoie.

Souvent on l’entendait crier, piocher. C’était insupportable.  J’ai vu des personnes sortir du bureau en pleurant, démolies complètement.

Plusieurs membres et ex-membres du personnel de la Ville affirment avoir été victimes d’intimidation de la part du maire.  Parce qu’ils craignent des représailles, Radio-Canada a accepté de protéger leur identité.

Claire Adam

« C’est très sournois. Le maire fait souvent référence à d’autres personnes qu’il a réussi à congédier pour montrer que tu pourrais subir le même sort », affirme l’un d’entre eux.

Le harcèlement est sous forme de menace.  Si tu ne mènes pas à terme ton dossier, il nous dit : “Ta tête va rouler”.

Source confidentielle

Le maire Lavoie se défend de toutes les allégations d’intimidation à son endroit.  Par courriel, il affirme accorder une « très grande importance à l’instauration d’un climat de travail positif ».

« Il peut certainement s’être produit que parfois, j’intervienne avec vigueur, insistance et leadership pour corriger des lacunes ou encore, faire avancer des dossiers auprès de cadres, mais toujours dans l’objectif de mieux servir les citoyens et jamais par comportement caractériel gratuit, abus de pouvoir ou pure méchanceté », écrit-il, ajoutant qu’il n’y a jamais eu de plainte à son égard pour cause de comportement abusif.

Si les employés ne se plaignent pas, c’est parce qu’ils ont peur des conséquences, croit René Gauvreau, ex-cadre de la Ville.  Ils redoutent, selon lui, les mises en demeure et les poursuites.  « Cette peur-là existe encore, même si on quitte ce milieu-là », dit-il.

Une proximité qui soulève des questions

Les liens étroits entre le maire et sa directrice générale adjointe, Annie Nepton, créent un malaise chez plusieurs employés municipaux.  En plus d’être directrice générale adjointe, Mme Nepton est trésorière et responsable des ressources humaines.

 

« Comment voulez-vous que les employés dénoncent une situation si la mairie et la direction générale, les finances et les ressources humaines sont sous l’autorité d’un couple? », explique un témoin.

Denis Lavoie et Annie Nepton ont été vus ensemble à l’extérieur des heures de travail à maintes reprises.

« Annie Nepton et Denis Lavoie, c’est la même personne. Je ne peux pas dénoncer l’un à l’autre, ils soupent ensemble le soir », affirme un autre témoin, qui estime que le patron de Mme Nepton, le directeur général de Chambly, a un rôle accessoire.

Michel Larose, directeur général de la Ville, n’a que de bons mots pour le maire qu’il qualifie de « mentor »

« De continuer à prétendre qu’il y a un climat malsain et de terreur, cela est du harcèlement envers la Ville de Chambly », mentionne-t-il. 

Il affirme par ailleurs que sa porte est toujours ouverte.

Michel Larose

Mme Nepton dit pour sa part que le climat à l’hôtel de ville est stimulant et que le service des ressources humaines est ouvert aux employés.  Il n’y a aucune plainte de quelque nature que ce soit, ajoute-t-elle dans un courriel envoyé à Radio-Canada.

Quant au maire, il insiste sur les nombreux recours qui sont à la disposition des employés qui voudraient se plaindre.  Interrogés sur la nature de leur relation, Denis Lavoie et Annie Nepton invoquent le respect à la vie privée.

Aucune obligation légale, éthique ou autre ne m’oblige à faire état d’une quelconque relation avec une employée de la Ville.   Le maire ajoute avoir demandé l’opinion d’un avocat à ce sujet.

L’an passé, dans une cause où il était appelé à témoigner devant le Tribunal administratif du travail, M. Lavoie a déclaré sous serment ne pas être en couple avec Annie Nepton, qu’il avait décrite comme une amie proche.

Pour l’ancien ministre des Affaires municipales, Rémi Trudel, il y a « apparence de conflit d’intérêts », ce qui est aussi grave que le conflit d’intérêts.

« La vie privée s’arrête là où elle commence à nuire à votre fonction publique », estime pour sa part le professeur d’éthique de l’Université de Sherbrooke, André Lacroix.

Des citoyens prennent la parole

À l’approche des élections municipales de 2017, les débats s'enflamment sur le groupe Facebook Le vrai Chamblyen, une sorte de perron d’église des temps modernes avec ses quelque 8 000 membres.

L’élément déclencheur : une image du maire et d’Annie Nepton qui assistent ensemble à un repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec dans les Maritimes.

« Les gens se sont mis à se poser des questions sur la relation entre ces deux personnes », explique Marie-Ève Jomphe-Bourdages, qui a mis sur pied cette page qu’elle gère avec son amie Céline Faucher.

 

Marie-Ève Jomphe-Bourdages et Céline Faucher.

 

À la suite de cette publication, un cabinet d’avocats qui représente régulièrement la Ville leur demande de retirer la photo, au nom de Denis Lavoie et d’Annie Nepton, invoquant la vie privée.  Elles refusent de le faire, puisque ces images avaient déjà été diffusées par TVA Sports.

En avril dernier, la Ville a adopté une résolution mandatant ce même bureau d’avocats de prendre « toutes les actions nécessaires afin de protéger l’honneur et la réputation de la Ville, de son maire et de ses représentants ».

Au moins trois citoyens, qui s’étaient exprimés sur la page Le vrai Chamblyen, reçoivent alors des mises en demeure, tout comme les administratrices.  La Ville demande à ces dernières d’exclure du groupe Facebook les citoyens visés, ce qu’elles refusent de faire.  « On ne commencera pas à devenir la main droite du bureau de la Ville », affirme Marie-Ève Jomphe-Bourdages.

Jean Roy
Maire suppléant de Chambly

Mario Lambert
Conseiller municipal du parti Démocratie Chambly

Des conseillers appuient le maire

Six des huit conseillers municipaux appuient le maire. 

« Nous souhaitons exprimer notre soutien entier, complet et solidaire envers le maire Denis Lavoie », écrit le conseiller Jean Roy au nom de ses collègues d’Action Chambly dans une déclaration envoyée à Enquête.

Ce sont eux qui ont adopté la résolution au sujet de l’envoi de mises en demeure par la Ville aux citoyens.

Nous assumons pleinement l'envoi de mises en demeure à quelques citoyens qui ont dépassé les bornes en matière de civisme, de politesse et de respect des élus.

Seuls les deux conseillers de l’opposition se sont dit en désaccord avec la judiciarisation des relations entre la Ville et des citoyens.  

« C’est comme de tenter de tuer une mouche avec un canon », explique Mario Lambert.

 

Francine Guay (ex-conseillère d’opposition), Alexandra Labbé (conseillère d’opposition) et Dominique Béland (citoyenne poursuivie par la Ville) lors d’une marche pour la liberté d’expression, en septembre 2018. Sur La Société CBC/Radio-Canada pour
le gouvernement du Canada

 

Pour le professeur de droit Pierre Trudel, ardent défenseur de la liberté d’expression, l’utilisation de mises en demeure dans ce contexte est une procédure discutable.

Quand une partie se sert des fonds publics pour faire taire ses concitoyens, on est pas mal proche de procédés qu’on retrouve dans les États dictatoriaux.

Denis Lavoie a été élu en novembre 2017 pour un quatrième mandat consécutif avec plus de 56 % des voix, son meilleur résultat depuis 2005.

Même s’il est troublé par ce qui se passe à Chambly, l’ex-ministre des Affaires municipales du Québec Rémi Trudel se veut philosophe.

« L’avenir dure longtemps. Les citoyens sont toujours présents. Tôt ou tard, il faut rendre des comptes », conclut-il.

Pierre Trudel
professeur de droit

L’enquête sur la Ville de Chambly débutera le 30 novembre 2018

Après l’émission Enquête, à Radio-Canada jeudi soir le 22 novembre 2018, démontrant le « climat toxique à la Ville de Chambly », comme l’indique la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), le représentant des 70 salariés cols bleus de la municipalité en appelle au gouvernement.  Ce dernier a confié la Commission municipale du Québec qui va mener enquête.

 
 

Des journalistes auraient reçu le mot d'ordre
de ne pas critiquer le maire de Chambly

Sur HuffPost, le 9 mars 2018

 
 

Deux journalistes auraient quitté leur emploi au Journal de Chambly à la suite d'un mot d'ordre pour réduire les articles à caractère négatif à l'égard du maire Denis Lavoie.  Un nouveau directeur de l'information est pointé du doigt.

Le Journal de Chambly, qui appartenait jusqu'à récemment à TC Media, a été vendu en mai 2017 à un groupe de Saint-Bruno-de-Montarville, propriétaire de l'hebdomadaire indépendant Les Versants.   Le journaliste Frédéric Khalkhal est alors devenu le directeur de l'information à Chambly.

Selon nos sources, M. Khalkhal a donné le mot d'ordre à ses journalistes de ne pas trop embêter le maire de Chambly, Denis Lavoie, en particulier pendant la période électorale qui s'est terminée en novembre 2017.  Plusieurs journalistes lui ont fait part de leur mécontentement et deux d'entre eux sont partis à cause du conflit.

«Je peux te dire qu'il y a un problème, que l'équipe de journalistes en a déjà parlé à de multiples reprises avec le directeur de l'information et que même l'éditeur en a eu des échos», affirme une de nos sources.

Demande d'impartialité

L'éditeur du Journal de Chambly et des Versants, Philippe Clair, répond qu'il n'a jamais entendu parler d'un tel mot d'ordre.

Quand à M. Khalkhal, il affirme qu'il a demandé à ses journalistes de donner la parole au maire, pas seulement à ses opposants. 

«Des journalistes voulaient mettre à bas le maire de Chambly. Il y avait une sorte de guerre personnelle avec le maire. J'ai demandé à une journaliste d'être plus impartiale», affirme-t-il.

M. Khalkhal estime que la situation à Chambly est difficile à cause de la personnalité polarisante du maire Denis Lavoie.

«Soit on l'aime, soit on ne l'aime pas. Moi, je demande à mes journalistes de s'en tenir aux faits parce que les faits ont la tête dure», dit-il.   Or, selon nos sources, des articles rédigés par M. Khalkhal lui-même ont également fait l'objet de critiques de la part de ses journalistes et de lecteurs du Journal de Chambly pour leur manque d'équilibre et d'objectivité.

 Dans un article écrit en février, il décrit un conflit entre la Ville et son ancien directeur général, Jean Lacroix, sans jamais donner la version des faits de M. Lacroix.

La Ville reproche, entre autres, un «manque de loyauté» de la part de M. Lacroix.  Celui-ci a affirmé à plusieurs reprises qu'il a été congédié pour avoir transmis des informations à la Commission Charbonneau concernant certains contrats publics accordés sous la gouverne de M. Lavoie, mais cette information ne se trouve pas dans l'article de M. Khalkhal.  À l'époque, en 2013, le monde municipal québécois était secoué par des allégations de corruption et de collusion.

La version de M. Lacroix était pourtant connue publiquement. Elle a même été rapportée par le Journal de Chambly, à l'époque où l'hebdomadaire appartenait à Québecor.  L'article original n'est plus disponible sur le site de l'hebdomadaire, mais il a été rediffusé par TVA Nouvelles.

Pressions du maire Lavoie?

M. Khalkhal rejette toute allégation de favoritisme à l'endroit du maire Lavoie.  Il dit même devoir défendre son journal de pressions indirectes de la part de l'élu.

«Je n'ai pas reçu de pressions directes du maire. Mais en effet, à chaque fois qu'on parle d'un sujet, il a son mot à dire et il appelle pour donner son point de vue. [...] Dans toutes les municipalités, il y a des pressions de la part des villes envers la rédaction. Mon rôle est d'y résister et j'ai toujours défendu mes journalistes», dit-il.

Contacté par le HuffPost Québec, M. Lavoie nie avoir exercé une pression quelconque.  «Je n'ai jamais appelé un journal ou un journaliste à propos d'un article. J'ai beaucoup trop de respect pour ce métier», dit-il.

Le Journal de Chambly, tiré à près de 30 000 exemplaires par semaine, est le plus important média généraliste du secteur.  On y trouve également l'hebdomadaire Chambly Express, le journal web Chambly Matin et la télé communautaire TVHR9.  - Retour au Fil du Temps

 

 
 

Le DGE s'intéresse au financement du parti du maire de Chambly
Chambly Express, le 23 mars 2013

 
 

Le maire de Chambly Denis Lavoie, dont le nom a fait surface à la Commission Charbonneau, le 20 mars 2013, nie avec vigueur avoir reçu du financement politique de la firme de génie-conseil Dessau comme l’a déclaré dans un témoignage le vice-président principal de l’entreprise, Rosaire Sauriol.

Visiblement furieux, le maire a affirmé au journal que le seul argent que Dessau lui a donné est celui pour la Fondation du tournoi de golf du maire de la Ville, finançant des organismes communautaires.

«On nie totalement qu’il y a eu du financement politique», martèle-t-il.

La lettre du Directeur général des élections (DGE) reçue le 22 mars 2013, l’avisant que le remboursement de contributions illégales pourra être demandé, a choqué le politicien.

Cet avis, expédié à trois partis provinciaux et neuf partis municipaux nommés à la Commission Charbonneau, dont celui de l’Équipe Denis Lavoie, sollicite la collaboration des formations politiques pour recueillir des informations sur leur financement entre 2008 et aujourd'hui.

L'identité des donateurs, le montant des contributions et la date à laquelle elles ont été versées doivent être connus avant que le DGE puisse procéder à des réclamations, si nécessaire. 

«Nous avons toujours collaboré avec les autorités et nous allons continuer», indique le maire Lavoie, affirmant n’avoir rien à se reprocher.

Par contribution non conforme, le DGE entend par exemple une somme versée à un parti politique par l’entremise d’un prête-nom.

Témoignage de Dessau

Interrogé par le procureur en chef adjoint Denis Gallant, Rosaire Sauriol a affirmé le 20 mars 2013 devant la commission Charbonneau que Dessau a eu des contrats et a contribué au financement de partis politiques de la municipalité.

Sous serment, il a déclaré avoir versé des milliers de dollars en argent comptant pour la campagne de Pierre Bourbonnais, à la fin des années 1990.

«Je ne sais pas, mais on parle peut-être de cinq ou dix (5-10 000$)», a-t-il déclaré.

M. Sauriol a ensuite affirmé que Denis Lavoie lui aurait été présenté en 2005 selon son souvenir, tout en mentionnant la course à la chefferie libérale, qui s’est déroulée en 2007.  «Il m’a sollicité pour sa campagne et de l’ordre de…le montant demandé était de l’ordre de 5 000 à 8 000 dollars, je ne me souviens pas très bien», a-t-il déclaré.

L’homme d’affaires a affirmé ne pas se souvenir très bien si la somme avait été versée en argent  comptant ou par chèque.  «Mais je crois qu’elle est comptant, mais je ne pourrais pas l’affirmer à 100%», a déclaré M. Sauriol.

Un «dirigeant mélangé» selon Lavoie

Contrairement à ce qu’a déclaré Rosaire Sauriol devant la commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction, le maire Lavoie affirme  n’avoir jamais reçu d’argent de l’entreprise de génie-conseil pour sa campagne de 2005 ou son parti.

Selon le maire, qui a écouté avec notre journaliste la partie de la commission Charbonneau concernant  Chambly, Rosaire Sauriol est devenu très flou dans ses propos quand est venu le temps de parler de lui.

Pour le maire, l’homme d’affaires de Dessau  est «mélangé».

«En 2006, j'ai repris la Fondation du maire. J'ai rappelé les mêmes fournisseurs et je leur ai demandé de contribuer à la même hauteur », raconte-t-il, en proposant au Journal de fouiller dans tous les livres de chiffres de la Fondation.

En 2012, par exemple, Dessau a contribué à la hauteur de 4 775 $ à la Fondation, dont l'argent va entièrement aux organismes communautaires de la région qui font une demande officielle de dons via une lettre que le maire garde dans un dossier.

«Il pourrait donner 500 000 $ s'il voulait. Ce n'est même pas lui le plus gros contributeur. C'est Cargill, avec 5 800 $.  Par exemple, Manulife a donné 2 500 $ et on n'a aucun placement Manulife.  Il y en a plein de ça», indique M. Lavoie.

«Oui, ils contribuent à la Fondation.  C'est légal.  Si c'est de ce 5 000 $ qu’il parle (Sauriol), je ne peux rien faire, mais il le dit lui-même qu'il ne le sait pas», lance-t-il fougueusement.

Attribution de contrats

Alors que l’ingénieur de Dessau a laissé entendre que dans certaines villes il faut faire des contributions pour obtenir des contrats, le maire Lavoie affirme que lui et son administration ont fait des gestes concrets contre la corruption.

Oui Dessau a déjà reçu des contrats de la ville, mais cela n’a rien à voir avec de quelconques contributions financières affirme M. Lavoie.    «Entre 2005 et 2009, Denis Lavoie est minoritaire à la ville de Chambly. Ce n'est même pas moi qui suis capable de déterminer les firmes et les contrats.

Dès 2009, j'ai fait monter à cinq le nombre de firmes qu'on sollicite pour nos contrats. L'administration et les travaux publics en invitent trois à la fois», explique-t-il.

« Je ne sais pas lesquelles et je sais celui qui a obtenu le contrat quand on me donne le procès-verbal.  Je ne vois même pas les firmes qui sont invitées.  Personne dans les élus ne peut les voir », d’ajouter le politicien.   - Retour au Texte au Fil du Temps

 

Source:  sur HuffPost pour Verizon Communications; Chambly Express pour Neomédia Inc.; La Société CBC/Radio-Canada pour le gouvernement du Canada; Agence de presse QMI-Québecor pour Pierre Karl Péladeau

Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 14 mars 2019

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Corruption et Éthique