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Maire de la ville de Chambly - Région de la Montérégie au Québec
Denis Lavoie applique une certaine conception de l'éthique

Un directeur général qui dépose des documents compromettant l'intégrité des élus.es de la ville de Chambly à la Commission Charbonneau est congédié.  Rosaire Sauriol ex-dirigeant de Dessau affirme avoir financé la campagne électorale du maire Denis Lavoie et maintenant l'administration municipale semble être de connivence avec le nouveau propriétaire du journal local, au point où des journalistes démissionnent.  Selon les spécialistes du milieu municipal, pour se faire élire, des gestes populistes et clientélistes sont présents et dommageables aux règles démocratiques devant s'appliquer dans les villes.   Voilà qui démontre une certaine conception de l'éthique.                                               - JosPublic 

 

Denis Lavoie, bio-politico-judiciaire au fil du temps

2018

3 septembre 2018
La Ville de Chambly accusée de bâillonner ses citoyens

La Ville de Chambly tente de faire taire des citoyens et des opposants politiques à coups de mises en demeure et de poursuites, dénonce un regroupement de résidents qui prépare la riposte. Le maire rétorque qu'il n'a fait que son devoir.

« C’est un stress énorme, c’est très intimidant. C’est beaucoup de pression, morale et monétaire [pour les personnes visées et leur famille] », explique Julie Daigneault, porte-parole du Mouvement citoyen de Chambly, qui juge la situation inacceptable.

Les mises en demeure demandent aux citoyens de se rétracter publiquement et de payer des sommes pouvant aller jusqu’à 50 000 $.  Sans cela, ils s’exposent à une poursuite judiciaire.

Mme Daigneault reconnaît que certains ont des opinions « plus carrées, plus dures » que d’autres. Elle estime cependant que cela ne mérite pas que l’on « brime la liberté d’expression et d’opinion ».

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Les gens n’osent plus rien dire et se surveillent de plus en plus

Julie Daigneault, porte-parole du Mouvement citoyen de Chambly

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Sur La Société CBC/Radio-Canada

 
 

9 mars 2018
Des journalistes auraient reçu le mot d'ordre de ne pas critiquer
le maire de Chambly

Deux journalistes ont quitté leur emploi au Journal de Chambly à la suite d'un mot d'ordre pour réduire les articles à caractère négatif à l'égard du maire Denis Lavoie.  Un nouveau directeur de l'information est pointé du doigt.

M. Khalkhal rejette toute allégation de favoritisme à l'endroit du maire Lavoie.  Il dit même devoir défendre son journal de pressions indirectes de la part de l'élu.  Denis Lavoie nie avoir exercé une pression quelconque.

Malheureusement la version des journaliste est absente de la publication du HuffPost

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6 juin 2018
La Ville de Chambly mandate une firme d'avocat contre Démocratie Chambly

Lors de la séance du conseil municipal du 5 juin 2018, le conseil de Ville de Chambly a adopté une motion visant à mandater ses procureurs pour entreprendre toute action juridique nécessaire contre le parti Démocratie Chambly et ses représentants.  La motion a été adoptée par un vote unanime des conseillers municipaux, après que les conseillers Mario Lambert et Alexandra Labbé soient sortis de la salle d’audience, étant eux-mêmes visé par ce mandat en tant que représentants officiels de Démocratie Chambly.

Mauvaise utilisation des pouvoirs de la Ville

Pour Alexandra Labbé ce mandat ne devrait pas être donné par le conseil de Ville.   « Il s’agit ici d’une personne, en l’occurrence le Maire, qui subit, selon lui, une atteinte à son droit à la dignité.  Il s’agit là de droits individuels qui seraient bafoués.  Il devrait intenter des recours en son nom personnel. Le fait de faire voter une résolution par le conseil n’est que dans le but d’intimider les personnes concernées » avance-t-elle. 

Pour son confrère Mario Lambert de Démocratie Chambly les raisons de ce mandat sont floues et les conseillers ont voté sans même connaitre exactement ce qui était reproché à Démocratie Chambly.  « Nous recevons cet ajout séance tenante, comme s’ils venaient juste de décider de faire cela.  C’est clair que cela aurait pu être dans l’ordre du jour original, il n’y avait pas de raison de l’ajouter à la dernière minute si ce n’est pour prévenir les réactions ou les questions dans ce dossier » suppose-t-il. 

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2017

 
 
 
 

17 novembre 2017
Le maire de Chambly critiqué pour son comportement lors du vote

Le comportement du maire lors du vote par anticipation, le 29 octobre, et lors du jour du scrutin, le 5 novembre 2017, donne lieu à des critiques.  De nombreux témoins, adversaires politiques ou non, l'ont aperçu serrant des mains, parlant à des citoyens, et se baladant dans l'un des endroits où se tenait le vote, ce qui soulève des questions par rapport aux règles.

La directive de la présidente d'élection envoyée à tous les candidats était claire. Ils étaient autorisés à être présents durant toute la journée sur les lieux du vote. Mais ils devaient respecter plusieurs conditions. Les candidats devaient être assis à une table de votation à titre d'observateurs. Il ne leur était pas permis de circuler d'une table à l'autre, de s'adresser aux électeurs, de leur parler ou de leur serrer la main partout dans l'édifice.

Plusieurs témoins sont formels : le maire a contrevenu à ces règles.  Des plaintes ont été logées.

Lire la suite - Sur Société CBC/Radio-Canada

 
 

6 novembre 2017
Denis Lavoie maire
une quatrième fois à Chambly

Les électeurs ont fait confiance à Denis Lavoie pour les représenter à la mairie.  Il a remporté ses élections avec 56,21 % des voix, devant son adversaire, Steeves Demers.

Quatre conseillers de l’équipe du parti Action Chambly mené par M. Lavoie ont aussi été élus le soir du 5 novembre. Paula Rodrigues, Serge Gélinas, Jean Roy continueront de représenter les districts où ils ont été élus au cours du dernier mandat. Julia Girard-Desbiens a délogé la conseillère sortante dans le district huit, Francine Guay, avec une avance de 73 votes.

Deux nouveaux visages apparaîtront aux sièges un et deux à la mairie. La candidate de Démocratie Chambly, Alexandra Labbé a délogé la conseillère du parti du maire, Sandra Bolduc. Mme Labbée a remporté le district avec 46,64 % du vote, devant

43,99 % pour Mme Bolduc. Le candidat indépendant Serge Larivée a pour sa part récolté 9,36 % des voix. Le conseiller sortant Marc Bouthillier, qui avait rejoint les rangs d’Action Chambly, cède sa place au candidat du parti de l’opposition, Mario Lambert. Ce dernier remporte le district par seulement deux voix.

Source - Journal de Chambly

 
 

27 mai 2017
Un maire à l"attitude clientéliste
et malsaine"

Les propriétaires de Chambly commencent à recevoir par chèque leur part du million de dollars que la Ville redistribue, ce qui fait bondir l’opposition qui juge que le maire tente d'influencer les élections de novembre.

Steeves Demers, chef du parti d’opposition Démocratie Chambly, dénonce une pratique électoraliste à quelques mois du scrutin municipal qui se tiendra le 5 novembre 2017.

Florent Michelot, chargé de cours en politique montréalaise à l’UQÀM, affirme que ces chèques sont en fait un cadeau empoisonné.  «Gérer cet argent et le redistribuer représente des frais d’administration. Et ce sont les gens de Chambly qui assument ces frais à travers leurs impôts.  Au final, les gens sont perdants, car ils paient deux fois ce qu’ils ne reçoivent qu’une fois: d’abord à travers leurs taxes puis lors de l’envoi du chèque», dit M. Michelot.

Pour le professeur, cette pratique est aussi injuste socialement.  «Cela pose la question du partage des richesses. On distribue cet argent aux propriétaires qui font déjà partie des mieux lotis alors qu’on aurait pu aider des populations moins favorisées.  «Soyons francs: c’est une attitude clientéliste et malsaine», conclut-il.

Lire la suite - Sur le Journal de Montréal

 

1er décembre 2017
Denis Lavoie a acheté des actions du numéro deux de l'UPAC

Marcel Forget, ex-no. 2 de l'UPAC

Le maire de Chambly, Denis Lavoie aurait acheté des actions de l’ancienne compagnie Newtech pour laquelle le numéro 2 de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), Marcel Forget aurait agi comme courtier.

Le Journal a révélé dans les derniers jours que M. Forget avait sollicité des collègues quand il travaillait à la Sûreté du Québec.  Denis Lavoie qui est maintenant un officier retraité de ce corps de police a admis avoir donné un chèque de
« 1000 $ à 2000 $, à une dame dans une résidence de Belœil »Marcel Forget l’aurait amené entre 1990 à 2000.

Ce montant devait servir à acheter des actions de la compagnie qui promettait de créer un frein
« intégral et inusable ».  Ce produit n’a jamais vu le jour et Newtech avait été blâmée par l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Celui qui était commissaire associé aux vérifications à l’UPAC a remis sa démission, le 30 novembre 2017, « afin de ne pas nuire à l’organisation ».  Son poste consistait à évaluer la probité des entreprises pour l’AMF.  Ce certificat était celui qui permettait aux entreprises de recevoir des contrats publics.

Source -Source Journal de Chambly

 
 

1er novembre 2017
La démocratie mise à l’épreuve à Chambly

La conseillère Francine Guay se sent muselée

À l'approche des élections municipales au Québec, la vie démocratique à Chambly, une ville de 29 000 habitants en Montérégie, est secouée par des pratiques qui sont critiquées. Des moyens utilisés par des élus et par le maire sortant, qui brigue un quatrième mandat, soulèvent des questions. Alors que certains reprochent à la seule conseillère de l'opposition son attitude, celle-ci estime avoir été muselée.

Elle rappelle qu’elle a même eu droit à une contravention de 149 $, en avril dernier.  Denis Lavoie lui a en effet imposé un amende en vertu du règlement 2010-1188 sur la régie interne des séances du conseil pour lui avoir coupé la parole. Celui-ci s’appuie sur le règlement municipal 2010-1188 qui vise à faire respecter l’ordre et le décorum lors des séances du conseil municipal. Selon tous les experts consultés, de telles contraventions sont rares en politique municipale.

Francine Guay est la seule parmi tous les conseillers à faire partie de l’équipe de Steeves Demers, principal adversaire de Denis Lavoie dans la course à la mairie.  Selon le maire, les conseillers, exaspérés par le comportement de leur collègue, ont le droit de boycotter une séance. Mais qu’en est-il réellement?

Une absence concertée qui soulève des questions: lire les opinions des spécialistes municipaux sur le texte de SRC/Radio-Canada

Lire la suite - Sur Société CBC/Radio-Canada

2013

25 novembre 2013
Le directeur général conteste son congédiement

Dans un communiqué envoyé au Journal de Chambly, le directeur général de la Ville de Chambly qualifie d'illégal son congédiement suite à la résolution votée par le conseil la semaine dernière.

«On vise ici à cacher par des calomnies, les réelles motivations de l'administration de Denis Lavoie. Ce dernier désire à tout prix ternir ma réputation et prendre des mesures de représailles contre moi, puisque j'ai osé accomplir mon devoir et collaborer lors d'une intervention des enquêteurs de la Commission Charbonneau», a affirmé M. Jean Lacroix.  Rappelons qu'à quelques jours de la fin de la campagne électorale, un article dans le Journal de Montréal faisait état d'un rapport écrit par M. Lacroix où celui-ci affirmait avoir relevé des dépassements de coûts dans certains contrats de 2005 à 2008.  

«Mon rôle d'officier municipal commande de protéger la relation de confiance que doit avoir la population envers les employés de son administration locale.  Dans cette perspective, il apparaît incontournable que les fonctionnaires municipaux puissent agir comme chien de garde d'une bonne administration lorsque sont soupçonnés certains abus.  Ils ne doivent pas cependant redouter que ce comportement légitime entraîne des mesures discriminatoires voire même leur congédiement!» a-t-il ajouté. «Comme directeur général de la ville de Chambly, j'estime avoir agi conformément à mon devoir, en collaborant avec les acteurs de la Commission Charbonneau et en contribuant ainsi à l'assainissement du milieu municipal pour lequel je me suis dévoué avec passion depuis maintenant 20 ans», a-t-il conclu.

Source - TVA Nouvelles

 
 

23 mars 2013
Le DGE s'intéresse au financement
du parti du maire de Chambly

Le maire de Chambly Denis Lavoie, dont le nom a fait surface à la Commission Charbonneau, le 20 mars 2013, nie avec vigueur avoir reçu du financement politique de la firme de génie-conseil Dessau comme l’a déclaré dans un témoignage le vice-président principal de l’entreprise, Rosaire Sauriol.

Interrogé par le procureur en chef adjoint Denis Gallant, Rosaire Sauriol a affirmé le 20 mars 2013 devant la commission Charbonneau que Dessau a eu des contrats et a contribué au financement de partis politiques de la municipalité.

Sous serment, il a déclaré avoir versé des milliers de dollars en argent comptant pour la campagne de Pierre Bourbonnais, à la fin des années 1990.  «Je ne sais pas, mais on parle peut-être de cinq ou dix (5-10 000$)», a-t-il déclaré.  M. Sauriol a ensuite affirmé que Denis Lavoie lui aurait été présenté en 2005 selon son souvenir, tout en mentionnant la course à la chefferie libérale, qui s’est déroulée en 2007.  «Il m’a sollicité pour sa campagne et de l’ordre de…le montant demandé était de l’ordre de 5 000 à 8 000 dollars, je ne me souviens pas très bien», a-t-il déclaré.

L’homme d’affaires a affirmé ne pas se souvenir très bien si la somme avait été versée en argent  comptant ou par chèque.  «Mais je crois qu’elle est comptant, mais je ne pourrais pas l’affirmer à 100%», a déclaré M. Sauriol.

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23 octobre 2013
Portrait du candidat Denis Lavoie

Date de naissance:    2 juillet 1960
Municipalité où le candidat se présente:  Chambly
Nom du parti:  Action Chambly / Équipe Denis Lavoie

CV (parcours professionnel et scolaire):

D.E.C. – Sc. administration Université Laval – Sc. politique

Université de Montréal – Droit

Prix du Doyen pour la meilleure moyenne académique en droit à la F.E.P.

Sûreté du Québec de 1979 à 2004

Membre du barreau depuis 2004

Maire depuis 2005

Vos priorités si vous êtes élu:

Continuer notre gestion responsable des finances publiques

Mettre en œuvre nos engagements à savoir, une police de proximité, un complexe de culture d’histoire et de savoir en autres.

Potin (information qu'on ne connaît pas sur vous):

J’aime jouer aux cartes et écouter de la musique rétro.

Questions en rafale

Un bon coup du maire précédent :

Avenue Bourgogne

Le pire coup du maire précédent :

Envoyer la police à Beloeil

Un candidat d'un autre parti dans cette élection que vous admirez:

Luc Ricard pour avoir eu le courage de mettre un terme au Parti municipal de Chambly qui n’apportait rien de constructif dans les débats.

Votre endroit préféré dans votre ville:

Tous les parcs ou j’entends un enfant rire.

L'endroit que vous aimez moins dans votre ville:

La chambre de mon ado!

La première chose qui vous vient en tête lorsque vous entendez les mots suivants:

Montréal: Ingérable

Québec:   Mes souvenirs d’enfance

Corruption:  Laxisme du gouvernement provincial

Électeurs:  Humilité devant mes patrons

Source - Chambly express

 
 
 
 

Des journalistes auraient reçu le mot d'ordre
de ne pas critiquer le maire de Chambly

Sur HuffPost, le 9 mars 2018

 
 

Deux journalistes auraient quitté leur emploi au Journal de Chambly à la suite d'un mot d'ordre pour réduire les articles à caractère négatif à l'égard du maire Denis Lavoie.  Un nouveau directeur de l'information est pointé du doigt.

Le Journal de Chambly, qui appartenait jusqu'à récemment à TC Media, a été vendu en mai 2017 à un groupe de Saint-Bruno-de-Montarville, propriétaire de l'hebdomadaire indépendant Les Versants.   Le journaliste Frédéric Khalkhal est alors devenu le directeur de l'information à Chambly.

Selon nos sources, M. Khalkhal a donné le mot d'ordre à ses journalistes de ne pas trop embêter le maire de Chambly, Denis Lavoie, en particulier pendant la période électorale qui s'est terminée en novembre 2017.  Plusieurs journalistes lui ont fait part de leur mécontentement et deux d'entre eux sont partis à cause du conflit.

«Je peux te dire qu'il y a un problème, que l'équipe de journalistes en a déjà parlé à de multiples reprises avec le directeur de l'information et que même l'éditeur en a eu des échos», affirme une de nos sources.

Demande d'impartialité

L'éditeur du Journal de Chambly et des Versants, Philippe Clair, répond qu'il n'a jamais entendu parler d'un tel mot d'ordre.

Quand à M. Khalkhal, il affirme qu'il a demandé à ses journalistes de donner la parole au maire, pas seulement à ses opposants. 

«Des journalistes voulaient mettre à bas le maire de Chambly. Il y avait une sorte de guerre personnelle avec le maire. J'ai demandé à une journaliste d'être plus impartiale», affirme-t-il.

M. Khalkhal estime que la situation à Chambly est difficile à cause de la personnalité polarisante du maire Denis Lavoie.

«Soit on l'aime, soit on ne l'aime pas. Moi, je demande à mes journalistes de s'en tenir aux faits parce que les faits ont la tête dure», dit-il.   Or, selon nos sources, des articles rédigés par M. Khalkhal lui-même ont également fait l'objet de critiques de la part de ses journalistes et de lecteurs du Journal de Chambly pour leur manque d'équilibre et d'objectivité.

 Dans un article écrit en février, il décrit un conflit entre la Ville et son ancien directeur général, Jean Lacroix, sans jamais donner la version des faits de M. Lacroix.

La Ville reproche, entre autres, un «manque de loyauté» de la part de M. Lacroix.  Celui-ci a affirmé à plusieurs reprises qu'il a été congédié pour avoir transmis des informations à la Commission Charbonneau concernant certains contrats publics accordés sous la gouverne de M. Lavoie, mais cette information ne se trouve pas dans l'article de M. Khalkhal.  À l'époque, en 2013, le monde municipal québécois était secoué par des allégations de corruption et de collusion.

La version de M. Lacroix était pourtant connue publiquement. Elle a même été rapportée par le Journal de Chambly, à l'époque où l'hebdomadaire appartenait à Québecor.  L'article original n'est plus disponible sur le site de l'hebdomadaire, mais il a été rediffusé par TVA Nouvelles.

Pressions du maire Lavoie?

M. Khalkhal rejette toute allégation de favoritisme à l'endroit du maire Lavoie.  Il dit même devoir défendre son journal de pressions indirectes de la part de l'élu.

«Je n'ai pas reçu de pressions directes du maire. Mais en effet, à chaque fois qu'on parle d'un sujet, il a son mot à dire et il appelle pour donner son point de vue. [...] Dans toutes les municipalités, il y a des pressions de la part des villes envers la rédaction. Mon rôle est d'y résister et j'ai toujours défendu mes journalistes», dit-il.

Contacté par le HuffPost Québec, M. Lavoie nie avoir exercé une pression quelconque.  «Je n'ai jamais appelé un journal ou un journaliste à propos d'un article. J'ai beaucoup trop de respect pour ce métier», dit-il.

Le Journal de Chambly, tiré à près de 30 000 exemplaires par semaine, est le plus important média généraliste du secteur.  On y trouve également l'hebdomadaire Chambly Express, le journal web Chambly Matin et la télé communautaire TVHR9.  - Retour au Fil du Temps

 

 
 

Le DGE s'intéresse au financement du parti du maire de Chambly
Chambly Express, le 23 mars 2013

 
 

Le maire de Chambly Denis Lavoie, dont le nom a fait surface à la Commission Charbonneau, le 20 mars 2013, nie avec vigueur avoir reçu du financement politique de la firme de génie-conseil Dessau comme l’a déclaré dans un témoignage le vice-président principal de l’entreprise, Rosaire Sauriol.

Visiblement furieux, le maire a affirmé au journal que le seul argent que Dessau lui a donné est celui pour la Fondation du tournoi de golf du maire de la Ville, finançant des organismes communautaires.

«On nie totalement qu’il y a eu du financement politique», martèle-t-il.

La lettre du Directeur général des élections (DGE) reçue le 22 mars 2013, l’avisant que le remboursement de contributions illégales pourra être demandé, a choqué le politicien.

Cet avis, expédié à trois partis provinciaux et neuf partis municipaux nommés à la Commission Charbonneau, dont celui de l’Équipe Denis Lavoie, sollicite la collaboration des formations politiques pour recueillir des informations sur leur financement entre 2008 et aujourd'hui.

L'identité des donateurs, le montant des contributions et la date à laquelle elles ont été versées doivent être connus avant que le DGE puisse procéder à des réclamations, si nécessaire. 

«Nous avons toujours collaboré avec les autorités et nous allons continuer», indique le maire Lavoie, affirmant n’avoir rien à se reprocher.

Par contribution non conforme, le DGE entend par exemple une somme versée à un parti politique par l’entremise d’un prête-nom.

Témoignage de Dessau

Interrogé par le procureur en chef adjoint Denis Gallant, Rosaire Sauriol a affirmé le 20 mars 2013 devant la commission Charbonneau que Dessau a eu des contrats et a contribué au financement de partis politiques de la municipalité.

Sous serment, il a déclaré avoir versé des milliers de dollars en argent comptant pour la campagne de Pierre Bourbonnais, à la fin des années 1990.

«Je ne sais pas, mais on parle peut-être de cinq ou dix (5-10 000$)», a-t-il déclaré.

M. Sauriol a ensuite affirmé que Denis Lavoie lui aurait été présenté en 2005 selon son souvenir, tout en mentionnant la course à la chefferie libérale, qui s’est déroulée en 2007.  «Il m’a sollicité pour sa campagne et de l’ordre de…le montant demandé était de l’ordre de 5 000 à 8 000 dollars, je ne me souviens pas très bien», a-t-il déclaré.

L’homme d’affaires a affirmé ne pas se souvenir très bien si la somme avait été versée en argent  comptant ou par chèque.  «Mais je crois qu’elle est comptant, mais je ne pourrais pas l’affirmer à 100%», a déclaré M. Sauriol.

Un «dirigeant mélangé» selon Lavoie

Contrairement à ce qu’a déclaré Rosaire Sauriol devant la commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction, le maire Lavoie affirme  n’avoir jamais reçu d’argent de l’entreprise de génie-conseil pour sa campagne de 2005 ou son parti.

Selon le maire, qui a écouté avec notre journaliste la partie de la commission Charbonneau concernant  Chambly, Rosaire Sauriol est devenu très flou dans ses propos quand est venu le temps de parler de lui.

Pour le maire, l’homme d’affaires de Dessau  est «mélangé».

«En 2006, j'ai repris la Fondation du maire. J'ai rappelé les mêmes fournisseurs et je leur ai demandé de contribuer à la même hauteur », raconte-t-il, en proposant au Journal de fouiller dans tous les livres de chiffres de la Fondation.

En 2012, par exemple, Dessau a contribué à la hauteur de 4 775 $ à la Fondation, dont l'argent va entièrement aux organismes communautaires de la région qui font une demande officielle de dons via une lettre que le maire garde dans un dossier.

«Il pourrait donner 500 000 $ s'il voulait. Ce n'est même pas lui le plus gros contributeur. C'est Cargill, avec 5 800 $.  Par exemple, Manulife a donné 2 500 $ et on n'a aucun placement Manulife.  Il y en a plein de ça», indique M. Lavoie.

«Oui, ils contribuent à la Fondation.  C'est légal.  Si c'est de ce 5 000 $ qu’il parle (Sauriol), je ne peux rien faire, mais il le dit lui-même qu'il ne le sait pas», lance-t-il fougueusement.

Attribution de contrats

Alors que l’ingénieur de Dessau a laissé entendre que dans certaines villes il faut faire des contributions pour obtenir des contrats, le maire Lavoie affirme que lui et son administration ont fait des gestes concrets contre la corruption.

Oui Dessau a déjà reçu des contrats de la ville, mais cela n’a rien à voir avec de quelconques contributions financières affirme M. Lavoie.    «Entre 2005 et 2009, Denis Lavoie est minoritaire à la ville de Chambly. Ce n'est même pas moi qui suis capable de déterminer les firmes et les contrats.

Dès 2009, j'ai fait monter à cinq le nombre de firmes qu'on sollicite pour nos contrats. L'administration et les travaux publics en invitent trois à la fois», explique-t-il.

« Je ne sais pas lesquelles et je sais celui qui a obtenu le contrat quand on me donne le procès-verbal.  Je ne vois même pas les firmes qui sont invitées.  Personne dans les élus ne peut les voir », d’ajouter le politicien.   - Retour au Texte au Fil du Temps

 

Source:  sur HuffPost pour Verizon Communications; Chambly Express pour Neomédia Inc.

Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 12 mars 2018

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Corruption et Éthique