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L'ex-conseiller municipal de Boisbriand Claude Brière coupable de complot

Le 26 juin 2015, l'ex-employé de la firme BPR-Triax, ex-conseiller municipal de Boisbriand et membre de son comité d'urbanisme et de toponymie, Claude Brière, a été déclaré coupable d'abus de confiance et de complot avec la mairesse de la ville à l'époque, Sylvie St-Jean, et l'entrepreneur Lino Zambito. La sentence sera prononcée en août 2015.  Sentence: condamné à un sursis de peine équivalent à une probation de deux ans.  Il devra aussi effectuer 240 heures de travaux communautaires et verser 5 000 $ aux victimes d’actes criminels.    Plus de détail ici

 
 
   
 

L'ex-mairesse Sylvie St-Jean, Lino Zambito et Claude Brière  ont été arrêtés en février 2011 par la Sûreté du Québec. ( 01 )

Claude Brière était de 2005 à 2009 conseiller de la mairesse St-Jean. Il agissait comme organisateur politique pour elle.

Au fil des ans, il avait développé une amitié avec Lino Zambito, un entrepreneur de Boisbriand, « ce qui lui a valu notamment un hébergement gratuit lors d'un voyage au Mexique et un voyage de golf en République dominicaine où son billet d'avion et son hébergement ne lui ont rien coûté », peut-on lire dans le jugement de la Cour du Québec.

L'affaire qui concernait directement M. Brière remonte au 4 juin 2009. Une rencontre avait été organisée à cette date entre Mme St-Jean, Lino Zambito et deux conseillers municipaux de l'opposition, Marlène Cordato et Patrick Thiffaut.

Sylvie Berniquez-Saint-Jean, ex-mairesse de Boisbriand ( 02 )

Lino Zambito ex-propriétaire de Infrabec ( 03 )

Patrick Thiffaut ( 04 ) et Marlène Cordato ( 05 )

Le but de la rencontre, qui a été enregistrée par Mme Cordato à l'aide d'un enregistreur numérique dissimulé dans son sac à main, était de convaincre les deux conseillers de l'opposition d'accepter un statu quo au conseil municipal et d'éviter la tenue d'élections en novembre 2009. La stratégie a été présentée aux conseillers municipaux de l'opposition le 4 mai 2009, au cours d'une rencontre que Mme Cordato a enregistrée.

Un deuxième rendez-vous, enregistré lui aussi, a eu lieu le 4 juin 2009 : c'est à cette rencontre qu'a participé Claude Brière, en agissant comme représentant de la mairesse.

«Tous les propos que tient l'accusé lors de la rencontre du 4 juin 2009 [...] démontrent hors de tout doute raisonnable la connaissance par lui du complot ourdi par monsieur Zambito et madame St-Jean», lit-on dans le jugement, rendu par le juge Paul Chevalier, de la Cour du Québec.

«Quand on entend l’accusé (...) faire de la surenchère en parlant d’un centre de soccer et dire ‘c’est de vous faire faire un gain que Sylvie (Berniquez Saint-Jean) est ouverte à offrir parce que nous autres ça nous dérange pas’’, il est difficile d’interpréter cela autrement que comme une participation au complot visant à éviter la tenue d’élections», ajoute-t-il.

« Ce qu'il [Claude Brière] voulait avant tout, en tant qu'organisateur politique, c'était la réélection de madame St-Jean comme mairesse avec son équipe majoritaire au conseil », poursuit le document judiciaire, qui cite Claude Brière alors qu'il affirme avoir l'intention de travailler contre « tous ceux qui vont vouloir essayer de débarquer Sylvie ».

D’ailleurs, le juge Chevalier a rappelé qu’il ne fait aucun doute à ses yeux que que Mme Saint-Jean et M. Zambito savaient parfaitement que leur démarche était malhonnête. Mme Saint-Jean exhorte notamment les participants de la réunion de ne pas ébruiter la rencontre, car elle ne «voudrait juste pas que les journalistes l’apprennent», cite-t-il.

«On est conscient de la clandestinité de la démarche, pour ne pas dire de la magouille qu’on tente d’orchestrer», souligne le juge.

L'implication de Claude Brière dans cette rencontre a été « plus qu'active », dit la cour dans son jugement et il démontre enfin que Claude Brière avait développé une amitié avec Lino Zambito, qui a plaidé coupable en mai à cinq accusations de fraude et de corruption dans le cadre d'un procès lié au scandale du financement politique à Boisbriand.

Claude Brière au fil du temps

2015

1er octobre 2015
Élections truquées à Boisbriand: pas de prison pour l‎'ex-conseiller Brière

 

Coupable d’avoir comploté pour truquer les élections municipales à Boisbriand, Claude Brière n’ira pas en prison, malgré le souhait de la Couronne et les remontrances du juge.

L’ex-conseiller municipal a été condamné à un sursis de peine équivalent à une probation de deux ans, lors de sa comparution au palais de justice de Saint-Jérôme.

« Vouloir priver la population de choisir ses élus démocratiquement est un crime très grave. Ce genre de magouilles contribue au cynisme de la population envers la classe politique...Ce genre de magouilles contribue au cynisme de la population envers la classe politique», a-t-il ajouté. Le juge a noté que pareil délit était «surprenant de la part de quelqu’un qui dit avoir inculqué à ses enfants l’importance du droit de vote». – Le juge Paul Chevalier

Il devra aussi effectuer 240 heures de travaux communautaires et verser 5000 $ aux victimes d’actes criminels.

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26 juin 2015
Déclaré coupable

L'ex-conseiller municipal de Boisbriand, Claude Brière, a été déclaré coupable d'abus de confiance et de complot avec la mairesse de la ville à l'époque, Sylvie St-Jean, et l'entrepreneur Lino Zambito.

Lire la suite - Sur La Presse

 
 

15 mai 2015
Louis Kemp témoigne

Un autre chapitre vient de s’ouvrir dans la série des procès entourant l’octroi de contrats à l’hôtel de ville de Boisbriand avec celui de Claude Brière, cet ancien conseiller municipal de l’époque Poirier, accusé de complot en vue de commettre un abus de confiance et corruption dans les affaires municipales. En tout début de procès, au palais de justice de Saint-Jérôme, le juge a appelé à la barre des témoins Louis Kemp, le mari de l’actuelle mairesse de Boisbriand, Marlene Cordato. Il est l'auteur et conservateur des bandes de son incriminantes

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2014

9 septembre 2014
Sylvie Berniquez-St-Jean condamnée

 

Sylvie Berniquez St-Jean a été condamnée à deux ans moins un jour d’emprisonnement à purger chez elle plus des travaux communautaires.

Ses coaccusés sont encore innocents jusqu’à preuve du contraire. Ils subiront leur procès en 2015: le procès de France Michaud, Rosaire Fontaine et Robert Poirier devrait avoir lieu le 5 janvier 2015, alors que Claude Brière, Lino et Guiseppe Zambito devraient être jugés dès le 13 mai 2015.

Lire la suite - Sur Canoë

 

2011

 
 
 
 

3 février 2011
Arrestation de Claude Brière

Claude Brière a été arrêté par l'escouade Marteau dans le cadre de l'enquête "Fiche", ainsi que 6 autres personnes: Lino Zambito et son père Giuseppe, l'ex-mairesse de Boisbriand Sylvie Berniquez Saint-Jean, l'ex-ingénieur de BPR-Triax Rosaire Fontaine, l'employé de Roche Gaétan Morin et l'ancienne vice-présidente de Roche, France Michaud. Au total, ils font face à un total de 28 accusations dont fraude, complot et abus de confiance

Plus de détail - Sur Ex/Rue Frontenac

 

26 avril 2011
Arrestation de Robert Poirier

Arrestation de l'ex-maire de Boisbriand Robert Poirier par l'UPAC qui a maintenant englobé l'escouade Marteau.

À propos de Robert Poirier - Sur MétéoPolitique

 

2009

Juin 2009
Geste de corruption par Zambito

Les employés de la direction générale de la mairie seraient allés dîner chez Milos pour l’anniversaire de Sylvie St-Jean. Lino Zambito, qui était présent, aurait payé la facture pour tout le monde. Ce même jour, il aurait fait parvenir des fleurs à Berniquez St-Jean. Trois mois plus tard, le conseil de ville de Boisbriand a octroyé un contrat à Infrabec pour plus de 4 M$

À propos de Lino Zambito - Sur MétéoPolitique

 
 
 
 
 
 

Mai 2009
Tentative d'éviter une élection

Sylvie Berniquez St-Jean, Lino Zambito, Malène Cordato et Patrick Thifault (les deux derniers étaient alors des conseillers municipaux) se seraient rencontrés au restaurant Piazzi, à l’initiative de l’entrepreneur. La discussion avait pour but d’éviter des élections en novembre 2009. Durant cette rencontre, Sylvie Berniquez St-Jean «tient des propos démontrant son état d’esprit coupable, en faisant référence à sa crainte que leur rencontre soit connue des journalistes».

Source: Agence de presse QMI

Claude Brière

 
 

Procès de Claude Brière: Louis Kemp appelé à défendre ses enregistrements
Source: Nord Info 15 mai 2015

 
 

Un autre chapitre vient de s’ouvrir dans la série des procès entourant l’octroi de contrats à l’hôtel de ville de Boisbriand avec celui de Claude Brière, cet ancien conseiller municipal de l’époque Poirier, accusé de complot en vue de commettre un abus de confiance et corruption dans les affaires municipales.

En tout début de procès, au palais de justice de Saint-Jérôme, le juge a appelé à la barre des témoins Louis Kemp, le mari de l’actuelle mairesse de Boisbriand, Marlene Cordato.

Son témoignage est important puisque celui-ci prétend depuis 2009 que Claude Brière accompagnait Lino Zambito à l’une des deux rencontres ayant pour but de tasser la candidate à la mairie Marlene Cordato pour laisser la mairesse de l’époque, Sylvie St-Jean, se faire réélire sans opposition.

Louis Kemp

M. Kemp détient deux enregistrements de ces rencontres, le premier ayant été diffusé dans le cadre de l’émission Enquête de Radio-Canada, en octobre 2009, et qui rapportait la corruption dans le milieu de la construction.

Ces enregistrements constitueraient l’une des preuves incriminant l’ancien conseiller municipal, aussi son avocat, Louis-Alexandre Martin, a bien tenté de miner leur valeur.

Celui-ci a d’abord demandé au juge Paul Chevalier, d’extraire cette preuve en raison de la mauvaise qualité auditive. C’est que l’appareil numérique contenant l’enregistrement original a été remis au DGE, qui l’aurait perdu, ce qui rendrait impossibles l’expertise et la contre-expertise de la preuve, selon Me Martin.

Le juge Chevalier a refusé sa requête, de sorte que le conjoint de Mme Cordato a dû raconter dans les moindres détails la procédure des deux enregistrements ainsi que la manière dont il les avait conservés.

Il a donc été question de la première rencontre, le 4 mai 2009, à laquelle Marlene Cordato et Patrick Thifault avaient été conviés par l’entrepreneur Lino Zambito et Sylvie St-Jean, dans un restaurant.

À la suggestion de son mari, Mme Cordato avait alors mis en marche un enregistreur numérique dissimulé dans son sac à main.

Le 4 juin, Louis Kemp, à titre d’organisateur de campagne, a participé à un déjeuner-rencontre en compagnie de Patrick Thifault, de Claude Brière et de Lino Zambito, lequel souhaitait revenir sur sa proposition à Mme Cordato de lui faire renoncer à la mairie en échange d’une réélection garantie comme conseillère, idem pour Patrick Thifault. Il offre aussi à Louis Kemp la direction du Club de soccer de Boisbriand.

Louis Kemp dit avoir fait une copie sur son ordinateur des deux enregistrements immédiatement après les rencontres.

Il a ajouté avoir remis des copies seulement après avoir été tabassé à la porte de sa résidence, le 27 septembre 2009, à la toute veille du début officiel de la campagne électorale.

C’est ce soir-là qu’ils ont convenu, lui, sa femme et Patrick Thifault, de contacter dès le lendemain le journaliste de Radio-Canada Alain Gravel pour révéler publiquement la proposition de Lino Zambito, question de se protéger.

M. Kemp assure avoir remis quatre autres copies: l’une aux policiers de la Sûreté du Québec enquêtant sur son agression, une autre à la firme d’avocats Prévost, Fortin, D’Aoust, au DGE Jacques Labbé, ainsi qu’une à sa femme Marlene.

Cette première journée de procès a pris fin avec le témoignage de Marlene Cordato, venue raconter le contexte dans lequel a été fait le premier enregistrement, que l’on a fait entièrement écouter au juge. 

Sources : Ici Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada; La Presse pour Power Corporation du Canada Inc.
Note:
Les faits rapportés sont tirés d’un document révélant plusieurs éléments incriminants pour les accusés du projet "Fiche", la toute première frappe de l’UPAC. Ces informations ont toutes été admises par Sylvie Berniquez St-Jean, au moment où elle a plaidé coupable. Le juge Michel Bellehumeur a rendu public ce document lors de la condamnation de l’ex-mairesse de Boisbriand.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 8 octobre 2015

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

  Politiciens et politiciennes
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

Employés.es de l'État
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Sylvie St-Jean, Lino Zambito et Claude Brière ont été arrêtés en février 2011 par la Sûreté du Québec. - Sur Radio-Canada, le 3 février 2011

 

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02

 

À propos de Sylvie Berniquez-Saint-Jean, ex-mairesse de Boisbriand - Sur MétéoPolitique

 

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03

À propos de Lino Zambito ex-propriétaire de Infrabec - Sur MétéoPolitique

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04

 

La mairesse demande à Patrick Thifault de quitter son parti - Sur TVA Nouvelles, le 4 mars 2013

 

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05

 

Boisbriand: un second mandat pour Marlene Cordato - Sur Nord Info et Voix des Mille-Iles, le 04 novembre 2013

 

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