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Les collaborateurs du maire de Montréal
Benoit LABONTÉ
Le premier à avoir brisé l'Omerta politique

Le 28 novembre 2012, la Commission Charbonneau à mis en preuve qu'entre 2005 et 2012 Benoit Labonté, ex-chef de Vision Montréal et ex-membre du comité exécutif de la ville de Montréal (pour Union Montréal) était en compagnie de Paolo Catania, accusé entre autres de fraude et de complot, au club privé 357c, rue de la commune à Montréal.

Benoit Labonté a été un des tout premiers collaborateurs à faire de la politique avec Gérald Tremblay au sein de la formation politique Union Montréal et ce jusqu'à sa démission en 2007. Il s'est alors joint à Vision Montréal. Pour en démissionner lors des élections municipales de 2009 sur fond de scandale lié au financement des partis politiques. Dès lors il vide son sac et affirme publiquement qu'il n'y a pas d'élections municipales sans contributions illégales aux partis politiques et décrit l'existence de ristournes accordées par des sous-traitants de la Ville au profit d'élus et de fonctionnaires.

Benoit LABONTÉ

Sujets abordés

Le directeur général des élections (DGE) poursuit Benoit Labonté - ci-dessous

Parcours politique

Labonté rompt l'Omerta

 
 

Le directeur général des élections (DGE) poursuit Benoit Labonté

 
 

Le directeur général des élections (DGE) relance ses enquêtes sur la fin du règne de Benoit Labonté à la tête du Vision Montréal.

Radio-Canada a appris que plusieurs personnes qui avaient donné au parti en 2009 ont été contactées par des enquêteurs du DGE.

Jacques Drouin

Un donateur qui a souhaité conserver l'anonymat a été interrogé la semaine dernière par un enquêteur. Il indique que « les questions portaient sur des dons effectués lors de différents cocktails de financementl.»

Un autre donateur a reçu la visite d'un autre enquêteur plus tôt cette semaine.

Lino Zambito ( 05 )

Ces interrogatoires surviennent peu après les révélations de Lino Zambito au sujet de Benoit Labonté. Le 15 octobre 2012, L'ex-entrepreneur affirmait : « En 2009, j'avais rencontré le candidat de Vision Montréal, M. Benoit Labonté, et j'avais donné un montant de 25 000 $ ou 30 000 $ comptant à M. Labonté pour sa campagne de 2009. »

Le témoin à la Commission Charbonneau affirmait que l'argent liquide avait été remis dans un restaurant de Laval.

Les rapports financiers de Vision Montréal indiquent que la formation a amassé des contributions de 541 000 $ cette année-là. Près de 1 200 donateurs ont payé jusqu'à 1000 $ chacun, la limite alors permise par la loi.

Début 2011, huit constats d'infraction avaient pourtant été dressés pour des contributions non conformes en 2009.

Vision Montréal collabore avec le DGE

Vision Montréal confirme avoir reçu une demande de renseignements pour l'année 2009 du DGE. Soraya Martinez, de Vision Montréal, affirme que le DGE voulait « vérifier les contributions, les chèques, voir comment les gens ont contribué et la conformité des contributions ».

La formation politique de Louise Harel ne peut pas faire de lien direct entre les déclarations de Lino Zambito et ces nouvelles vérifications du DGE.

Louise Harel et Benoit Labonté

Mais Soraya Martinez affirme cependant que « le DGE va contribuer à sa façon à toutes les vérifications qui sont menées par la Commission ».

Elle enchaîne en précisant : « Lorsqu'ils nous demandent des informations, on les donne parce que ça fait partie de notre volonté de passer à autre chose. »

Selon nos informations, une liste de 15 noms aurait récemment été remise par Vision Montréal aux enquêteurs du DGE.

 
 

Parcours politique

 
 

Après des études de maîtrise en science politique à l'Université de Montréal, Benoit Labonté entre très jeune dans la carrière politique en travaillant comme chef de cabinet du ministre responsable du développement économique et régional au Québec et, par la suite, à titre de conseiller spécial du ministre des finances du Canada de l'époque, Paul Martin.

1996:
il accède au poste de président-directeur général du
World Trade Center de Montréal.

Benoit Labonté et son attachée de presse

Mai 2001: il devient président et chef de la direction du syndicat des commerçants de Montréal couramment nommé la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Novembre 2005: il est élu Maire de l’arrondissement de Ville-Marie à Montréal sous la bannière du parti municipal Union Montréal du Maire Gérald Tremblay.

Janvier 2006: il siège au Comité exécutif de Montréal en tant que responsable de la culture, du patrimoine, du centre-ville et du design.

17 décembre 2007: il démissionne de cette fonction, en soulignant son désaccord avec l’administration montréalaise du Maire Gérald Tremblay. Il quitte alors le parti de l'Équipe Tremblay - Union Montréal.

2008: il devient le chef du parti municipal
Vision Montréal
.

Janvier 2009: il annonce qu'il se porte candidat à la mairie de Montréal aux élections municipales prévues le 1er novembre 2009.

3 juin 2009: il retire finalement sa candidature pour céder sa place à l'ancienne députée de Hochelaga-Maisonneuve et ancienne ministre péquiste, Mme
Louise Harel
, nouvelle chef de Vision Montréal. À ce moment, Benoit Labonté, faisant équipe avec Mme Harel, planifie, pour sa part, de devenir président du Comité exécutif de Montréal s'il est élu.

Controverse et démission

Avril 2009: dans la foulée du scandale des compteurs d'eau, Benoit Labonté demande à Frank Zampino
( 01 ) de préciser la nature de ses relations avec un homme d'affaires influent à Montréal.

30 septembre 2009: le journal des lockouté de Quebecor Inc, Rue Frontenac débutait une série de révélations qui allait montrer que Benoit Labonté, aurait reçu, en 2008, après qu’il eut sollicité son aide, plus d’une centaine de milliers de dollars de cet entrepreneur au moment où il entamait sa course à la direction de Vision Montréal. ( 04 )

17 octobre 2009:
la candidate à la mairie de Montréal Louise Harel demande à Benoit Labonté de quitter ses fonctions à la suite des allégations de corruption qui pesaient contre lui.

Après avoir nié toute l'histoire, Benoit Labonté remet sa démission à titre de chef de l’opposition officielle à la Ville de Montréal et de lieutenant de Louise Harel.

18 octobre 2009: aussi, il décide de ne plus se porter candidat au poste de conseiller aux élections municipales montréalaise de 2009 dans le district de Sainte-Marie.

22 octobre 2009: quelques jours plus tard, dans une entrevue donnée à la télévision de Radio-Canada il confirme toutefois avoir bien rencontré l'homme d'affaires mais nie avoir reçu directement de l'argent. Il affirme cependant que des personnes « dans son entourage » en ont reçu. Il mentionne également qu'il aurait rencontré le premier ministre du Québec Jean Charest afin de lui donner de l'information sur des possibles relations entre des ministres de son gouvernement et l'homme d'affaires.

Résumé de l'entretien de Marie-Maude Denis avec Benoît Labonté

Ci-dessous vous trouverez les trois heures d'entretien en différentes capsules

Émission 24 heures en 60 minutes animée par Anne-Marie Dussault sur RDI.

 
«

Le maire reconnaît avoir eu une conversation en face à face avec M. Labonté au sujet d'un système de ristournes. «J'ai fait les vérifications et on m'a confirmé qu'il n'y avait aucun fondement à ces rumeurs
                                                                   - Gérald Tremblay

»
 
 

Labonté rompt l'Omerta

 
 

Dans sa première entrevue depuis son départ fracassant de Vision Montréal, l'ex-bras droit de Louise Harel soutient que le financement populaire en politique québécoise est « une fiction » et que l'attribution des contrats de la Ville de Montréal relève d'un « système mafieux ».

Benoît Labonté rompt le silence et passe aux aveux.

Dans une longue entrevue accordée à la télévision de Radio-Canada, l'ancien chef de l'opposition officielle à la mairie de Montréal fait une série de révélations-chocs qui éclaboussent la classe politique du Québec.

Tout d'abord, Benoît Labonté reconnaît maintenant avoir menti sur ses liens avec le controversé homme d'affaires Tony Accurso. ( 02 ) « J'ai effectivement eu des rencontres avec Accurso », déclare-t-il.

Il admet ainsi avoir soupé avec Tony Accurso en mars 2008, lors de la course à la direction de Vision Montréal. Il affirme que c'était la première fois qu'il le rencontrait, même s'il dit l'avoir croisé lors d'un événement en 2006, mais sans discuter comme tel. Il reconnaît aussi avoir eu « quelques conversations téléphoniques brèves » avec M. Accurso en 2009.

M. Labonté précise n'avoir jamais reçu d'argent de Tony Accurso, et qu'il n'a jamais été question d'argent lors de leurs discussions. Il dit toutefois savoir que M. Accurso avait donné de l'argent « à des gens proches de moi » pour la course à la direction de Vision Montréal.

Benoit Labonté a financé sa campagne à la chefferie du printemps 2008 en utilisant ces stratagèmes, de façon tout à fait légale, insiste-t-il. Sa course au leadership a coûté environ 200 000 $, a-t-il précisé: «J'ai eu la naïveté et l'idéalisme, en acceptant ces règles du jeu informelles, de penser qu'on pouvait quand même gagner et réformer le système de l'intérieur. Je me suis trompé», a-t-il déclaré.

Première partie de l'entretien complet
entre M
arie-Maude Denis et Benoît Labonté sur RDI

«

 Tout ce qui a été fait là était parfaitement légal. D'un point de vue éthique, a posteriori, j'en ai une tout autre interprétation
                                             
  — Benoît Labonté

»

Benoît Labonté dit avoir menti pour protéger Louise Harel, la chef du parti Vision Montréal, en raison de la campagne électorale, mais aussi par crainte de représailles.

Un système « gangrené »

M. Labonté dit avoir décidé d'accorder cette longue entrevue à la télévision de Radio-Canada pour « laver sa réputation ». Car il refuse d'être le bouc émissaire d'un système qu'il dit « gangrené ».

Un système dans lequel le parti Vision Montréal a transformé des dons en argent comptant en chèques de contribution, affirme Benoît Labonté.

« La réalité, et c'est vrai dans tous les partis, au municipal comme au provincial, pas un parti ne fait exception, la réalité, c'est qu'il y a de l'argent qui est ramassé cash, qui est redonné à des prête-noms, qui, eux, font un chèque personnel, individuel ».

M. Labonté a décrit en long et en large les pratiques de financement des partis. Quoique légales, elles sont très discutables du point de vue de l'éthique. Il a confirmé l'utilisation de prête-noms dans le financement de Vision Montréal pour permettre la transformation de dons en argent comptant en contributions d'apparence légitime. «La réalité, et c'est vrai dans tous les partis, au municipal, au provincial et au fédéral — il n'y a pas un parti qui fait exception —, c'est qu'il y a de l'argent qui se ramasse cash et il est donné à des prête-noms qui, eux, font un chèque personnel. [...] Tout le monde sait que ça se passe comme ça. Ça fait partie des règles non écrites. C'est un trou béant dans la loi.»
Cette pratique a toujours cours à Vision Montréal, affirme-t-il.

«

Le financement populaire en politique québécoise, c'est une fiction. C'est un système hypocrite. [...] Et tout le monde, je dis bien tout le monde, le fait. Tous les partis municipaux, tous les partis provinciaux le font
                                                        — Benoît Labonté

»

Deuxième partie de l'entretien complet
entre M
arie-Maude Denis et Benoît Labonté sur RDI

Benoît Labonté, qui est l'ancien bras droit de la chef de Vision Montréal, affirme en outre que Louise Harel est consciente de ces pratiques.

Il ajoute qu'elle aurait admis que cela se faisait au PQ, au PLQ, à Union Montréal et à Vision Montréal.

Dans cette entrevue, Benoît Labonté spécifie que « dans le parti de Mme Harel, on ne se cache pas du tout en pleine réunion, où il y a beaucoup de personnes, pour dire qu'on va aller chercher du financement sectoriel, entre guillemets. Et on sait très bien que du financement sectoriel, c'est du financement de grande entreprise, ce qui n'est pas permis. »

Benoît Labonté affirme que le maire Gérald Tremblay est lui aussi au courant de ces pratiques. « Gérald Tremblay est un faux naïf. Un faux naïf! », dit-il.

Benoît Labonté évoque aussi le « système mafieux » d'attribution des contrats de la Ville de Montréal. « Est-ce qu'il y a un système mafieux qui gère la ville de Montréal? La réponse, c'est oui. [Ceux qui nous gouvernent] en savent probablement plus que moi », dit-il.

Gérald Téflon Tremblay
le maire le plus incompétent de l'histoire de Montréal
Selon
JosPublic

M. Labonté parle de collusion, qui est érigée en système. Il soutient ainsi que le parti de Gérald Tremblay, Union Montréal, a établi des listes qui permettent de déterminer qui obtiendra des contrats de la Ville.

«

C'est un système organisé. Il y a quatre listes qui ont été faites par le parti au pouvoir. La liste A, B, C, D. [...] Si on fait partie de la liste A, on a beaucoup plus de contrats
                                                           — Benoît Labonté

»

Bernard Trépanier sous arrêt par la SQ  ( 03 )

Il a expliqué que quatre listes de fournisseurs (ingénierie et voirie, par exemple) de la Ville avaient été dressées par le parti au pouvoir. Les entreprises faisant partie de la première liste décrocheraient les contrats les plus lucratifs, selon lui.
 
Il soutient qu'un certain Bernard Trépanier, ex-collecteur de fonds pour Union Montréal, faisait la tournée des entreprises pour réclamer 3 % de la valeur de ces contrats avant que ceux-ci soient octroyés.

Selon lui, des élus et des fonctionnaires se partageraient ces ristournes, mais il n'a pas voulu les identifier par crainte de poursuites.

Ensuite, dit Benoît Labonté, des gens du parti font le tour des entreprises pour récolter une ristourne de 3 % sur ces projets ou contrats, y compris dans le milieu culturel. « Quelqu'un passe faire le tour des entreprises, la collecte présumée, avant que les contrats ne soient octroyés, et c'est comme ça que le système fonctionne », précise-t-il.

Selon M. Labonté, la personne qui effectuait cette « collecte » serait Bernard Trépanier, qui fut responsable du financement du parti de Gérald Tremblay, Union Montréal, entre janvier 2004 et juin 2006.

Troisième partie de l'entretien complet

entre Marie-Maude Denis  et Benoît Labonté sur RDI

Benoît Labonté dit qu'il entendait le nom de Bernard Trépanier à répétition. Et il affirme qu'en 2007, il aurait fait part au maire que Bernard Trépanier approchait des entreprises. Benoît Labonté se souvient que, partout où il passait, il entendait ce commentaire: « Bernard Trépanier 3 % ».

L'ancien chef de l'opposition officielle, qui a également siégé au comité exécutif de la Ville de Montréal, soutient que le maire «Gérald Tremblay a blanchi physiquement. Il est devenu pâle. Je n'ai pas eu l'impression qu'il devenait pâle parce que je lui apprenais quelque chose.[...] Il m'a regardé de façon candide et il m'a dit: "Tu sais Benoit, en politique municipale, c'est juste de ça».

M. Labonté ajoute que des élus profitent de ce système de ristournes. Mais l'ancien numéro deux de Vision Montréal refuse d'en donner des détails, par crainte de poursuites, dit-il. À la question que des élus et des fonctionnaires puissent toucher des montants importants, Benoît Labonté répond: « Ça peut varier selon l'ampleur du contrat. »

Benoît Labonté dit qu'il aurait transmis au premier ministre Jean Charest de l'information au sujet de relations entre Tony Accurso et des ministres du gouvernement Charest. « Deux sources me disaient que trois ministres avaient été sur le bateau de Tony Accurso », affirme Benoît Labonté. Le premier ministre Charest a confirmé avoir rencontré Benoît Labonté, mais a nié ses allégations.

16 mai 2008: le maire de l'arrondissement de Ville-Marie, Benoit Labonté et Gérald Tremblay, le maire de Montréal et ont mis de côté leurs querelles politiques hier afin de participer à l'inauguration de la place Cardinal Paul-Émile Léger, à l'angle du boulevard René-Lévesque et de la rue Saint-Dominique. 

Trahi par d'ex-alliés

Finalement, Benoît Labonté revient sur les personnes à l'origine, selon lui, de toutes les révélations à son endroit qui ont été divulguées dans les médias et qui ont mené à sa démission.

Il dit avoir été trahi par d'anciens collaborateurs en qui il n'avait plus confiance et qui travaillent maintenant directement ou indirectement pour Union Montréal.  Benoît Labonté profite aussi de l'entrevue pour réclamer une enquête publique sur le monde municipal et l'industrie de la construction.

«

C'est un assassinat politique dont j'ai été victime, [un assassinat politique] qui était prémédité, planifié et bien orchestré
                                                                                                               
    — Benoît Labonté

»
 

Sources:
Internet:
Wikipédia pour organisme à but non lucratif indépendant, Cyberpresse pour Power Corporation
Journal:
Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc.
Télévision:
RDI pour CBC/Radio-Canada

Choix de photos, mise en page, référence et titrage par : JosPublic
Publication : 25 octobre 2012

 

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Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Les collaborateurs de Gérald Tremblay

  Les politiciens en conflits d'intérêts

Les gens d'affaires en conflits d'intérêts

Notes & Références encyclopédiques:

01

Qui est Frank Zampino ? Sur MétéoPolitique

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02

Qui est Tony Accurso ? Sur MétéoPolitique

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03

Qui est Bernard Trépanier ? Sur MétéoPolitique

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04
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

M Benoit Labonté
ex-président de Vision Montréal

 
 

Compteurs d'eau: Benoit Labonté a reçu de l’argent d’une entreprise impliquée

17 octobre 2009 - « Il (Labonté) a dit spécifiquement, c'est-tu nos amis de...? et là, il a cité une entreprise privée, une firme qui est impliquée dans le scandale des compteurs d'eau aujourd'hui », poursuit la source, qui mentionne qu’il ne s’agit pas de la firme de Tony Accurso

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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05

Référence aux révélations de Lino Zambito sur Radio-Canada

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