Les conseillers de Laval ont choisi Alexandre Duplessis comme nouveau maire, au terme d’un vote secret.  Il l’a emporté par 15 voix contre 3. Des 21 conseillers, trois étaient absents au moment d’enregistrer leur choix entre les deux candidats issus de l’ancien parti PRO des Lavallois maintenant dissous.

Le nouveau maire siège au conseil municipal depuis 2005. Au comité exécutif de la Ville, il était jusqu’ici responsable des dossiers jeunesse, immigration et communautés culturelles, sports et activités physiques ainsi que services aux citoyens.

Gilles Vaillancourt et
Alexandre Duplessis

Âgé de 42 ans, Alexandre Duplessis est le père de deux fillettes et il entend se présenter à la course à la mairie en 2013.

Le candidat défait, Jacques St-Jean, est conseiller municipal du quartier Saint-François depuis 1993.

Le nouveau maire promet une nouvelle ère à Laval. Dans son discours de victoire, il a d’ailleurs souligné que la dissolution du parti PRO des Lavallois était un geste pour marquer la fin d’une certaine époque, sans toutefois renier, a-t-il insisté, les réalisations passées.

Malgré cette ouverture au changement, le Mouvement lavallois, une formation qui ne compte aucun élu à Laval, continue de parler «d’aveuglement volontaire» à Laval.

Dans les derniers mois, Alexandre Duplessis avait été pointé du doigt pour un dossier de vente d’un terrain situé sur la rue Jean-Béraud. Ce lot avait été cédé à Placements Rizzuto, qui l’a revendu avec un bénéfice de 1,2 million $.

Le président et fondateur du Mouvement lavallois, David De Cotis, souligne que ce dossier a été transféré à la Sûreté du Québec par la Ville de Laval elle-même. Les documents ont d’ailleurs été remis aux policiers le 18 octobre dernier.

Jouant sur les mots, le Mouvement lavallois soutient que l’arrivée du maire Duplessis est loin d’être le changement «qui s’imposait à Laval après les 23 années de ‘grande noirceur’ de l’administration Vaillancourt», peut-on lire dans le communiqué de la formation.

David De Cotis

De son côté, le nouveau maire souligne à l’intention de ceux qui forment l’opposition non élue que le rôle d’un politicien est toujours «ingrat».

«Je vous invite à accorder à cette fonction le respect qui lui est dû. Je vous demande d’exercer votre rôle démocratique en faisant de la politique avec un grand ‘P’», a-t-il mentionné.

Gilles Vaillancourt a démissionné dans la tourmente, le 9 novembre 2012, alors que les allégations de corruption et de collusion envers son administration se multipliaient.

Selon la loi, une élection partielle n’était pas obligatoire puisque la démission de Gilles Vaillancourt est survenue moins d’un an avant les élections générales du 3 novembre 2013.