Appels d'offres: Montréal se dote d'un «Cadre de gouvernance»
Le directeur général, Louis Roquet, fixe les règles du jeu

Le journal des lockoutés de Quebecor
Nouvelles générales - Politique municipale
Publié le 20 avril 2010


et
journal La Presse

Le maire Tremblay veut resserrer les contrôles des appels d'offres. L'affaire des compteurs d'eau lui a fait mal

Transparence et reddition de comptes

Un des outils fondamentaux du «Cadre de gouvernance» est la progression des projets et des programmes, qui devront désormais franchir plusieurs étapes, des sortes de points d’arrêt, avec à terme plus de transparence et de reddition de comptes.

«C’est un processus très rigoureux, mais il ne devrait pas augmenter la durée, au contraire il devrait nous aider à réduire cette durée parce qu’on veut éviter que des décisions soient toujours en ballottage», dit Rachel Laperrière, directrice générale associée, développement et opérations.

«Un bilan accablant»

La chef de Vision Montréal, Louise Harel, est satisfaite des recommandations de Louis Roquet. Et elle blâme l'administration Tremblay d'avoir laissé l'appareil municipal se détériorer au point de nécessiter un tel électrochoc. «C’est une formidable proposition de reconstruction de la Ville»

«Ça a été le bilan accablant de ce que fut l'administration précédente puisqu'on va être obligés d'embaucher 97 employés pour reconstruire l'expertise de la Ville, a-t-elle dénoncé. Ça va coûter 20 millions qui, auparavant, étaient laissés à l'entreprise privée.»

Le deuxième parti de l'opposition, Projet Montréal, s'inquiète au sujet d'un autre élément du rapport de Louis Roquet, qui suggère de transformer en société paramunicipale les Muséums nature de Montréal, organisme qui regroupe le Biodôme, l'Insectarium, le Planétarium et le Jardin botanique.

La conseillère Émilie Thuillier, de Projet Montréal, souligne que la Ville s'apprête à investir des sommes importantes dans les musées municipaux. Elle s'étonne que la Ville songe à les soustraire à l'examen des élus.