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Historique du dossier des compteurs d'eau
2003 à juin 2009

Ci-dessous: un montage réalisé par le Journal de Montréal
avant la grève des journalistes

Histoire vécue par l'ex-président de la Coalition Eau Secours!, André Bouthillier, partie prenante des discussions avec la Ville de Montréal

 

M le Maire Gérald Tremblay

En 2003, la Coalition québécoise pour une gestion responsable de l'eau – Eau Secours! obtient de la ville de Montréal, la reconnaissance que la consommation d'eau domestique n'est pas la principale responsable du coût de la la production de l'eau potable à Montréal. En effet, les commerces, les industries et institutions consomment plus de 50% de l'eau produite par les usines de Montréal, tandis que les tuyaux en laissent fuir environ 30%.

La Ville décide donc de ne pas installer de compteurs d'eau dans les résidences, puisque les études dont celle de l'Institut National Recherche Scientifique-Urbanisation, Culture et société (INRS), en démontrent l'inutilité, mais installera des compteurs d'eau dans les commerces, industries et institutions ce qui fait du sens car déjà les études démontrent que le monde des affaires est sensible aux intrants dans la production de biens et services. Un groupe de travail est mis sur pied au tout nouveau service de l'eau. Cependant s'y glisse un représentant d'une nouvelle instance de la Ville qui est peu connue. Il s'agit du Bureau des grands projets de la ville de Montréal, dont le mandat officiel est de coordonner les intervenants dans les cas de gros projets et dont le mandat officieux est de confier le plus de travaux possible au secteur privé de l'économie et par effet pervers de diminuer le contrôle quotidien des projets par les spécialistes-Fonctionnaires de la ville. Avocats privés pour ne pas passer au contentieux de la ville, firme de gestion comptable pour éviter le service des finances de la ville, etc.

À la suite de plusieurs rencontres avec les représentants de la Coalition Eau Secours!, la Ville retient des mises en garde faites, que les compteurs d'eau resteront la propriété de la ville, argumentant ainsi que le contrat de gestion des compteurs d'eau ne sera pas un Partenariat public-privé réprouvé par la Coalition. Cependant la ville ne retient pas qu'Eau Secours! trouve trop longue la période du contrat, qu'il n'y a pas de mécanisme de transfert des connaissances vers les fonctionnaires municipaux et pire, la ville ne sera jamais propriétaire des instruments d'analyse de la télémétrie.

Donc, en résumé, le projet est bon, mais la ville par contrat se refuse à prendre la charge non seulement des travaux, des achats, mais aussi de la gestion. Donc c'est un PPP déguisé.

Tout au long du développement de ce dossier, le directeur général Adjoint Yves Provost, fait partie des discussions et le directeur général Abdala est mis au parfum régulièrement. Durant des mois le dossier ne fait plus parler de lui, puis nous apprenons qu'Yves Provost est embauché par la firme BPR. Dès lors Eau Secours! intervient par écrit auprès du maire de Montréal pour dénoncer ce conflit d'intérêt inquiétant chez ces fonctionnaires.