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Les tournants
De titulaire de charge publique à lobbyiste ou vendeur d'informations privilégiées ou carnet d'adresses

André Boisclair: de ministre à lobbyiste pour Questerre et l’Alberta Enterprise Group

Lucien Bouchard: de premier ministre à avocat chez Davies Ward Phillips & Vineberg et président porte-parole de l'Association des producteurs de gaz et pétrole du Québec

Jean Charest: de premier ministre à avocat conseil chez McCarty Tétrault et lobbyiste pour Canadian Royalties

Guy Chevrette: ministre des ressources naturelles pour devenir directeur du Conseil de l'industrie forestière du Québec

Dr Philippe Couillard: de ministre de la Santé à partenaire de Fonds d’investissement Persistence Capital Partners et  Canadian Royalties etc.

Denis Duteau: de maire d'Anticosti à Pétrolia gaz et pétrole

Pierre-Marc Johnson: de premier ministre à avocat conseil chez Heenan Blaikie et préside le comité de prospective de l'Institut Veolia Environnement

Nathalie Normandeau: de ministre chargée du Plan Nord à vice-présidente chez Raymond Chabot Grant Thornton pour les clients du Plan Nord ( 01 )

Brian Mulroney: premier ministre à lobbyiste en armement à président du c.a. de Québecor

Me Pierre Renaud Président du BAPE à avocat conseil chez  McCarthy Tétrault

Philippe Cannon: d'attaché de presse de Line Beauchamp et ex-candidat libéral à porte-parole francophone de TransCanada Pipelines

Raymond Savoie: de ministre des ressources naturelles à Gastem gaz et pétrole

Russell Williams: d'adjoint parlementaire du ministre de la Santé et des Services sociaux  à président de l'association "Les compagnies de recherche pharmaceutique du Canada"

André Bourbeau: de ministre à administrateur de SkyPower compagnie d'éoliennes.

 
 

 

 

 

Gouvernement fédéral, provincial et municipal: même combat
Corruption et collusion par le système des portes tournantes

Un politicien qui accepte une enveloppe brune, c'est de la corruption.  Risque de prison si cela est découvert et prouvé.  Un politicien qui fait des lois favorables aux intérêts privés ?  Récompense : un poste avec un salaire bien dodu à l'heure de la retraite et cela se nomme collusion.  C'est beaucoup plus payant que des enveloppes brunes les risques en moins. En plus, c'est légal.  Est-ce moral pour autant ?  Non! répond JosPublic.  Sous l'angle de l'honneur et l'honnêteté, c'est encore pire, puisque cela relève de la tromperie et de l'hypocrisie des plus malsaines.  Dans cet état d'esprit, un politicien ou une politicienne est incapable d'articuler un projet de société accueillant pour l'ensemble de la population.

À l'occasion les médias servent à nous apprendre quelque chose sur le fond des choses.  Lors des périodes électorales certains présentent une compilation de toutes les promesses.  Attention je ne parle pas des programmes politiques des partis, car dans ce cas peu de médias osent même y toucher, l'éducation n'est pas rentable et ils sont dans le divertissement.  Je parle ici des promesses faites par les candidats.tes aux postes les plus élevés dans une structure politique en démocratie.  Je ne parle pas des députés car ils ne comptent plus que pour 5% de l'intérêt manifesté par les citoyens et citoyennes lorsque vient le temps de voter.

Lorsque les médias compilent les promesses, l'électeur perçoit le GROS PORTRAIT.  Ayoye!  Quelle déception!  Si vous rassembliez toutes les promesses sous la formulation du jeu Jeopardy, la réponse serait: "Où est le manque de vision ? " ( 04 )

Ne vous méprenez pas, certaines promesses sont une source d'inspiration. Voyez, durant la campagne électorale fédérale d'octobre 2015, le premier ministre Stephen Harper a promis de lancer l’idée de la protection de l'habitat du dindon sauvage en 2017.  Je suis très heureux de l'apprendre.  Il m'a donné l'envie de décorer ma pelouse d'un flamant en plastique rose.

Mais à contempler ce genre de promesse, je ne peux pas m’empêcher de faire un retour dans le temps et de comparer les intentions politiques des politiciens.  Est-ce que les chefs de parti d'aujourd'hui auraient défendu quelque chose d'important, comme la création de l'assurance-chômage?  Du régime d'assurance-maladie?  Seraient-ils.elles le genre de personnes à convaincre l'électorat de l'utilité de construire un chemin de fer d'une mer à l'autre? 

Regardons les choses en face, vous qui suivez un tant soit peu la politique, croyez-vous qu'aujourd'hui, un chef se lancerait dans la construction d'un pont pour relier l'Île-du-Prince-Édouard au continent canadien, comme il fut fait?  Ou encore, qui lancerait un projet de train sur monorail qui relierait les grandes villes du Québec? ( 05 )  Ou, dans l'actualité émergente, qui remettrait sur pied les COFI québécois (Centre d'orientation et de francisation des immigrants), ces organismes qui facilitaient l'intégration des immigrants à la langue, l'histoire et la sociologie de la nation qu'ils ont choisie pour partager les aléas de l'avenir?

C'est comme si la notion d'édification de la nation avait disparu. Quand les aspirants premier ministre canadiens énoncent de grands projets sociaux comme empêcher le port du niqab dans la fonction publique fédérale alors qu'il n'y a jamais eu de demande en ce sens.  Quand les médias oublient d'aborder les vrais projets sociaux pour ne divertir et ne vendre que du «Loft Story» politique, devons-nous suivre, résignés, le blogue des placoteux au lieu de s'indigner de la petitesse des enjeux électoraux?  

Gouverner l'État a toujours exigé la création d'un grand chapiteau.  Soudain, nous déambulons dans une petite tente avec un code vestimentaire.  Cela se nomme la politique de boutique.  Les boutiques sont petites et s'adressent à certaines personnes seulement.  L'édification de la nation est pour tout le monde et signifie penser grand.

Comment en sommes-nous arrivés là?  C'est simple en surface mais très complexe sociologiquement.  Les gouvernements sont devenus des grosses chambres de commerce.  Les gens qui s'y présentent sont des carriéristes dont l'agenda sert à mousser leur carrière d'affaires.  Voilà pourquoi il y a tant de politiciens et politiciennes, tant d'attachés politiques, et de sous-ministres qui naviguent du privé au public: pour créer, selon les opportunités, des affaires utiles à enrichir leur patrimoine personnel et délester l'enrichissement social.

D'ailleurs, le climat est de plus en plus incestueux entre public et privé...  Entre les deux mondes, de plus en plus de trafic dans les portes tournantes...  Dans ces situations, qui peut garantir le respect de l’intérêt public ?  À moins d’être bien naïf, on peut douter sérieusement...

Dans sa légendaire naïveté JosPublic imagine, mais sans sondage en main, que la population attend du gouvernement qu'il priorise l’intérêt public et arbitre les demandes corporatives.  Dans le secteur privé, l’objectif est le profit avant tout.  Il me semble évident que ces deux objectifs s’opposent de façon criante surtout dans les domaines de la santé, de l'éducation et des ressources naturelles, etc. 

Désormais, pour ces politiciens «commerceux», servir le bien public et se servir du bien public est considéré comme synonyme.  Cette collusion entre gens d'affaires, conseillers lobbyistes et politiciens forme un cloaque de plus en plus pestilentiel et n’infecte pas uniquement le Québec.  Déjà la France à un terme pour décrire le phénomène:
pantouflage

Ceci dit sur l'attitude des élus.es, parlons maintenant de la structure de représentation démocratique.  Comment croire que l'on vit dans un pays démocratique alors que sa réelle chef est la reine d'Angleterre; alors que le pays et chaque province sont contrôlés par un gouverneur général non élu; alors que le gouvernement du Canada entretient un "conseil privé de la Reine" pour défendre les intérêts de l'Angleterre, du Commonwealth ou faire semblant de le faire et dont les membres sont nommés à vie comme le bon Dr Philippe Couillard ( 06 ); alors que les sénateurs sont nommés par le premier ministre et non élus; alors que les juges sont nommés par le premier ministre, etc....

La plupart des citoyens en ont ras-le-bol et n’en peuvent plus de sentir cette odeur fétide de collusion et de corruption; les autres s'en inspirent, la pratiquent et votent pour.  Pour les élections à l'horizon proche, il est urgent que de jeunes politiciens et politiciennes entraînent et présentent une équipe pour assainir la pratique politique dans la gouverne de l'État et rétablissent la primauté du bien commun.  Il serait aussi primordial de déconcentrer le pouvoir gouvernemental des mains du premier ministre qui, présentement, selon nos règles parlementaires, a le pouvoir d'agir tel un dictateur. 

Ne serait-il pas temps de donner un bon coup de balai pour se débarrasser des cumulards de pensions, de ces profiteurs affairistes qui jouissent des portes tournantes public-privé?

 
 

Source: À partir des textes de: Françoise Breault sur Presse à Gauche journal internet indépendant; de Chantal Hébert sur le magazine Actualité de Rogers communications; Rick Mercer site Rant du chroniqueur/comédien/journaliste

Choix de photos, fusion de texte, mise en page, certaines références, titrage et traduction de l'anglais par : JosPublic
Publication : 20 octobre 2015

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Lettre du chroniqueur Patrick Lagacé à Mme Nathalie Normandeau - Sur MétéoPolitique

 

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02

 

Un ex-bras droit de Charest parmi les créateurs du lobby - Sur Cyberpresse/La Presse, le 4 septembre 2010

 

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03

 

Talisman recrute un ex-chef de cabinet de Jean Charest - Sur Radio-Canada, le 15 novembre 2010

 

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04

 

Élections Canada 2015 - Besoin de réviser les programmes des partis avant de voter? - Sur Ici Radio-Canada, le 17 octobre 2015

 

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05

Une monorail pour faire le tour du Québec - Sur TrensQuébec

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06

 

21 juin 2010
Nomination au Conseil Privé du Canada. Stephen Harper, le premier ministre du Canada nomme Philippe Couillard membre du Conseil privé de la Reine.

Liste des membres

Système démocratique du Québec - Sur MétéoPolitique

 

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Les tournants
De lobbyiste ou gens d'affaires à titulaire de charge publique

Pierre Arcand: de président de Corus Québec Radio à ministre des Ressources naturelles et du Plan Nord

Gaétan Barrette: de la Fédération des médecins spécialistes du Québec et de l'Association des radiologistes du Québec à Ministre de la Santé

Stéphane Bertrand: de Gaz-Métro à chef de cabinet de Jean Charest à Congrès mondial de l'énergie ( 02 )

Pierre Corbeil:  de ministre des Ressources naturelles et de la Faune à actionnaire d’Avionnerie Val-d’Or, à député et à conseiller pour la minière Canadien Royalties

Marc-Yvan Côté: De professeur à ministre à vice-président chez la firme d'ingénierie Roche

Martin Daraiche:  de lobbyiste pour l'Association pétrolière et gazière du Québec à conseiller aux affaires politiques et juridiques pour le premier ministre du Québec, à Vp au cabinet de communications National.

Anne Drost: avocate chez Fasken Martineau était à la fois conseillère de l’ex-ministre libéral du transport Pierre Moreau et lobbyiste pour la minière Adriana.

Robert Dutil: de Structal-ponts, segment d'affaires de Groupe Canamex à ministre. Il quitte la vie politique et se joint à Canam.

Daniel Gagnier: navigue entre Talisman Energy, TransCanada et des postes de conseillers dans des ministères fédéraux et provinciaux ( 03 )

Clément Gignac: de la Banque Nationale à ministre libéral à Vice-président chez l'assureur Industrielle Alliance

Stéphane Gosselin: de Paradigme Affaires publiques à chef de cabinet du ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, et ensuite de l'industrie, à Directeur pour l'Association pétrolière et gazière du Québec

Pierre Lortie: de Provigo et Secor à conseiller des officines libérales fédérales et provinciales à Ressources d’Arianne à titre de président du conseil d’administration

Yvan Loubier:  De conseil en commerce international au Bloc Québécois à National, lobbyiste pour Oceanic Iron Ore

David Whissell: propriétaire d'ABC Rive-Nord à Ministre libéral et retour à ABC Construction