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Yves Lortie un ingénieur au sens de l'éthique empoussiéré

Après avoir nié catégoriquement les accusations pesant contre lui, Yves Lortie ex-haut dirigeant de la firme de génie-conseil Genivar se reconnaît coupable devant son ordre professionnel d’avoir été impliqué dans la collusion à Montréal durant les années 2000.

L'ex-vice-président section Infrastructures municipales de Genivar  faisait partie du voyage en Italie avec le fonctionnaire montréalais Robert Marcil et le président de Garnier construction Joe Borsellino.  Voilà qui place un réputation assez rapidement.

             

 

 
 

Yves Lortie, ex-cadre de Genivar coupable de collusion
 le 8 mai 2019

 
 

Après deux jours d’audiences devant le conseil de discipline de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) et de multiples tractations, Yves Lortie a finalement reconnu  «avoir recouru à des procédés malhonnêtes ou douteux, en tolérant un système de partage des contrats permettant de contourner le processus d’appel d’offres de la Ville de Montréal».

L’ex-vice-président des infrastructures urbaines et du transport de Genivar a également admis avoir procédé «directement ou indirectement à un stratagème de fausse facturation».

L’ingénieur qui vit et travaille aujourd’hui aux Bermudes avait pourtant affirmé la veille par la voix de son avocate qu’il contestait «vigoureusement» les accusations.

Mais le retrait de deux chefs d’accusation et le remplacement du terme «participant» par «tolérant» (le système de partage des contrats) l’ont fait changer d’avis.

«Un compromis, c’est un compromis», a brièvement commenté M. Lortie.

Lund le 6 mai 2019i, le syndic de l’OIQ, Réal Giroux, a raconté ce que son équipe d’enquêteurs avait découvert depuis 2013, après les révélations faites devant la commission Charbonneau (sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction).

Il a expliqué que la collusion à Montréal impliquait 12 firmes, dont Genivar.

«MONSIEUR 3 %»

Selon lui, Bernard Trépanier, surnommé « Monsieur 3 % » et très proche de l’administration municipale de l’époque, déterminait à l’avance l’octroi des contrats, en concertation avec l’ex-président de la firme Genius, Michel Lalonde.

En échange des faveurs de M. Trépanier, les firmes remettaient un montant fixe – autour de 200 000 $ par an pour une grosse firme comme Genivar – au parti du maire Gérald Tremblay.

Aussi, pour se procurer ces grosses sommes en argent comptant sans laisser de traces, les firmes faisaient de la fausse facturation.

En plaidant coupable, Yves Lortie a évité à une quinzaine de témoins, dont Michel Lalonde, de venir témoigner devant l’Ordre des ingénieurs.

La sanction qui lui sera infligée sera discutée le 23 septembre 2019.

Bernard Trépanier

Michel Lalonde

 
 

Voyage en Italie comme pot-de-vin

 
 

Genivar, a confirmé à La Presse que le vice-président aux infrastructures municipales, a participé au voyage.

«J'ai parlé à M. Lortie, a dit Mme Casciaro.  Il a effectivement effectué un voyage. Il a été invité personnellement.»

Par M. Joe Borsellino ?  «C'est ça» a répondu Mme Casciaro, qui a ajouté que ce n'était pas «une situation appropriée si vous regardez notre code d'éthique».

«Probablement que M. Lortie ne l'a pas réalisé mais c'est un geste maladroit», dit-elle. Mme Casciaro estime qu'il y aura des suites à l'interne pour le geste posé par M. Lortie.

Est-ce que le fait qu'un fonctionnaire de la Ville ait participé à ce voyage aggrave la situation ?  «C'est quelque chose qui n'est pas en ligne avec notre code d'éthique, dit-elle.  Ça pourrait, effectivement.  Ce n'est pas une situation qu'on approuve.  On a un code d'éthique depuis plusieurs années.  On est une entreprise responsable.  On a 3 800 employés.  On ne peut pas être en arrière de chacun.  Mais on agit de façon responsable et on est en train de regarder ça.»

Yves Lortie était aussi administrateur de la fondation GarnierKids sous la gouverne de Joe Borsellino ( 01 ) de Garnier Construction.  En 2011, Yves Lortie n'est plus à l'emploi de Genivar, mais on le retrouve chez la firme d'ingénierie Groupe SM, la même qui a accueilli l'ex-cadre municipal Robert Marcil et la fille de Tony Accurso. ( 02 )

Jocelyn Dupuis ( 03 ), alors directeur général de la FTQ-Construction, était également de la partie.  Le voyage avait été révélé au grand jour par un reportage de La Presse et de Radio-Canada en août 2009.

À l'époque, Genivar avait dit que ce n'était pas «une situation appropriée» au regard du code d'éthique de l'entreprise.  Elle avait laissé entendre qu'il y aurait des suites au geste de M. Lortie, qui a quitté Genivar pour le Groupe SM International en 2010.

Joe Borsellino

 Robert Marcil

Jocelyn Dupuis

 

Source: Journal Les Affaires pour Transcontinental Inc.; Agence de presse QMI /Québecor Inc. pour Pierre Karl Péladeau

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour 10 mai 2019

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  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

À propos de Joe Borsellino - Sur MétéoPolitique

 

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02

 

À propos de la firme d'ingénierie SM de Bernard POULIN, la même qui a accueilli l'ex-cadre municipal Robert Marcil - Sur MétéoPolitique

 

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03

 

À propos de Jocelyn Dupuis , ex-directeur général de la FTQ-construction - Sur MétéoPolitique

 

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