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Portrait de
Domenico Antonio Vincenzo Accurso dit Tony Accurso

Le 29 novembre 2017,  la cour rejette la requête d'annulation du procès de fraude à la ville de Mascouche. - 17 novembre 2017: le procès pour corruption à Laval avorte. La procédure reprendra le 17 janvier 2018

Ce nom résume, depuis plusieurs années, tout ce qui va mal dans l'industrie de la construction et plus largement, dans l'octroi de contrats publics et le paiement des taxes et impôts.   Héros pour les uns, crapule pour les autres, la seule certitude c'est qu'il a enfreint plus de lois au Québec et au Canada que tous les autres entrepreneurs en construction.    Tony Accurso est accusé de fraude dans trois affaires distinctes, pour sa participation alléguée au truquage des contrats municipaux à Laval et à Mascouche, et pour deux fraudes envers Revenu Canada et Revenu Québec.  Au dossier complexe s'ajoutent deux arrestations pour conduite affaiblie au volant.  Il est aussi l'un des principaux sujets d'intérêt de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) dans l'enquête sur l'octroi du contrat des compteurs d'eau à Montréal.   Le 2 septembre 2014, la commission Charbonneau a entendu le témoignage du célèbre personnage du monde des affaires.  Après cinq jours de témoignage on en retient que la Commission n'avait rien à lui reprocher sinon ses fréquentations.  Le 17 novembre 2017 le procès pour corruption à Laval avorte. Une jurée contaminée! Voilà de la nourriture à alimenter le scepticisme des citoyens et citoyennes

                                                                                                    - JosPublic

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tony Accurso bio-politico-judiciaire au fil du temps

 

2017

29 novembre 2017
Dossier de la ville de Mascouche: le tribunal rejette la requête en arrêt des procédures de Tony Accurso 

L'homme d'affaires Tony Accurso, qui a invoqué des délais déraisonnables pour se soustraire à son procès pour son implication alléguée dans le stratagème de fraude municipale à Mascouche, voit sa demande rejetée.

L’avocat de Tony Accurso avait plaidé la requête en arrêt des procédures le 13 septembre 2017, au palais de justice de Joliette, arguant qu'aucune circonstance exceptionnelle ne justifiait des procédures judiciaires contre son client s'étirant au-delà du double de la limite permise par la Cour suprême en vertu de l'arrêt Jordan.

Le juge Daniel Payette de la Cour supérieure du Québec a rejeté cette demande en arrêt des procédures, jugeant qu'« après juillet 2016, ni le ministère public ni le système judiciaire n’assument de responsabilité pour les délais en cours ».

Accueillir sa requête équivaudrait à transformer en délai déraisonnable ce qui aurait antérieurement été considéré comme un délai raisonnable

Source - Sur Société CBC/Radio-Canada

 
 

26 octobre 2017
Procès: Accurso paie la designer pour
Claude Asselin, le DG de Laval

Tony Accurso, qui obtenait de nombreux contrats publics de la Ville de Laval, aurait consenti cet avantage au plus haut fonctionnaire de la Ville, a-t-on appris au procès de l’entrepreneur.  En 2005, Asselin se faisait bâtir une luxueuse résidence sur le bord de l’eau à Laval. Mme Vigneault, qui avait déjà effectué plusieurs contrats à la résidence personnelle de M. Accurso et dans certains de ses commerces, dit avoir été mandatée par l’entrepreneur pour «rencontrer [ M. Claude Asselin] et voir ses besoins». 

«Monsieur Accurso disait que ça serait lui qui paierait les honoraires pour mes conseils», a expliqué Mme Vigneault, qui n’est accusée de rien dans cette affaire.  Elle a tout de même reconnu que M. Accurso lui avait signé un chèque pour son travail chez le directeur général.  Combien l’entrepreneur a-t-il payé ?  Pressée de questions par le juge James Brunton, la designer n’a pas été capable de fournir un ordre de grandeur.  La facture, selon elle, a été déchiquetée par mégarde lors du déménagement de son bureau vers 2010.  «Je suis vraiment désolée de ça. C’est par inadvertance que mon frère a vraiment déchiqueté tous les dossiers», a-t-elle plaidé. 

En contre-interrogatoire, l’avocat de l’entrepreneur, Marc Labelle, a affirmé que M. Accurso avait également payé pour les services de Mme Vigneault chez Jean Lavallée (ex-président de la FTQ-Construction) et Louis Bolduc (ex-vice-président de la FTQ).  La designer a affirmé avoir exécuté ces mandats, et à la suggestion de Me Labelle, elle a reconnu que Tony Accurso était ami avec MM. Lavallée et Bolduc, tout comme il l’était avec M. Asselin.

Source - TVA Nouvelles

 
 

13 septembre 2017
Tony Accurso invoque les délais judiciaires pour se soustraire à son procès du Dossier "Gravier"

Plus de cinq ans après son arrestation, l'homme d'affaires Tony Accurso n'a toujours pas subi de procès pour son implication alléguée dans le stratagème de fraude municipale à Mascouche.  Son avocat plaide, aujourd'hui le 13 septembre 2017, une requête en arrêt des procédures pour délais déraisonnables, au palais de justice de Joliette.

L'avocat de Tony Accurso, Marc Labelle, estime qu'aucune circonstance exceptionnelle ne justifie que les procédures judiciaires contre son client s'étirent au-delà du double de la limite permise par la Cour suprême en vertu de l'arrêt Jordan.

Le procès de l'entrepreneur est prévu à partir du 8 janvier 2018 pour une durée de six semaines.

Le processus judiciaire devrait donc durer près de six ans, alors que l'arrêt Jordan a fixé un plafond de 30 mois aux procédures devant la Cour supérieure.

Cet écart est d'autant plus marqué que M. Accurso a renoncé à son enquête préliminaire, une étape qui aurait pu ajouter plusieurs mois supplémentaires.

De son côté, la poursuite justifie la longueur des procédures par la complexité du dossier et le fait qu'elle devait initialement traiter le dossier de M. Accurso conjointement avec celui de plusieurs coaccusés.

Source - Radio-Canada Nouvelles

 
 

1er juin 2017
Accurso évoque l’arrêt Jordan, en vain

Accusé de conduite avec les facultés affaiblies en 2011, l’entrepreneur en construction Tony Accurso a tenté, sans succès, de faire tomber les accusations qui pèsent contre lui en évoquant
l’arrêt Jordan.

«Du 14 novembre 2011 au 9 novembre 2014, soit durant une période de quatre ans, toutes les demandes de remise sans exception ont été faites par l’avocat de l’accusé», estime le juge. «C’est son avocat qui a proposé les dates de remises, l’accusé ne peut certainement pas s’en plaindre aujourd’hui», ajoute le juge Hotte.

Ce n'est pas la première fois que l'entrepreneur, est arrêté pour des violations graves du Code de la sécurité routière. En 2010, il a été condamné pour délit de fuite à Laval, selon le dossier de la cour municipale.  Depuis les années 1990, il en a reçu plus de 33, pour la majorité en lien avec la vitesse.

Il a déjà été arrêté pour délit de fuite, mais la plainte n’avait finalement pas été retenue. Le 24 novembre 2007, M. Accurso a été arrêté au volant de sa voiture alors qu’il n’avait pas de permis de conduire
.

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Tony Accurso en vacance avec Frank Zampino ex-dirigeant de la ville de Montréal

Photo prise lors de la noce de la fille de Tony Accurso à partir de la gauche: Henri Massé ex-président de la FTQ, Louis Bolduc ex-assistant exécutif du Fonds de Solidarité de la FTQ, Richard Marion ex-PDG du bras immobilier du Fonds de solidarité FTQ et Jean "Johnny" Lavallée ex-président de la FTQ-Construction.

 
 
 
 
 
 

17 novembre 2017
Le procès de Tony Accurso pour fraude à Laval avorte

Alors qu'on devait entendre la plaidoirie finale de la poursuite, le juge James Brunton, de la Cour supérieure, a dû se résigner à décréter l'avortement du procès pour corruption à Laval, devant le coup de théâtre qui venait de se produire.

Avant même de faire venir le jury dans la salle, le juge a lu une note qu'il venait de recevoir de la part de la jurée numéro 6.

Celle-ci y relatait qu'elle avait reçu des confidences de son oncle, qui est aussi le propriétaire du logement qu'elle habite, qui lui disait avoir déjà travaillé pour le témoin Marc Gendron, un des plus importants témoins de la Couronne.  Son oncle avait vu une valise d'argent dans le bureau.  Dans sa conversation avec la jurée, l'oncle avait fait référence à un système de collusion et de corruption qui avait eu cours à Laval.

Or, Marc Gendron est un important témoin dans cette cause.  Il est le seul qui a dit avoir reçu une somme de 200 000 $ directement de la part de Tony Accurso, dans un stationnement de Laval.  Dans sa note au juge, la jurée avait précisé qu'elle se sentait capable de faire abstraction de ce que lui avait dit son oncle.

Dans le cadre d'un procès, en effet, les jurés doivent se fonder uniquement sur la preuve entendue lors du procès.  Pris de court par ce qu'ils venaient d'entendre, le juge et les avocats ont débattu de la question, tentant de voir s'il était possible de poursuivre le procès malgré tout.

Ils ont fait venir la jurée numéro 6 seule.  Celle-ci a alors ajouté qu'elle en avait parlé à deux autres membres du jury.  Mais elle ignorait si ceux-ci en avaient à leur tour parlé à d'autres membres du jury.

Et elle a ajouté que son oncle lui avait même dit qu'il y avait «un gros système» à Laval et que c'était «comme une mafia qui gérait ça».  Elle a aussi précisé que c'est le 7 novembre 2017 qu'elle avait eu cette conversation avec son oncle.

Le tribunal a donc fait venir également, et séparément, les deux jurés à qui la jurée numéro 6 avait dit avoir rapporté certains éléments de sa conversation avec son oncle. Et surprise, les versions ne concordaient pas quant à savoir ce qui avait été dit ou entendu entre les trois jurés.

Après avoir encore débattu de la question, pour tenter de sauver ce procès, qui a débuté il y a plus d'un mois, le juge Brunton a dû se résigner. «Je ne vois pas comment ce procès demeure viable dans les circonstances. Le procès n'est plus viable. Ce serait trop dangereux de continuer», a-t-il dit au jury.

«J'ai pris la décision d'avorter le procès. C'est la première fois en 15 ans que j'avorte un procès», a-t-il ajouté.  Il s'est dit «désolé» de la situation et s'est dit convaincu que la poursuite et la défense étaient aussi désolées de la situation.

Le procès devra recommencer à zéro.  Le tribunal a fixé au 17 janvier 2018 la suite des procédures.

Source - Journal La Presse

 
 

10 octobre 2017
Procès de Tony Accurso: la sélection du jury commence

C'est ce matin le 10 octobre 2017 que commence la sélection des 12 jurés qui participeront au procès pour fraude de l'entrepreneur Tony Accurso, lequel s'amorcera la semaine prochaine au palais de justice de Laval.

Ce procès découle de l'Opération Honorer de l'UPAC.  Du groupe de 37 accusés, 27 personnes ont reconnu leur culpabilité (deux connaîtront leur sentence dans les prochaines semaines), dont l'ex-maire Gilles Vaillancourt qui a écopé d'une peine de six ans de prison et a restitué plus de 8 millions de dollars à la Ville de Laval.  Trois coaccusés sont décédés depuis le début des audiences, deux autres ont obtenu un arrêt des procédures en faisant valoir des délais déraisonnables (arrêt Jordan), quatre autres ont bénéficié d'un arrêt des procédures (nolle prosequi) décrété par le DPCP, et une seule personne, Tony Accurso, subira un procès.

Source - La Presse

 
 

29 juillet 2017
L'accusé veut 224 000 fichiers!

M. Accurso, dont le procès est prévu le 8 janvier 2018 ou peut-être à une date en discussion pour octobre 2017, se bat encore bec et ongles.  Les avocats de l'accusé multiplient les requêtes en justice depuis quelques semaines.

Ils veulent mettre la main sur tout ce qui touche de près ou de loin à leur client parmi ce qu’ont récolté les enquêteurs de la commission Charbonneau.  Il s’agit, entre autres, de vidéos, de documents comptables et de résumés de rencontres avec des témoins.   Ces fichiers sont contenus dans 23 060 dossiers.  Ces documents pèsent 1270 giga-octets, l’équivalent de l’espace nécessaire pour stocker plus d’un million de photos numériques de bonne qualité. Ses avocats ont fourni une liste de 400 mot-clefs à identifier dans ces documents.  Retour en cour le 25 août 2017 pour en débattre.

Belle façon de ralentir la tenue d'un procès, encore faut-il avoir l'argent pour se payer les documents et les démarches des avocassiers pour les obtenir.

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15 mai 2017
Accurso encore arrêté pour conduite en état d’ébriété

Déjà en attente d’un procès pour conduite en état d’ébriété, Tony Accurso s’est de nouveau fait arrêter. D’après les données disponibles à la cour municipale, il a été arrêté près de sa résidence, vers 23 h 40, sur la même rue qu'en 2011 par la police de Deux-Montagnes pour le même motif.

Source - Le journal de Montréal

 
 

13 janvier 2017
Un procès de six semaines en 2018

Un procès de six semaines devant jury pourrait avoir lieu pour l'homme d'affaires Antonio Tony Accurso en 2018, lui qui avait été arrêté dans un rafle de l'UPAC en avril 2012 en lien avec son implication alléguée dans un système de corruption et de collusion à Mascouche sous le règne de l'ex-défunt maire Richard Marcotte.

Tony Accurso s'est présenté le 13 janvier 2017 au palais de justice de Joliette.  Il a alors été décidé que son dossier serait de retour devant le tribunal le 31 janvier 2017, moment où une date de procès pourrait être fixée, selon le procureur de la poursuite, Me Pascal Lescarbeau.

« Nous étions prêts à fixer une date, [mais] certains éléments restent à être établis. [À la prochaine date] il est vraisemblablement possible que nous fixions une date pour le procès », a-t-il dit aux médias à sa sortie de la salle de cour.

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Tony Accurso en vacance avec Robert Abdallah ex-directeur général de la ville de Montréal

 

L'homme d'affaires déchu démontrant sa notoriété et acceptabilité à une certaine époque. On voit sur la photo deux de ses alliés de l'époque, dont Louis Laberge, ex-président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ-CTC), et Robert Bourassa, premier ministre du Québec et chef du Parti Libéral du Québec.

2016

16 décembre 2016
Laval poursuit Tony Accurso pour 29 M$

La Ville de Laval entreprend une poursuite civile contre Tony Accurso, ses compagnies et trois de leurs principaux dirigeants et administrateurs afin de récupérer des dizaines de millions de dollars qui lui seraient dus.   La société Ciments Lavallée et l'ex-directeur du service d'ingénierie de la Municipalité, Claude de Guise, sont également visés.

La Municipalité leur demande de payer les montants suivants, avec intérêts :

Antonio Accurso : 29 023 557 $;

Charles Caruana : 24 403 757 $;

Frank Minicucci : 26 077 720 $;

Giuseppe Molluso : 25 673 076 $;

Claude Deguise : 19 485 329 $;

Constructions Louisbourg : 14 835 952 $;

Simard-Beaudry Construction : 11 382 350 $;

9314-0887 (ex-Ciments Lavallée) : 979 464 $.

Laval demande en outre que chacune de ces entreprises et de ces personnes soit condamnée à verser 50 000 $ en dommages punitifs, avec intérêts.

Source - Sur Ici Radio-Canada

 
 

30 juillet 2016
Un procès devant jury pour Tony Accurso

L'entrepreneur Tony Accurso vient d'obtenir du tribunal la permission que son procès pour fraude, concernant un présumé système de partage des contrats publics, à Mascouche, ait lieu devant un jury.   L'année dernière, il avait plutôt choisi d'être jugé devant un juge seul.

L'avocat de M. Accurso, Louis Belleau, a déposé une requête afin que son client puisse être autorisé à faire ce changement.   La juge Sandra Blanchard de la Cour du Québec a donné son accord au palais de justice de Joliette.

Une ordonnance de non-publication empêche de préciser les motifs invoqués par M. Accurso, la nature des arguments présentés en cour par les avocats de certains médias dont La Presse ainsi que le détail du jugement de la juge Blanchard. Cette dernière rendra bientôt une décision sur la publication de son jugement.

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3 août 2016
Opération Gravier à Mascouche: nouvelle preuve contre Accurso

Une nouvelle « preuve qui n'est pas sans importance » sera présentée contre l'entrepreneur Tony Accurso lors de son procès pour fraude, complot et abus de confiance dans le dossier Gravier, à Mascouche.

C'est ce qui est indiqué dans un jugement rendu par la Cour du Québec le 29 juillet 2016 et qui a fait l'objet le 2 août 2016 d'un interdit partiel de publication.

La nature exacte de la preuve concernant Tony Accurso ne peut être révélée, non plus que les débats au tribunal ayant mené à cette décision. On peut toutefois souligner que la preuve a été divulguée à M. Accurso le 2 mars 2016 et que c'est ce qui a entraîné une requête de sa part pour être jugé devant un jury plutôt que devant seulement un juge comme il l'avait d'abord choisi.

La requête a été accueillie favorablement. Le procès de M. Accurso doit s'ouvrir le 5 décembre 2016.

Source - La Presse

Jean Charest - Tony Accurso - Thomas Mulcair

 
 

2014

8 octobre 2014
Des documents de la police italienne citent le nom de Tony Accurso

Des documents de la police italienne obtenus par l'émission Enquête parlent d'un certain Anthony, travaillant pour la mafia, qui serait vraisemblablement Tony Accurso. Les liens entre l'entrepreneur et la mafia sont-ils plus importants que ceux démontrés lors de son témoignage à la commission Charbonneau?

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8 septembre 2014
Accurso nie tout lien avec le clan mafieux de la famille Rizzuto

Tony Accurso affirme n'avoir jamais été en affaires avec la mafia italienne ni été contraint de payer un pizzo au crime organisé, mais reconnaît avoir rencontré à plusieurs reprises Vito Rizzuto, qui souhaitait l'impliquer dans le projet de condos de luxe au 1000 de la Commune à Montréal.  Il a diplomatiquement refusé.

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4 septembre 2014
Cher Tony. Merci pour l'appui.
Amitiés. Jean Charest 2001

Antonio Accurso affirme avoir déjà organisé un cocktail de financement pour le Parti libéral en 2001 et la Commission Charbonneau a diffusé une photo le montrant étreignant par l’épaule et le cou l’ancien premier ministre Jean Charest.

Sur la photo, on peut lire une note de Jean Charest: «Cher Tony, merci pour l’appui. Amitiés. Jean Charest.»

La photo a été prise à son restaurant de Laval. On lui avait demandé d’organiser un cocktail de financement, a-t-il relaté, jeudi en fin de journée.

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29 septembre 2014
Hexagone reste québécoise

Tony Accurso et son ancienne entreprise devenue le Groupe Hexagone viennent d'accepter des offres d'achat distinctes qui permettront le maintien, au Québec, d'activités et d'emplois qui étaient en péril. Le Groupe Transelec/Common (TCI) met la main sur la carrière de pierres de M. Accurso, située à Laval, et la presque totalité des activités d'Hexagone.

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5 septembre 2014
Accurso incrimine Marc-A. Bibeau et tente de ternir la réputation de Jacques Duchesneau

«Accolade» avec Rizzuto de la famille mafieuse de Montréal; il soupe avec Charest «juste comme ça»; Marc-A. Bibeau et les prête-noms; 50 000$ pour Tremblay; «Zéro collusion» dans le contrat des compteurs d’eau à Montréal; Zampino a payé sa part sur le Touch; le maire de Terrebonne tous frais payés sur le Touch; il aurait donné 250 000$ à Jacques Duchesneau pour éponger le déficit de la campagne électorale de 1998 et confirme que Marc-A. Bibeau faisait du financement illégal de parti politique

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2 septembre 2014
Tony Accurso témoigne devant la juge Charbonneau

L'avocat d'Accurso, Me Louis Belleau a présenté ses arguments à la juge France Charbonneau, suivi des procureurs qui représentent les médias montréalais. Les représentations, qui sont frappées d'une ordonnance de non-publication, ont eu lieu jusqu'à 11h00 environ. Après avoir tout fait pour l'éviter, Tony Accurso est contraint à témoigner à la commission Charbonneau. Sa requête de non-publication vient d'être rejetée par la juge France Charbonneau.

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27 août 2014
Tony Accurso s'est départi du Touch

Le yacht qui est devenu l'un des symboles de la corruption et de la collusion au Québec naviguera désormais dans des eaux plus calmes. L'homme d'affaires Tony Accurso a récemment vendu le Touch. L'identité de l'acheteur ainsi que le montant de la transaction demeurent toutefois inconnus. Le dernier prix de vente affiché pour le luxueux navire était de 4 995 000$ US (5,431,472 $ dollars canadiens).

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8 août 2014
Commission Charbonneau: la Cour suprême refuse d'entendre Tony Accurso

La Cour suprême du Canada refuse d'entendre la requête de Tony Accurso, qui cherchait à éviter sa comparution devant la commission Charbonneau. Cette décision signifie que l'assignation à comparaître de l'homme d'affaires est valide, et qu'il devra conséquemment se présenter devant la commission le 2 septembre 2014, comme prévu. Reste à voir s'il utilisera d'autres moyens pour parvenir à ses fins.

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2013

 
 
 
 

9 mai 2013
Le gangster des affaires est
mis sous arrêt encore une fois

Fraude envers ville Laval: le Bureau de lutte à la corruption et à la malversation du Directeur des poursuites criminelles et pénales a autorisé les chefs d’accusation suivants : fraude, fraudes envers le gouvernement, complot, abus de confiance, corruption dans les affaires municipales, recyclage des produits de la criminalité et gangstérisme à l’égard de 37 personnes qui sont visées par des mandats d’arrestation.

L’objectif de cette enquête visait le démantèlement d’un réseau organisé et structuré qui opérait un système de corruption et de collusion dans l’octroi de contrats publics, bien établi à Laval et orchestré par trois groupes distincts :des entrepreneurs et ingénieurs, des facilitateurs (avocats, notaires et un commerçant) ainsi qu’un groupe d’individus, composé d’un maire, d’un directeur général et d’un directeur général à l’ingénierie.

C’est la troisième fois en moins de 12 mois, que l’homme d’affaires Tony Accurso se fait passer les menottes.   Arrêté en 2012 dans le cadre de l'opération Gravier et par la GRC pour fraude fiscale, l’entrepreneur âgé de 60 ans s'est retiré du monde des affaires en octobre 2012.

Depuis quelques années, M. Accurso et ses entreprises sont associés à des histoires de fraude, de complot, de corruption et d'abus de confiance.      Communiqué de presse de l'UPAC le 9 mai 2013

Liste personnes en accusation
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4 novembre 2013
Revenu Québec dépose 1 000 accusations liées à la construction et au transport

Revenu Québec dépose pas moins de 928 chefs d'accusions contre l'entrepreneur Tony Accurso et ses entreprises pour une vaste fraude fiscale. L'Agence réclame plus de 8,5 millions $ en amendes, en plus de peines d'emprisonnement pour les administrateurs.

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29 avril 2013
Accurso vend des joyaux
de son groupe d'entreprises

L'entrepreneur en construction vient de conclure la vente de la partie la plus importante de son empire à un groupe de six actionnaires québécois sous la direction de l'ancien PDG de l'Agence métropolitaine de Transport (AMT), Joël Gauthier, a appris La Presse.

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2012

20 octobre 2012
Loto-Québec - Son amitié avec Tony Accurso provoque le congédiement
du v.-p. sécurité

 

Loto-Québec a congédié son vice-président responsable de la sécurité en juin 2012 pour ses liens d’amitié avec l’entrepreneur controversé Tony Accurso. Le départ de Richard Bégin, après sept ans à la tête des équipes d’enquêtes de la société d’État, est survenu alors que la commission Charbonneau tenait ses premières audiences publiques.  Le nom de Tony Accurso et de son empire commercial avait alors été soulevé pour une première fois devant la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction.

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Août 2012
Une autre arrestation pour Tony Accurso. Cette fois c'est par les policiers fédéraux

Selon les policiers de l'Unité d'enquête sur la corruption de la Section des délits commerciaux de la GRC, on a arrêté ces personnes dans le cadre de l'enquête Coche. Un stratagème de fausses factures aurait notamment été mis en oeuvre avec la complicité d'anciens fonctionnaires corrompus au sein de l'Agence du revenu du Canada (ARC), permettant ainsi d'éluder l'impôt fédéral.

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Juin 2012
Tony Accurso et la fraude
à la ville de Mascouche

Six chefs d'accusation, dont fraude, influence d'un fonctionnaire et versements de pots-de-vin.

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Avril 2012
Structure d'affaires de l'empire Accurso

M. Accurso dirige, préside, contrôle directement ou par ses sociétés des dizaines d'entreprises. Compagnies à numéros, firmes de construction, de gestion des déchets, de travaux publics, de trottoirs, de tuyaux de béton, d'électricité industrielle, de plomberie, de location d'équipement et d'outillage de construction, de montage d'acier, des bars, des restaurants, des salles de cinéma, des centres commerciaux et le plus gros hippoclub du Québec, situé à Laval, avec appareils de loterie vidéo et paris sur courses de chevaux.

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16 Octobre 2012
Accurso se retire des conseils d'administration de ses entreprises

L'homme d'affaires controversé se retire de ses entreprises pour en faire augmenter la plus-value sur le marché de la liquidation de fonds de commerce. Il aura bien besoin de tout cet argent pour faire face à l'avalanche de procès qui l'attendent.

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5 mai 2012
Soumissions publiques:
comment Accurso peut contourner la loi

La loi interdit aux fraudeurs fiscaux de soumissionner pour des contrats publics pour cinq ans. Pourtant, le groupe Accurso peut continuer à le faire malgré des aveux de fraude fiscale. Voici comment Tony Accurso y parvient.

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17 avril 2012
Tony Accurso arrêté lors d'une frappe de l'UPAC

Même si l’escouade Marteau fut maintes fois critiquée comme étant inactive, nous apprenons, qu’ils ont frappé un grand coup en procédant à l’arrestation de 14 suspects dans une affaire à Mascouche, dont Tony Accurso, l’homme d’affaires qui fut de très nombreuses fois ciblé concernant de la corruption dans le milieu de la construction.

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2011

 

17 octobre 2011
Accurso sera accusé d'ivresse au volant

 

Le permis de conduire de l'homme d'affaires, mêlé à plusieurs controverses, a été suspendu pour une période de trois mois. M. Accurso, 60 ans, devra comparaître à la cour municipale de Deux-Montagnes pour répondre à des accusations de conduite avec facultés affaiblies.

Ce n'est pas la première fois que l'entrepreneur, est arrêté pour des violations graves du Code de la sécurité routière. En 2010, il a été condamné pour délit de fuite à Laval, selon le dossier de la cour municipale.

« T’avais rien de mieux à faire. C’est un set-up. Ton patron t’a dit de me surveiller », avait-il dit en anglais à la policière qui l’avait arrêté. L’homme d’affaires avait été intercepté à la suite d’un appel fait au 911 par une automobiliste qui trouvait qu’un véhicule de marque Lexus avait une conduite erratique sur l’autoroute 640.  La voiture était immatriculée au nom de l’entreprise Simard-Beaudry, que possédait alors Tony Accurso.

Source - Le Journal de Montréal

2010

Cour municipale de ville Laval

 

Été 2010
Accurso plaide coupable

 

Laval, l'homme d'affaires s'est reconnu coupable de délit de fuite après un accident de voiture.  Il a perdu 9 des 15 points d'inaptitude à son dossier de conduite.   L'événement est survenu à Laval le 25 septembre 2008

Source - Journal La Presse

2009

Jean-Pierre Blackburn ( 15 )

 

8 avril 2009
Fraude Fiscale

 

Coup de théâtre: le ministre fédéral du Revenu, Jean-Pierre Blackburn, déclare que des entreprises de M. Accurso sont au centre d'une enquête pour une fraude fiscale de 4,5 millions de dollars impliquant la complicité présumée de quatre employés de l'Agence du revenu du Canada.  Les agents de Revenu Canada et de la GRC ont fait des perquisitions chez des entreprises de Tony Accurso, notamment Simard-Beaudry et Louisbourg.  Selon les mandats, ces sociétés ont versé 4,5 millions $ à deux entreprises fictives de l'homme d'affaires Francesco Bruno

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2008

25 septembre 2008
Délit de fuite devant le TOPS

 

L'événement est survenu à Laval  selon les documents de la cour municipale. L'accident a eu lieu vers 20h20 sur le boulevard Le Corbusier, en face du bar Tops, dont Accurso était propriétaire à l'époque.

Les policiers Mylène Soucy et Nicolas Normandin avaient noté qu'à la suite d'«un accident, le conducteur quitte les lieux et se fait remplacer par une autre personne. Il ne s'est pas assuré que tout le monde est OK et n'a laissé ni son nom ni adresse et a pris la fuite», est-il écrit dans les documents de cour.

Les policiers avaient remis trois constats d'infraction, mais Tony Accurso a été condamné pour un seul, celui d'avoir quitté les lieux «sans donner aux policiers ses nom, adresse, permis, assurance, immatriculation».

Le constat n'indique pas pourquoi Antonio Accurso a fui si rapidement les lieux de l'accident. Deux témoins l'avaient vu déguerpir, selon le dossier de cour.  En plus des points d'inaptitude, Antonio Accurso a écopé d'une amende et de frais totalisant 329$.

Source - Journal La Presse 

 

 

2004

Durant l'année 2004
Pourquoi l'enquête sur la collusion à Laval a-t-elle été arrêtée en 2004?

 

La première enquête de la Sûreté du Québec qui avait notamment pour cible l'entrepreneur Tony Accurso et l'ex-maire Gilles Vaillancourt s'est interrompue en 2004 sans que personne ne sache vraiment pourquoi.  Mais les journalistes de l'émission Enquête ont découvert qu'au même moment, le directeur des enquêtes criminelles de la SQ entretenait des liens amicaux avec Tony Accurso.  Il est question ici de Normand Proulx et de Richard Bégin

  Lire la suite - Sur Radio-Canada

 

Dessau L’entreprise a fêté ses 50 ans de réussite commerciale en 2007 en présence de Jean Charest. Quelques semaines plus tôt, le rapport d’enquête sur l’effondrement du viaduc de la Concorde était déposé sans blâme pour les concepteurs de l’époque, Desjardins-Sauriol, soit l’ancêtre de Dessau. L’entreprise est dirigée par Jean-Pierre Sauriol, qui avait embauché l’ex-président du comité exécutif de Montréal Frank Zampino (accusé de fraude dans le dossier Contrecoeur). Son frère Rosaire est particulièrement actif dans le démarchage. Il a notamment séjourné sur le désormais célèbre bateau de Tony Accurso, le Touch. La filière politique est importante dans le développement des affaires de l’entreprise. On y retrouve Benoît Savard, qui a été organisateur en chef du PLQ jusqu’en 2007, et Denis Guindon. Ce dernier est un péquiste de longue date. Il a présidé la campagne de financement de Bernard Landry lors de la course au leadership de 2001.

 
 
 

Retour sur les origines

 
 

Tony Antonio Accurso - Soumissions - contrats - cahier de charge - entreprises - CCQ

L'histoire de Tony Accurso, ( 01 ) c'est aussi celle de l'industrie de la construction au Québec, de syndicats et de la vie politique.

Le père de Tony Accurso, Vincenzo, est arrivé au Québec en 1922 à l'âge de 22 ans, parmi les vagues d'immigrants italiens qui fuyaient la misère après la Première Guerre mondiale. Comme bien d'autres, il a gagné son pain au pic et à la pelle.

Me Louis Demers ( 18 )

Il envoyait son salaire de manoeuvre «à sa mère et à ses deux soeurs restées en Italie», a raconté l'avocat de Tony Accurso, Me Louis Demers, dans une déclaration remplie d'émotion qu'il a lue l'automne dernier devant la Régie du bâtiment ( 02 ).

C'est lui, Vincenzo, qui a fondé Constructions Louisbourg, ( 03 ) qui allait devenir l'une des plus importantes entreprises de construction du Québec. Il était aussi propriétaire de la carrière Mirabel et a investi dans l'immobilier et les courses de chevaux, mais ses actifs restaient limités.

Vincenzo Accurso était le vieil ami de l'entrepreneur bien connu Jean-Guy Mathers, lui-même propriétaire d'une grande carrière à Saint-Eustache. ( 04 )

Quand M. Accurso père est mort, en 1982, ses affaires ont été reprises par son fils Tony, alors âgé de 30 ans, et par son beau-fils, Mario Taddeo, 44 ans.

En mai 1986, M. Mathers se rend à un mariage à l'hôtel Ritz-Carlton. Il a la surprise de voir Mario Taddeo, alors organisateur politique pour le Parti conservateur et proche du Parti Libéral du Québec, non pas en compagnie de sa femme, Géraldine (soeur de Tony Accurso), mais avec Louise Caron... qui est la femme de Tony.

Mario Taddeo se lie pour de bon avec Louise Caron. Sa femme Géraldine entreprend le processus de divorce. Elle dépose en cour une déclaration de Jean-Guy Mathers faite sous serment. Ce dernier répond aux questions des avocats.

«Je les ai vus grandir, ces enfants», dit-il en parlant de Tony et de sa soeur Géraldine Accurso-Taddeo. Jean-Guy Mathers est propriétaire du Centre sportif Saint-Eustache. Au cours de sa déclaration, il indique que Tony Accurso se rend tous les mois ou presque à ce centre, souvent en compagnie du président de la FTQ, Louis Laberge. ( 05 )

Un an plus tard, Mario Taddeo et un de ses employés se font assassiner par un tueur masqué, au fond de la carrière Mirabel. Le meurtre n'a jamais été éclairci. L'enquête policière a catégoriquement écarté Tony Accurso comme suspect.

 

Réseaux politiques

 
Tony Antonio Accurso - Soumissions - contrats - cahier de charge - entreprises - CCQ - Accurso

 Cet homme d'affaires prospère soigne ses relations auprès de tous les gros donneurs d'ouvrage, c'est-à-dire le monde municipal et les gouvernements, peu importe leur allégeance politique. Il est dans l'orbite des partis politiques sans y jouer un rôle officiel.

L'ancien ministre péquiste Guy Chevrette ( 06 ) connaît M. Accurso, qui est un ami de Marcel Melançon, un ancien collecteur de fonds pour le Parti québécois et qui a présidé l'entreprise Constructions Marton («Mar» pour Marcel et «Ton» pour Tony). Souvent responsable des campagnes annuelles de financement de son parti, M. Chevrette a maintes fois croisé M. Accurso dans les cocktails de financement et a soupé quelques fois avec lui, sans discuter, assure-t-il, des projets de l'entrepreneur. «Il donne à tous les partis politiques. Comme ministre, je rencontrais tout le monde. On dit bonjour, bonjour, mais ce n'est pas toi qui récolte l'argent, qui voit le chèque», a expliqué M. Chevrette au Devoir.

En 2002, lorsque l'Action démocratique du Québec ( 07 ) effectuait une montée en flèche dans les intentions de vote, l'entourage de M. Accurso s'en était rapproché, notamment en participant au tournoi de golf annuel de l'ADQ.

Dans les coulisses du Parti libéral du Québec, le magnat de la construction n'est jamais bien loin non plus. «Il fait beaucoup de représentations mais de façon discrète. Il est très bon dans les relations publiques», explique-t-on dans les rangs libéraux, sous le couvert de l'anonymat. En 2000, M. Accurso a racheté la société en faillite Beaver Asphalte fondée par Tommy D'Errico, longtemps trésorier du Parti libéral du Québec.

Au fil des ans, Tony Accurso a souvent été décrit dans les médias comme un «militant» politique de Laval ou comme un proche du maire Gilles Vaillancourt ( 08 ). Mais son nom n'apparaît pas sur la liste des donateurs à la caisse électorale. Au cabinet de M. Vaillancourt, on se contente de dire avec ironie que «beaucoup de monde s'identifie comme un proche du maire Vaillancourt».

La situation est semblable à Montréal. L'ancien président du comité exécutif, Frank Zampino ( 09 ), et Tony Accurso sont si proches que M. Zampino aurait, tout comme Michel Arsenault de la FTQ ( 10 ), profité du luxe du yacht de M. Accurso. Frank Zampino est passé de la ville de Montréal à numéro deux de la firme d'ingénierie Dessau, partenaire d'affaires de M. Accurso. Par la suite "pour ne pas nuire à la réputation de son ami Accurso", il a quitté pour travailler dans l'immobilier.

Aussi, lorsque le directeur général de Montréal, Robert Abdallah ( 11 ), a quitté ses fonctions en juin 2006, Tony Accurso l'a embauché à la suite des efforts ratés de Frank Zampino pour que son ami Abdallah prenne les rênes du Port de Montréal. En tant que gestionnaire, M. Abdallah dirige les opérations de Gastier et de ses filiales (Gastier projets, Gastier international, Les gestions Gastier, Gastier M.P.).

Toni Accurso accepte d'héberger le fils d'un directeur de la Ville de Laval dans son domaine de Deux-Montagnes. Il distribue les invitations pour assister à des matchs de hockey dans sa loge du Centre Bell. Il côtoie des personnalités politiques, comme l'ancien ministre péquiste Guy Chevrette, se rend à des mariages avec des organisateurs libéraux et soutient l'Action démocratique lorsque son chef Mario Dumont a le vent dans les voiles.

 

Profusion de contrats

 
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Tony Accurso fait partie du cercle restreint des grands entrepreneurs retenus par Montréal année après année pour effectuer les travaux d'infrastructures.

L'entreprise Simard-Beaudry de M. Accurso, dans laquelle a investi le Fonds de solidarité, a obtenu avec Dessau (dans un consortium nommé Génieau) le plus important contrat jamais consenti par la Ville de Montréal.

 Il s'agit d'un contrat de 355 millions pour l'installation et l'entretien sur une période de 15 ans de 30 000 compteurs d'eau dans les immeubles industriels, commerciaux et institutionnels de toute l'île de Montréal. Le consortium Génieau aura également un mandat de 25 ans pour mesurer la consommation d'eau.

L'appel d'offres pour ce lucratif contrat a été orchestré par la firme d'ingénieurs BPR. Une fois le contrat accordé à Génieau, Yves Provost ( 12 ), le haut fonctionnaire de Montréal responsable du dossier de l'eau qui avait travaillé main dans la main avec BPR, a pris sa retraite avant d'être embauché par BPR. Un autre contrat est lié à celui des compteurs d'eau à Montréal, soit celui du plan d'intervention pour remplacer les futures conduites d'eau vétustes.

Or, M. Provost avait expliqué en entrevue au Devoir, en décembre 2007, que l'une des entreprises de Tony Accurso, Hyprescon ( 13 ), dans laquelle a aussi investi le Fonds de solidarité de la FTQ ( 14 ), gagnait presque à tout coup les appels d'offres pour l'installation de conduites souterraines de grandes dimensions. Seule Hyprescon peut répondre aux spécificités techniques exigées par Montréal concernant ces tuyaux puisque cette entreprise est le seul fournisseur de tuyaux d'acier recouverts de béton précontraint. «C'est vrai que le marché est faible. Il y a un autre fournisseur au Texas et un aux Émirats arabes unis, mais les tuyaux de béton ne supportent pas l'aspect financier du transport sur des longues distances. Ici, il y a un seul fournisseur, c'est Hyprescon», disait-il.

Tony Accurso brasse également des affaires à Laval. L'homme d'affaires a tenté d'obtenir la permission d'agrandir en zone agricole sa carrière située dans Chomedey. La Ville avait adopté en première lecture un changement de zonage appuyant le projet de M. Accurso, mais la Commission de protection du territoire agricole a jugé le dossier irrecevable.

Aussi, M. Accurso est propriétaire, en partenariat notamment avec le Fonds de solidarité, d'un terrain voisin de la station de métro Montmorency, à Laval. L'administration Vaillancourt souhaite y voir se développer des projets «de type centre-ville». L'immobilier est l'une des nombreuses cordes à l'arc Accurso.

Au gouvernement du Québec, les entreprises Accurso sont également parmi les grands contracteurs retenus régulièrement pour effectuer des travaux majeurs de pavage de route, de construction d'échangeurs ou d'immeubles institutionnels, par exemple. On retrouve l'entrepreneur dans les grands centres urbains, mais également en région.

 En 2002, il a participé au projet de 23,9 millions $ de l'Hôtel-Dieu de Roberval. L'année suivante, Constructions Marton participait à la réalisation pour 13 millions $ du Centre de développement des biotechnologies de Sherbrooke. En 2005, la même entreprise collaborait au campus de l'Institut national de recherche scientifique de Laval (27 millions $).

Tony Accurso est doué pour flairer les bonnes affaires. Le gouvernement libéral a ouvert la porte des partenariats public-privé et M. Accurso s'y est engouffré. Dans le projet de 1,6 milliard $ du Centre universitaire de santé McGill, Simard-Beaudry fait partie d'un des consortiums d'entreprises soumissionnaires.

Tout semble sourire à M. Accurso, sauf en quelques occasions. Ce fut le cas lorsqu'en 2000, l'Inspecteur-chef responsable des enquêtes criminelles à la police de Laval, Ronald Montpetit, a quitté ses fonctions après avoir mené illégalement des vérifications sur le casier judiciaire de personnes ayant postulé un emploi au complexe Tops (Tops billard de Laval inc.) appartenant à Tony Accurso. Le policier Montpetit avait consulté les banques de données du Centre de renseignements policiers du Québec pour fournir des informations confidentielles à la demande du resto-bar.

 
 

Liens avec le monde syndical

 
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Louis Laberge, le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ-CTC), avec l'appui des membres de la centrale syndicale, a créé un outil "le Fonds de solidarité" pour investir dans les usines qui fermaient en laissant les travailleurs et travailleuses dans la misère.

Laberge avait côtoyé l'homme d'affaires dans de multiples situations de négociation pour les syndicats de la construction. Ayant résolu des problèmes de façon bénéfique pour leurs deux organisations, ils étaient devenus amis. L'homme d'affaires dit de monsieur Laberge qu'il était «un père pour moi». L'avocat Louis Demers déclare que Louis Laberge avait pris sous son aile Tony Accurso.

Après le départ de Laberge, les présidents du Fonds et de la FTQ se sont succédé et l'amitié est demeurée. Ce fut une collaboration fructueuse tant pour Louisbourg que pour le Fonds FTQ, a ajouté Me Demers.

En 1990, le Fonds investit 4,4 millions de dollars dans l'usine de tuyaux de béton de M. Accurso, Hyprescon, afin qu'il puisse acheter un concurrent sur le point de fermer. En 1993, le Fonds investit 16 millions dans les Galeries Laval, centre commercial acquis par M. Accurso. La société Marton, dont M. Accurso est copropriétaire, construit le siège social de la FTQ.

Louis Laberge continue de voir M. Accurso en dehors du travail, et voyage avec lui. Son départ à la retraite n'altère en rien les bonnes relations de l'entrepreneur avec la centrale syndicale. Le fils d'un de ses successeurs, Henri Massé, ira ainsi travailler chez Marton.

Le Fonds achète la moitié d'un immeuble de M. Accurso à Saint-Eustache, où est située Louisbourg. En 1999, le Fonds et M. Accurso achètent ensemble Simard-Beaudry, importante entreprise de construction de Laval. L'année suivante, Simard-Beaudry achète le gros des actifs de la société d'asphaltage Beaver, qui a fait faillite après l'effondrement du viaduc du Souvenir.

M. Accurso, que tous décrivent comme un homme charmant, sait comment entretenir des relations dans le monde syndical, mais aussi se lier d'amitié avec des directeurs de firmes d'ingénierie, des maires et des cadres municipaux, des organisateurs politiques provinciaux et fédéraux... et même des journalistes.

 
 

Soumissions publiques: comment Accurso peut contourner la loi

 
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La loi interdit aux fraudeurs fiscaux de soumissionner pour des contrats publics pour cinq ans. Pourtant, le groupe Accurso peut continuer à le faire malgré des aveux de fraude fiscale. Voici comment Tony Accurso y parvient.

Pour comprendre, il faut remonter au début de 2008. L'Agence du revenu du Canada lance une enquête sur un réseau de fausses factures qui touche les entreprises de Tony Accurso. Dans les semaines qui suivent, le groupe Accurso réorganise complètement ses affaires.

La première visite du fisc dans les bureaux de Simard-Beaudry Construction, à Saint-Eustache, a lieu le 18 février 2008.

Le ministère du revenu vérifie des factures faites par un tiers.  Le 2 avril, le dossier est confié au module d'enquêtes criminelles de Revenu Canada. Les premières perquisitions ont lieu le 6 mai.

Pendant ce temps, le 8 avril, une PME externe au groupe Accurso, Réseaux Simpler, se protège de la faillite.  Le contrôleur sollicite des offres pour les restes de Simpler et finit par accepter celle de Simard-Beaudry Construction.

La transaction est approuvée par le tribunal en août 2008 et l'entreprise Louisbourg SBC est créée. Elle obtiendra sa licence de la Régie du bâtiment (RBQ) en octobre 2008.

Entre-temps, Revenu Canada poursuit son enquête. Au printemps 2009, le ministre du Revenu, Jean-Pierre Blackburn, évoque la possibilité de fraude fiscale et de corruption de fonctionnaires. Les accusations contre Simard-Beaudry Construction et Construction Louisbourg ne seront déposées qu'en décembre 2010. Ces entreprises se reconnaissent coupables d'une fraude fiscale de 4,1 millions.

La culpabilité amène la Régie du bâtiment du Québec à suspendre les licences des deux entreprises, en février 2012. Paradoxalement, la nouvelle entité créée par Accurso, Louisbourg SBC, n'est pas touchée. Elle peut conserver sa licence et faire des affaires avec le gouvernement même si elle a été créée par Simard-Beaudry Construction et qu'elle est gérée par Tony Accurso.

La structure de Louisbourg SBC contourne en effet la nouvelle loi de la RBQ destinée à combattre la fraude dans l'industrie de la construction.

En vertu de cette loi, les actionnaires directs de SBC et leurs dirigeants ne doivent pas avoir été pris en faute. Or, le commanditaire de Louisbourg SBC, Simpler, n'a jamais été déclaré coupable. Pas plus que le commandité de Louisbourg SBC (une entreprise détenue par Tony Accurso) ni Accurso lui-même.

Bref, malgré la fraude fiscale, la nouvelle loi est ainsi faite que Tony Accurso continue d'avoir le champ libre. Quant aux récentes accusations de fraude et de pots-de-vin à Mascouche, elles n'ont pas encore été prouvées en cour et n'ont aucune portée.

Échangeur Turcot: Accurso s'associe à SNC-Lavalin pour obtenir le contrat

Louisbourg SBC s'est associée à SNC-Lavalin, autre firme plongée dans la tourmente
( 21 ) , pour obtenir le contrat de reconstruction de l'échangeur Turcot, un projet de 3 milliards de dollars. Les deux sociétés et leurs partenaires ont formé le Groupe Futur Turcot, un des cinq consortiums qui ont répondu à l'appel de qualification lancé par le ministère des Transports du Québec et Infrastructure Québec.

Le consortium comprend aussi la firme d'ingénieurs Cima. Cette société et SNC-Lavalin ont déjà obtenu des mandats du MTQ pour des travaux préparatoires dans l'échangeur Turcot.

Juste à côté de l'échangeur se trouve le vaste chantier du nouveau Centre universitaire de santé McGill, construit au coût de 1,3 milliard par un consortium réunissant SNC-Lavalin et une autre société liée à M. Accurso, Simard-Beaudry.

Tourmente

En janvier, Simard-Beaudry Construction inc. et Louisbourg Construction ltée ont vu leur licence être suspendue temporairement parce qu'elles ont été condamnées pour une fraude fiscale et de nombreuses infractions en santé et en sécurité du travail.

En avril 2012, Tony Accurso a été arrêté, puis accusé de fraude et de corruption à la suite d'une enquête de l'escouade Marteau à Mascouche.

De son côté, SNC-Lavalin est plongée dans la tourmente depuis trois mois. La GRC a fait des perquisitions dans ses bureaux de Montréal et de Toronto dans le cadre d'enquêtes sur le versement de pots-de-vin à l'étranger.

En février, le MTQ a annoncé son intention de déposer une poursuite civile contre le consortium chargé des travaux dans le tunnel Viger, où des paralumes se sont effondrés. Ce consortium est composé de SNC-Lavalin, de Cima et de Dessau.

Les cinq consortiums qui ont posé leur candidature pour la reconstruction de l'échangeur Turcot comprennent une quarantaine d'entreprises, en majorité québécoises, mais aussi étrangères.

Le MTQ va retenir trois de ces cinq consortiums. À la fin de l'été, il lancera l'appel de propositions. Les trois consortiums devront déposer leurs propositions en mars 2012. Le soumissionnaire sera choisi l'été prochain et les travaux pourront alors commencer. Cet énorme chantier durera au moins cinq ans.

Sources: Agence QMI pour Québecor Inc, La Presse pour Power Corporation of Canada, Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc., The Gazette pour  Paul Victor Godfrey, Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada, Commission Charbonneau Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction

Choix de photos, fusion de textes, mise en page et titrage par : JosPublic
Publication mise à jour
le 17 novembre 2017

Affaires, éthique, corruption, collusion, Tony Accurso, conflits d'intérêts, Gouvernance, fraude, fiscalité,  Tony Accurso

Ci-dessous: textes en lien direct avec le sujet

  Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

  Politiciens et politiciennes
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

Employés.es de l'État
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

Notes & Références encyclopédiques:

01

Qui est Tony Accurso ? (selon Wikipédia)

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02

Qu'est-ce que la Régie du bâtiment du Québec ?

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03

Qu'est-ce que Constructions Louisbourg ?

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04

 

Jean-Guy Mathers, lui-même propriétaire d'une grande carrière à Saint-Eustache: en avril 2003, ce dernier plaide coupable à des accusations d'évasion fiscale déposées par Revenu Canada. Les sociétés qu'il contrôle à Saint-Eustache sont également visées par les accusations. Ils ont été condamnés à une amende totale de 1 261 000 dollars. L'enquête couvrait des irrégularités constatées entre les années 1993 et 2000. Les enquêteurs ont étudié les comptes de 52 compagnies et 37 contribuables reliés de près ou de loin à la famille Mathers.

 

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05

Qui est Louis Laberge ?

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06

Qui est Guy Chevrette ?

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07

Qu'est-ce que l'Action démocratique du Québec ?

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08

Qui est Gilles Vaillancourt ?

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09

 

Qui est Frank Zampino ?

 
 

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10

Qui est Michel ArsenaultAccurso et Arsenault sur son yacht  Société Radio-Canada, 11 mars 2009

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11

 

Robert Abdallah, ingénieur et gestionnaire. Employé d'Hydro-Québec pendant 27 ans. Directeur général de la Ville de Montréal (Février 2003-mai 2006).

Président directeur général de la Compagnie Gastier, une filiale de la Compagnie Simard-Beaudry Ltd (2008-2010), membre du consortium GeniEau avec la firme d'ingénierie Dessau ; Simard-Beaudry appartient à Antony Accurso et au Fonds de solidarité de la FTQ.

Le 19 avril 2011, une émission de Radio-Canada fait entendre une conversation datée de 2007 entre M. Accurso et M. Bernard Poulin, de la firme d'ingénierie SM au cours de laquelle les deux hommes discutent de la façon de faire nommer l'ex directeur général de la Ville de Montréal, Robert Abdallah, au conseil d'administration du Port de Montréal ; ils estimaient qu'il pouvaient faire passer leur message par Léo Housakos, un collecteur de fonds pour le Parti conservateur du Canada qui le passerait à son tour à Dimitri Soudas, l'homme de confiance du premier ministre Stephen Harper au Québec. Lorsque Dominic Taddeo a annoncé qu'il prenait sa retraite comme pdg du Port de Montréal, un comité formé de Jeremy Bolger, Diane Provost et Marc Bruneau a étudié les candidatures pour le remplacer ; au printemps 2007, le comité de sélection dont l'indépendance est garantie par la loi a été convoqué au restaurant Le Muscadin de Montréal par Dimitri Sousa qui leur aurait clairement dit que Robert Abdallah était le choix du gouvernement fédéral ; Claude Dauphin, au nom de Frank Zampino, aurait demandé à Diane Provost de voter pour Abdallah sous peine de perdre son poste ; effectivement, Mme Provost fut démise de cette fonction, mais la Cour supérieure du Québec a ordonné sa réintégration ; Abdallah n'a finalement pas été nommé.

 

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12
 

Qui est Yves Provost ?

 

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13

 

Hyprescon a été vendu en novembre 2011 à Hanson Pressure Pipes filiale de Lehigh Hanson inc du Groupe Heidelberg Cement Group

 

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14

Qu'est-ce que le Fonds de solidarité de la FTQ ?

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15

Qui est Jean-Pierre Blackburn ?

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16

Qui est Victor Rizzuto ?

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17

Qui est Paolo Renda ?

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18

 

Maître Louis Demers dénigre les gens trop honnêtes

 

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21

En quoi SNC/Lavalin est plongée dans la tourmente ?

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