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Dossier ville de Mascouche
Tony Accurso
accusé d’avoir influencé un fonctionnaire municipal, de fraude, de complot ainsi que de versements de pots de vins

17 avril 2012 - Même si l’escouade Marteau fut maintes fois critiquée comme étant inactive, nous apprenons, qu’ils ont frappés un grand coup en procédant à l’arrestation de 14 suspects dans une affaire à Mascouche, dont Tony Accurso, l’homme d’affaire qui fut de très nombreuses fois ciblé concernant de la corruption dans le milieu de la construction.

 
 

Ces accusations sont graves et elles pourraient entraînées des sentences d’emprisonnements pour une période qui sera évaluée en fonction des facteurs aggravants de la situation tels que les montants relatifs au fraude, la complexité de la planification de ces fraudes, la nature des abus de confiance, de la perte de la confiance du public envers l’administration publique etc.

Ainsi, cette affaire est à suivre, car de nombreux développements sont à prévoir dans les prochains mois.

Somme toute,  n’oublions pas de garder à l’esprit que ces gens sont présumés innocents jusqu’à preuve du contraire.

Le 17 avril 2012, Antonio "Tony" Accurso, âme dirigeante de Simard Beaudry et Louisbourg, a été mis sous arrêt par l'escouade UPAC du Gouvernement du Québec. Il est inculpé de six chefs d'accusation, complot, dont fraude envers le gouvernement (2 chefs), influence d'un fonctionnaire, versements de pot de vin.

Monsieur Accurso serait partenaire dans la firme de décontamination Écolosol. Quant à l'énorme et clinquant domaine de l'homme d'affaires, sur le bord de l'eau à Deux-Montagnes, il était bien calme lors du passage du photographe de La Presse.

Richard Marcotte

Normand Trudel

Les liens entre le maire Marcotte de Mascouche, Tony Accurso et Normand Trudel entrepreneur ont été sous la loupe des médias depuis plusieurs années. Ce dernier a été détenu au quartier général de la Sûreté du Québec à Montréal, où il a été interrogé. Il a été libéré rapidement en attendant sa comparution devant un tribunal..

Tony Accurso pourrait être lié de différentes façons aux événements survenus à Mascouche depuis quelques mois. On sait notamment qu'il aurait déjà accueilli le maire Marcotte sur son yacht et qu'il finance l'entreprise Transport et Excavation Mascouche.

Rappelons qu'en décembre 2010, deux de ses entreprises, Constructions Louisbourg et Simard-Beaudry, se sont reconnues coupables d'une fraude fiscale de 4 millions de dollars à l'endroit du gouvernement fédéral.

Les accusations criminelles portées contre M. Accurso n'empêcheront pas Louisbourg SBC de garder sa licence, tant que M. Accurso ne sera pas déclaré coupable. La Régie du bâtiment a cependant le pouvoir de retirer, de suspendre ou de limiter la licence d'une entreprise lorsqu'un de ses actionnaires, peu importe le volume de ses actions, est déclaré coupable d'un geste criminel, pourvu que ce geste soit lié à des activités de construction.

Les accusations que vient d'annoncer l'escouade Marteau ne sont pas les seules auxquelles doit faire face M. Accurso. L'homme d'affaires est aussi accusé de conduite en état d'ébriété.

Les problèmes de M. Accurso commencent en 2009, quand les médias révèlent des cas troublants de générosité. L'émission Enquête, de Radio-Canada, indique que le président de la FTQ, Michel Arsenault a séjourné une semaine sur le luxueux yacht de M. Accurso, amarré dans les îles Vierges. Jean Lavallée, président de la FTQ-Construction, était aussi présent.

En 20 ans, le Fonds FTQ a donné un appui de 250 millions de dollars aux entreprises de M. Accurso. M. Arsenault réplique que l'homme d'affaires est un «ami», qui lui a été présenté par Louis Laberge. Le chef syndical confie qu'il a lui-même invité M. Accurso «des dizaines de fois» à bord de son bateau, sur le Saint-Laurent.

Le Fonds FTQ se félicite d'avoir obtenu des rendements de 12,8% dans ses placements avec M. Accurso, trois fois plus que le rendement global de 4,1%.

M. Accurso, ajoute M. Arsenault, «n'a pas de fast track au Fonds de solidarité; ses dossiers sont traités comme les autres».

La Presse révèle ensuite que Frank Zampino, président du comité exécutif de la Ville de Montréal, est lui aussi allé en croisière sur le yacht de M. Accurso en janvier 2007, alors que la Ville s'apprêtait à accorder le plus important contrat de son histoire, celui des compteurs d'eau, à une de ses entreprises et à la firme d'ingénieurs Dessau.

Après enquête, le vérificateur Jacques Bergeron conclura que le contrat des compteurs d'eau, de 355 millions de dollars, a été accordé sans respecter les règles. Le contrat sera annulé. La Sûreté du Québec ouvrira une enquête, qui n'a toujours pas abouti.

Cette affaire aura de profondes répercussions à l'hôtel de ville. Lors de la dernière campagne électorale, le chef de l'opposition, Benoit Labonté, a d'abord nié que M. Accurso avait financé son parti, puis il a dû se retirer de la course lorsqu'il a été prouvé qu'il mentait.

Sources: Agence QMI, La Presse, Le Devoir, The Gazette, Société Radio-Canada

Choix de photos, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 18 avril 2012

 

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