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Commission Charbonneau
Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction

Tony Accurso, l'homme de l'ombre trainé de force devant la juge Charbonneau

Après cinq jours devant la Commission à ne pas pouvoir parler des sujets à propos desquels il doit subir des procès devant les tribunaux, il ne reste que les affaires d'un "chum c't'un chum". Il faut bien le constater qu'en dehors des fraudes, il a géré ses entreprises comme tous les gens d'affaires qui cherchent à obtenir le monopole dans leur industrie en faisant de la relation publique. Psychopathes légers quant aux décisions qui toucheront les autres et cupides quant à la gestion des profits. Un pur produit de Québec Inc. n'est-ce pas?        - JosPublic

Tony Accurso yacht
Tony Accurso Biographie
Tony Accurso Accusé
Bateau de Tony Accurso
Empire de Tony Accurso
Tony Accurso au fil du temps
Arrestations de Tony Accurso par l'UPAC

Tony Accurso, Commission Charbonneau, Collusion, Corruption, conflits d'intérêts, financement illégal des partis politiques.

Tony Accurso yacht
Tony Accurso Biographie

Tony Accurso Accusé
Bateau de Tony Accurso
Empire de Tony Accurso
Tony Accurso au fil du temps
Arrestations de Tony Accurso par l'UPAC

 
 

Témoignage le 8 septembre 2014
« Je n’ai jamais été en affaires avec le crime organisé » - Tony Accurso

 
 

 

L'entrepreneur Tony Accurso assure qu'il n'a jamais payé de pizzo à la mafia italienne afin de pouvoir mener des affaires sur le territoire de Montréal en toute quiétude.

« Je n'ai jamais amené de l'argent à tout ce beau monde là. Je n'ai jamais payé une cenne pour aucune raison à qui que ce soit à M. Rizzuto ou à un membre de son entourage. Jamais. », a-t-il déclaré devant la commission Charbonneau, ce matin.

« On ne vous a jamais approché en vous disant: ''écoutez on a un territoire. M. Accurso, la paix ça s'achète'' », lui a alors demandé la procureure en chef de la Commission, Me Sonia Lebel. « Quand il n'y a pas de guerre, il n'y a pas de raison de faire la paix », a renchéri M. Accurso.

Tony Accurso était considéré dans le monde interlope comme un «ami» du clan mafieux des Rizzuto. L'entrepreneur a néanmoins nié avec énergie tout lien avec le clan Rizzuto, à la commission Charbonneau.

Il est confronté à des écoutes électroniques qui donnent à penser le contraire. Lors de l'opération antimafia Colisée, les enquêteurs ont capté des conversations en italien fort intéressantes qui datent de 2004.

Des hommes, non identifiés, parlent de M. Accurso comme d'un «ami». L'entrepreneur permettait à Vito Rizzuto et à ses hommes de manger gratuitement dans son restaurant de Laval, l'Onyx.

«Nous ne payons pas. Nous ne payions jamais», dit un homme inconnu, en présence du patriarche du clan Rizzuto, feu Nicolo Sr. «Nous allions, mangions, buvions. Il ne nous a jamais facturés», ajoute-t-il.

M. Accurso a confirmé que Vito Rizzuto fréquentait son restaurant. «C'est un client qui était respectueux de l'établissement. Il payait ses propres factures. Il n'y avait rien de gratuit», a-t-il dit, avant d'être contredit par l'écoute.

L'entrepreneur s'est opposé aux questions ayant trait à ses liens allégués avec le crime organisé, soulignant qu'il avait déjà fait l'objet de cinq enquêtes policières à ce sujet. Il a par ailleurs indiqué qu'un enquêteur chevronné de la commission Charbonneau avait écouté plus de 300 heures de conversations à son sujet, en lui certifiant: «Tony, je suis 100 % convaincu que tu n'es pas lié au crime organisé.»

Conversation directe

En réplique, Sonia LeBel l'a confronté à deux autres conversations d'écoute électronique de l'opération Colisée. Tony Accurso parle directement au fils du parrain, feu Nick Rizzuto Jr, en des termes très familiers. Les deux hommes fixent l'heure et le lieu d'une mystérieuse rencontre.

Tony Accurso a reconnu par ailleurs qu'il était «possible» qu'il ait déjà fait l'accolade au parrain Vito Rizzuto. Il s'agit là «d'une tradition italienne», a-t-il dit. Me LeBel a évoqué l'existence d'une photo filature au sujet de cette accolade, mais elle ne l'a pas montrée.

Tony Accurso, dans les câbles, a nié avec l'énergie du désespoir ses liens avec le clan Rizzuto. «Je n'ai jamais amené d'argent à tout ce beau monde-là», a-t-il déclaré. 

«Je n'ai jamais voulu travailler pour M. Rizzuto», a-t-il ajouté.

Il reconnaît cependant que le défunt parrain Vito Rizzuto, un client régulier à son restaurant L'Onyx,  l'avait approché par l'entremise du dénommé Filippo Ranieri pour l'impliquer dans le projet de
condos de luxe du 1000 de la Commune à Montréal, qui sera finalement réalisé par Tony Magi ( 10 ), mais qu'il a décliné son offre. 

Condos du 1000 de la commune à Montréal

Tony Accurso admet avoir, en lien avec ce projet, rencontré le parrain le 4 février 2002, comme en fait foi une filature réalisée dans le cadre de l'opération Colisée de la GRC. Il admet même une seconde rencontre avec le parrain, mais assure n'avoir jamais eu l'intention de s'associer avec lui. La commission Charbonneau avait déjà fait état d'une rencontre entre le parrain et M. Accurso en lien avec ce projet, fin 2003.

« Je n'ai jamais voulu travailler pour M. Rizzuto ou n'importe quel projet que lui voulait faire, directement ou indirectement. Et on ne l'a pas fait, le projet. » — Tony Accurso

Tony Accurso soutient avoir dans les faits toujours refusé d'exécuter des contrats pour Vito Rizzuto ou son fils Nick Rizzuto junior.

« Il y avait toujours une façon que nous, on donnait, moi ou mes employés, très diplomate, pour dire que ce contrat, nous, on ne veut pas l'exécuter », a-t-il fait valoir.

« J'ai jamais été en affaires avec le crime organisé ou la mafia, j'ai jamais fait aucune business avec eux autres. Je voulais juste pas exécuter des contrats pour lui ou n'importe qui de son entourage, ou de ses amis, et on n'en a pas fait. » — Tony Accurso

Il affirme par ailleurs qu'il ne faut pas attribuer d'importance au fait qu'il ait, à l'occasion de cette première rencontre, fait une accolade au parrain. Il décrit ce geste comme une tradition italienne qu'il pratique avec tous, amis, chefs syndicaux et bons clients : « Je suis comme ça ».

Accurso contredit Zambito

Tony Accurso a reconnu avoir parlé avec le parrain d'un contrat du ministère des Transports du Québec pour le rond-point L'Acadie en 2003-2004, mentionné devant la commission par l'entrepreneur Lino Zambito.

Il nie cependant que le contrat lui ait été attribué au terme d'une rencontre à trois lors de laquelle Vito Rizzuto aurait agi comme médiateur, comme l'a avancé M. Zambito.

Lino Zambito. ( 11 )

« Je me souviens que M. Rizzuto m'en a parlé, mais je ne me souviens pas que M. Zambito était présent à cette discussion-là. » — Tony Accurso

Il affirme que Vito Rizzuto l'a approché un jour à son restaurant pour lui dire que « Lino Zambito était intéressé d'avoir la job », mais soutient avoir simplement répondu « qu'il soumissionne » comme lui, et que le tout n'a pas eu de suite.

« J'ai compris que c'était un ami de Lino Zambito. » — Tony Accurso

Échanges téléphoniques soutenus entre Accurso et Ranieri

La commission Charbonneau a souligné que MM. Accurso et Ranieri se sont parlé 458 fois entre le 24 janvier 2007 et le 1er juillet 2014, mais l'entrepreneur a banalisé leurs échanges.

Il a cependant dû reconnaître que l'homme était de fait une bonne connaissance avec qui il allait parfois prendre un verre à l'hippoclub de Laval - dont il était propriétaire - et qu'il était « ami avec la famille Rizzuto », et plus particulièrement avec le patriarche du clan, Nick père.

Il a aussi admis avoir été « au courant » que M. Ranieri avait été recherché par la justice italienne en 2005, relativement une histoire de blanchiment d'argent concernant la construction du pont de Messine, mais qu'ils n'en avaient jamais parlé.

Il dit aussi ne pas savoir pourquoi, dans une conversation entre lui et Nick Rizzuto fils captée par Colisée le 17 octobre 2005, il se dit surpris que « M. Ranieri ne lui a pas fait un message ».

Nick Rizzuto jr.

Une seconde conversation, enregistrée le lendemain, a aussi été entendue.

Ces conversations, dont l'objet précis n'a pas été divulgué, se déroulent sur un ton cordial, M. Accurso appelant Nick Rizzuto fils « my friend » (mon ami). Dans la seconde conversation, Tony Accurso lui donne rendez-vous au « même endroit que la veille ».

L'entrepreneur a expliqué qu'il avait rencontré Nick Rizzuto fils le 17 octobre 2005 dans un appartement du Peel Plaza, au centre-ville de Montréal, par l'entremise de Filippo Ranieri. C'est pour cela, dit-il, qu'il a donné rendez-vous au fils du parrain au même endroit le lendemain.

Le parrain, client régulier du restaurant d'Accurso

Tony Accurso a admis qu'il savait, d'après les journaux, que l'homme était « supposé être le parrain à Montréal », mais a précisé qu'il était un « client régulier » de son restaurant, « extrêmement respectueux, courtois avec le personnel », qu'il payait « ses propres factures » et qu'il n'avait donc aucune « raison pour le mettre dehors ».

L'entrepreneur reconnaît avoir aussi eu comme client le fils Rizzuto, Nick Rizzuto junior, mais jamais le patriarche du clan Nick Rizzuto.

« Je n'ai jamais payé pour aucune raison à M. Rizzuto ou à un membre de son entourage pour quelqu'un qu'il connaît, jamais! » — Tony Accurso

Il dément enfin avoir jamais fait de la collusion en lien avec des contrats à Montréal. « Je n'ai pas participé dans rien de ça », a-t-il insisté, ajoutant que personne dans ses entreprises ne lui a jamais fait part que de telles pratiques avaient cours en leur sein.

 
 

Témoignage le 5 septembre 2014

Accurso incrimine Marc Bibeau
et tente de ternir la réputation de Jacques Duchesneau

 
 

«Accolade» avec Rizzuto: La police détiendrait une photo de Tony Accurso bras dessus, bras dessous, avec l’ancien parrain de la mafia montréalais, Vito Rizzuto (décédé en décembre 2013), selon une écoute électronique.

«La police a une photo d’Accurso et Vito Rizzuto, ils se donnent l’accolade sur un trottoir, probablement en avant du Tops Resto bar», a confié John Le Bouthillier, président du Conseil d’administration d’Industrielle Alliance, à l’ex-président de la FTQ, Michel Arsenault, en mars 2009.  (transcription téléphonique)

Charest «juste comme ça» : M. Accurso a raconté avoir soupé «juste comme ça» avec l’ex-premier ministre Jean Charest, quand ce dernier était chef de l’opposition. C’est Marc Bibeau ( 01 ), l’ancien grand argentier du PLQ — actuellement dans la mire de l’UPAC — qui l’y aurait convié.

«Bibeau soupait avec Charest. Il m’a appelé et m’a dit: “t’aimerais-tu ça, souper avec Jean Charest?” J’ai dit oui, et c’est arrivé juste comme ça», a raconté M. Accurso. Pendant le repas, Jean Charest aurait cherché à en savoir plus sur Henri Massé, alors président de la FTQ.

Marc Bibeau et les prête-noms : Tony Accurso a versé plus d’un demi-million de dollars au PLQ entre 1998 et 2001 par le biais de ses compagnies et a admis qu’il s’agissait de dons illégaux: «Les contributions qui ont été faites ont toutes été remboursées.»

M. Accurso était sollicité par Marc Bibeau, l’ex-argentier du PLQ sous Jean Charest. «Il (Bibeau) me disait: “J’aimerais ça que tu me trouves 25 000 ou 30 000 $”», a rapporté l’entrepreneur.

Il sollicitait alors ses employés en passant par un certain Charles Caruana, et les dons étaient versés au Parti libéral «année après année».

50 000$ pour Tremblay : l’ex-trésorier d’Union Montréal, Bernard Trépanier ( 02 ), aurait contacté Tony Accurso à la demande de l’ex-maire Gérald Tremblay ( 03 ), pour renflouer des caisses du parti après les jeux de la FINA (2005).

«On a fait une liste d’entreprises qui font affaire avec la Ville de Montréal et on a besoin d’un million», lui aurait expliqué Trépanier. «M. Tremblay avait donné le mandat à M. Trépanier de ramasser ça», a-t-il poursuivi.

Accurso aurait alors versé 50 000 $, pas vraiment de gaieté de cœur.

«Zéro collusion» dans le contrat des compteurs d’eau : le fait que Tony Accurso ait invité à deux reprises (2007 et 2008) trois acteurs majeurs du scandale des compteurs d’eau (l’ex-président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Frank Zampino, l’ex-VP de Dessau, Rosaire Sauriol, et son ancien bras droit, Frank Minicucci), n’avait rien à voir avec l’attribution du mégacontrat public. ( 04 )

«Il y a eu zéro collusion [...]. Zampino n’a rien fait pour essayer de nous avoir ce contrat-là», a assuré l’entrepreneur.

Note de JosPublic: il n'avait pas besoin de Zampino, puisqu'il avait déjà une entente avec un employé de la Ville. Dès que les cahiers de charges ont été terminés en négociation gré à gré avec un consortium formé d'une des compagnies de Accurso, le cadre de la ville a pris sa retraite et a été embauché par une firme filiale du consortium.

Yves PROVOST
Ex-directeur gestion de l'eau à Montréal jusqu'en décembre 2007 était responsable du dossier des compteurs d'eau, responsable d'établir les prix et les règles d'attribution de contrats en collaboration avec Alan DeSousa qui modifiait les études de coûts pour arriver aux fins de Zampino? Tremblay? Provost? Accurso? L'UPAC n'a certainement pas fini ses travaux d'enquête

Zampino a payé sa part sur le Touch : avant même de partir en vacances sur le Touch d’Accurso, l’ex-président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Frank Zampino, avait décidé de payer sa part. Selon l’entrepreneur, qui a l’habitude de tout payer à tout le monde, Zampino aurait réglé ses billets d’avion et versé 5 000$ pour la nourriture.

«Au cas où un jour ça sort, je veux pouvoir prouver que j’ai payé ma part», aurait-il dit à Accurso, d’après une écoute électronique.

Le maire de Terrebonne tous frais payés sur le Touch : Tony Accurso a totalement contredit la version du maire de Terrebonne Jean-Marc Robitaille ( 05 ), qui avait assuré avoir «rencontré par hasard» l’homme d’affaires et l’entrepreneur Normand Trudel ( 06 ) dans les Îles Vierges en 2008, alors qu’il était en vacances avec sa conjointe.

Selon le témoignage de M. Accurso, M. Robitaille aurait en fait passé la semaine sur le Touch, tous frais payés par l’homme d’affaires (billets d’avion compris), en compagnie de M. Trudel qu’il connaissait bien.

Duchesneau aurait sollicité Accurso: Il affirme avoir donné 250 000 $ à Jacques Duchesneau, ex-chef de police, ex-candidat à la maire de Montréal, ex-chef de l’Unité anticollusion au sein du ministère des Transports (MTQ) et ex-député CAQ de Saint-Jérôme à l'Assemblée nationale du Québec, pour rembourser des dettes de la campagne électorale  de 1998. ( 12 )

Voici ce qu'en disait le chroniqueur du journal La Presse Yves Boisvert, le 7 septembre 2014

Le coup est envoyé à Duchesneau, mais c'est la Commission elle-même qui est visée. Jacques Duchesneau a en quelque sorte fourni la matrice de la commission Charbonneau avec son travail aux Transports et ses rapports. Il a été l'un des premiers témoins et a conseillé la Commission.

En attaquant l'ancien policier, Tony Accurso frappe donc au coeur de l'édifice.

Mais son affirmation est tout simplement ahurissante. Pourquoi Tony Accurso aurait-il accepté de donner 250 000 $ à un type qui venait de perdre son élection à la mairie de Montréal... et qui n'avait même pas de job?

En échange d'une promesse de vague gain futur, quand M. Duchesneau irait travailler dans le secteur privé, dans une hypothétique fonction? Bizarre.

Accurso a versé des centaines de milliers de dollars aux politiques à travers ses compagnies. Mais 250 000 $ ? D'un coup? À un politicien perdant? Ce serait sa plus grosse contribution à vie!

Très, très bizarre...

Presque aussi étonnant: la Commission n'a pas demandé au témoin de s'engager à produire une copie de ce chèque. La présidente s'est contentée de suggérer au témoin qu'il inventait cette histoire pour se venger de Duchesneau: les deux hommes ne s'aiment guère et Accurso est furieux que Duchesneau ait affirmé que «trois ministres» jamais identifiés ont séjourné sur son bateau - ce que nie vigoureusement Accurso et qui n'a jamais été prouvé. On sait aussi que les hommes de Duchesneau sont souvent allés visiter les chantiers du roi de la construction.

Ce peut être une vengeance... et néanmoins être vrai. Mais pour l'instant, ça paraît douteux. Ça vient d'un homme qui fait face à la justice dans trois dossiers criminels et qui fait l'objet d'une enquête, au fait.

Quoi qu'il en soit, la Commission a l'obligation d'enquêter là-dessus. Un chèque de 250 000 $ pour rembourser une hypothèque, ça laisse des traces!

Ce qu'en pense
JosPublic


La couillardise des politiciens et politiciennes québécois: une honte!

L'amiral du plus grand bateau de la flotte de l'industrie de la construction, l'icône des chambres de commerce et du Conseil du patronat voit son bateau couler et cherche à se venger de sa défaite en entraînant avec lui l'alerteur qui le dénonça. Tony Accurso attaque la crédibilité de Jacques Duchesneau et les politiciens et politiciennes québécois sont tous à l'aise de prêter foi à Accurso. Cette couillardise s'est manifestée le 5 septembre 2014, une date qui restera mémorable dans la vie politique des Québécois et Québécoises. Ça aura été la journée où la classe politique a avoué publiquement qu'elle préférait les valeurs morales d'un bandit des affaires plutôt que celles d'un homme de droit et de police. Leur choix est clair il ne nous reste qu'en tirer les conséquences!

 
 

Témoignage le 4 septembre 2014
Cher Tony. Merci pour l'appui. Amitiés. Jean Charest 2001

 
 

Cher Tony. Merci pour l'appui. Amitiés.   Jean Charest - 2001

Antonio Accurso affirme avoir déjà organisé un cocktail de financement pour le Parti libéral en 2001 et la Commission Charbonneau a diffusé une photo le montrant étreignant par l’épaule et le cou l’ancien premier ministre Jean Charest.

Sur la photo, on peut lire une note de Jean Charest: «Cher Tony, merci pour l’appui. Amitiés. Jean Charest.»

La photo a été prise à son restaurant de Laval. On lui avait demandé d’organiser un cocktail de financement, a-t-il relaté.

Malgré leur proximité sur la photo diffusée à la commission Charbonneau, Tony Accurso et Jean Charest n'ont aucun lien d'amitié, a déclaré l'agent de propagande de l'ex-premier ministre du Québec. «Contrairement à ce que la photo démontre, ils ne sont pas proches, ils se sont vus trois fois dans leur vie», a déclaré Grégory Larroque, communicant de Jean Charest au sein de la firme d'avocats McCarthy Tétrault, où l'ex-premier ministre travaille maintenant.

Quant à la dédicace, M. Larroque affirme que Jean Charest en a signé des «milliers» comme celle-là dans sa carrière politique. «Il me semble que M. Charest est un peu plus raide que M. Accurso», a souligné M. Larroque.

La photo a été prise au moment où Jean Charest était chef de l'opposition en 2001. Le cocktail a été organisé pour la campagne de l'ancien ministre libéral Thomas Mulcair dans la circonscription de Chomedey. Il s'est tenu au restaurant l'ONYX, qui appartient à Accurso.

Jean Charest se cache et refuse toute offre des médias de commenter les déclarations faites à la Commission Charbonneau. Sauf qu'il commente quand même, mais par communiqué de presse le 4 septembre 2014. Ah! La langue de bois.

Pilier du financement sectoriel des partis politiques

L'entrepreneur, qui donnait aussi dans une moindre mesure aux autres partis, a soutenu l'avoir fait uniquement par crainte d'être exclu des contrats publics.

Selon les chiffres présentés à la commission, les employés de ses entreprises et leurs proches ont donné 748 000 $ entre 1998 et 2011, le PLQ obtenant la part du lion : 556 000 $.

«

C'est quelque chose que mon père m'a appris : ne demande pas à un politicien de t'aider, demande-lui de ne pas te nuire
                                  Tony Accurso

»

Le bateau Touch un outil de relation publique?

L'entrepreneur assure qu’aucun ministre ou député, tant au fédéral qu’au provincial, n’a été sur son bateau Le Touch.

Il a fait cette précision, devant la Commission Charbonneau. «Non, il n’y a aucun ministre provincial, aucun ministre fédéral, aucun député fédéral, aucun député provincial. Aucun», a-t-il résumé.

Des maires ont cependant séjourné sur son bateau et il en a remis la liste à la commission, à sa demande. Il n’a toutefois pas été invité à les nommer par la procureure chef Sonia Lebel.

Plus précisément, il a tenu à nier que l’ancien ministre libéral Tony Tomassi
( 07 ) ait été sur son bateau alors qu’il était député. C’est l’entrepreneur Joe Borsellino, de Construction Garnier, un concurrent de M. Accurso, qui avait ainsi affirmé que le député Tony Tomassi s’était rendu sur le bateau.

«On l’a vu dans des conversations (téléphoniques entendues à la commission), il a dit que Tomassi a été sur mon bateau et c’était absolument faux», s’est exclamé M. Accurso, sans même que la question lui soit posée par la procureure Sonia Lebel.

Il a attribué à de la médisance ces propos de son concurrent. «C’est bien clair que moi et Joe Borsellino, on a un conflit de personnalités. Moi je ne l’aime pas et peut-être que lui ne m’aime pas non plus. Lui parlait en mal contre moi et moi je parlais en mal contre lui», a résumé M. Accurso, anciennement de Simard-Beaudry et Construction Louisbourg.

Tony Tomassi ( 07 )

Joe Borsellino ( 08 )

Le commissaire Renaud Lachance lui a demandé si des membres de cabinets politiques ou des hauts-fonctionnaires avaient séjourné sur Le Touch. Là encore, l’entrepreneur a répondu par la négative.

Son avocat, Me Louis Belleau, a par ailleurs précisé qu’il n’existe pas de registre de personnes qui ont séjourné ou qui se sont rendues sur Le Touch. Parce que la commission l’a expressément demandé à M. Accurso, il a confectionné une liste, de mémoire, et à partir des informations déjà disponibles.

 
 

Témoignage le 3 septembre 2014
La touche Accurso

 
 

De retour à la barre de la commission Charbonneau, Tony Accurso a fourni plusieurs réponses intéressantes aux questions de la procureure Lebel. En voici quelques-unes. M. Accurso a aussi été appelé à qualifier ses relations avec différents individus du monde la construction.

L'entrepreneur en construction a été interrogé au sujet d'une lettre que son entreprise avait reçue en 2012 de la part d'Hydro-Québec le privant à toutes fins utiles du droit de soumissionner pour y obtenir des contrats. Les entreprises EBC et Neilsen étaient aussi visées, selon l'écoute téléphonique entendue par la Commission.

Furieux, M. Accurso a fait quelques appels pour tenter de savoir pourquoi son entreprise était ainsi barrée, alors qu'il effectuait déjà des travaux pour Hydro-Québec et estimait y faire un bon travail. Il a affirmé avoir appris que c'est le bureau de la première ministre Pauline Marois, en septembre 2012, qui avait ainsi passé une commande politique à Hydro-Québec de le barrer.

 
«

Je n'ai peut-être pas donné assez d'argent au PQ
                                  Tony Accurso

»

Le 10 septembre 2014: réponse d'Hydro-Québec. Elle dément avoir agi sous la pression du gouvernement nouvellement élu de Pauline Marois, en septembre 2012, en annonçant à Tony Accurso qu'elle ne ferait plus affaire avec ses entreprises.

«

 Il n'y a pas eu de pression politique du gouvernement (...) On l'a pas eu, cette demande-là
                                  Réal Laporte

»

Mais devant la commission Charbonneau, le président de la division équipements et services partagés, d'où émanait cette décision, a expliqué qu'il s'agissait en fait d'une réaction d'Hydro-Québec aux risques qu'il y avait désormais à faire affaire avec certaines compagnies de M. Accurso, dans la foulée des accusations de fraude fiscale portées contre elles.

Réal Laporte a expliqué qu'après l'adoption par Québec, en 2011, d'une série de lois pour lutter contre la corruption et la collusion, il était en effet possible qu'en raison de ses démêlés avec la justice, l'entrepreneur perde l'autorisation de faire des travaux.

Réal Laporte, président d'Hydro-Québec Équipement et services partagés

Hydro-Québec ne voulait donc pas prendre le risque d'avoir sous contrat un entrepreneur qui ne puisse terminer ses travaux et a donc décidé d'agir de façon préventive, ce qui était, souligne-t-il, une vraie possibilité à l'été 2012.

Elle craignait d'un même souffle que les démêlés de M. Accurso n'aient un impact réputationnel sur la société d'État.

Aussi, le 18 septembre, Hydro-Québec avertissait par lettre James Accurso, le fils de l'entrepreneur, et président de Louisbourg-SBC, qu'elle n'avait pas l'intention « d'attribuer de nouveaux contrats à vos entreprises, filiales, sociétés affiliées ou apparentées » et qu'elles ne seront pas non plus autorisés à agir « comme sous-traitant de quelque niveau que ce soit, dans un de ses contrats ».

En contre-interrogatoire, M. Laporte a ajouté que dans les semaines qui suivirent cette décision, l'entrepreneur a fait parvenir une longue lettre pour se plaindre de la situation, sans cependant soulever l'hypothèse d'une commande politique.

Les 10 répliques du jour :

10 - «Imagine le risque réputationnel que Hydro-Québec dise on ne veut plus voir ta face (...). Je trouvais dégueulasse cette affaire-là. J'ai peut-être pas assez donné d'argent au PQ je sais pas!

9 - Le bureau de Pauline Marois a appelé Hydro-Québec et a dit : Barre-les sur les chantiers.

8 - Si j'étais capable d'appeler Jésus-Christ pour être capable de faire quelque chose je l'aurais fait.

7 - J'ai pas un dossier qui me saute en tête.

6 - Je veux m'excuser pour le langage Mme la Présidente, des fois entre des gars de construction c'est un autre langage.

5 - Les PPP, j'ai beaucoup à dire là-dessus pour aider la commission.

4 - Ce que les gens font, je m'en fous, j'm'occupe de mes affaires. Moi les dossiers que j'ai présentés ont tous été rentables, ils sont tous disponibles pour un examen à la loupe.

3 - J'ignore complètement les placements que le Fonds a fait dans le secteur de la construction. Moi je m'occupe de mes dossiers et je vais dans ma direction.

2 - J'ai jamais eu un by-pass, une faveur, tout a toujours été fait selon les règles de l'investissement.

1- Je suis là pour bâtir mon empire.

Tony Accurso: Des amitiés tissées serrées  - Sur Ici Radio-Canada

 

Témoignage le 2 septembre 2014
Accurso brise le silence

 
 

Tony Accurso a tissé la toile de son empire tentaculaire en partie grâce à l’argent du Fonds de solidarité de la FTQ dont le fondateur était l’un de ses grands amis.

Contraint de témoigner devant la commission Charbonneau après un an de lutte judiciaire acharnée pour tenter d’échapper à son assignation, Tony Accurso s’est finalement présenté à la barre.

Questionné par la procureure en chef Me Sonia LeBel, l’entrepreneur a affiché un visage souriant, parfois charmeur.

Il a admis sans détour que le Fonds de solidarité de la FTQ - dont ses entreprises ont bénéficié abondamment - avait joué un rôle important dans son succès.

Il considérait même Louis Laberge, l’ex-président de la FTQ et créateur du Fonds, comme un grand ami chez qui il avait l’habitude d’aller jouer aux cartes les vendredis soirs. «Il faisait venir des grosses pizzas de la Maison de la pizza. Les parties pouvaient commencer à 8-9h le soir et finir à 8-9h le lendemain matin», a-t-il raconté à la barre.

Lorsque M. Laberge a créé le Fonds de solidarité de la FTQ au début des années 80, Tony Accurso a immédiatement embarqué dans l’aventure.

L’entrepreneur a alors admis que Louis Laberge - par le biais du Fonds - avait été «mieux qu’un banquier» pour lui. «Les banques amènent du financement jusqu'à un certain point. Elles ont un petit appétit pour du risque. Le Fonds est entré pour combler ce risque-là», a-t-il expliqué.

Pas de faveur

Il a toutefois précisé qu’il n’avait reçu aucun traitement de faveur grâce à sa relation avec M. Laberge, ou encore à ses liens d’amitié avec d’autres hauts dirigeants de la FTQ.

«Tu conclus pas un deal au Fonds avec un monsieur et une poignée de main, c’est pas comme ça que ça marche», a lancé M. Accurso, maîtrisant parfaitement ses réponses.

Il a brandi son patriotisme comme argument phare pour justifier le fait que le soutien financier du Fonds lui avait permis de racheter plusieurs compagnies (Simard-Beaudry, Gastier, Galeries Laval).

«Je suis né au Québec et je suis fier d’être Québécois (...). Le Fonds m'a donné de l'argent pour que je sauvegarde des emplois (...). Quand on fait des emprunts, on veut que l'argent reste dans nos institutions financières, au Québec», a-t-il dit.

«J’ai donné 95 M$ en profits au Fonds. Oui, c’était un excellent partenaire pour moi, mais j'étais un excellent partenaire pour eux autres aussi», a-t-il également ajouté.

Amis bien placés

Tout comme avec Louis Laberge, Tony Accurso partageait une relation d’amitié étroite avec Robert Abdallah ( 09 ), l’ex-DG de la Ville de Montréal, éclaboussé par le scandale des compteurs d’eau. À l’époque où il travaillait comme gérant de projet pour Hydro-Québec, M. Abdallah participait régulièrement aux parties de cartes organisées chez M. Laberge.

Accurso était aussi très proche du leader syndical controversé de l’International, Gérard Cyr, a-t-il reconnu. Son témoignage se poursuit.

Les 10 répliques du jour :

10 - «C'est clair et net que ce monsieur-là il était saoul. Je le vois par la voix qu'un gars est saoul.» (en parlant de Eugène Arsenault de Ganotec)

9 - «Quelqu'un chez Gastier ou moi aurait offert 500 000 $ pour une équipe (main-d'œuvre)? C'est complètement ridicule.»

8 - «Les leaders syndicaux, ce sont des êtres humains. Ils ne sont pas intéressés à fermer un chantier et à causer du trouble (…). On règle les problèmes en discutant Madame».

7 - «Je n'avais rien à lui demander, c'était purement une rencontre amicale (…). Il pouvait me suggérer de prendre ses membres, mais ça passait pas par moi.» (à propos de Jean Lavallée, ex-président de la FTQ-C)

6 - «Petit contact: quelqu'un que je peux croiser à l'occasion. That's it. Je connais son nom.»

5 - «Bon contact: dans certains cas, juste quelqu'un de qui j'ai le numéro et que je connais. On peut se parler quelques fois par année.»

4 - «Moi je payais tout le temps les billets d'avion. De temps en temps, dans les plus petits bateaux, il fallait qu'on mange au restaurant, et là il (Lavallée) payait des lunch en masse.»

3 - «Je ne dirigeais pas la FTQ, je ne dirigeais pas Jean Lavallée.»

2 - Accurso a contacté Michel Arsenault la semaine dernière : «Je voulais savoir comment ça fonctionne ici, où sont les salles de bain»

1 - «Avez-vous utilisé votre bateau comme outil pour conclure des affaires ?» «Non, je n'ai jamais utilisé mon bateau pour ça»

– Accurso, à propos des party que la FTQ-C organisait à son restaurant l’Onyx : «J’avais autre chose à faire que négocier deux piastres pour un morceau du poulet»

– Accurso, assurant n’avoir joué aucun rôle dans les élections douteuses de la FTQ-C en novembre 2008 : «C’est sûr que Jean Lavallée c’est mon meilleur ami. S’il a mis son cœur dans cette élection-là [...]. Quand un de tes chums est triste, tu peux te sentir triste »

– Accurso, faisant référence à ses amis de la FTQ:  « J’ai eu du plaisir à passer du bon temps avec toute ce monde-là et, franchement, je m’ennuie»

– Accurso, quand il invitait l’ex-président de la FTQ-C en voyage ou sur son yacht : « Je payais tout le temps les billets d’avion […]. Je payais les frais généraux et Jean Lavallée payait des lunchs en masse»

– Accurso, à propos d’une virée de pêche avec Louis Laberge (créateur du Fonds FTQ) et Jean Lavallée, près du chantier de la Manic-5 «Louis Laberge voulait voir ce qu’on faisait alors on s’est dit on va aller là et on va aller pogner une couple de truites»

Sources: Journal de Montréal, Journal de Québec pour Québecor; La Presse/Gesca pour Power Corporation of Canada; Journal Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc.; Commission Charbonneau: Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 7 septembre 2014

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

  Politiciens et politiciennes
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

Employés.es de l'État
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

Tony Accurso yacht
Tony Accurso Biographie
Tony Accurso Accusé
Bateau de Tony Accurso
Empire de Tony Accurso
Tony Accurso au fil du temps
Arrestations de Tony Accurso par l'UPAC

Tony Accurso, Commission Charbonneau, Collusion, Corruption, conflits d'intérêts, financement illégal des partis politiques.

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Arrestations de Tony Accurso par l'UPAC
 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

À propos de Marc Bibeau, grand argentier du Parti Libéral du Québec et président de Schokbeton de Saint-Eustache - Sur MétéoPolitique

 

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02

 

À propos de Bernard Trépanier, grand argentier d'Union Montréal et solliciteur de fonds pour le Parti Libéral du Québec - Sur MétéoPolitique

 

 

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03

 

À propos de Gérald Tremblay, ex-maire de Montréal et ministre de l'Industrie pour le Parti Libéral du Québec - Sur MétéoPolitique

 

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04

 

À propos de Frank Zampino, l’ex-VP de Dessau, Rosaire Sauriol, et son ancien bras droit, Frank Minicucci) - Sur MétéoPolitique

 

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05

À propos de Jean-Marc Robitaille, maire de Terrebonne - Sur MétéoPolitique

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06

 

À propos de Normand Trudel, entrepreneur de la région des Laurentides arrêté par l'UPAC - Sur MétéoPolitique

 
 

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07

 

À propos de Tony Tomassi, ex-ministre et député sous le gouvernement de Jean Charest, accusé et trouvé coupable de Fraude envers l'État - Sur MétéoPolitique

 

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08

 

À propos de Joe Borsellino, entrepreneur propriétaire de Garnier construction. Un des témoins important de la Commission Charbonneau - Sur MétéoPolitique

 

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09

 

En photo, Tony Accurso et Robert Abdallah en vacances. À propos de Robert Abdallah, ex-employé d'Hydro-Québec et ex-directeur général de la ville de Montréal - Sur MétéoPolitique

 

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10

 

À propos de Antonio "Tony" MAGI - Développeur immobilier - Sur MétéoPolitique

 
 

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11

 

À propos d'un contrat au rond-point L'Acadie à Montréal en 2003-2004, mentionné devant la commission par l'entrepreneur Lino Zambito - Sur Radio-Canada

 

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12

 

Duchesneau dément, affidavit à l'appui, les allégations d'Accurso - Sur Radio-Canada, le 12 septembre 2014

 

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