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Maître Robert Talbot accusé de recel
Arrestation de Maître Robert Talbot
Accusé de recel maitre Robert Talbot s'en tire de justesse.
Robert Talbot bénéficie de l'arrêt Jordan de la Cour suprême
Avocat de la famille de Gilles Vaillancourt ex-maire de Laval
Robert Talbot complice de Gilles Vaillancourt ex-maire de Laval

Robert Talbot, un avocat accusé de recel s'en tire de justesse

Arrêté par l'UPAC le 9 mai 2013 il est accusé entre autres de fraude, d'abus de confiance et de corruption dans les affaires municipales à Laval.  Complice de Gilles Vaillancourt ex-maire de Laval, il s'en tire mieux que son client.   Il a invoqué l’arrêt Jordan de la Cour suprême, qui prévoit qu’à l’exception de circonstances exceptionnelles, tout accusé devrait être jugé dans un délai de 30 mois, et son procès a été annulé.  En plus il bénéficie du fait que les procureurs de l'État n'ont plus les budgets pour poursuivre toute la panoplie de collusionneurs et corrupteurs qui plombent la réputation des gens d'affaires du Québec.  Cependant, la lecture des faits ci-dessous nous permettra de mettre un important bémol à ses prétentions.  En date du 20 février 2017, il est toujours inscrit au bottin du Barreau (ordre professionnel des avocats). Maintenant, espérons que le Barreau aura assez honte pour intervenir, ce qui est loin d'être assuré.                                                                                                                    - JosPublic

 

Arrestation et Accusations

Début procès

Plaidoyer

Décision du tribunal

Sentence

Arrêté par l'UPAC le 9 mai 2013il est accusé entre autres de fraude, d'abus de confiance et de corruption dans les affaires municipales à Laval.

 

Au terme de l’enquête préliminaire, au palais de justice de Laval le 4 septembre 2015, la juge a rendu sa décision : la preuve s’avère suffisante pour citer à procès l'accusé. Procès remis à moult reprises entre 2013 et 2017. N'aura finalement pas lieu.

A invoqué l'arrêt Jordan de la Cour suprême pour réclamer la fin des procédures

 

16 février 2017. La Cour supérieure a décidé du retrait des procédures à cause des délais par le juge James Brunton

 

Aucune, sinon l'opprobre populaire

 

Gens d'affaires

Maître Robert Talbot accusé de recel
Arrestation de Maître Robert Talbot
Accusé de recel maitre Robert Talbot s'en tire de justesse.
Robert Talbot bénéficie de l'arrêt Jordan de la Cour suprême
Avocat de la famille de Gilles Vaillancourt ex-maire de Laval
Robert Talbot complice de Gilles Vaillancourt ex-maire de Laval
 
 

Me Robert Talbot - 64 ans en 2013, avocat de la famille Vaillancourt depuis de nombreuses années, associé principal dans la firme Talbot et Associés sur le boulevard Daniel-Johnson à Laval.  Il partage curieusement les bureaux du cabinet Deveau, Bourgeois, Gagné, Hébert et associés, qui rafle une bonne partie des contrats juridiques de la Ville de Laval.  Le bureau d’avocats a catégoriquement nié tout lien avec l’accusé. Pourtant, Robert Talbot figure très clairement dans une de leurs publicités datant du printemps 2012.

Il a déjà été présenté comme avocat «affilié au groupe» depuis 2004 sur le site internet de la firme.  Une mention qui a aujourd’hui disparu.  Notons que le cabinet Deveau, Bourgeois, Gagné, Hébert et associés a également été mentionné à la commission Charbonneau par l’ex-organisateur politique Gilles Cloutier en lien avec l’organisation d’élections «clés en main».   Au registre des entreprises, le bureau de Me Talbot est désigné comme l’adresse de correspondance des magasins de meubles tenus par la famille de l’ancien maire de Laval.   Il a obtenu sa licence de droit en 1972 et son admission au barreau en 1974.

Le 20 février 2017, on peut déduire qu'il est toujours en commerce puisqu'on pouvait lire son inscription au Barreau du Québec (ordre professionnel des avocats du Québec)

Me Robert Talbot
talbot.r@qc.aira.com
Talbot et Associés
2540 boulevard Daniel-Johnson
Bureau 400
Laval QC H7T 2S3
Téléphone : (450) 686-1122 poste 2252
Téléphone : (514) 975-0112
Télécopieur : (450) 687-7575
 

L'Unité permanente anticorruption du Québec (UPAC) reprochait à l'avocat d’avoir recelé 400 000$ en argent sale.  Selon le témoignage de Marc Gendron, ingénieur à la retraite de Tecsult et collecteur de fonds pour Vaillancourt: l'ex-maire de Laval exerçait un contrôle serré sur les centaines de milliers de dollars ramassés.  Gendron estime avoir récolté environ 200 000 $ par année, entre 1996 et 2003, auprès d'une douzaine d'entrepreneurs qui bénéficiaient des contrats de la Ville de Laval.

L'argent lui était remis en main propre par les entrepreneurs à son bureau, puis placé dans des coffrets de sûreté dans des banques ou, plus tard, dans une chambre forte chez Tecsult.  Une fois que les montants accumulés devenaient importants et débordaient littéralement des coffrets, il appelait le maire pour savoir qu'en faire.   «Quand j’en avais trop, je m’informais à lui à savoir où je pouvais aller la porter.»

Marc Gendron explique alors avoir été plusieurs fois, à la demande du maire, remettre des montants à son frère Guy Vaillancourt, dans les locaux de son entreprise MD Vaillancourt.   M. Gendron estime lui avoir remis 700 000 $ ou 800 000 $ au fil du temps. Il dit aussi avoir remis 400 000 $, encore une fois à la demande du maire de Laval, à l'avocat Robert Talbot.

Marc Gendron a expliqué que chaque année, aux Fêtes, il faisait rapport au maire de l'état des finances occultes lors d'une rencontre de quelques heures à Miami.   « Je faisais un rapport annuel à Monsieur Vaillancourt et chaque contrat, je les expliquais », a-t-il dit, précisant que le maire faisait peu de commentaires.

L'ingénieur à la retraite de Tecsult a aussi expliqué être allé quelques fois, encore à la demande du maire, remettre de l'argent pour les élections au représentant officiel de son parti Jean Bertrand.   Il estime lui avoir donné en tout 50 000$.

 
 

Me Robert Talbot, dans l'ombre des Vaillancourt

 
 

Maître Talbot est en outre un promoteur immobilier «controversé».   Toujours selon La Presse, il détient 9147-4585 Québec Inc. par l'entremise de sa compagnie Les Investissements Cosa Inc.  Selon ce qu’avait affirmé l’homme d’affaires Robert Vivian à la Presse, Me Talbot représenterait des intérêts «silencieux» dans la compagnie à numéros 9147-4585 Québec Inc., qui a acheté et revendu le terrain près de la station de métro Montmorency.

 

Il est un des deux actionnaires de la compagnie qui vient de vendre un terrain pour 19,6 millions à Laval.   Il aurait réalisé un gain brut de 8,7 millions de dollars en deux ans, en achetant et en revendant un vaste terrain situé face à la future station de métro Laval-Montmorency, selon une enquête du Journal La Presse.

Il a passé l'essentiel de sa carrière dans l'ombre de la famille la plus influente de cette ville.

Spécialisé en droit corporatif et dans l'immobilier, il est l'avocat d'affaires de la famille Vaillancourt depuis plus de 15 ans.   Il administre les dossiers juridiques du magasin de meubles M.D. Vaillancourt, une véritable institution lavalloise fondée par Marcel Vaillancourt, le père du maire.  Il est aussi l'avocat d'affaires de la société de portefeuille Services administratifs MDV, à qui appartiennent les actifs de M. D Vaillancourt, et dont les actionnaires et administrateurs sont les frères Luc, Paul et Guy Vaillancourt.

Gilles Vaillancourt ex-maire de Laval

Me Talbot a aussi été secrétaire de la Fondation Marcel Vaillancourt pour l'enfance lavalloise.   En 1998, il a immatriculé la compagnie à numéros qui gère la Succession Marcel Vaillancourt, dont le maire est administrateur et vice-président.

L'avocat mène une carrière fructueuse, mais discrète, loin des tribunaux.  Même à Laval, il n'est pas une figure connue du grand public.  Mais dans la communauté d'affaires lavalloise, et en particulier dans le monde de l'immobilier, ses contacts privilégiés avec la famille Vaillancourt sont bien connus.

Me Talbot a également été associé à des proches du maire ou de sa formation politique, le Parti du ralliement officiel (PRO) des Lavallois.   Il s'est notamment associé à l'homme d'affaires Alain Contant pour l'achat de deux terrains qui appartenaient à la Ville de Laval, dans des secteurs industriels.   Alain Contant, aujourd'hui décédé, était alors le comptable officiel du PRO et un proche organisateur politique du maire Vaillancourt.

C'est toutefois en 1992 que les affaires de Me Talbot deviennent publiques, alors qu'il achète pour 235 000$ les intérêts des Vaillancourt dans un terrain du boulevard Le Carrefour, quelques mois seulement avant que la Défense nationale n'achète le même lot pour 2 millions$.  La Presse a tenté en vain de parler à Me Talbot: il a répondu dans un courriel qu'il n'avait pas l'habitude d'accorder des entrevues.

Après avoir été associé à deux autres avocats, il a fondé sa propre firme, Robert Talbot & Associés, en 2004.   Son étude loge dans des locaux d'un autre bureau d'avocats, Deveau, Bourgeois, Gagné, Hébert & Associés (autrefois connu sous le nom de Deveau Lavoie), qui a obtenu de nombreux mandats de l'hôtel de ville de Laval au cours des années.   Son associé principal, Jean Deveau, qui vient tout juste prendre sa retraite, est un cofondateur du parti politique du maire Vaillancourt, le PRO des Lavallois, qui règne sans partage sur la Ville depuis 1981.  (extrait de La Presse Montréal Samedi le 17 février 2007.)

 
 

La lenteur de la justice sourit à maître Robert Talbot

 
 

Il avait été arrêté par l’UPAC, en mai 2013, avec 35 politiciens, fonctionnaires, ingénieurs, entrepreneurs en construction ou collecteurs de fonds.  On reprochait à Me Talbot d’avoir alimenté la caisse électorale de ristournes provenant des firmes qui auraient bénéficié de ce stratagème frauduleux dans l’octroi des contrats publics par la Ville, entre 1996 et 2010.

Il invoquait l’arrêt Jordan de la Cour suprême, qui prévoit qu’à l’exception de circonstances exceptionnelles, tout accusé devrait être jugé dans un délai de 30 mois.  Le juge James Brunton a conclu que le dossier moins complexe de Maître Talbot «n’aurait pas dû être inclus avec les autres coaccusés» par la Couronne.

Dans son cas, un procès aurait été «une question de semaines», tandis que les autres accusés subiront un procès d’une durée de quatre mois en raison de la «preuve monstrueuse» accumulée dans l’enquête, a estimé le magistrat.

Requêtes rejetées

Par ailleurs, le juge Brunton a rejeté des requêtes similaires qu’avaient présentées 11 de ces autres accusés dans cette affaire.

Le juge a conclu que leur dossier est «particulièrement complexe» et que les délais «ne sont pas déraisonnables» dans un système judiciaire «malheureusement» engorgé.

Il s’agit de Claude Asselin, Jocelyn Dufresne, Serge Duplessis, Louis Farley, Alain Filiatrault, Giuliano Giuliani, Guy Jobin, Carl Ladouceur, Daniel Lavallée, Leonardo Moscato et Yves Théberge.

Un interdit de publication empêche de rappeler les fonctions occupées et le rôle allégué de ces accusés dans la combine qui a coûté des dizaines de millions de dollars en trop aux contribuables.

En décembre 2016, l’ex-maire Gilles Vaillancourt a plaidé coupable, écopant six ans d’incarcération, en plus de se voir dépouillé de 8,6 millions $ en produits de la criminalité.

Trois des 37 individus arrêtés sont décédés depuis le début des procédures judiciaires.

 
 

Sources: Le Courrier de Laval pour Transcontinental Inc.; Journal de Montréal et Hebdo Régionaux Laval pour Québecor; La Presse/Gesca pour Power Corporation of Canada; Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada; Le Devoir pour SPEQ Le Devoir inc.; Droit-Inc.; Ordre professionnel des avocat du Québec Le Barreau du Québec.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 20 février 2017

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