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Riadh Ben Aïssa, fraudeur ou mercenaire expiant pour SNC/Lavalin ?
  SNC poursuit Ben Aissa
Les voleurs poursuivent le voleur: édifiant!

Dans le cadre du scandale des "pots-de-vin" de SNC/Lavalin, on découvre l'implication de l'ingénieur Riadh Ben Aïssa vice-président exécutif et vice-président Infrastructure, Eau, Geotechnique et Laboratoire, Construction et sous-traitance Armement chez le Groupe SNC/Lavalin Inc. jusqu'au 9 février 2012. Il n'était pas seulement le grand patron de pour l'Afrique du Nord, il était responsable de la division Construction de la firme, donc chargé de dossiers majeurs au Québec, dont le contrat de construction du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), évalué à 1,3 milliard de dollars. Il ne faudrait jamais oublié qu'il relevait directement du président de l'entreprise. Il est accusé d'avoir payé Arthur-T. Porter ( 08 ) l'ami de Philippe Couillard, 25 millions$ en commission pour obtenir le contrat de construction. Emprisonné en Suisse durant 19 mois et extradé au Canada, il devint délateur pour la GRC. Emprisonné à Montréal le 19 novembre 2014 il est libéré sous condition d'ici son procès en 2017

lui reproche aussi d'avoir orchestré de mystérieux paiements totalisant 56 millions de dollars à des «agents intermédiaires» pour l'obtention de contrats dans plusieurs pays de l'Afrique du Nord. La firme de génie-conseil SNC-Lavalin aurait-elle pu éviter le pire scandale de son histoire? Il y a près de 15 ans, un de ses dirigeants a sonné l'alarme au sujet des pratiques douteuses de l'un de ses employés, Riadh Ben Aïssa, dans ses affaires à l'étranger. À l'époque, on lui a répondu de ne pas s'en mêler. Qui ça?

 

Riadh Ben Aïssa au fil du temps

2015

9 avril 2015
SNC/Lavalin poursuit Bebawi et Ben Aïssa

Nouvelle salve de SNC-Lavalin dans sa campagne pour se présenter en victime d'employés renégats plutôt qu'en promoteur institutionnel des pratiques de corruption: le géant du génie-conseil vient de déposer une poursuite de 127 millions de dollars contre deux de ses anciens cadres, dont le délateur de la GRC Riadh Ben Aissa.

L'autre ancien cadre visé par la requête est Sami Bebawi, autre ancien dirigeant mêlé aux activités de la firme en Afrique du Nord qui a déjà été le superviseur de Riadh Ben Aissa ( 05 ). Des avocats et des banquiers étrangers qui les auraient aidés à détourner des fonds destinés à la corruption sont aussi ciblés par la réclamation de SNC-Lavalin déposée au palais de justice de Montréal.

«Ben Aissa et Sami Bebawi ont pu exécuter leur détournement de fonds et détourner plus de 127 millions de fonds appartenant au plaignant, pour leur propre bénéfice et pour le bénéfice de leurs amis, familles et entités légales liées respectives», écrivent les avocats de SNC-Lavalin dans leur requête.

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26 mars 2015
Riadh Ben Aïssa a collaboré avec la GRC contre SNC-Lavalin

Des documents rendus publics jeudi confirment que l'ancien vice-président de la division construction de SNC-Lavalin, Riadh Ben Aïssa, collabore avec la GRC dans les enquêtes visant les allégations de corruption en Libye contre le géant de l'ingénierie québécois.

On apprend aussi de ce document que Riadh Ben Aïssa a été interrogé pendant trois jours par la GRC, en juillet 2013, alors qu'il était toujours emprisonné en Suisse dans l'attente de son procès.

Lors de cet interrogatoire qui remonte à il y a presque deux ans, Riadh Ben Aïssa a confirmé que des sommes provenant d'ententes d'agent commercial pour des contrats en Libye avaient été ensuite versées au fils de l'ancien dictateur libyen, Saadi Kadhafi.

Selon Me Hébert, il est logique de penser qu'un témoin aussi important s'attende à un retour d'ascenseur et que Riadh Ben Aïssa demande des garanties que son dossier au Québec soit traité avec mansuétude.

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2014

19 novembre 2014
Relâché sous condition d'ici son procès en 2017

La cour vient d'accepter de le libérer en attendant le début des audiences dans son dossier, qui n'auront pas lieu avant 2017 dans le meilleur des cas, selon l'estimation du tribunal.

La poursuite s'opposait à la remise en liberté de l'accusé mais le tribunal a été convaincu par les nombreuses garanties offertes par l'avocat de M. Ben Aïssa. Ce dernier devra porter 24 heures sur 24 un bracelet électronique permettant de le localiser.

Il devra avertir la police et être accompagné d'agents de sécurité s'il se déplace hors d'un périmètre restreint. Il versera aussi une caution de 250 000 $ qui sera saisie en cas de manquement à ses conditions.

S'il est trouvé coupable de la longue liste d'accusations liées à la fraude et la corruption alléguée au CUSM, M. Ben Aïssa risque un maximum de 14 ans de prison. La juge a estimé aujourd'hui que selon son implication et la jurisprudence en la matière, il serait réaliste qu'il écope de 6 à 10 ans de pénitencier s'il est trouvé coupable au procès.

Source: La Presse

 
 

18 août 2014
Aïssa s'entend avec la Suisse et celle-ci le déclare coupable

L'ex-vice-président de la division Construction de SNC-Lavalin Riadh Ben Aïssa aurait conclu un accord avec la justice suisse dans lequel il reconnaît sa culpabilité à plusieurs accusations portées contre lui là-bas. Cette entente à l'amiable ouvrirait la porte à son extradition vers le Canada, où un mandat d'arrêt pèse également contre lui.

Il est emprisonné depuis plus de 2 ans et demi en Suisse, un record de durée pour une détention préventive. Il a été arrêté en avril 2012 sous des soupçons de corruption de fonctionnaire étranger, de gestion déloyale, d'escroquerie et de blanchiment d'argent en lien avec des pots-de-vin qui auraient été versés par SNC-Lavalin pour obtenir des milliards de dollars de contrats en Libye sous le régime de Mouammar Kadhafi.

Ben Aïssa avait mis sur pied des sociétés-écrans dans des paradis fiscaux, dont les comptes bancaires se trouvaient en Suisse. Ces compagnies étaient utilisées par SNC-Lavalin officiellement comme agents commerciaux pour aider à l'obtention de contrats en Libye.

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6 novembre 2014
L'ingénieur devient délateur pour la GRC

L'ex-haut dirigeant de SNC-Lavalin accusé d'avoir orchestré de gigantesques complots de corruption au Québec et en Libye, est maintenant délateur pour la GRC dans le cadre d'une enquête sur les agissements du géant du génie-conseil québécois.

M. Ben Aissa est en guerre contre SNC-Lavalin depuis l'éclatement des scandales au Québec et en Libye. La firme de génie a réussi à se faire reconnaître comme une victime de ses agissements devant les tribunaux suisses. Dans des procédures civiles déposées au Québec, l'entreprise allègue que Ben Aissa et au moins un autre dirigeant ont violé le code de conduite interne et causé du tort à la compagnie par leurs tractations avec le régime de l'ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi.

Le frère de Ben Aissa a aussi déposé une poursuite de cinq millions de dollars contre SNC-Lavalin. Il accuse la compagnie d'avoir fait de son frère un bouc émissaire.

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15 octobre 2014
SNC-Lavalin: extradé, Riadh Ben Aïssa est arrivé au Québec

Les autorités suisses ont procédé à l'extradition de Riadh Ben Aïssa, un des coaccusés dans le projet Lauréat, a fait savoir le commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafrenière. Le patron de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a souligné dans un communiqué que l'ex-vice-président directeur, division construction de SNC-Lavalin est détenu par la Sûreté du Québec.

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2013

 
 
 
 

28 mai 2013
Plainte pour traitement inhumain

Ex-patron canadien, Riadh Ben Aïssa entame son 14e mois de détention préventive en Suisse pour blanchiment et corruption, un record. Son frère dénonce l’acharnement du Parquet fédéral et porte plainte contre le procureur général.

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13 avril 2013
Centre hospitalier universitaire McGill

L'ancien vice-président à la division construction de la firme d'ingénierie SNC-Lavalin, Riadh Ben Aïssa, aurait détourné à des fins personnelles la somme de 41,84 millions de dollars, selon un affidavit de la Gendarmerie Royale du Canada GRC.

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11 juillet 2013
Poursuite

La firme SNC/Lavalin intente une poursuite de 2 M $ contre Riadh Ben Aïssa, Cynthia Vanier et Stéphane Roy pour détournement d'argent pour payer des pots-de-vin et atteinte à la réputation de l'entreprise. ( 06 )

Source : Radio-Canada première chaîne radio

 
 

Février 2013
Accusations du Québec

Le Québec (Bureau de lutte à la corruption et à la malversation) accuse Riadh Ben Aïssa de fabrication de faux, de fraude envers le gouvernement, de commissions secrètes et de recyclage des produits de la criminalité, dans le dossier du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

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2012

 
 
 
 

28 septembre 2012
Dénonciation et pratique douteuse

Le 28 septembre 2012, M. Rod Scriban, dans son témoignage recueilli par le Globe and Mail, affirme qu'on lui a alors répondu de cesser de s'intéresser au cas de Ben Aïssa. À ce titre, il était chargé de superviser les représentants de l'entreprise à l'étranger. M. Scriban affirme avoir alerté le service du contentieux au sujet de Riadh Ben Aïssa après avoir constaté que des commissions versées par ce dernier servaient à enrichir sa belle-famille en Arabie saoudite. Si SNC-Lavalin l'avait écouté, elle n'aurait peut-être pas été secouée par un scandale qui l'a fait dégringoler en Bourse et lui a valu non pas un, mais deux recours collectifs, au Québec et en Ontario.

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Avril 2012
Perquisition au Québec et emprisonnement en Suisse

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) perquisitionne au siège social de SNC-Lavalin, suite à une demande d'entraide judiciaire de la Suisse. Riadh Ben Aïssa est arrêté et emprisonné en Suisse. Il est soupçonné de corruption, d'escroquerie et de blanchiment d'argent en lien avec des affaires conclues en Afrique du Nord.

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9 février 2012
Démission ou congédiement

Riadh Ben Aïssa, vice-président de la division Construction, de SNC/Lavalin dit démissionner de son poste. Par contre la société annonce que le vice-président pour le Moyen-Orient et l'Afrique-du-Nord, Riadh Ben Aïssa a été contraint de démissionner et avait quitté le service de la société.

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2011



Riadh Ben Aïssa devient délateur pour la Gendarmerie Royal du Canda GRC
Riadh Ben Aïssa biographie
Riadh Ben Aïssa détenu en

Le voleur SNC/Lavalin poursuit le voleur Riadh Ben Aïssa: édifiant gens d'affaires
Riadh Ben Aïssa SNC-Lavalin,
 Arrestation de Riadh Ben Aïssa,
Collaboration avec la GRC contre SNC/Lavalin
Riadh Ben Aïssa Tunisie,
Riadh Ben Aïssa Libye,
Riadh Ben Aïssa Kadhafi fils,
Riadh Benn Aïssa Suisse, Extradition, Canada, Québec

 

Durant l'année 2011
Relations avec la famille Kadhafi

Il est révélé qu'en 2011, dans une déclaration écrite soumise à la Cour supérieure ( en 2014), Riadh Ben Aïssa affirme que SNC-Lavalin a embauché la belle-fille du dictateur Libyen Mouammar Kadhafi. SNC-Lavalin déclare que Ben Aïssa a utilisé 1,8 million$ sans permission dans une tentative de faire passer Saadi Kadhafi, le fils du dictateur au Mexique mais que ce dernier avait finalement abouti au Niger. SNC/Lavalin demande aussi 202 000 $ utilisé pour réaménager un condo de Saadi Kadhafi à Toronto. Ben Aïssa prétend que SNC-Lavalin avait depuis longtemps une relation avec le régime Kadhafi et qu'elle tente aujourd'hui de lui mettre toute la responsabilité sur le dos. Selon les documents de la cour, SNC-Lavalin voulait embaucher le fils de Kadhafi comme vice-président en 2008.

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2001

Durant 2001
Pots-de-vin en Tunisie

Les enquêteurs de la GRC affirment aussi que SNC-Lavalin a versé de « larges sommes d'argent » à Slim Chiboub, gendre de l'ancien dictateur tunisien Ben Ali. De 2001 à 2010, SNC-Lavalin aurait versé 5,942 millions de dollars à Chiboub par l'entremise de compagnies mises sur pied par Riadh Ben Aissa. Une commission d'enquête en Tunisie fera le point sur l'ensemble du dossier

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Slim Chiboub

2000

Jacques Lamarre

Riadh Ben Aïssa devient délateur pour la Gendarmerie Royal du Canda GRC
Riadh Ben Aïssa biographie
Riadh Ben Aïssa détenu en Suisse, Riadh Ben Aïssa SNC-Lavalin, Arrestation de Riadh Ben Aïssa,
Riadh Ben Aïssa Tunisie,
Riadh Ben Aïssa Libye,
Riadh Ben Aïssa Kadhafi fils,
Riadh Benn Aïssa Suisse, Extradition, Canada, Québec

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Riadh Ben Aïssa Kadhafi fils,
Riadh Benn Aïssa Suisse, Extradition, Canada, Québec

 

Début 2000
Pots-de-vin et commissions

À partir du début des années 2000, Riadh Ben Aïssa a obtenu plus d'un milliard de dollars en contrats pour SNC-Lavalin en Libye. Pour verser des pots-de-vin au dirigeant libyen et au fils de Mouammar Kadhafi, il aurait créé une société écran, Duvel Securities, dont les comptes de banque sont en Suisse.

On savait que Riadh Ben Aïssa avait gardé de l'argent pour lui-même, mais on apprend qu'il en aurait aussi versé à son supérieur, Sami Bébawi. Ainsi, en 2001 Riadh Ben Aïssa donne instruction à Duvel de verser 4 millions de dollars dans son compte personnel; 4 autres millions  doivent aller à Sami Bébawi.

Ce dernier était le grand patron de la division construction chez SNC-LAVALIN jusqu'en 2006. Il était directement sous l'autorité du président de l'entreprise, Jacques Lamarre.

Plusieurs employés de SNC-Lavalin ont dit aux journalistes connaître l'existence de ce stratagème.

C'était un secret de polichinelle, même sur les chantiers, raconte un cadre de SNC dont nous protégeons l'identité. « M. Bébawi, pour un certain temps, va toucher une partie des commissions pour le travail [qu'il] a commencé par le passé », dit cet homme, ajoutant : « Je ne peux pas imaginer qu'ils [la direction] ne le savent pas, alors que nous, à notre niveau, on le sait »

Source: Société Radio-Canada Première chaîne

 
 

Portrait professionnel

 
 

Riadh Ben Aïssa a été vice-président exécutif et vice-président d'Infrastructure, Eau, Geotechnique et Laboratoire, Construction et sous-traitance Armement chez le Groupe SNC/Lavalin Inc. jusqu'au 9 février 2012.

Il a aussi été Chef exécutif de EPAY Systems Inc., Il a 17 ans d’expérience en tant que gestionnaire, entrepreneur et investisseur. Il a fait fructifier et géré plusieurs compagnies technologiques.

Il a débuté sa carrière en tant qu’ingénieur de logiciels en France, où il a développé un logiciel de contrôle intelligent de robot pour l’industrie manufacturière.

Il a ensuite travaillé pour Johnson Controls où il a développé et obtenu quatre brevets états-uniens.  

En 1996, il crée AB Internet Solutions. Début 2001, M Aïssa se joint à Computer Discoveries Inc., de Chicago en tant que vice-président. Là, il développe de nouvelles approches de développement des marchés, gère plusieurs équipes spécialisées en logiciels.

Fin 2002, il fonde American EPAY Inc. et en devient le dirigeant. Il est un membre actif du Chicago Entrepreneurship network.

De 1981 à 1991 il a été membre de l’équipe de natation de la Tunisie. Il détient plusieurs records en tant que nageur pour le Wisconsin, la Tunisie et l’Afrique. Il a reçu le prix JCI Chairman’s award pour la présidence de compagnie de plus de 60 000 employés.es.

M  Aïssa détient une maitrise en Electrical and Computer engineering de l’université du Wisconsin et détient 6 brevets en son nom. Il détient aussi un MBA de l’Université Northwest Kellogg School of Management.

 
 

Il négocie un plaidoyer de culpabilité avec la Suisse
Riadh Ben Aïssa extradé au Canada et emprisonné au Québec
est libéré sous-conditions le 19 novembre 2014
Il est maintenant délateur pour la GRC

 
 

Riadh Ben Aïssa, un ex-dirigeant canadien de SNC/Lavalin fut incarcéré à Berne en Suisse durant 19 mois. Accusé de corruption pour des affaires en Libye, il a conclu un accord de reconnaissance de culpabilité avec le Ministère public de la Confédération (MPC) suisse. La justice le soupçonnait de corruption d’agents publics, de gestion déloyale et de blanchiment. Le MPC a obtenu l’aval du Tribunal pénal fédéral et les biens du Canadien en Suisse sont confisqués.

Il fut extradé vers le Canada en octobre 2014. En novembre 2014, nous apprenons qu'il devient délateur pour la Gendarmerie Royale du Canada et le 19 novembre 2014, il est libéré sous conditions en attendant son procès qui aura lieux en 2017.

De son côté, son employeur SNC/Lavalin a réussi à se faire reconnaître comme victime des agissements de son Vice-président, ce qui est surprenant puisque Ben Aïssa relevait directement du PDG Lamarre. «En date du 4 août 2014, SNC-Lavalin a accepté un règlement soumis par la Suisse et les avocats de Ben Aïssa.»

Nous savons maintenant que monsieur Ben Aïssa est en guerre contre SNC-Lavalin depuis l'éclatement des scandales au Québec et en Libye. Dans des procédures civiles déposées au Québec, l'entreprise allègue par ailleurs que Ben Aïssa et au moins un autre dirigeant ont violé le code de conduite interne et causé du tort à l'entreprise par leurs tractations avec le régime de l'ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi.

Le frère de Ben Aïssa a aussi déposé une poursuite de 5 millions de dollars contre SNC-Lavalin, qu'il accuse d'avoir fait de son frère un bouc émissaire.

Crainte du PDG

Si plusieurs anciens dirigeants de SNC-Lavalin font face à des accusations criminelles pour des histoires de corruption, l'entreprise elle-même n'a été accusée de rien.

Mais dans une entrevue récente au Globe and Mail, le PDG de la firme, Robert Card, a laissé entendre qu'il s'inquiète toujours de cette possibilité. Il a déclaré que le dépôt d'accusations contre l'entreprise elle-même pourrait forcer son démantèlement ou sa vente à des intérêts étrangers, ce qui menacerait les 5 000 emplois de son siège social de Montréal.

Il a été impossible de savoir si M. Card était au courant que M. Ben Aïssa était devenu délateur lorsqu'il a manifesté ces inquiétudes.

Pas de collaboration avec l'UPAC

Riadh Ben Aïssa est présentement détenu à Montréal dans un tout autre dossier, celui du trucage de l'appel d'offres du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), sur lequel a enquêté l'Unité permanente anticorruption (UPAC) du Québec. Il ne collabore pas avec la justice dans ce dossier, selon nos informations. Les procureurs provinciaux du Bureau de lutte à la corruption et à la malversation se sont d'ailleurs opposés à sa remise en liberté dans l'attente de son procès.

La GRC, pour sa part, enquête plutôt sur les activités de SNC-Lavalin en Afrique du Nord. Elle n'a pas encore déposé d'accusations contre Ben Aïssa dans ce dossier, même s'il a plaidé coupable à des infractions connexes devant un tribunal suisse. Ce sont des procureurs de la Couronne fédérale qui piloteront ce dossier.

Dans des documents judiciaires liés à l'enquête, la GRC affirme que «au cours des 10 dernières années, des dirigeants de SNC-Lavalin auraient commis des actes de corruption d'agents publics étrangers dans le cadre de contrats majeurs octroyés en Tunisie et en Libye».

Saadi Kadhafi et deux avocats genevois

Dans un acte d’accusation de près de 100 pages, Riadh Ben Aïssa reconnaît le versement de plusieurs millions de francs à Saadi Kadhafi, fils de l’ex-dictateur libyen. SNC-Lavalin a ainsi obtenu de juteux contrats dans la Libye du Colonel Kadhafi.

Saadi Kadhafi et Riadh Ben Aïssa

A titre privé, Riadh Ben Aïssa a aussi prélevé des rétro-commissions sur des contrats d’ingénierie via Tresca Holdings, une offshore gérée par un avocat de Genève. Curieusement, le MPC n’a retenu aucune prévention formelle contre cet avocat qui gérait les biens immobiliers de Riadh Ben Aïssa à Genève.

Dans cette affaire, un second avocat genevois est, lui, accusé pour gestion déloyale, escroquerie, corruption d’agents publics et blanchiment d’argent. Pour l’heure, son sort n’est pas connu.

Selon l'enquête suisse, les 139 millions de dollars ont transité par la Banque privée suisse EFG, à Genève. Les comptes seraient liés à des compagnies incorporées aux Îles Vierges britanniques, un archipel des Antilles connu comme paradis fiscal. Les compagnies auraient été mises sur pied dès 2001 avec l'aide d'un avocat genevois, Roland Kaufmann, pour servir d'écran et dissimuler la provenance des sommes payées par SNC-Lavalin International, une filiale de la société. L'avocat Kaufmann vient d'être lui aussi accusé de corruption et blanchiment d'argent.

Roland Kaufmann  Photo : Site du bureau d'avocats Froriep Renggli

L'enquête suisse étudie les comptes de deux sociétés écrans des Îles Vierges, Duvel Securities et Dinova, par lesquelles auraient transité les paiements suspects.

Une grande part de mystère entoure encore la destination finale de ces sommes.

Selon des sources proches de l'enquête contactée par la télévision suisse, une transaction de plusieurs millions de dollars aurait abouti dans les coffres d'intermédiaires proches du régime libyen de Mouammar Kadhafi. L'objectif aurait été de débloquer des paiements dus pour le projet de la Grande rivière artificielle géré par SNC-Lavalin.

Les enquêteurs s'interrogent aussi sur des sommes qui auraient abouti dans une dizaine de comptes personnels de Riadh Ben Aïssa et de son épouse à la banque suisse UBS.

Des millions confisqués et une comparution publique

Au cours de son enquête, le MPC a détecté plus de 130 millions de francs suisses (153,788,270 $ dollars canadiens) de versements douteux. Des versements qui ont alimenté des dizaines de comptes bancaires, essentiellement sur la place financière genevoise.

A titre personnel, Riadh Ben Aïssa se serait illicitement enrichi par dizaines de millions. Selon une source, on évoque un chiffre d’une quarantaine de millions. Il possède notamment deux immeubles à Genève. Le MPC réclame la confiscation de cet argent et de ses biens saisis en Suisse dont une partie sera remise à son ex-employeur et partie plaignante. Donc, SNC-Lavalin, en tant que « victime » (une épithète incroyablement abjecte) recevra 14 millions de dollars de la confiscation des biens appartenant à Ben Aïssa en Suisse et touchera également 2 millions $ qui seront restitués directement par Ben Aïssa à partir du compte en banque de son épouse.

En outre, le MPC exige une peine de prison ferme de trois ans. S'il y avait eu un procès, Riadh Ben Aïssa risquait en effet jusqu’à sept ans et demi de détention. Incarcéré depuis avril 2012, le Canadien d’origine tunisienne détient le record de prison préventive pour une affaire de blanchiment en Suisse. Une condition qui a même «ému» au sein du MPC, selon une source au Parquet fédéral.

Aucun blâme pour SNC-Lavalin ?

L'acte d'accusation établit dans le menu détail comment Riadh Ben Aïssa a versé des millions de dollars provenant de contrats de SNC-Lavalin en Libye à Saadi Kadhafi, le fils du dictateur libyen déchu, mais ne conclut pas que la firme elle-même était au courant des agissements de son vice-président.

L'ex-vice-président de SNC-Lavalin gardait pour lui une partie des sommes qui étaient versées par sa firme à de supposés agents commerciaux pour obtenir ces contrats. On y apprend aussi que Riadh Ben Aïssa a obtenu de la part des fournisseurs des commissions sur les achats effectués par SNC-Lavalin en Libye.

Le dossier suisse montre aussi que le supérieur de Ben Aïssa à SNC-Lavalin jusqu'en 2006, Sami Bebawi, aurait touché des millions de dollars selon une entente pour partager à parts égales des sommes détournées.

Malgré tout, les procureurs concluent « qu'il n'est pas clair de savoir dans quelle mesure le groupe SNC-Lavalin avait conscience que les versements que [Riadh Ben Aïssa] opérait » lui bénéficiaient personnellement.

Selon l'ancien journaliste d'enquête de la Radio Télévision Suisse, Yves Steiner, qui a suivi cette affaire au cours des deux dernières années, la justice suisse compte sur la justice canadienne pour déposer d'éventuelles accusations contre SNC-Lavalin.

« On sent que les procureurs ont rapidement envie de boucler cette affaire-là parce qu'il y a une telle masse de choses à traiter et qu'ils estiment que le Canada doit aussi faire une partie du boulot. La justice suisse s'est concentrée sur Riadh Ben Aïssa, sur l'avocat qui a participé au schéma de blanchiment d'argent avec M. Ben Aïssa, maintenant le reste de l'affaire c'est au Canada et au Québec que ça doit se faire. »

La famille Ben Aïssa garde des millions

La justice suisse a saisi des millions en immeubles et en argent dans des comptes en Suisse, mais on apprend que Riadh Ben Aïssa a exigé et obtenu comme conditions essentielles à sa reconnaissance de culpabilité que la résidence de plusieurs millions où habite son épouse à Monaco et un compte en banque qu'elle détient à l'Arab Bank (Switzerland) à Genève et qui contient également plusieurs millions soient exclus des biens qui seront confisqués par la justice au terme de cette affaire.

Extradition au Canada?

Comme il a été condamné le 01 octobre 2014, l'ex-dirigeant de SNC-Lavalin fut extradé dans son pays en octobre 2014. Au Canada, il doit répondre de ses actes dans une autre affaire de corruption liée au Centre de santé de l’Université McGill, à Montréal. Interpellés par la RTS et Radio-Canada/CBC, les avocats de Riadh Ben Aïssa en Suisse et au Canada ne font aucun commentaire.

Riadh Ben Aïssa

 
 

Le frère de Ben Aïssa dépose une plainte contre le procureur général de la Suisse

 
 

28 mai 2013 - Ex-patron canadien, Riadh Ben Aïssa entame son 14e mois de détention préventive en Suisse pour blanchiment et corruption, un record. Son frère dénonce l’acharnement du Parquet fédéral et porte plainte contre le procureur général.

 

Tunisie, prochaine étape?

 
 

Ben Ali

Slim Chiboub

Des millions en pots-de-vin pour un gendre de l'ex-président tunisien Ben Ali.

Les enquêteurs de la GRC affirment aussi que SNC-Lavalin a versé de « larges sommes d'argent » à Slim Chiboub, gendre de l'ancien dictateur tunisien Ben Ali.

De 2001 à 2010, SNC-Lavalin aurait versé 5,942 millions de dollars à Chiboub par l'entremise de compagnies mises sur pied par Riadh Ben Aissa.

Selon les documents, ces entreprises « auraient servi de caisse noire, c'est-à-dire, au paiement de pots-de-vin dans le but de sécuriser divers contrats d'infrastructure octroyés par les gouvernements étrangers ».

En 2009, SNC-Lavalin était en lice pour l'octroi du projet de construction et de gestion du port en eaux profondes d'Enfidha, en Tunisie, évalué à 1,4 milliard d'euros.

En 2010, la firme canadienne s'est vue attribuer le contrat pour la conception et la construction d'une centrale thermique au gaz à Sousse, en Tunisie.

Décrit par un ex-employé tunisien d'homme "qui manquait d'humanité", il est également sous les projecteurs de la Commission d'investigation sur la corruption et les malversations (CICM) tunisienne. Selon La Presse canadienne, ( 07 ) Ben Aïssa est suspecté depuis 2012 d'avoir entretenu des liens avec le gendre de Zine El-Abidine Ben Ali, Sakher El-Materi (qui habite ici), par le biais de Kébir Ratnani, alors vice-président de SNC-Lavalin Maroc, et a été accusé par d'anciens employés d'avoir été en contact avec le beau-frère de Ben Ali, Belhassen Trabelsi. Les accusations avaient immédiatement été réfutées par l'avocat de Ben Aïssa.

En 2010, SNC-Lavalin avait obtenu, en partenariat avec Ansaldo Energia, le contrat de construction de la nouvelle centrale thermale de Sousse devant la compagnie française Alstom, laquelle avait pourtant assuré la construction des deux sites précédents.

SNC-Lavallin, qui devrait récupérer l'argent détourné de ses opérations, nie avoir eu connaissance des activités de l'ancien vice-président de sa division construction.

La société se présente comme une "référence en matière d'éthique"!!!!!!!!!!

Sources: Radio-Canada Nouvelles et CBC pour la Société CBC/Radio-Canada, Métropole pour Stéphane Mastropolo, RTS.ch pour Radio-télévision Suisse, Le Huffington Post de Québec pour AOL Canada Inc.; La Press/Gesca pour Power Corporation du Canada

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références, titrage et traduction de l'anglais par : JosPublic
Mise à jour le 7 novembre 2014

 

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

L'ex-PDG de SNC/Lavalin, Pierre Duhaime est officiellement inculpé

 Démission d'Yves Cadotte, ingénieur collusionneur de chez SNC/Lavalin

Gens d'affaires

Fiche:
Collusion et Éthique

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Un ex-haut dirigeant de SNC-Lavalin arrêté en Suisse pour corruption - Sur Radio-Canada Nouvelles, 1er mai 2012

 

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02
 

Former VP warned SNC years before foreign bribery scandal - Sur Globe & Mail 27 septembre 2012

 

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03

 

Un avocat de Genève pris au piège du scandale de blanchiment SNC-Lavalin - Sur Radio-Télévision Suisse RTL

 

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04
 

SNC-Lavalin: une culture de pots-de-vin, selon un ex-cadre - Sur Huffington Post Québec - 13 février 2013

 

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Sami Bäbawi a été vice-président exécutif d’Infrastructure et Construction chez Groupe SNC/Lavalin Inc. jusqu’en 2006. Il a aussi été membre du bureau du Président. Il avait des responsabilités corporatives dans la gestion des projets.

 Il a plusieurs années d’expérience dans le design de centrales thermiques, hydrauliques et nucléaires. Il a servi en tant que directeur d’Hydro-One Inc. d’Ontario du 8 octobre 2004 au 21 avril 2012. Il est membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec et membre de l’Association des ingénieurs danois. Il est aussi chargé de cours à l’université Concordia à Montréal. - Sur MétéoPolitique

 

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À propos de Stéphane Roy ex-vice-président chez SNC/Lavalin - Sur MétéoPolitique

 
 

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Selon La Presse canadienne, Ben Aïssa est suspecté depuis 2012 d'avoir entretenu des liens avec le gendre de Zine El-Abidine Ben Ali Sakher El-Materi (Qui habite ici), par le biais de Kébir Ratnani, alors vice-président de SNC-Lavalin Maroc

 

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À propos de Dr. Arthur-Thomas Porter, ami et partenaire d'affaires du Dr. Philippe Couillard et membre du Parti Conservateur du Canada. - Sur MétéoPolitique

 

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