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M. Pietro Perrino et ses conflits d'intérêts

Un membre influent du Parti Libéral du Québec en affaires
avec des gens d'affaires au portefeuille louche

En 2015, il reçoit une permanence dans la haute fonction publique du Québec. En 2015, sa conjointe convoite sans succès l'investiture d'un comté pour le Parti Libéral du Québec.  En 2014, le fils Nicolas Perrino devient président de la Commission jeunesse du Parti Libéral du Québec.  Le 26 juin 2014, Philippe Couillard nomme Pietro Perrino, un proche de Jean Charest, au poste de secrétaire général associé au ministère du Conseil exécutif du Québec (Conseil des ministres, salaire: 179 000$).  Celui-ci entre en fonctions le 2 juillet 2014. ( 01 )  Simultanément, il est le copropriétaire et vice-président principal de la firme VMCAP inc. ( 02 ) et siège au conseil d'administration de bien d'autres entreprises.  Il y a quelques temps il siégeait au conseil d'administration de la SAQ et était le responsable d'une partie du programme F.I.E.R voué à soutenir de nouvelles entreprises et qui a fait scandale à cause d'une gestion douteuse.  Avec les fonds il est devenu lui-même copropriétaire de plusieurs entreprises dont BCIA Sécurité, plus tard mise en faillite par Luigi Coretti dans un imbroglio de conflits d'intérêts et de comportements mafieux ( 03 ).

Gens d'affaires

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Pietro Perrino bio-politico au fil du temps

2017

23 février 2017
Le haut fonctionnaire Pietro Perrino aurait comploté pour cacher l'adresse de la firme BCIA

François Legault chef de la Coalition Avenir Québec

Selon des courriels lus en Chambre et déposés à l’Assemblée nationale, M. Perrino, qui était responsable en 2010 du fonds d’investissement FIER-Boréal du Saguenay–Lac-Saint-Jean, a tenté de cacher à Investissement Québec la véritable provenance de l’entreprise de sécurité BCIA, propriété de Luigi Coretti et basée à Montréal, pour qu’elle profite d’une aide financière.

«J’ai mis la main sur des courriels où M. Perrino écrit à M. Coretti. “Pourrais-tu me donner l’adresse, au Saguenay, de BCIA? Peut-être qu’on pourrait mettre l’adresse du cégep d’Alma.”  Deux mois plus tard: “Luigi, ça ne marche pas. Investissement Québec attend après une adresse au Saguenay”», a lancé François Legault de la CAQ, qui avait déjà mentionné l’existence de ces courriels en décembre 2016.

M. Perrino est secrétaire général associé à l’économie.

«Pietro Perrino a essayé de faire croire que l’adresse au Saguenay, c’était l’adresse du cégep d’Alma, parce qu’ils font de la formation de gardes de sécurité. Ce n’est pas sérieux. Quand le premier ministre va-t-il faire preuve d’un minimum de sens de l’éthique puis reconnaître que la seule raison pourquoi M. Perrino est là, c’est parce que c’est un organisateur libéral?» a lancé Legault.

 « Il y a une bombe qui allait sauter au Parti libéral et elle a été désamorcée avec l’annulation du procès Coretti », a lancé le député caquiste Simon Jolin-Barrette, dans le Salon bleu mercredi. « M. Coretti voulait convoquer à son procès l’ancien premier ministre libéral Jean Charest, son ancien ministre […] Jacques Dupuis ainsi que le numéro deux du gouvernement actuel […] Pietro Perrino », a-t-il ajouté, tout en brandissant la liste des pièces à conviction saisies au quartier général de BCIA le 30 juin 2010. « [Ceux-ci] relèvent de nombreux liens entre les investissements de FIER et ceux de M. Perrino chez BCIA. »

 
 
 
 
 

22 février 2017
Coretti voulait que des libéraux témoignent

Luigi Coretti aurait déposé le 22 février 2017 une requête afin d’avoir accès au mandat d’écoute électronique dont il a fait l’objet.   Il soutient que cette permission aurait été accordée pour de faux motifs: une cause reliée à une affaire de stupéfiants n’ayant aucun lien avec les accusations pesant contre lui.  Il certifie n’avoir jamais été mêlé à ce type de crime. Coretti soutient par ailleurs que c’est Pietro Perrino et non Tony Tomassi qui était intervenu pour faire débloquer sa demande de permis de port d’arme après que la Sûreté du Québec eut refusé de lui en accorder un. À propos de son procès Coretti se dit convaincu que les procédures judiciaires se sont éternisées, car des questions politiques sensibles y étaient liées. Il explique que ces retards ont commencé à se multiplier lorsqu’il a signifié sa volonté d’«assigner Jean Charest et Jacques Dupuis» à témoigner. Il voulait aussi faire témoigner Pietro Perrino, un ancien organisateur pour le PLQ et pour l’ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt.

Perrino est l’actuel secrétaire général associé au ministère du Conseil exécutif, qui relève directement du premier ministre Philippe Couillard. Coretti et Perrino se connaissaient bien. Ce dernier avait décidé d’investir dans la firme BCIA.  Perrino a déjà dit au journal Le Devoir qu’il voulait voir Coretti en prison.  Ce dernier rétorque que lorsqu’il en aura «fini avec lui [...] on va voir qui va aller en prison».

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2016

8 décembre 2016
Pietro Perrino, aujourd’hui haut fonctionnaire, a été organisateur politique de Gilles Vaillancourt

Il a été organisateur d’une campagne électorale de Gilles Vaillancourt.   «Un des premiers mandats que j’ai eus, c’est la campagne de 2001, dit-il. Mon client était le Parti PRO des Lavallois. Je facturais mes heures.  J’étais payé par chèque par le PRO, comme un autre fournisseur.»   Avait-il eu de l’information sur les activités criminelles qu’a reconnu avoir commises l’ancien maire?  «Non jamais, assure-t-il. La réputation de Gilles Vaillancourt en 2001, ça n’avait rien à voir avec aujourd’hui. C’était un joueur majeur, tous paliers politiques confondus. Il avait été président de l’Union des municipalités du Québec... Il en menait large!»   En 2001, le titre de Pietro Perrino dans la campagne de Vaillancourt était celui d'organisateur en chef.  Mais le haut fonctionnaire minimise son rôle, à l’ombre de Vaillancourt, le véritable patron des élections au PRO, selon lui.

 Sous Philippe Couillard, il est devenu l’un des plus hauts fonctionnaires de l’État. Dans une rare entrevue, Pietro Perrino assure n’avoir rien su des activités criminelles de l’ancien maire de Laval.

Militant libéral de longue date, proche de l’ancien premier ministre Daniel Johnson, Pietro Perrino est devenu en 2014 secrétaire général associé au ministère du Conseil exécutif, le ministère du premier ministre, rémunéré 180 000 $ par année.

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1er décembre 2016
BCIA: la CAQ rappelle les liens d'un proche de Couillard avec Luigi Coretti

Simon Jolin-Barrette
Député provincial de la circonscription de

S'appuyant sur des échanges de courriels, notamment entre MM. Perrino et Coretti, le député caquiste Simon Jolin-Barrette a affirmé que la situation de cet adjoint du premier ministre est «immorale».

Dans un point de presse, ce dernier a soutenu que les courriels démontrent l'implication de M. Perrino dans les activités du Bureau canadien d'investigation et d'ajustement (BCIA), une agence de sécurité dirigée par M. Coretti.

«On demande au gouvernement de démettre M. Perrino de ses fonctions parce qu'on considère, à la lumière des courriels, de la preuve que vous avez devant vous, qu'il n'est pas apte à occuper ce poste-là, a-t-il dit aux journalistes. Ça soulève énormément de questions relativement aux liens qui existent entre M. Perrino, entre M. Coretti.»

L'entreprise montréalaise a bénéficié du soutien d'un Fonds d'intervention économique régional (FIER) dirigé par M. Perrino, dont le mandat était d'investir du capital de risque au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Un rapport du vérificateur général, mandaté par le gouvernement à la suite d'une controverse entourant la gestion des (FIER), dont le capital se composait de deux tiers de fonds publics, a révélé que le FIER administré par M. Perrino avait un niveau d'actifs hors région plus élevé que le seuil autorisé et qu'il avait investi de son propre avoir dans la compagnie BCIA en faisant un actionnaire en conflit d'intérêts puisqu'il siégeait à la SAQ et BCIA avait un contrat litigieux avec la société d'État..

Source - Journal La Presse

2015

16 décembre 2015
Permanence dans
la haute fonction publique

Pietro Perrino, homme d’affaires et militant pour le Parti Libéral du Québec depuis longtemps a reçu une permanence dans la haute fonction publique du Québec. Il occupait déjà le même poste de secrétaire général associé à l’exécutif de la province depuis 2014, sur la base d’un contrat qui venant à échéance en mai 2017.

La recommandation est faite par le Dr Philippe Couillard, appuyée par le cabinet des ministres.

Son poste se situe au deuxième palier de l’appareil d’État, juste sous le secrétaire général Juan Roberto Igleisas, médecin et premier fonctionnaire du Québec. Il touche un salaire de 180 000$ par année.  Une llocation mensuelle de 1 225 $ « pour ses frais de séjour à Québec » lui a été versée jusqu'à la fin de l'année 2015.

Ce dernier est responsable du « comité ministériel de l’économie, de la création d’emplois et du développement durable ».

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Nicolas Perrino

Josée Guillemette

 
 
 
 
 
 

30 septembre 2015
La conjointe de Pietro Perrino échoue dans sa tentative de devenir candidate du PLQ dans Fabre

Pietro Perrino

 

Le 1er octobre 2015, JosPublic apprend que la candidature de Josée Guillemette, chef de cabinet et conjointe de Monsieur Perrino a été mise de côté. Mme Guillemette aurait exercé trop de pression pour porter les couleurs du parti dans la circonscription lavalloise, dit-on dans les cercles libéraux. Josée Guillemette est une militante libérale de longue date et la conjointe de Pietro Perrino, membre de la garde rapprochée de Philippe Couillard.  Peu de temps après son arrivée au pouvoir, le premier ministre a nommé M. Perrino secrétaire général associé au Conseil exécutif.  Il a été conseiller de Robert Bourassa et de Daniel Johnson à Québec, puis de Paul Martin à Ottawa.  Le fils du couple Guillemette-Perrino, Nicolas Perrino, est le président de la Commission-Jeunesse du Parti Libéral du Québec.

Josée Guillemette a des racines dans le bastion libéral de Fabre, à Laval : elle a été attachée politique de l'ancienne députée et ministre Michelle Courchesne ( 12 ) à son bureau de circonscription.  Elle a également travaillé un certain temps aux côtés de Gilles Ouimet, qui a démissionné cet été comme député de Fabre.

Josée Guillemette est présentement directrice de cabinet du ministre responsable des affaires autochtones, Geoffrey Kelley.  Elle a auparavant occupé les mêmes fonctions auprès de la titulaire de l'Immigration, Kathleen Weil.

L'association libérale de Fabre vient de donner son appui à Mme Guillemette pour porter les couleurs du parti à l'élection partielle, preuve que sa candidature est passablement ficelée. Le quartier général du parti a normalement dû donner sa bénédiction pour que l'on franchisse cette étape.

L'entourage de Philippe Couillard ( 13 ) n'a voulu ni confirmer ni infirmer les informations, émanant de plusieurs sources.

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2014

 

2 juillet 2014
Nomination au Conseil exécutif du Québec

Le 26 juin 2014, JosPublic apprend que Philippe Couillard nomme Pietro Perrino un proche de Jean Charest au poste de secrétaire général associé au ministère du Conseil exécutif du Québec (conseil des ministres) Celui-ci entre en fonction le 2 juillet 2014. Il est le copropriétaire et vice-président principal de la firme VMCAP inc.

2011

1er avril 2011
Liquidation du fonds d'investissement FIER Boréal 02

 

Les administrateurs du Fonds d'intervention économique régional (FIER) Boréal 02 ont conclu une entente à l'amiable avec Investissement Québec afin de fermer les livres d'ici la fin de l'année 2011. Des sources ont confié à Radio-Canada que les gens d'affaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui avaient investi dans ce FIER auraient perdu leur mise.

 

2009

29 avril 2009
Aucun problème, selon Investissement Québec

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29 avril 2009
Parfum de scandale à Investissement Québec

Valier Boivin et Pietro Perrino

Un fonds de développement régional profite à des entreprises de Montréal. Des millions devant servir à créer des emplois au Saguenay et au Lac Saint-Jean ont abouti dans des entreprises de la région de Montréal appartenant à des libéraux. Le détournement des objectifs d'un FIER par Pietro Perrino et autres comparses. Un système pour s'enrichir personnellement avec l'argent de l'État.

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2008

 

8 mai 2008
La belle-sœur de Pietro Perrino nommée juge par Jacques Dupuis

 

Lorsqu’il était ministre de la Justice, Jacques Dupuis a nommé juge à la Cour du Québec la belle-sœur de Pietro Perrino, libéral notoire, ami et ex-conseiller de Jean Charest, et administrateur de deux FIER qui ont investi des millions dans la controversée firme de sécurité BCIA de Luigi Coretti.

Julie Messier est la conjointe de Bruno Perrino, le frère de Pietro.  Sa nomination à la chambre civile et à la chambre de la jeunesse de la Cour du Québec à Laval

Dans son court CV, on apprend que Julie Messier est membre du Barreau depuis 1993 et qu’elle a exercé comme «avocate et gestionnaire d’un bureau de pratique privée multidisciplinaire» depuis 1997.

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2006

Janvier 2006
FIER Ville-Marie s.e.c.

 

En janvier 2006, il met sur pied le fonds d’intervention économique régional F.I.E.R. Ville-Marie, S.E.C., qui vise à aider les entreprises à obtenir du financement aux étapes de démarrage et de développement

 
 

Pour le lancement du programme, voici l'équipe du Parti Libéral du Québec à l'avant-garde du conflit d'intérêts:
M. Alain Paquet, député de Laval-des-Rapides et adjoint parlementaire au ministre des Finances
M. Raymond Bachand, ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation
Me Valier Boivin, président du Fonds Fier Ville-Marie
M. Gilles Vaillancourt, maire de Laval et président de la Conférence régionale des élus de Laval ( 11 )

2004

 
 
 
 

Durant l'année 2004
Pietro Perrino est un investisseur
chez BCIA

Être un visiteur habituel au bureau de Luigi Coretti, c'est normal pour Pietro Perrino, puisqu'il était investisseur personnel chez BCIA c'est-à-dire: Le Bureau canadien d'investigations et d'ajustements qui offrait un service d'enquête, analyse électronique, agents de sécurité, patrouille préventive, réponse aux alarmes, transport de valeurs, services techniques d'agents de sécurité, filature et contre-filature, de la surveillance électronique de toute nature pour les secteurs privés, gouvernementaux, institutionnels et corporatifs, autant que pour des fins d'encadrements pour les événements internationaux.

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7 août 2004
Nomination à la SAQ

Membre du conseil d'administration de la Société des alcools du Québec (SAQ), une nomination du premier ministre Jean Charest le 3 novembre 2004 pour un mandat de deux ans (Décret 1021-2004); Renouvellement le 7 août 2007 pour un mandat de trois ans (Décret 623-2007);
Renouvellement le 30 novembre 2011 pour un mandat de trois ans (Décret 1216-2011);
Membre indépendant (Décret 1219-2011)

En 2009-2010, M. Perrino a touché 21 755$ pour sa présence aux réunions du CA de la SAQ;
En 2014 Président du comité des pratiques commerciales

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2002

À partir de 2002
Impliqué dans les approvisionnement dans le domaine de la santé

 

M. Perrino a siégé au conseil d’administration de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont en plus d’être secrétaire du comité des affaires financières et matérielles de cet hôpital de 2002 à 2008.

 
 

1999

Pietro Perrino (au centre, photo prise en 1994), ancien directeur du camp du Non et ex-conseiller de Jean Charest

 

Date 9 avril 1999
Formation de Pergui Groupe Conseil

 

Il fonde Pergui Groupe Conseil qui agit à titre de consultant auprès de dirigeants d’entreprises en élaborant avec eux leur positionnement stratégique et leur développement d’affaires. La firme compte parmi sa clientèle des entreprises ou organismes œuvrant principalement dans les secteurs de la santé, de l’énergie, des transports, de l’industrie forestière, de l’affichage, des services professionnels ainsi que dans la gestion immobilière. 

Autres

Titulaire d’une maîtrise en administration des affaires (MBA) de l’Université du Québec à Montréal (2001). Il détient également, une certification universitaire en gouvernance de sociétés du Collège des administrateurs de sociétés de l’Université Laval, le désignant comme un administrateur de société certifié (A.S.C.) (2007).

De 1985 à 1998, il a agi comme conseiller auprès de deux premiers ministres du Québec; MM. Robert Bourassa et Daniel Johnson. À deux reprises, il a assumé la responsabilité du recrutement pour l’ensemble des candidats aux élections pour le Parti Libéral du Québec. De 1998 à 2005, il a été également conseiller du Ministre des Finances puis du Premier Ministre du Canada; M. Paul Martin.

 
 

Résumé et commentaires par JosPublic

 
 

Formé en gestion d'entreprise, Pietro Perrino crée Pergui Groupe Conseil,
( 04 ) une société de consultants qui conseille des entreprises dans tous les domaines où il a cueilli personnellement de l'information préférentielle auprès des politiciens et politiciennes du clan Libéral Québec/Canada.

Ces expériences des programmes de l'État deviennent monnayables auprès de compagnies qui ont besoin de se faire guider pour avoir accès à la mamelle subventionnaire de l'État.

Avec le temps, il se met à investir lui-même dans des entreprises qu'il conseille. Lorsque le gouvernement de Jean Charest met sur pied un fonds d’intervention économique régional (F.I.E.R.) il dérape en ne faisant plus la différence entre ses intérêts personnels et ceux des entreprises en démarrage qui ont besoin de financement public.

Avec plusieurs personnes dont Valier Boivin et Gilbert Grimard, ils détournent la vocation des F.I.E.R. en faisant fi des régions et des règles de saine gestion.

Le gouvernement se fait taper sur les doigt par le vérificateur général du Québec. ( 05 ) Mais il est trop tard, déjà Perrino nage avec des requins mafieux tels que Luigi Coretti de BCIA et ses complices qui n'ont su que s'enrichir et mettre en faillite l'entreprise. ( 06 )

Des personnalités libérales, comme l'ancien député démissionnaire Jean-Sébastien Lamoureux et l'ancienne ministre Lisa Frulla, siégeaient au conseil d'administration de IQ FIER, la filiale d'Investissement Québec censée superviser l'activité des FIER, ces 44 sociétés de capital de risque créées par le gouvernement Charest pour soutenir le développement régional.

Pietro Perrino était aussi un conseiller de Daniel Johnson, qui fut directeur des opérations du comité du NON en 1995 et nommé par Jean Charest administrateur de la Société des alcools du Québec (SAQ) Il est au centre de cette affaire avec Valier Boivin, cofondateur du FIER Ville-Marie et président de
VMCAP Inc, propriétaire de Chavajoli inc formant la moitié de l'entreprise Pergui Groupe Conseil inc. Les deux sont impliqués dans la structure de financement et d'organisation du Parti libéral du Québec.

Gilbert Grimard, le vice-président du PLQ en 2009 devient en 2014 président intérimaire du PLQ, il est aussi un dirigeant du FIER-Boréal 02.

La personne qui avait le mandat de gérer le programme FIER se nomme Jacques Daoust à l'époque dirigeant d'Investissement Québec, ex-ministre du gouvernement Couillard. Les deux démontrant un déficit d'éthique.

Sans être mis en accusation, on retrouve d'autres personnalités politiques qui ont frayé dans ce dossier. Il semble aussi que l'ex-ministre de la Sécurité publique, Jacques P. Dupuis aurait trempé dans l'histoire au point d'avoir dû démissionner de ses fonctions de ministre et député. En tirant sur tous les bouts de ficelle de cette histoire, on retrouve l'ex-chef de police de Montréal Yvan Delorme qui devint le conjoint de Nathalie Normandeau, elle-même ex-ministre à l'éthique élastique. ( 07 )

Un bel aréopage de belles têtes formant le Parti Libéral du Québec autant sous Jean Charest que sous Philippe Couillard.

Avec la nomination le 26 juin 2014 de Monsieur Perrino en tant que conseiller au ministère du Comité exécutif, le premier ministre le place dans une situation de conflit d'intérêts parfait. Il pourra vendre toutes les informations qu'il y recueillera à ses clients et les transmettre à son partenaire d'affaires dans
VMCAP inc. Valier Boivin.

Sans compter les occasions de se servir des informations lorsqu'il siège à des conseils d'administration comme chez Groupe Évolution Inc.. Malgré tous les conflits d'intérêts dont celui où il est soupçonné d'une fraude 7M$ et malgré qu'il ait été un organisateur pour Gilles Vaillancourt l'ex-maire déchu de Laval, le chef du Parti Libéral lui donne une promotion au sein du Conseil des ministres, faisant la preuve par 1000 de tout ce qui s'est dit devant la Commission Charbonneau: Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction.

Décidément la leçon donnée par la juge Charbonneau n'aura pas eu l'effet escompté. Ils ne sont pas réformables. Il faudrait maintenant que l'UPAC porte des accusations, mais la nouvelle ministre de la sécurité publique et Philippe Couillard veulent placer un chef de la Sûreté du Québec qui penche plus vers la vision Libérale de la justice...l'Unité permanente anti-corruption pourrait ainsi être menacée de démentellement.

Alors si la police est complice, nous voguons vers l'haïtisation ( 08 ) du Québec.  -
JosPublic

 

Coretti a bien l'intention de se venger des politiciens qui ont détruit sa vie

 
 

Contributeur à la caisse libérale, Luigi Coretti était en bien meilleurs termes avec le Parti libéral du Québec en 2010, comme en témoigne cette photo prise lors d’une soirée de financement peu de temps avant qu’une enquête criminelle soit lancée contre lui.

 

Si son procès s’était tenu, Luigi Coretti aurait convoqué à la barre des témoins l’ancien premier ministre Jean Charest, l’ex-ministre de la Sécurité publique Jacques-P. Dupuis et l’actuel haut fonctionnaire de l’État Pietro Perrino à témoigner.

C’est ce que l’ancien patron de la firme BCIA a expliqué au Bureau d’enquête de l'Agence QMI, dans une entrevue coup de poing.

Le quinquagénaire a été arrêté pour fraude en 2012.  Il devait subir son procès début 2017, mais en novembre 2016, la Couronne a abandonné toutes les accusations.

L’homme d’affaires se dit surpris de ce dénouement.

Il aurait aimé pouvoir vider son sac devant le tribunal. «Ma vie est pas mal finie. Je n’avais rien à perdre pour aller à la cour me battre», dit-il.

Coretti se dit convaincu que les procédures judiciaires se sont éternisées, car des questions politiques sensibles y étaient liées.

Il explique que ces retards ont commencé à se multiplier lorsqu’il a signifié sa volonté d’«assigner Jean Charest et Jacques Dupuis» à témoigner.

Perrino, témoin clé

Il voulait aussi faire témoigner Pietro Perrino, un ancien organisateur pour le PLQ et pour l’ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt.

Perrino est l’actuel secrétaire général associé au ministère du Conseil exécutif, qui relève directement du premier ministre Philippe Couillard. Coretti et Perrino se connaissaient bien. Ce dernier avait décidé d’investir dans la firme BCIA.

Perrino a déjà dit au Devoir qu’il voulait voir Coretti en prison. Ce dernier rétorque que lorsqu’il en aura «fini avec lui [...] on va voir qui va aller en prison».

Maintenant libéré de toute accusation, Coretti compte lancer plusieurs procédures judiciaires.

«M. Perrino, ça fait 30 ans qu’il vit sur le bras de l’État. (...) Il va être obligé de s’expliquer (...) Moi, je suis déjà mort. Il ne peut pas me tuer deux fois», lance-t-il.

Permis de port d’arme

Coretti soutient par ailleurs que c’est M. Perrino et non Tony Tomassi qui était intervenu pour faire débloquer sa demande de permis de port d’arme après que la Sûreté du Québec eut refusé de lui en accorder un.

L’affaire avait fait la manchette en 2010. La Presse soutenait que Tomassi, alors ministre et ami de Coretti, avait servi d’intermédiaire et avait organisé une rencontre.

Le tout s’était conclu dans le bureau du ministre Jacques-P. Dupuis, alors à la Sécurité publique.

«Tomassi n’a rien à voir là-dedans», insiste Coretti.  Proche de Dupuis, Perrino était alors membre du conseil d’administration de la SAQ.

Joint au téléphone, Jacques Dupuis, irrité, a déclaré, avant de raccrocher: «Je n’ai aucun commentaire à formuler. Cette histoire-là est vieille, elle est derrière moi».

En 2010, Dupuis avait reconnu avoir rencontré Coretti à son bureau, mais avait nié toute intervention pour le favoriser.

Pietro Perrino s’est aussi refusé à tout commentaire hier, invoquant une consigne du Conseil exécutif.

«Je vais vous demander de parler au secrétaire général associé aux emplois supérieurs, André Fortier», a-t-il dit. M. Fortier ne nous a pas rappelés.

Requête

Le 22 février 2017 Luigi Coretti aurait déposer une une requête afin d’avoir accès au mandat d’écoute électronique dont il a fait l’objet.

Il soutient que cette permission aurait été accordée pour de faux motifs: une cause reliée à une affaire de stupéfiants n’ayant aucun lien avec les accusations pesant contre lui. Il certifie n’avoir jamais été mêlé à ce type de crime.

En décembre 2016, la Coalition avenir Québec réclamait la démission de Pietro Perrino en raison des manœuvres auxquelles il se serait livré avec Coretti à l’époque.

Le député Simon Jolin-Barrette avait alors rendu publique une série de courriels concernant Perrino et son implication avec la firme BCIA.
 

 

 
 

Le Scandale étouffé de BCIA

 
 

Être un visiteur habituel au bureau de Luigi Coretti, c'est normal pour Pietro Perrino, puisqu'il était investisseur personnel chez BCIA.

Au même moment il était membre du conseil d'administration de la Société des alcools du Québec (SAQ), une nomination du premier ministre Jean Charest en 2004.

Cette position lui permet de soutenir le président de BCIA dans ses récriminations sur les termes d’un contrat avec la SAQ.
BCIA a obtenu de la SAQ des contrats d'une valeur de 660 000$.

Également gestionnaire du FIER Boréal du Saguenay Lac-Saint-Jean, il a fait financer BCIA via Investissement Québec pour la somme de 4,1 M$, aujourd’hui disparue dans la faillite de BCIA.


Comment est-il parvenu à faire financer Luigi Coretti et BCIA, comment en est-il venu a investir lui-même dans l'entreprise? Comment et par qui Coretti a-t-il demandé l'aide du programme F.I.E.R.?

Qui a convaincu le Mouvement Desjardins d'investir dans BCIA et pourquoi Jacques Daoust à l'époque à la tête d'Investissement Québec et aujourd'hui Ministre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, a-t-il accepté un si gros investissement. Comment et pourquoi a-t-il soutenu Perrino et Coretti?

Serait-ce avec les bons conseils de Tony Tomassi, ex-ministre de la famille, condamné en juin 2014 pour avoir utilisé une carte de crédit d'essence de BCIA fournie par Luigi Coretti, tout en facturant l'État pour les mêmes dépenses?

Il semble aussi que l'ex-ministre de la Sécurité publique, Jacques P. Dupuis aurait trempé dans l'histoire au point de devoir démissionner comme ministre et député.

En tirant sur tous les bouts de ficelle de cette histoire, on retrouve l'ex-chef de police de Montréal Yvan Delorme qui devint le conjoint de Nathalie Normandeau, elle même ministre à l'éthique élastiques.

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Autres conflits d'intérêts

 
 

En 2009, en plus d'administrer une partie du programme, les comparses libéraux sont actionnaires de quatre entreprises qui ont obtenu l'aide du FIER-Boréal et du FIER-Ville-Marie: (liste non exhaustive)

Toptent inc (ou les tentes tops) : un million de dollars d'aide.; Le premier actionnaire n'est pas majoritaire: Fier Boréal 02, Société en commandite. Le deuxième actionnaire est le FIER Ville-Marie, S.E.C. et le troisième actionnaire est la Société en commandite Parabris. Le 28 juin 2014 Bloomberg/Business week en dit ceci ici;

Zoommed
(300 000 $) compagnie de technologie de la santé. Implication de Valier Boivin, en 2014 au conseil d'administration (cofondateur) de Groupe Évolution Inc.;

Ranaz Corporation (630 000 $); Une société de portefeuille où Pietro Perrino siège au conseil d'administration en 2014. En 2009, la firme donne un contrat à Groupe Évolution Inc où siègent Perrino et Boivin;

Systèmes BUS (375 000 $). En 2007 souscription d'actionnaires de 1 million 100$ et en 2008 vente d'actifs ( 10 ).  En 2008 la compagnie change de nom pour devenir SUB Capital Inc. et Valier Boivin et Pietro Perrino sont au conseil d'administration.

 
 

Justifications boiteuses

 
 

Le rôle que se donne Pietro Perrino est celui d'Investissement Québec qui est responsable de l'application du programme et dans ce cas n'a pas fait son travail de protéger l'intérêts des citoyens et citoyennes payeurs de taxes du Québec.

La critique vient directement du Vérificateur général du Québec.

  • «Quand on lève de l'argent dans le public et que je dis que je pense que c'est une bonne entreprise et qu'il faut la soutenir, si moi je ne me convaincs pas que c'est un bon projet, que je ne mets pas d'argent dedans, comment je peux convaincre les gens d'investir dedans?» a lancé M. Perrino.

  • «Quand on met de l'argent dans ces sociétés-là, quand les FIER investissent, nous, on cherche à être membre du conseil d'administration, on veut suivre ces investissements-là. On ne peut pas nous reprocher d'être administrateur de ces sociétés quand on met de l'argent. Il faut qu'on suive ça, ces investissements-là!»
     

  • Sur les six millions d'investissements de FIER-Boréal, «trois millions ont été placés à l'extérieur de la région et trois millions dans des entreprises qui ont des activités ou des bureaux au Saguenay-Lac-Saint-Jean», a expliqué M. Perrino. Toptent, qui fabrique des chapiteaux, «a son siège social à Laval, mais la structure en aluminium est faite par une entreprise d'Alma; les trailers, à Rimouski. Si on n'avait pas injecté de l'argent là-dedans, ça n'existerait pas ces entreprises-là».

Au sein de FIER-Boréal, un comité est formé pour faire les choix d'investissements. Il compte une vingtaine de membres, des investisseurs dans FIER-Boréal. «Je me retire quand le comité prend une décision concernant une société dans laquelle je suis actionnaire et administrateur», a dit M. Perrino.

«Des fois, je suis devenu actionnaire après que le FIER eut investi, ou des fois de façon concomitante», a-t-il ajouté. «Dans ZoomMed, j'ai environ 700 000 actions, c'est moins de 1% de l'ensemble des actions. Dans les autres entreprises, ce sont des fractions de 1%.»

M. Perrino, en 2009, est président du conseil de ZoomMed, qui développe un prescripteur électronique. FIER-Boréal a investi 300 000 dollars dans ZoomMed.

«On n'était pas là quand la décision a été prise», a dit M. Perrino.

En 2014, il est impossible de savoir combien d'entreprises font toujours des affaires, combien sont sous respirateur artificiel et combien ont fait faillite? Il faudra probablement attendre à un prochain rapport du vérificateur général dans une dizaine d'années.

 

Sources: La Presse/Gesca pour Power corporation of Canada, Rue Frontenac pour les lockoutés du Journal de Montréal Québecor; Bloomberg/Businessweek pour Michael Bloomberg

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 14 janvier 2016

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Histoire de l'affaire Luigi Coretti de BCIA - Le Bureau canadien d'investigations et d'ajustements à Montréal

  Pas de quoi être FIER
du programme piloté par le ministre Clément Gignac et le Parti Libéral du Québec

Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

Notes & Références encyclopédiques:

01

 
 

Pietro Perrino est nommé au poste de secrétaire général associé au ministère du Conseil exécutif du Québec (conseil des ministres) - Sur le site du premier ministre du Québec

 
 

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02

La firme VMCAP inc. dont le copropriétaire est Pietro Perrino - Sur MétéoPolitique

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03

 

À propos de BCIA, Bureau canadien d'investigations et d'ajustements, de son financement et de l'implication de Pietro Perrino - Sur MétéoPolitique

 

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04

À propos de Pergui Groupe Conseil - Sur MétéoPolitique

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05

 

Vérification de la : Gestion du programme par IQ FIER inc. 2009-2010, par le Vérificateur général du Québec. Document PDF

 
 

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06

 

À propos de Luigi Coretti président fondateur de BCIA et de Tony Tomassi, ex-député, ex-ministre de la famille du Parti Libéral du Québec - Sur MétéoPolitique

 

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07

 

À propos de Jacques-P. Dupuis, ex-ministre de la Sécurité publique, de Yvan Delorme, ex-chef de police de Montréal et Nathalie Normandeau, ex-vice-première ministre et ex-ministres des Ressources naturelles du Québec - Sur MétéoPolitique

 

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08

 
 

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09

 

Gilbert Grimard, entrepreneur, en conflit d'intérêts avec le programme FIER en 2009, président du Parti Libéral du Québec en 2014 - Sur MétéoPolitique

 

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10

 

En 2007 : Placement privé de 1 100 000 $ pour BUS et en 2008 vente des actifs de Systèmes BUS

 

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11

 

À propos de Gilles Vaillancourt, ex-maire de Ville de Laval et donateur au Parti Libéral du Québec - Sur MétéoPolitique

 
 

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12

 

À propos de Michèle Courchesne - Sur MétéoPolitique

 

 

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13

 

À propos du Dr Philippe Couillard - Sur MétéoPolitique

 

 

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