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Le gouvernement du Québec F.I.E.R. de spolier les régions au profit de Montréal

Pietro Perrino, Gilbert Grimard, Valier Boivin
des militants du Parti Libéral du Québec travestissent le programme F.I.E.R.

En commission parlementaire, le ministre Raymond Bachand a souvent été à court d'arguments pour expliquer pourquoi de nombreux investissements réalisés par les FIER ont été faits dans des entreprises où Pietro Perrino et Valier Boivin, deux sympathisants libéraux, détenaient des intérêts.

 

  Pietro Perrino

 

 

Questions sans réponses, règles transgressées et liens étonnants entre des sympathisants libéraux et les FIER, les fonds de développement économique en région; le gouvernement a vécu des heures difficiles à la période des question à l'Assemblée nationale du Québec, le 29 avril 2009 et en commission parlementaire. ( 01 ) Celle-ci a scruté les investissements consentis par ces 44 fonds de développement, où Québec a un capital de 318 millions de dollars actuellement.

Le ministre responsable du Développement économique, Raymond Bachand, et le président d'Investissement Québec, Jacques Daoust, ont souvent été à court d'arguments pour expliquer pourquoi de nombreux investissements réalisés par les FIER - les deux tiers viennent des fonds publics - ont été faits dans des entreprises où Pietro Perrino et Valier Boivin, deux sympathisants libéraux, détenaient des intérêts. Dans plusieurs cas, la défense virulente opposée jeudi par le ministre Bachand s'est avérée inexacte vendredi.

Membre des conseils d'administration des FIER Ville Marie et Boréal 2 au Saguenay, M. Boivin n'avait pas déclaré ses intérêts au moment où l'organisme montréalais avait investi dans ses compagnies, en dépit de ce qu'avaient assuré M. Bachand et Investissement-Québec la veille.

Contrairement à ce qui avait été indiqué par Québec, les FIER avaient investi dans ces firmes après que MM. Perrino et Boivin eurent joint les conseils d'administration.

Pour le ministre Bachand, le député péquiste François Legault s'est lancé dans une opération de chasse aux sorcières, de McCarthysme, en s'acharnant sur des personnes avec des demi-vérités.

Visiblement mal à l'aise durant toute la séance de la commission parlementaire, il a conclu ses interventions en soutenant ne pas croire qu'on puisse s'occuper de tels détails alors que la crise économique frappe le Québec. (Note de
JosPublic: remarquez-ici que la réponse est un exemple de la plus basse démagogie)

Pour le député péquiste, en revanche, après trois jours de controverse autour de quatre compagnies, il est inexplicable que le ministre Bachand, et le président d'Investissement Québec, Jacques Daoust, aient été incapables de brosser un tableau précis de la situation.

Autre fait troublant découvert par le député adéquiste François Bonnardel, le FIER Estrie a mis 1 million de dollars dans le financement de Groupe Fox, une compagnie qui a pignon sur rue à Halifax, et dont les administrateurs se trouvent en Californie et en Virginie. Retombées de l'investissement: zéro emploi.

Pour MM. Legault et Bonnardel, on a jour après jour une accumulation de faits, d'irrégularités, qui portent à penser que des dirigeants de ces FIER sont en conflit d'intérêts, et que le fonctionnement de ces organismes est truffé d'irrégularités

Valier Boivin et Pietro Perrino

Les accusés veulent expliquer leur non-conflit d'intérêts

Les deux hommes d'affaires éclaboussés par la controverse, Pietro Perrino et Valier Boivin, les fondateurs du FIER Ville-Marie, ont indiqué à La Presse qu'ils souhaitaient venir expliquer eux-mêmes en commission parlementaire ces investissements en capital de risque, des «opérations trop complexes pour la joute politique».


Note de
JosPublic

Un autre bel exemple de démagogie. Raymond Bachand (il obtient de l'université Harvard une maîtrise en administration des affaires (MBA) en 1972, puis un doctorat en administration (D.B.A.) en 1981, ex-président du plus grand fonds de financement d'entreprise au Canada FSFTQ ) et François Legault (il a reçu une maîtrise en administration d'affaires (MBA) et est devenu comptable agréé. ex-administrateur de Provigo et vérificateur chez Ernst & Young.)

Alors ces deux personnes seraient incapables de comprendre un montage financier?

En commission parlementaire, de nouveaux constats étonnants de l'opposition sur la gestion de ces 44 fonds d'investissement régionaux, où Québec a investi 318 millions de dollars en capital de risque, ont mis dans l'embarras le ministre Bachand, qui a constamment renvoyé la balle à Investissement Québec. «Il se lave constamment les mains, il passe la puck à d'autres. Si j'étais ministre et que de telles questions étaient soulevées, je peux vous dire que j'y répondrais moi-même», a lancé M. Legault, critique péquiste aux Finances. Il fait fi de la mise en demeure que lui a transmise Pietro Perrino: «Il y a apparence de conflit d'intérêts quand on est des deux côtés de la clôture!»

François Legault a fait valoir que, contrairement à ce qu'avait soutenu le gouvernement, le FIER Ville-Marie avait investi dans deux compagnies dont Pietro Perrino et Valier Boivin étaient actionnaires ou administrateurs: System Bus et Zoommed. MM. Perrino et Boivin ont aussi créé en janvier 2006 le FIER Ville-Marie.

Ce fonds a acheté 5 millions d'actions de Zoommed, et M. Boivin n'a pas mentionné au conseil qu'il pouvait se trouver en conflit d'intérêts, a indiqué hier la direction d'Investissement Québec, qui, la veille, avait soutenu que toutes les règles avaient été respectées. M. Boivin affirme qu'il n'avait pas de déclaration à faire; il n'était pas administrateur, mais seulement actionnaire de Zoommed. Pour François Legault, on devrait réduire au minimum, à «de vraies exceptions», les cas où les dirigeants des FIER investissent dans des entreprises dont ils sont administrateurs.

Pour François Legault, il est pour le moins étrange que deux FIER aient consenti neuf investissements précisément dans des compagnies dont MM. Perrino et Boivin sont administrateurs ou actionnaires. Les deux hommes se trouvent aussi au conseil d'administration du FIER Boréal 2 au Saguenay, qui a investi plus de 2 millions dans les entreprises montréalaises de MM. Perrino et Boivin. En fait 3,5 des 6 millions du FIER Boréal sont investis en dehors de la région du Saguenay, en dépit de la règle qui veut qu'au moins 50% de l'argent reste dans la région.

MM. Bachand et Daoust n'ont pu préciser quelles ont été les retombées avait apporté dans la région d'un investissement de 2 millions$ dans la firme Bureau canadien d'investigation, dirigée par Luigi Coretti ( 02 ) et établie à Montréal - Investissement Québec la comptabilisait dans les investissements locaux. Sur la sellette, M. Daoust a indiqué que son organisme avait seulement deux fonctionnaires pour surveiller ces FIER.

Le député adéquiste François Bonnardel a renchéri quand il a relevé que cette même firme, propriété d'un donateur à la caisse libérale, avait bénéficié aussi de l'investissement maximum de 1 million dans trois autres FIER: ceux de l'Estrie et de Laval ainsi que le FIER spécialisé CPVC. En Estrie, les règles d'Investissement Québec sont bafouées, 70% des fonds sont investis dans d'autres régions. M. Daoust a produit une lettre pour montrer qu'on les avait rappelés à l'ordre mais n'a pu expliquer pourquoi d'autres fonds délinquants n'avaient pas eu cette mise en garde. «M. Daoust nous avait dit qu'aucune règle n'avait été enfreinte» a souligné le député Bonnardel.

Un fonds de développement régional profite à des entreprises de Montréal

Le Fonds d’investissement régional Boréal (FIER) destiné à soutenir l’économie du Royaume a fait sept de ses huit investissements dans des entreprises de Longueuil, de Brossard, de Montréal ou de Saint-Eustache, etc. Seulement 750 000 $ ont été dépensés à Saint-Prime.

Au moins quatre entreprises appartiennent, en tout ou en partie, à des libéraux notoires comme Pietro Perrino, ancien directeur du camp du Non et ex conseiller de Jean Charest. Le vice-président du PLQ, Gilbert Grimard, est aussi membre de la direction du FIER-Boréal. Le président du FIER-Ville-Marie, Valier Boivin, est aussi actionnaire de Toptent, une entreprise du Bas-Saint-Laurent, soutenue par le FIER-Innov-action, et dans laquelle le même Perrino a des intérêts.

Gilbert Grimard

Même chose pour l’entreprise TAIMI où le tandem Perrino-Boivin apparaît dans la liste des administrateurs et dans laquelle le FIER-Boréal a investi 750 000 $.

Dénonciation de Legault

Un parfum de scandale planait à l’Assemblée nationale, quand le député péquiste François Legault a fait ces révélations après avoir reçu des documents officiels du ministère du Développement économique.

«Dans la société en commandite Gestion FIER-Boréal du Saguenay–Lac-Saint-Jean, il y a trois administrateurs. Pietro Perrino, que le premier ministre connaît très bien, qui reste à Laval. Valier Boivin, un autre que le premier ministre connaît bien, qui reste à ville Mont-Royal. Et Gilbert Grimard, vice-président du Parti libéral, qui est le seul à rester au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Selon Investissement Québec, il faut que la majorité des membres du conseil d'administration des FIER proviennent du milieu régional, pas du milieu libéral», a déclaré le député Legault, devant des libéraux abasourdis. ( 03 )

«Celui qui est supposé de suivre ce qui se passe dans les fonds régionaux, c'est Investissement Québec FIER. Savez-vous qui sont les personnes qui dirigent Investissement Québec FIER? Jean-Sébastien Lamoureux et Liza Frulla», a lancé le député Legault à l’Assemblée nationale.

Ex-député libéral d’Anjou, Jean-Sébastien Lamoureux a été chef de cabinet de Monique Jérôme-Forget tandis que Liza Frulla n’a plus besoin de présentation, l’ex-ministre libérale étant quotidiennement au Club des Ex de Radio-Canada. Le président d’Investissement Québec, Jacques Daoust, a expliqué ce soir que Mme Frulla n’avait rien à voir avec les dossiers d’investissement.

«Je l’ai invitée au c.a. parce qu’elle est bien au fait de l’actualité et qu’elle a une bonne vue d’ensemble de ce qui se passe au Québec», nous a-t-il dit.
 
Raymond Bachand mal à l'aise

Coincé, le ministre des Finances, Raymond Bachand, a d’abord répété nerveusement que les FIER étaient des entreprises indépendantes. Finalement, il a souhaité qu’Investissement Québec fasse des «vérifications». Cette controverse tombe mal pour Jean Charest qui vient d’assouplir les règles afin de permettre à des ministres de son cabinet de faire des affaires avec le gouvernement.

Pauline Marois lui a demandé de revenir sur sa décision, il a refusé. M. Charest plaide que les règles québécoises sont maintenant «sensiblement» comparables à celles en vigueur à Queen’s Park ou à Ottawa

Pietro Perrino Valier Boivin Gilbert Grimard, BCIA, Raymond Bachand, FIER, F.I.E.R. Pietro Perrino, Valier Boivin

Sources:  le 29 Avril 2009 Agence QMI, Journal de Québec et Canoë pour Québecor. Le 02 mai 2009 sur La Presse/Gesca pour Power Corporation du Canada,

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 30 juin 2014

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Pietro Perrino

Dossier BCIA

  Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

Pietro Perrino Valier Boivin Gilbert Grimard, BCIA, Raymond Bachand, FIER, F.I.E.R. Pietro Perrino, Valier Boivin

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Journal des débats de l'Assemblée nationale du Québec, version finale. Le mercredi 29 avril 2009 - Vol. 41 N° 23 Investissements du Fonds d'intervention économique régional-Boréal 02

 

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02

À propos de Luigi Coretti ex-président de BCIA - Sur MétéoPolitique

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03

Fonds publics: des libéraux accusés de détournement - Sur Ex-Rue Frontenac

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