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Maître Pierre-L Lambert arrêté par l'UPAC
dans le cadre de l'opération Honorer sur le système de fraude à ville Laval
2 millions $ comptant dans un entrepôt

Jusqu'à son arrestation en mai 2013 l'avocat pratiquait chez Dunton Rainville.  Ex­gouverneur de la Chambre de commerce et de l’industrie de Laval, ex-secrétaire de la Cité du savoir à Laval et président de la Caisse populaire des Mille-Îles, Me Lambert a fait son apparition dans les médias en 2012 lorsque l’Agence QMI a découvert que son cabinet avait obtenu plus de 25 M$ en contrats de la Ville de Laval.  Il gardait 2 millions$ comptant dans un coffre fort et aurait favorisé l'évasion fiscale.   Après avoir plaidé coupable devant son ordre professionnel, il a été exclu du Barreau pour 2 ans.  

En 2017, grâce au Parti Libéral du Québec qui a définancé a deux reprises le système pénale du Québec, il bénéficie d'un arrêt des procédures contre lui.  Maintenant il pourra travaillé sur son égo qui selon son témoignage à la Commission Charbonneau, a été l'élément responsable de cette aventure en territoire du gangstérisme économique. - Il est a noté qu'il est toujours avocat et qu'il pourrait conseiller sur la sodomisation du système politique ou écrire un livre nouvelâgeux à propos des effets pervers de l'égo sur l'éthique.  Sommes-toutes, voilà qui donne confiance en la Justice québécoise            - JosPublic

Arrestation et Accusations

Début procès

Plaidoyer

Décision du tribunal

Sentence

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a arrêté Maître Pierre-L. Lambert le 9 mai 2013dans le cadre de l'Opération Honorer.  Entre le 1er janvier 1996 et le 30 septembre 2010 à Laval (district de Laval) et ailleurs dans la province de Québec,  il a eu en sa possession des biens, des choses et leurs produits d'une valeur dépassant 5 000$, sachant que ces biens, choses et leurs produits avaient été obtenus de la perpétration au Canada d'une infraction punissable sur acte d'accusation, commettant ainsi l'acte criminel prévu à l'article 355a) du Code criminel.

Au terme de l’enquête préliminaire, au palais de justice de Laval le 4 septembre 2015, la juge a rendu sa décision : la preuve s’avère suffisante pour citer à procès l'accusé. Procès remis à moult reprises entre 2013 et 2017. Finalement le procès n'aura jamais lieu.

 

A invoqué l'arrêt Jordan de la Cour suprême pour réclamer la fin des procédures

 

16 février 2017. La Cour supérieure a décidé du retrait des procédures à cause des délais par le juge James Brunton. Cette décision ne change en rien son témoignage à la Commission Charbonneau et la gravité des allégations présenté au juge par l’UPAC pour justifier son arrestation.

 

Après avoir plaidé coupable devant son ordre professionnel, il a été exclu du Barreau pour 2 ans.   Cependant au niveau civil, aucune sentence, sinon l'opprobre populaire

 

Gens d'affaires

 
 
 

Cet honorable avocat membre du Barreau du Québec, spécialiste dans le domaine des affaires municipales, est un des hommes de confiance de l’ex-maire Gilles Vaillancourt, qui lui confiait souvent l’avancement des grands dossiers de la Ville.  Me Lambert a notamment été le répondant et consultant légal de Laval pour la Cité de la culture et du sport, qui gère le projet de la Place Bell, ainsi que le complexe Multi-Sports de Laval.

Ses liens avec l’ex-maire Vaillancourt en ont fait sourciller plusieurs lorsque l’UPAC a fait une perquisition au coffre-fort de ce dernier, qui était dans la Caisse populaire gérée par Me Lambert, en octobre dernier.

«Cette arrestation n’était pas attendue de notre part, explique la porte-parole de la Caisse populaire des Mille-Îles. Nous savions que les autorités faisaient une grande enquête, mais on gardait l’idée qu’on est innocent jusqu'à preuve du contraire.»

Selon Mme Lecourt, la succursale est maintenant gérée par un président intérimaire depuis que Me Lambert s’est retiré de la présidence temporairement pour des raisons de santé, en octobre dernier, soit le même mois que la perquisition de l’escouade Marteau.

 
«

La motivation de mes gestes n'a jamais été l'appât du gain ou la recherche de quelque récompense ou avantage personnel. (...) j'ai toujours cherché à rendre service, à ne pas décevoir les personnes qui m'appréciaient et qui m'ont fait confiance. (...)   Lorsqu'on trouve le moyen de faire sentir important une personne à la recherche de reconnaissance, il est alors plus facile de lui faire perdre ses repères et même ses valeurs.   En pareil cas, comme je l'ai mentionné plus tôt, le pire ennemi demeure notre ego.   Aussi je tiens à m'excuser aujourd'hui...                      Extrait du mea culpa de Me Pierre Lambert

»
 
 

Opération Honorer - Arrestations 9 mais 2013

 
 

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a arrêté, jeudi matin le 9 mai 2013, l'ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt, dans le cadre de la plus importante frappe de son histoire.   En tout, 37 personnes sont accusées en lien avec un stratagème de collusion et de corruption dans l'octroi des contrats municipaux.

Les chefs d'accusation contre les suspects sont fraude, fraude envers le gouvernement, complot, abus de confiance, corruption dans les affaires municipales, recyclage des produits de la criminalité et gangstérisme.

Le système était établi en trois groupes distincts: «des entrepreneurs et ingénieurs, des facilitateurs (avocats, notaires et un commerçant), ainsi qu'un groupe d'individus, composé d'un maire d'un directeur général et d'un directeur général à l'ingénierie», selon l'UPAC.

 Dans le cas de l'avocat Lambert la requête de l'UPAC se lit comme suit:  Entre le 1er janvier 1996 et le 30 septembre 2010 à Laval (district de Laval) et ailleurs dans la province de Québec,  il a eu en sa possession des biens, des choses et leurs produits d'une valeur dépassant 5 000$, sachant que ces biens, choses et leurs produits avaient été obtenus de la perpétration au Canada d'une infraction punissable sur acte d'accusation, commettant ainsi l'acte criminel prévu à l'article 355a) du Code criminel.

 

 
 

Facilitateur pour les fraudeurs

 
 

L’ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt, aurait à plusieurs reprises utilisé les services de personnes de son entourage afin d’aller cacher en Suisse l’argent des pots-de-vin des entrepreneurs en construction et ingénieurs qui obtenaient des contrats publics.

Des sources policières ont confirmé à l'agence de presse QMI que l’envoi de «mules» outre-Atlantique aurait même impliqué, à quelques reprises, des mineurs.

«Gilles Vaillancourt et sa famille avaient beaucoup trop d’argent qui provenait des magouilles de collusion, il n’avait aucun autre choix que de cacher cet argent le plus loin possible afin que personne ne le retrouve», a affirmé une de nos sources policières.

C'est un magot de 15 millions $ que les enquêteurs, dirigés par Robert Lafrenière, croient possiblement dissimulés dans les banques helvétiques.

Bien avant l’UPAC

Trois sources hautement crédibles dans trois corps de police différents nous ont confirmé que l’ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt, aurait à plusieurs reprises utilisé l’envoi de «mules» outre-Atlantique et que parfois ces «mules» étaient des mineurs.   «Nous avons un dossier sur Gilles Vaillancourt bien avant les années 2000 et bien avant que l’UPAC commence à enquêter là-dessus» a indiqué une source à la GRC.  Le dossier de la GRC sur Gilles Vaillancourt impliquait justement des transferts de fonds vers l’étranger et pas qu’à une reprise et pas qu’en Suisse», a conclu le policier d’expérience.

Le mode opératoire de l’envoi de courriers en Suisse et ailleurs est décrit ainsi par nos sources policières : «Quelqu’un de l’entourage de Gilles Vaillancourt confiait une somme d’argent à des proches, à qui il avait payé un voyage en Suisse ou dans un autre pays. Souvent, parmi ces gens, il y avait des mineurs qui effectuaient le trajet avec des adultes. Histoire de ne pas éveiller les soupçons des douaniers, on remettait une partie de la somme aux plus jeunes, afin que tout le monde entre au pays sans être importuné».

Parmi les différentes sources policières très bien informées, l’une n’a pas caché son dégoût par rapport à l’utilisation des mineurs.

«Ne vous imaginez pas que l’argent de la collusion à Laval entrait en Suisse comme dans les films, dans des sacs pleins de billets. La procédure était beaucoup plus raffinée que ça».   Souvent, plusieurs membres d’un même clan prenaient l’avion à partir de Montréal en transportant chacun une somme d’argent, d’une manière parfaitement légale nous a confié une autre source policière.

Il faut savoir que la limite personnelle autorisée par les autorités suisses pour franchir la frontière est de 10 000 francs suisses, soit environ 10 700 $ canadiens.

Parmi les accusés dans la frappe qui a secoué Laval le 9 mai 2013, les enquêteurs se penchent notamment sur le rôle des avocats Pierre L. Lambert et Robert Talbot dans le stratagème qui aurait permis de cacher des millions $ au pays du secret bancaire.

Pierre Lambert

Pierre Lambert est avocat chez Dunton Rainville et spécialiste dans le domaine des affaires municipales. L’ancien maire Gilles Vaillancourt lui confiait l’avancement des grands dossiers de la Ville.

En 2012, l’agence QMI a dévoilé que son cabinet avait obtenu plus de 25 millions $ en contrats de la Ville de Laval.   Me Lambert dirigeait la caisse populaire où l’UPAC a effectué, en octobre dernier, une perquisition au coffre-fort de l’ex-maire Vaillancourt.

Robert Talbot

Robert Talbot est l’avocat de la famille Vaillancourt depuis de nombreuses années. Son nom a fait surface la semaine dernière, à la commission Charbonneau, lors du témoignage de Marc Gendron, le collecteur de fonds de Gilles Vaillancourt.   M. Gendron a déclaré avoir récolté 200 000 $ par année sur une période de sept ans.   «Quand j’en avais trop, je m’informais à lui (Gilles Vaillancourt) à savoir où je pouvais aller le porter », a-t-il affirmé.

Il dit avoir compté et avoir remis 400 000 $ dans une boîte à l’avocat Robert Talbot, à la demande de l’ex-maire Vaillancourt.

Les informations que nous détenons à ce stade ne nous permettent pas d'affirmer que les deux avocats auraient participé au stratagème de mules décrit par nos sources policières.

 
 

Conseil de discipline du Barreau du Québec
Malgré son arrestation, il demeure avocat et garde son droit de pratique

 
 

Maître Pierre Lambert

L’avocat Pierre Lambert a plaidé coupable devant le Conseil de discipline du Barreau du Québec pour avoir violé son code de déontologie en participant au financement occulte du parti PRO des Lavallois. 

Les audiences se seraient déroulées à huis clos, à la demande de l’avocat qui plaidait que le droit à un «procès juste et équitable et une défense pleine et entière prime la publicité des débats».

Ainsi, la preuve restera secrète, sauf son plaidoyer de culpabilité.

Le 28 septembre 2013, l'homme de confiance de l'ex-maire Gilles Vaillancourt, Me Pierre Lambert se voit radier du Barreau du Québec pour une période de 24 mois.  

Me Lambert avait admis à la commission Charbonneau avoir géré la caisse occulte du parti PRO des Lavallois pendant plus de six ans, entre 2006 et 2012.  Il aurait ensuite remis ce qu’il considérait comme le restant de la cagnotte aux autorités, soit 720 000$.

Pierre Lambert a admis qu’il a reçu quelque 2M$ en argent comptant de la part de l’ingénieur Roger Desbois, de la firme Tecsult. 

Le notaire Jean Gauthier, qui avait un «rôle important», cherchait alors quelqu’un de «discret» pour «remplacer une personne»«Était-il clair qu’on parlait d’une caisse occulte?», a demandé le procureur Simon Tremblay. «Je le comprenais, mais ce n’était pas clair», a-t-il répondu, expliquant qu’il ne réalisait pas que c’était illégal.

Il avait expliqué à la juge Charbonneau que l’argent était gardé dans un entrepôt loué.

Il avait été arrêté dans le cadre de l’opération Honorer en mai 2013, en même temps que l’ex-maire Vaillancourt.

JosPublic tente de s'imaginer le genre de conseil que ce parangon de vertu devait dispenser à ses clients!

Ayoye!

 
 

Arrêt des procédures contre Pierre-L Lambert
3 avril 2017

 
 

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a déposé un arrêt des procédures dans le cadre de l'enquête « Honorer » portant sur la saga de fraude et de corruption à la Ville de Laval.   Cette décision s’est prise à la lumière de l'arrêt Jordan de la Cour suprême du Canada qui a mis des balises pour la durée maximale des procédures criminelles en établissant que la durée d'un procès, de la mise en accusation jusqu'au jugement, ne devait pas dépasser 18 mois pour les procès jugés par une cour provinciale et 30 mois pour ceux jugés par les cours supérieures.

Ce geste met fin au processus judiciaire contre Maître Pierre-L. Lambert et ne change en rien son témoignage à la Commission Charbonneau, les allégations présenté au juge par l’UPAC pour justifier son arrestation et son plaidoyer de culpabilité devant son ordre professionnel.  

Le DPCP n’ose pas préciser qu’il reconnaît ainsi que la responsabilité des délais encourues lui sont dû.  Que ce soit par le définancement des services pénales en créant une pénurie de salles, de greffiers, d’employés par le gouvernement du Québec, le jeux de chaise musicale à la Direction pénale, la non nomination de juges par le gouvernement fédéral depuis 2012, la grève des procureurs de la couronne et un climat de travail pourri qui a poussé plusieurs avocats d’expériences à démissionner, retardant d’autant ces méga-procès.

Cette enquête « Honorer » a mis en lumière un stratagème de corruption en lien avec l'octroi de contrats de construction sur le territoire de la ville de Laval.   Parmi les accusés se trouvaient des politiciens, des fonctionnaires, des ingénieurs et des entrepreneurs en construction.   Ils ont été accusés de divers crimes, dont corruption, abus de confiance, fraude envers le gouvernement et recel.

 

Maître Pierre-L. Lambert a remis 750 000 $ comptant aux enquêteurs
de l'Unité permanent anticorruption du Québec UPAC

Sources:  Journal La Presse pour Power Corporation du Canada; Journal de Québec pour Québecor Inc..

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour 1er avril 2017

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

  Politiciens et politiciennes
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

Employés.es de l'État
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  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

 
 

Notes & Références encyclopédiques:

Gilles Vaillancourt

 

À propos de l'ex-maire de la ville de Laval, Gilles Vaillancourt, accusé de gangstérisme - Sur MétéoPolitique

 

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Restant de la cagnote

 

L'avocat Pierre Lambert remet plus de 720 000 $ aux enquêteurs - Par l'Agence QMI, le 14 juin 2013

 

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Argent comptant

 

L’avocat Pierre Lambert confirme avoir reçu 2M$ en argent comptant - Sur Métro, le 13 juin 2013

 

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Ingénieur Roger Desbois

 

À propos de Roger Desbois collusionneur de Tecsult - Sur MétéoPolitique

 

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Rôle important

 

À propos de la fourberie du notaire Jean Gauthier - Sur MétéoPolitique

 

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Droit de pratique

 

demeurent avocats. Les trois juristes arrêtés à Laval gardent leur droit de pratique. - Journal de Montréal, le 13 mai 2013
 

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Opération Honorer

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