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Réfection du toit de l'hôtel de ville de Montréal
Paul Sauvé: victime ou participant à la collusion politique

Paul Sauvé était propriétaire et président de L. M. Sauvé une compagnie de maçonnerie infiltrée par la mafia.  Témoin à la Commission Charbonneau, Sauvé a écrit un livre sur la corruption dans l'industrie de la corruption.  Ses contacts politiques ont mis dans l'eau chaude André Boisclair et Jean-Marc Fournier. Il a été un témoin récalcitrant dans le procès de l'Opération Diligence.

 

 

Paul SAUVÉ, bio-judiciaire au fil du temps

2016

1er juillet 2016
Verdicts rendus au procès Diligence

 

Après neuf jours de délibérations, les jurés ont rendu leurs verdicts au procès de l'opération Diligence, qui devait faire la lumière sur l'infiltration d'un membre important du crime organisé dans l'industrie de la maçonnerie au Québec.

Guy Drouin a été déclaré coupable sur le chef 1 (complot en vue de recycler des produits de la criminalité), sur le chef 4 (gangstérisme) et sur le chef 12 (recyclage des produits de la criminalité).

Daniel Lafond a été reconnu coupable sur le chef 1 (complot en vue de recycler des produits de la criminalité), sur le chef 5 (gangstérisme) et sur le chef 12 (recyclage de produits de la criminalité).  Il a été déclaré non coupable sur le chef 15 (complot pour extorsion) et sur le chef 16 (extorsion).

Louis-Pierre Lafortune a été déclaré coupable sur le chef 1 (complot en vue de recycler des produits de la criminalité).

Jerry Purdy a été reconnu coupable sur le chef 1 (complot en vue de recycler des produits de la criminalité) et sur le chef 8 (recyclage de produits de la criminalité).  Il a été déclaré non coupable sur le chef 9 (complot pour extorsion) et sur le chef 10 (extorsion).

Finalement, Roberto Amato a été déclaré coupable sur le chef 1 (complot en vue de recycler des produits de la criminalité), sur le chef 5 (gangstérisme) et sur le chef 14 (recyclage de produits de la criminalité).

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2015

 

10 avril 2015
La mémoire fuyante de l’entrepreneur Paul Sauvé complique le procès

 

Le témoin principal de la poursuite a une mémoire fuyante des incidents qui l’ont marqué en 2006.  Un membre des Hells Angels, Normand Ouimet, a procédé à une prise de contrôle hostile de son entreprise, L. M. Sauvé, afin de blanchir les profits de ses activités illicites et prendre le contrôle de la maçonnerie à Montréal. Ouimet aurait été assisté de l’homme d’affaires Louis-Pierre Lafortune, l’un des coaccusés.

Le tandem aurait graduellement pris le contrôle de la comptabilité, des chantiers de L. M. Sauvé, de la liste de ses sous-traitants, des embauches et des mises à pied. M. Sauvé, qui est bipolaire, n’était pas au sommet de sa forme à l’époque. « J’étais pas dans le meilleur des esprits à ce moment-là. J’acceptais les changements peut-être à tort », a-t-il dit jeudi, lors du procès devant jury de Lafortune et ses complices allégués (Robert Amato, Jocelyne Therrien, Guy Drouin, Daniel Lafond et Jerry Purdy).

Le témoin a mis sur son état d’esprit et le passage du temps ses difficultés à se remémorer de paroles précises lancées par Ouimet, ou encore de l’implication de Lafortune dans le renvoi de son comptable, Pierre Marchand, qui a été remplacé par l’une des coaccusés, Jocelyne Therrien.  

Par contre, l’entrepreneur garde un souvenir indélébile du moment où Normand Ouimet lui a montré sa veste de cuir à l’effigie des Hells Angels, qu’il traînait dans le coffre d’une Mercedes prêtée par la compagnie.  Ouimet lui a dit : « Au cas où il y en aurait qui avaient des doutes. »

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2014

29 mai 2014
Opération Diligence : l’entrepreneur Paul Sauvé veut témoigner pour la défense

 

Revirement de situation dans le projet Diligence : l'entrepreneur Paul Sauvé, qui jusqu'ici collaborait avec la Couronne, souhaite maintenant témoigner en faveur de certains des accusés, puisqu'il allègue que les procureurs ont refusé de tenir compte d'informations « sensibles et disculpatoires ».

L'entrepreneur intente aussi une poursuite de 5 millions de dollars contre la Sûreté du Québec, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et le procureur général du Québec pour « dommages moraux » et « atteinte intentionnelle » à ses droits.  Paul Sauvé est à l'origine de l'opération Diligence, qui portait sur l'infiltration de membres du crime organisé dans l'industrie de la maçonnerie au Québec.

En 2007, il a dénoncé aux policiers certains de ses partenaires d'affaires qui tentaient de prendre le contrôle de sa compagnie LM Sauvé. Il a d'ailleurs témoigné à ce sujet devant la commission Charbonneau.  Dans un document de 22 pages déposé en Cour supérieure, Paul Sauvé allègue que certains coaccusés du projet Diligence sont innocents. Il dit avoir tenté de le démontrer aux enquêteurs à de nombreuses reprises, sans succès.

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2013

14 novembre 2013
Opération Diligence:
Guy Dufour écope de 18 mois de prison

Guy Dufour, un des individus arrêtés dans l'opération Diligence en novembre 2009, a été condamné, jeudi au palais de justice de Montréal, à 18 mois de prison à purger dans la collectivité.

Guy Dufour, qui était délégué syndical du local des métiers de la truelle de la FTQ Construction, avait plaidé coupable, le 16 janvier 2013, à des accusations de complot pour blanchiment d'argent et gangstérisme, devant le juge Claude Champagne.

La Couronne avait réclamé une peine de 26 à 28 mois de prison ferme contre Guy Dufour mais le juge a retenu la suggestion de la défense qui a fait valoir plusieurs facteurs atténuants, notamment le fait que l'accusé n'a aucun antécédent judiciaire.

Le procès qui regroupe une dizaine d'accusés, dont Normand « Casper » Ouimet, le chef du chapitre des Hells Angels de Trois Rivières, s'est ouvert en début d'année, mais le jury n'a toujours pas été choisi puisque les avocats débattent encore de points de droit.

L'opération Diligence portait sur l'infiltration de membres du crime organisé dans l'industrie de la maçonnerie au Québec.

Le procès découle d'une plainte portée en 2007 par l'entrepreneur Paul Sauvé qui avait dénoncé ses partenaires d'affaires qui tentaient de prendre le contrôle de sa compagnie LM Sauvé.

Source - Société CBC/Radio-Canada

 
 

26 septembre 2013
André Boisclair a été le lobbyiste
de Paul Sauvé

Cinq ans après avoir accordé une généreuse subvention à son ami Paul Sauvé, André Boisclair a agi pour lui en tant que lobbyiste...

Rappelons-le, le nom d’André Boisclair est ressorti lors de la Commission Charbonneau, à la suite du témoignage de Paul Sauvé.  Celui-ci a révélé que M. Boisclair, alors ministre des Affaires municipales du gouvernement péquiste, a autorisé une subvention de 2,5 millions$ en 2003, quatre jours avant les élections provinciales.

Or cinq ans plus tard, André Boisclair aujourd’hui Délégué du Québec à New York, ouvrait encore des portes à Québec pour son ami d’enfance Paul Sauvé.
  De février à juin 2008, André Boisclair a empoché 10 000 dollars de L. M. Sauvé dans le but d’obtenir une dérogation du ministère des Transports et du Conseil du trésor.

L’objectif était d’acquérir un terrain du ministère des Transports sur lequel Paul Sauvé désirait construire un centre de formation privé dédié aux métiers de la pierre.

Source - Droit Inc.

 
 

23 octobre 2013
Sauvé dans les griffes de Rizzuto fils

L'entrepreneur Paul Sauvé affirme que le fils du parrain de la mafia, Nick Rizzuto fils, et les entrepreneurs Tony Renda, Mike Argento et Giancarlo Bellini sont intervenus en sa faveur afin qu'il décroche un contrat de plus de 10 millions de dollars pour la réfection de la toiture de l'hôtel de ville de Montréal en 2008.

En échange de leur intervention, offerte lors d'une rencontre tenue au printemps 2008, les quatre hommes ont exigé que Paul Sauvé leur remette 500 000 $ à la fin du contrat et qu'il embauche Toitures Trois Étoiles, propriété de M. Bellini, à titre de sous-traitant.

MM. Renda et Rizzuto fils lui demanderont en outre 40 000 $ pour soudoyer des conseillers municipaux.  « Beaucoup de bouches à nourrir, les conseillers », aurait déclaré le fils du parrain à Paul Sauvé en appui à cette dernière demande, mais sans donner de noms.

L'entrepreneur soutient toutefois que Tony Renda a ouvertement parlé de ses liens avec Frank Zampino et Sammy Forcillo, respectivement président et vice-président du comité exécutif de la Ville à l'époque.

Paul Sauvé a bel et bien embauché Toitures Trois Étoiles à titre de sous-traitant et a payé Mike Argento par chèque pendant un certain temps pour couvrir le paiement de 40 000 $.  Il n'a cependant jamais versé la somme de 500 000 $ puisqu'il n'a pu terminer le chantier comme prévu. 

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26 mars 2013>
Une faillite de près de 9 millions $

 

L'entrepreneur Paul Sauvé s'est fait connaître pour son franc-parler. Il a d'ailleurs collaboré à l'écriture du livre «L'industrie de la corruption», dans lequel il raconte avoir œuvré au sein d'une industrie devenue, selon lui, encore plus malsaine.

Mais derrière cette aisance et cette assurance, il y a un côté de Paul Sauvé qui est moins connu du public, celui de la faillite à répétition tant au niveau professionnel que personnel.

Après des faillites d'entreprises, notamment en 2009 et 2007, Paul Sauvé vient de déclarer une nouvelle faillite. Cette fois, il s'agit d'une faillite personnelle, sa première.

Lire la suite - Sur TVA Nouvelles

 
 

12 avril 2013
Une nouvelle tuile s'abat sur Paul Sauvé

TVA Nouvelles a mis la main vendredi sur une poursuite de 380 500$ intentée contre la compagnie L.M Sauvé, une entreprise aujourd'hui en faillite, qui était présidée à l'époque par l'entrepreneur controversé Paul Sauvé.

La poursuite a été intentée par la compagnie Assurance Mutuelle des Fabriques de Montréal.

En 2010, la compagnie L.M Sauvé a entrepris des travaux de nettoyage sur un immeuble à logements du centre-ville, mais le produit nettoyant aurait été projeté notamment sur la toiture de cuivre de l'église St-Andrew et St-Paul située sur la rue Redpath à l'angle de la rue Sherbrooke.

Lire la suite - Sur TVA Nouvelles

2012

 

17 janvier 2012
Harcèlement d'un témoin

 

Paul Sauvé accuse la Commission de la construction de le harceler surtout depuis qu'il a publié son livre L'Industrie de la corruption ; il annonce son intention d'intenter une poursuite de plusieurs millions contre la Commission et sa directrice générale Diane Lemieux.  Sauvé est convoqué au siège social de la Régie du Bâtiment du Québec logé dans l'édifice appartenant à la Fédération des Travailleurs du Québec-FTQ.

Source - Mémoire du Québec

2011

 
 
 
 

9 novembre 2011
Livre sur la corruption

Paul Sauvé publie L'Industrie de la corruption un livre dans lequel il se dit victime du crime organisé. Il y accuse la Commission de la Construction d'être responsable du travail au noir et de la fausse facturation dans l'industrie ; il demande son abolition.

Source - Mémoire du Québec

 
 

31 mai 2011
Arrêt des procédures

 

Le juge James Brunton ordonne l'arrêt des procédures (l'acquittement) de 31 des personnes (dont 2 toujours au large) visées par les mandats à l'origine de l'Opération SharQc ; selon le programme, le procès de ceux qui sont accusés seulement de trafic de drogues aurait débuté en 2015 ; compte tenu de la durée possible des sentences advenant leur culpabilité le juge Brunton considère qu'il serait déraisonnable de les détenir jusqu'à leur procès ; seuls ceux qui sont accusés de meurtre et de complot de meurtre ne sont pas libérés.

Source - Mémoire du Québec

 
 

12 septembre 2011
Dénonciation de conflits d'intérêts

 

Paul Sauvé, président de l'entreprise de maçonnerie L.-M. Sauvé affirme que le gendre du juge James Brunton a eu des relations d'affaires avec une entreprise appartenant au Hells Angel Normand Casper Ouimet ; Sauvé avait été obligé d'embaucher Ouimet pour pouvoir compléter la rénovation de l'église St. James United en 2006.

Source - Mémoire du Québec

 

10 novembre 2011
Construction : l'entrepreneur Paul Sauvé dénonce la corruption dans un livre

L'entrepreneur en construction Paul Sauvé lève le voile sur les pratiques douteuses de l'industrie de la construction dans le livreL'industrie de la corruption : un entrepreneur témoigne, qui paraît chez VLB éditeur.

Se basant sur son expérience personnelle pour dénoncer ce qu'il désigne comme « une machine corrompue », il y confie une part de son parcours houleux et un témoignage plus détaillé de son expérience, sans toutefois appuyer ses allégations sur des faits.

Paul Sauvé décrit les méthodes utilisées dans l'industrie de la construction, parlant de collusion, de crime organisé, de fausses factures, de lobbyisme illégal et de financement des partis politiques.

Le propriétaire de l'entreprise LM Sauvé y soutient aussi que la mairie de Montréal est infiltrée par la mafia.

Il est pratiquement impossible de faire de la grosse construction au Québec sans avoir de liens douteux à un niveau ou à un autre.

Lire la suite - Sur Société CBC/Radio-Canada

 
 

16 septembre 2011
Récusion de juge?

Le directeur des poursuites criminelles et pénales annonce que, suite à une enquête de la Sûreté du Québec, le juge Brunton n'a aucun conflit d'intérêt et qu'il continuera à présider le procès entrepris.

Source- Mémoire du Québec

2010

 
 
 
 
 
 

Comparaissant devant un comité de la Chambre des communes, Paul Sauvé affirme qu'il a remis des dizaines de milliers de dollars (140 000 $) à Gilles Varin en croyant qu'une partie de l'argent serait redistribué à des membres du gouvernement fédéral pour l'aider à obtenir le contrat de réfection de l'édifice de l'Ouest du Parlement d'Ottawa ; il affirme que les entrepreneurs québécois sont forcés de payer un kickback (sic) de 3% pour obtenir des contrats de construction du Gouvernement fédéral, que le sénateur Pierre-Claude Nolin, son adjoint Hubert Pichet et François Pilote sont les personnes désignées par Varin pour l'aider à parvenir à ses fins ; il explique qu'il devait remettre 300 000 $ à Varin dont 25 000 $ pour avoir été inscrit sur la courte liste des soumissionnaires et 275 000 $ à être versés après l'obtention du contrat. (N.B. Varin est décédé en 2011).

Source - Mémoire du Québec

 
 

30 novembre 2010
Implication de Christian Paradis

 

Christian Paradis, ex-ministre des Travaux publics du Canada (2008-2010), nie être intervenu de quelque manière que ce soit dans l'octroi à L.-M.Sauvé du contrat de réfection de l'édifice du Parlement à Ottawa.

Source - Mémoire du Québec

 
 

24 novembre 2010
Travaux avec la mafia

 

Continuant son témoignage, Paul Sauvé affirme que lorsque sa compagnie a obtenu le contrat de réfection du toit et des mansardes de l'hôtel de ville de Montréal, il a été obligé d'accepter de partager le contrat avec la compagnie Toiture Trois-Étoiles Inc. qui avait soumis un prix à la ville sur le même projet ; selon Sauvé, Toiture Trois Étoiles avait des relations avec la famille mafieuse Rizzuto ; après la mise en faillite de L.-M. Sauvé, Toiture Trois Étoiles a été choisie pour terminer le contrat.

Source - Mémoire du Québec

2009

 
 
 
 

Octobre 2009
Négociation avec les créanciers

 

 Incapable de finaliser une proposition avec ses créanciers, l'entreprise de construction L.-M. Sauvé déclare faillite et remet tous ses biens au syndic Villeneuve Venne Coossa ; les travaux de réfection du toit de l'Hôtel de ville de Montréal sont pris en main par la compagnie L'Unique assurances générales qui avait fourni la caution à L.-M. Sauvé.

Source - Mémoire du Québec

 
 

16 mars 2009
Expulsion d'un chantier

 

 Lors d'une réunion de chantier tenue à l'Hôtel de ville de Montréal, l'administration municipale menace d'expulser L.-M. Sauvé du chantier en raison de ses difficultés financières et de faire terminer les travaux par une autre entreprise. Paul Sauvé, propriétaire de L.-M. Sauvé déclare qu'un membre d'une famille connue de la mafia lui a demandé 40 000 $ en échange de quoi il obtiendrait l'assurance que son entreprise pourrait continuer à travailler sur le chantier et à être payée par la Ville à tous les mois ; selon Sauvé, cet argent serait destiné à 2 membres du Conseil de la ville de Montréal ; l'administration du maire Gérald Tremblay alerte le Service de police de la Ville de Montréal-SPVM qui transmet le dossier à la Sûreté du Québec-SQ.

Source - Mémoire du Québec

 

3 novembre 2009
Coup de filet de la Sûreté du Québec dans le secteur de la maçonnerie

La Sûreté du Québec a mis le point final au projet Diligence, avec le démantèlement d'un réseau soupçonné d'avoir tenté de prendre le contrôle du secteur de la maçonnerie au Québec.

«L'enquête a permis de tuer dans l'oeuf la prise de contrôle de ce secteur-là», a confirmé l'inspecteur Michel Forget, directeur adjoint du renseignement criminel à la SQ.

Les policiers ont épinglé 10 individus liés au secteur de la maçonnerie.  Cette frappe s'est déroulée en plusieurs phases depuis 2007 et avait pour objectif de repousser l'infiltration du crime organisé dans ce secteur de la construction.

Lire la suite  - Sur Ma Presse

 

2008

Avril 2008
Loi de la faillite

 

- La compagnie L.-M. Sauvé obtient un contrat de 9 M $ du Gouvernement fédéral pour la réfection de l'aile Ouest du Parlement d'Ottawa.
- La compagnie L.-M. Sauvé obtient le contrat pour la réfection du toit de cuivre et des mansardes de l'Hôtel de ville de Montréal au prix de 10,6 M $.
- L'entreprise de construction L.-M. Sauvé se met sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité.

Source - Mémoire du Québec

   

2006

15 juin 2006
Collusion et dénonciation

 

Paul Sauvé révèle au quotidien La Presse que son entreprise aurait été victime d'une tentative d'extorsion de la part d'un membre important du crime organisé et portant sur le contrat de 10,6  M$ pour la réfection du toit et des mansardes de l'Hôtel de ville de Montréal ; on lui a demandé la somme de 40 000 $ qui aurait été destinée à 2 élus du parti Union Montréal du maire Gérald Tremblay ; en échange de l'argent, la compagnie continuerait à travailler à la réfection du toit de l'Hôtel de ville et à recevoir ses paiements à tous les mois malgré qu'elle soit sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers.

Source - La Presse

 
 
 

La Compagnie L.-M. Sauvé éprouve des difficultés financières et s'adresse au Fond de solidarité de la Fédération des travailleurs du Québec-FTQ qui refuse de l'aider. Sauvé aurait alors employé le Hells Angel de Trois-Rivières, Normand Casper Ouimet, comme surintendant en charge des relations de travail ; selon Sauvé, l'arrivée de ce nouvel employé et d'une vingtaine de gros bras qu'il identifie comme des Hells-Angels aurait fait passer la productivité de l'entreprise de 50 % à 250% ; cependant Ouimet payait les employés en argent comptant, et, en retour L.M. Sauvé acquittait des factures de fournisseur à une société à numéro appartenant à Ouimet.

Source - Mémoire du Québec

2004

Février
Entente ville de Montréal et L. M. Sauvé

 

Le Gouvernement du Québec, la Ville de Montréal et l'entreprise de construction L.M. Sauvé Limitée annoncent qu'ils se sont entendus pour financer la rénovation de l'église St. James United, détruire les bâtiments commerciaux en façade, réaménager le devant de l'église et moderniser les bâtiments situés aux angles que font respectivement les rues City Councillors et Saint-Alexandre avec la rue Sainte-Catherine Ouest.

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Source - Mémoire du Québec

 
 
 
 

L’entrepreneur Paul Sauvé donne du fil à retordre à la Couronne
dans le procès des six accusés de l’opération Diligence

 
  Opération diligence
La mémoire fuyante de l’entrepreneur Paul Sauvé complique le procès
Journal Le Devoir, le 10 avril 2015
 
 

Le témoin principal de la poursuite a une mémoire fuyante des incidents qui l’ont marqué en 2006.  Un membre des Hells Angels, Normand Ouimet, a procédé à une prise de contrôle hostile de son entreprise, L. M. Sauvé, afin de blanchir les profits de ses activités illicites et prendre le contrôle de la maçonnerie à Montréal. 

Ouimet aurait été assisté de l’homme d’affaires Louis-Pierre Lafortune, l’un des coaccusés.

Le tandem aurait graduellement pris le contrôle de la comptabilité, des chantiers de L. M. Sauvé, de la liste de ses sous-traitants, des embauches et des mises à pied. 

M. Sauvé, qui est bipolaire, n’était pas au sommet de sa forme à l’époque.  « J’étais pas dans le meilleur des esprits à ce moment-là.  J’acceptais les changements peut-être à tort », a-t-il dit, lors du procès devant jury de Lafortune et ses complices allégués (Robert Amato, Jocelyne Therrien, Guy Drouin, Daniel Lafond et Jerry Purdy).

Le témoin a mis sur son état d’esprit et le passage du temps ses difficultés à se remémorer de paroles précises lancées par Ouimet, ou encore de l’implication de Lafortune dans le renvoi de son comptable, Pierre Marchand, qui a été remplacé par l’une des coaccusés, Jocelyne Therrien.

Par contre, l’entrepreneur garde un souvenir indélébile du moment où Normand Ouimet lui a montré sa veste de cuir à l’effigie des Hells Angels, qu’il traînait dans le coffre d’une voiture Mercedes prêtée par la compagnie.  Ouimet lui a dit : « Au cas où il y en aurait qui avaient des doutes. »

Paul Sauvé a rencontré Louis-Pierre Lafortune par l’entremise des représentants du Fonds de solidarité de la FTQ (FSTQ).  En 2003 et 2004, son entreprise était en difficulté financière et il cherchait à obtenir l’appui de la Banque Nationale et du Fonds. 

Il a réalisé qu’il ne faisait « pas partie de la bonne gang ».  Ses employés étaient affiliés à l’International, un syndicat rival de la FTQ.  « Il faut faire partie de la gang. Il faut avoir des contacts au sein de l’exécutif de la FTQ-Construction », a-t-il expliqué.

De fil en aiguille, Sauvé s’est rapproché de Jocelyn Dupuis, le directeur général de la FTQ-C à l’époque. Selon Paul Sauvé, Jocelyn Dupuis exerçait une influence démesurée sur l’industrie de la construction.  Il était en contact étroit avec Louis-Pierre Lafortune et Normand Ouimet.

Quand Sauvé s’est plaint à Dupuis que les inspecteurs de la Commission de la construction du Québec (CCQ) l’importunaient sur les chantiers, le leader syndical a passé un coup de fil au responsable des inspections de l’organisme.  Du jour au lendemain, la CCQ s’est montrée plus conciliante avec L. M. Sauvé. « La CCQ est gouvernée par la FTQ-C », a dit le témoin.

Paul Sauvé a été très vexé d’une conversation entre Jocelyn Dupuis et Louis-Pierre Lafortune, qu’il avait recruté dans son giron.  Lafortune aurait dit de L. M. Sauvé : « C’est une poule aux oeufs d’or. Mais il faut se débarrasser du coq. »

« J’ai été tassé », a déploré Sauvé. - Retour au texte de présentation

 

Les inspecteurs Michel Forget et Morin de la Sûreté du Québec
ont dressé le bilan de l'opération Diligence en conférence de presse.

Liste des personnes arrêtées ou recherchées dans le projet Diligence

> Normand Marvin «Casper» Ouimet, tête du réseau et membre des Hell's Angels, 40 ans

> Julie Marien, comptable, 34 ans, arrêtée à Trois-Rivières

> François Boivin, administrateur d'une compagnie de maçonnerie impliquée, 50 ans

> Guy Drouin, contremaître sur un chantier impliqué, homme de main de Ouimet, 54 ans, arrêté à Le Gardeur

> Guy Dufour, représentant syndical de la FTQ, secteur de la maçonnerie (Syndicat des métiers de la truelle), 42 ans

> Daniel Lafond, journalier, homme de main, 40 ans, arrêté à Repentigny

> Yves Lafontaine, homme de main, très proche de Ouimet, 44 ans, arrêté à Brownburg-Chatam

> Louis-Pierre Lafortune, ancien vice-président chez Grues Guay, entremetteur entre Ouimet et les entrepreneurs, 40 ans

> Steve Laliberté, propriétaire d'une compagnie impliquée, 29 ans, arrêté à Le Gardeur

> Jerry Purdy, homme de bras, proche de Lafontaine, 61 ans, arrêté à Blainville

> Jean Siminaro, comptable, responsable de la gestion des terrains acquis pour d'éventuels projets immobiliers, 43 ans, arrêté à Repentigny

> Jocelyne Therrien, commis-comptable, 40 ans, arrêtée à Terrebonne

> Roberto Amato, agent immobilier, 55 ans, arrêté à Laval

> Frédéric Turenne, informaticien, a créé un système de sécurité et de comptabilité, 29 ans, arrêté à L'Assomption

Personnes déjà accusées dans ce projet

> Michel Ste-Marie, 64 ans, Laval

> Dax Ste-Marie, 34 ans, Laval

> Mélanie Ste-Marie, 36 ans, Laval

> Richard Felx, 52 ans, Saint-Colomban - Retour au texte

 

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour : 15 avril 2015

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

  Politiciens et politiciennes
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

Employés.es de l'État
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

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Corruption et Éthique

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