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Est-ce qu'il y a de la corruption?
Y-a-t-il de la corruption dans les villes du Québec?
Ville de Laval: petite histoire de la corruption

Patrick Lavallée hérite d'une entreprise
Patrick Lavallée hérite de J. Dufresne Asphalte une compagnie fraudeuse.

Patrick Lavallée coupable de complot, de fraude et de corruption dans les affaires municipales.

Condamnation de 2 ans moins 1 jour de détention dans la collectivité.

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Patrick Lavallée hérite du manque d'éthique familial
Laval: la corruption en héritage pour un jeune étudiant
Condamnation de 2 ans d'emprisonnement

Parmi les 13 coaccusés qui ont plaidé coupable le 11 juillet 2017 à des accusations en lien avec le système de corruption à ville de Laval, l'un d'entre eux avait hérité de son père d'une société déjà impliquée dans le truquage d'appels d'offres.  Incapable de faire prendre le virage honnête à l'entreprise héritée il a été arrêté en 2013 par l'UPAC.  Finalement il a plaidé coupable à des accusations de complot, de fraude dépassant 5 000$ et de corruption dans les affaires municipales.  Il est condamné à 2 ans moins 1 jour détention dans la collectivité.

Gens d'affaires

Coupables

Opération Honorer

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Patrick Lavallée hérite d'une entreprise
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Patrick Lavallée coupable de complot, de fraude et de corruption dans les affaires municipales.

Condamnation de 2 ans moins 1 jour de détention dans la collectivité.

 

Début procès

Plaidoyer

Décision du tribunal

Sentence

Au terme de l’enquête préliminaire, au palais de justice de Laval le 4 septembre 2015, la juge a rendu sa décision : la preuve s’avère suffisante pour citer à procès l'accusé. Procès remis à moult reprises entre 2013 et 2017.

Le procès est programmé pour le 8 octobre 2017

Il y aurait admission officieuse d'un plaidoyer de culpabilité (7 avril 2017)

 

Le 11 juillet 2017 , il a plaidé coupable à des accusations de complot, de fraude dépassant 5 000$ et de corruption dans les affaires municipales.

 

11 juillet 2017 , il est condamné à 2 ans moins 1 jour d'emprisonnement dans la collectivité

Son profil détonnait parmi les 13 coaccusés qui se sont avoués coupables de participation au système de corruption à la ville de Laval entre 1996 et 2010.   Patrick Lavallée n'avait que 25 ans lorsque son père entrepreneur est mort, lui laissant pour héritage un «cadeau empoisonné» qui le plongerait dans le crime puis le mènerait à la ruine.

Huit entrepreneurs et cinq ingénieurs ont plaidé coupable à des accusations de complot, fraude et corruption au palais de justice de Laval.  Tous ont admis qu'à l'époque du maire Gilles Vaillancourt, qui croupit aujourd'hui en prison, un groupe d'entreprises de génie et de construction se partageait les contrats publics en truquant les appels d'offres.

Le système fonctionnait avec la bénédiction du maire, dont l'entourage percevait une ristourne de 2 % en pots-de-vin.

Patrick Lavallée, aujourd'hui en 2017 âgé de 43 ans, ignorait tout de ce système criminel lorsque son père Réjean est mort, le 20 janvier 1999.  Réjean Lavallée avait acheté en 1970 l'entreprise J. Dufresne Asphalte, devenue un acteur important dans les travaux publics de Laval.

Patrick Lavallée s'était marié l'année précédente.  Il était aux études et travaillait en parallèle au bas de l'échelle pour son père, qui lui a légué une partie des actions de l'entreprise.  Un «cadeau empoisonné», selon l'exposé déposé à la cour.

«MAL À L'AISE»

L'associé du défunt, Luc Lemay, est devenu président même s'il ne possédait que 15 % des actions de l'entreprise.

Lemay a commencé à montrer tranquillement au fils Lavallée les rouages du milieu.

Il l'a traîné dans les cocktails de financement, les soirées caritatives, les tournois de golf. Patrick Lavallée, nommé vice-président en 2002, a découvert peu à peu le système de collusion et de corruption en place.

«Il n'avait aucune idée que la compagnie participait à un stratagème de partage des contrats. Il l'a appris au moment où il a débuté à s'impliquer au sein de la direction, lorsque Luc Lemay lui a tout enseigné», peut-on lire dans un extrait de la preuve présentée au palais de justice de Laval.

«Patrick Lavallée était mal à l'aise avec cette situation, mais a décidé de prendre la relève dans l'entreprise que son père a bâtie», précise l'exposé des faits.

Au départ, les autres participants refusent de traiter avec lui.  Ils finiront par accepter sa présence.  Patrick Lavallée rencontre même seul à seul le grand manitou, Gilles Vaillancourt, puis il est nommé président de l'entreprise.

MOINS PAYÉ QUE SON SUBALTERNE

C'est toutefois l'ancien associé de son défunt père, Luc Lemay, qui continue de préparer les soumissions, qu'il ne fait que signer.  C'est aussi Lemay qui lui dit à quel prix les soumissions bidon des «concurrents» peuvent être faites, dans le cadre du système collusoire.  Lavallée transmet le message aux autres acteurs.

Lavallée avait du mal à se faire accepter comme président, selon l'exposé déposé à la cour.  Il gagnait toujours un salaire inférieur à celui de Lemay.  Il ne recevait pas de dividendes.

En 2007, les deux hommes se disputent, et Lavallée quitte l'entreprise.  Il cesse subitement de recevoir un salaire, doit rendre sa clé et sa voiture de fonction, vider son bureau.  Les serrures sont changées.  Lemay continue de mettre le nom de Lavallée dans les soumissions malgré tout.  L'entreprise est éventuellement vendue, et Lavallée ne reçoit que 73 000 $ pour ses actions.

«Le départ de la compagnie familiale a été très difficile, tant sur le plan monétaire que personnel.  Patrick Lavallée n'avait plus d'emploi», relate le document déposé.

CONDUIT À LA RUINE

À la même époque, Lavallée a divorcé, a dû vendre sa maison. «En date d'aujourd'hui, il ne possède aucun actif significatif», souligne le résumé.  Il est père de trois enfants dont il a la garde partagée, il verse une pension alimentaire et combine plusieurs petits emplois pour un revenu annuel de 35 000 à 40 000 $.

Lorsque l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a fini par démanteler le système lavallois, le nom de Patrick Lavallée était partout dans les documents saisis.  La preuve contre lui était écrasante.

La Couronne et la défense se sont entendues pour suggérer une peine d'emprisonnement de 24 mois à purger dans la collectivité.

 

Source: Journal La Presse pour Power Corporation du Canada Inc.

Choix de photos,  mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 15 juillet 2017

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