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Paolo Catania: portrait d'un entrepreneur en affaires louches

 

 

L'homme d'affaires a des difficultés à s'acquitter ses obligations fiscales telles que réclamées par Revenus Québec. Son entreprise a utilisé un système de fausses factures pour se soustraire à l'impôt et aussi pour financer avec de l'argent comptant des partis politiques québécois.  Il a été arrêté et déclaré non coupable par faute de preuves dans le dossier du Scandale du Faubourg Contrecoeur.  L'Unité permanente anticorruption du Québec lui a mis les menottes pour sa participation alléguée au Scandale des contrats de compteurs d'eau à la ville de Montréal. 

Ci-dessous quelques informations sur le sens des affaires et l'éthique de Paolo Catania le fils de Francesco Catania fondateur de Construction Catania Inc. Opérant aujourd'hui sous le nom de Construction Frank Catania & Associés Inc. (no d'entreprise 1164241086 Québec). Au 16 mai 2018, l'entreprise était dirigée par un premier actionnaire Paolo Catania (sous deux noms de compagnies: 4186567 Canada inc. et 4127927 Canada Inc.). Le deuxième actionnaire est André Fortin (sous le nom de 4204930 Canada Inc.) et un troisième actionnaire Martin D'Aoust (sous le nom de 3886735 Canada inc.).  Donc malgré les déboires financiers et judiciaires de ces hommes d'affaires, ils contrôlent toujours la même compagnie. (vérification du 16 mai 2018 au registre des entreprises du Québec)

 
 

Payer des voyages en échange de quoi ?

 
 

Des relevés de comptes commerciaux de Frank Catania et associés saisis par la Sûreté du Québec et déposés en preuve devant la commission Charbonneau montrent que le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Frank Zampino, et l'ex-solliciteur du parti Union Montréal, Bernard Trépanier, auraient séjourné dans un luxueux hôtel de Miami en mars 2008, aux frais de l'entreprise dirigée par Paolo Catania.

Bernard Trépanier et Frank Zampino

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Bernard Trépanier et Frank Zampino invités à Miami aux frais de Paolo Catania?

 

Homme d'affaire ou d'Omerta!

 
 

Elio Pagliarulo et Paolo Catania

Le 11 septembre 2009, Paolo Catania a été accusé de menaces de mort, de tentative d'extorsion et de harcèlement envers l'homme d'affaires Elio Pagliarulo, qui lui doit 1,4 million$.

Dans une déclaration sous serment, Pagliarulo affirme que 600 000$ des 1,4 million de dollars lui ont été remis en liquide, ce que nie Catania.

Il est accusé d'avoir «induit ou tenté d'induire (l'homme d'affaires) Elio Pagliarulo, par des menaces, accusations ou la violence à lui remettre une somme d'argent», d'avoir «proféré une menace de causer la mort ou des lésions corporelles» à son endroit, et de l'avoir harcelé et «lui faire raisonnablement craindre pour sa sécurité ou celle d'une de ses connaissances», entre le 1er décembre 2008 et le 20 août 2009.

Pagliarulo affirme que lui-même et Catania faisaient du prêt usuraire, ce que nie aussi Catania.  En septembre 2010, il évitait un procès au criminel après que la Couronne eut décidé de retirer les chefs d'accusations pesant sur lui.

Les événements reprochés auraient eu lieu entre le 1er décembre 2008 et le 20 août 2009. M. Pagliarulo, ancien copropriétaire de la chaîne des Pâtisseries Pagel, soutient s'être associé à M. Catania pour prêter de l'argent à des gens ayant une mauvaise cote de crédit pour que ceux-ci puissent faire d'importants emprunts dans des institutions bancaires.

M. Pagliarulo était en charge de cette entreprise, qui n'avait cependant aucune existence légale.  En plus de prêter son propre argent, il s'occupait également de celui de M. Catania.

Toutefois, selon ce qu'a affirmé M. Pagliarulo à la police de Montréal, plusieurs débiteurs majeurs se sont mystérieusement volatilisés sans payer leurs dettes.  Il s'est ainsi retrouvé dans l'obligation de payer lui-même 1 377 727 $ à une compagnie à numéros détenue par M. Catania.

Pendant ce temps, M. Pagliarulo s'est séparé de sa femme en lui laissant son entreprise, qui éprouvait des difficultés financières. Ainsi, il était incapable de payer M. Catania.

Il s'est aussi retrouvé dans l'actualité pour avoir voulu transformer en condos de luxe un ancien couvent acquis auprès de l'Université de Montréal, un projet qui avait suscité l'ire de professeurs de l'établissement d'enseignement supérieur. (L’Université de Montréal vend à perte un couvent à Catania).

V
isiblement dans l’embarras, le Conseil de l’Université a fait savoir le 8 décembre 2012 qu’il avait décidé de ne pas prolonger au-delà du 31 décembre l’entente avec Construction Frank Catania Associés, qui voulait faire des condos de luxe dans ce bâtiment patrimonial, situé au 1420, boulevard Mont-Royal, à Outremont.

L’Université explique qu’elle annule l’offre d’achat parce qu’elle a perdu espoir que la transaction se conclue, en raison de procédures judiciaires qui bloquent la vente.  « La décision a été prise en raison des incertitudes soulevées par les procédures judiciaires intentées par différents groupes », a dit le porte-parole de l’UdeM, Mathieu Filion.

Il ne nie pas que le non-renouvellement de contrat soit lié aux soupçons de corruption qui pèsent sur le Groupe Catania, dont les liens avec la mafia ont été mis au jour à la commission Charbonneau.   « Les allégations, ça fait partie des éléments, mais c’est l’ensemble des éléments qui nous a fait prendre cette décision », a précisé M. Filion.  L’Unité permanente anticorruption (UPAC) s’intéressait actuellement au dossier de vente avec Catania.

Sur son site internet, l'entreprise dit avoir changé de modèle d'affaires récemment.

« L'année 2011 marque un moment important dans l'histoire de Catania puisque l'entreprise a choisi de cesser de participer à des processus d'appels d'offres publics pour la réalisation de projets d'infrastructures », peut-on lire. 

 

Un train de vie somptueux pour un simple entrepreneur en construction

 
 

Paolo Catania cède sa part pour 1 $

L'entrepreneur en construction qui fait l'objet d'allégations de fraude, de corruption, de collusion et de liens avec le crime organisé, a entièrement transféré à sa femme leur résidence d'Outremont, d'une valeur de 2 millions $ en 2009. Il a effectué cette transaction quelques semaines avant que n'éclate un scandale qui a mené à des accusations criminelles contre lui.

M. Catania compte parmi une demi-douzaine de personnes reliées aux cas de corruption et de collusion dans l'industrie de la construction, qui se sont débarrassé de biens de grande valeur lorsque les policiers commençaient à s'intéresser à eux.

Deux ex-ingénieurs de la Ville de Montréal, Luc Leclerc et Gilles Surprenant, qui ont témoigné à la commission Charbonneau, ont eux aussi donné ou transféré leurs résidences.

M. Catania et sa femme Nathalie Boutin ont acheté au prix de 1,85 million $, en 2004, la résidence dans l'arrondissement d'Outremont. Le 17 avril 2009, M. Catania a cédé sa part de 50 % à Mme Boutin pour 1 $. La résidence était alors évaluée à plus de 2 millions $.

Ne manquant pas l'opportunité d'intervenir, Revenu Québec a imposé une hypothèque légale de 1,6 million $ sur cette luxueuse propriété.   L'agence gouvernementale a procédé à l'inscription de l'hypothèque légale le jour même où l'Agence QMI révélait que Paolo Catania avait transféré en avril 2009 sa part de la propriété, évaluée à 2 millions, à son épouse Nathalie Boutin pour 1 $ - deux semaines avant que la Ville de Montréal ne demande à la police d'enquêter sur des fraudes alléguées de M. Catania.

Une avocate de l'Agence de revenu du Québec, Sylvie Sarrazin, a rédigé le document légal indiquant que Mme Boutin doit une somme importante au fisc pour l'année 2012.  Le document, qui a été déposé au Registre foncier du Québec, ne dévoile cependant pas les raisons de cette dette envers l'Agence du revenu.

M. Catania et Mme Boutin ont refusé faire des commentaires sur le transfert de la propriété ou encore l'hypothèque légale.   «Ces informations relèvent de la vie privée de M. Catania et de sa conjointe et ils ne feront pas de commentaires», a indiqué leur porte-parole, la propagandiste de Catania, Mylène Forget.

L'agence gouvernementale peut imposer une hypothèque légale sur une maison ou une propriété commerciale dans le but de récupérer une dette importante pour taxes impayées.  Une telle hypothèque prévient un acheteur potentiel que, si la propriété est vendue, une partie de la somme versée au vendeur pourrait être remise au gouvernement.

Pas qu'un seul problème

Le scandale du Faubourg Contrecoeur, qui a mené à l'arrestation de l'homme d'affaires Paolo Catania, n'est pas le premier à éclabousser sa compagnie, qui s'est retrouvée sous les projecteurs à plusieurs reprises depuis sa création en 1987.

Au tournant des années 2000, le Vérificateur général de la ville de Montréal, Guy Lefebvre, s'est inquiété à trois reprises du fait que c'était toujours les mêmes entreprises qui récoltaient les gros contrats de travaux octroyés par la Ville de Montréal, sous l'administration du maire Pierre Bourque.

Frank Catania & Associés figurait parmi les plus grands récipiendaires de contrats, en ayant recueilli pour une valeur totalisant 6 M$ pour la seule année 1999.  Depuis 1990, Groupe Catania et ses filiales ont empoché plus de 100 millions $ en contrats de construction et d'infrastructures, et ont réalisé de gros profits sur les marchés immobiliers commerciaux et résidentiels avec des transactions à Brossard et d'autres banlieues de Montréal.

Une rue à Brossard

Mais ni M. Catania ni aucun autre des dirigeants de Catania ne donnent d'entrevues, même si le nom de la famille désigne aujourd'hui une rue de Brossard.

Des photographies déposées à la commission Charbonneau ont montré des Catania en train de manger avec des membres du clan Rizzuto. De multiples témoins ont associé l'homme d'affaires à la fraude, collusion et corruption.

M. Pagliarulo a raconté à la commission Charbonneau que M. Catania obtenait des millions en argent comptant avec de fausses factures. M. Catania a démenti ces informations. Mais toutes ces controverses ont eu des conséquences : Groupe Catania ne soumissionne désormais plus pour des projets d'infrastructures publiques.

Un MBA qui n'existe pas

Paolo Catania affirmait sur un site de réseautage professionnel qu'il détenait un MBA pour cadres de l'université Harvard, alors que ce n'est pas le cas.

La référence au MBA sur le profil de M. Catania sur LinkedIn a d'ailleurs été rapidement supprimée, après que l'Agence QMI eut contacté l'Université Harvard et le Groupe Catania pour vérifier la chose.

Un tel programme de MBA pour cadres n'existe pas au Harvard Business School (HBS), selon Kristen Raymaaker, l'adjointe au directeur des communications de l'établissement.  Elle a précisé que M. Catania n'a complété aucun programme offert par Harvard.

Lorsqu'elle a tenté de contacter M. Catania, l'«Agence QMI» a plutôt été référée à Mylène Forget, une consultante en relations publiques pour sa compagnie.

Mme Forget a rappelé une heure plus tard pour spécifier que la mention du MBA avait été retirée des détails du profil LinkedIn de M. Catania.  «Il y avait erreur. Je ne sais pas d'où vient l'inexactitude, mais on vous remercie», a dit Mme Forget.

Que quelques séminaires

Mme Raymaaker a précisé que M. Catania avait suivi plusieurs séminaires d'une semaine à Harvard, donnés par la Young Presidents Organization (YPO), entre 2008 et 2012. Les sessions d'étude et de réseautage pour cadres sont bien dirigées par des professeurs de Harvard.

«Mais la YPO est un organisme distinct de la Harvard Business School, a ajouté Mme Raymaaker.  La HBS fournit le programme et les services d'enseignement, mais le service des admissions (au programme de séminaire) est géré par la YPO, pas par Harvard.»

«Parfois, les gens (qui s'inscrivent au programme de la YPO) croient qu'ils ont un MBA, mais ce n'est pas un MBA.  Ce programme comprend typiquement deux années de cours et d'études intenses», a-t-elle poursuivi.

Le site de la YPO ne fait pas non plus mention d'un programme de MBA pour les cadres, mais décrit Harvard plutôt comme un «partenaire à la formation».

Difficile à excuser

Pour recevoir un certificat de formation continue pour cadre de la YPO, un étudiant doit suivre 10 sessions de cours d'une semaine, a expliqué Mme Raymaaker.  M. Catania a participé à seulement cinq semaines de formation, a-t-elle ajouté.

Embellir son parcours académique ou professionnel est un «drapeau rouge», souligne Christopher Marquet, un expert en fraude chez Marquet International Ltd, une firme d'enquête privée basée à Boston.

«C'est difficile à excuser.  Il trafique son curriculum vitae pour s'avantager.  Si vous mentez à ce propos, que cachez-vous d'autre?» s'est questionné M. Marquet.

 

Des maisons à profusion ?

 
 

L'homme d'affaires ne fait pas dans la pauvreté, il est propriétaire de plusieurs habitations de grand luxe, dont une résidence dans l'arrondissement d'Outremont à Montréal, valant 5 à 6 millions$.

Une autre propriété dans la région des Laurentides, à Piedmont, évaluation marchande entre 6 et 7 millions $

Il possède aussi une résidence à Brossard sur la rive sud de Montréal.

Pendant que les Québécois se battaient avec les rigueurs de l'hiver, l'habile magouilleur et son épouse goûtaient à leur plus récente acquisition, soit un luxueux condo de 3 000 pieds carrés situé dans une tour, pour la modique somme de 2 millions $.

Ce condo aux États-Unis en Floride acheté en 2008 situé dans une tour du complexe Ocean Shores est l'une de quatre tours construites à Sunny Isles Beach, une localité bien connue des Québécois et située juste au nord de Miami Beach.  La tour de 45 étages compte 264 résidences. 

Elle est construite à 300 pieds en bordure de l'océan Atlantique, indique un registre foncier de la Floride.

La Banque Nationale a financé la transaction avec un billet à ordre de 1,125 million $ US. 

Le couple a acheté le plus grand condo disponible au 39e étage, comprenant trois chambres à coucher et trois salles de bain. Il offre une vue panoramique sur l'océan à travers des fenêtres, qui vont du sol au plafond.

Ocean Shores IV à Sunny Isles Beach

Il a acquis cette propriété au moment où il s'engageait dans des activités de collusion sur des contrats de construction, des fausses factures, de la fraude envers la Ville de Montréal, de l'évasion fiscale et de versements de sommes d'argent au crime organisé, selon des témoignages de personnes qui ont comparu devant la commission Charbonneau et des documents obtenus auprès des archives des tribunaux civil et criminel.

Vroum Vroum aussi !

Grand amateur de voitures de luxe, Catania a fait l'acquisition d'une Lamborghini valant au moins un demi million $.  Il aurait même emmené Elio Pagliarulo avec lui chez le concessionnaire, pour l'aider à choisir la couleur et les options de son bolide de rêve. Quand il n'était pas au volant de sa voiture sport italienne, Catania avait aussi l'option de conduire sa «superbe Bentley noire» ou son Land Rover.

Du vin

L'entrepreneur était également un grand amateur de vin.  Il possédait une collection d'au moins 20 000 bouteilles valant au moins un million $, selon ce qu'il aurait raconté à Elio Pagliarulo.  Et le géant de la construction ne faisait pas que boire du vin.  Il en offrait également. «Chaque Noël, il entreposait 1 000 bouteilles de vin dans une pièce de son siège social. Il les offrait à ceux de qui il avait besoin de quelque chose», s'est souvenu Pagliarulo.  «C'était du bon vin. J'étais moi-même un collectionneur, et c'est du vin que j'aurais bu», a-t-il ajouté.

 
 

La Banque Nationale du Canada prend ses précautions

 
 

La Banque Nationale a pris des garanties financières totalisant 108 millions de dollars depuis janvier 2009 sur les propriétés du promoteur et constructeur Catania, perquisitionné à Brossard par Revenu Québec et l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

La Nationale est aussi le plus important prêteur de Tony Accurso, arrêté le 17 avril pour corruption à Mascouche. 

Banque Nationale du Canada

Selon le registre foncier, l’institution financière est la seule à avoir pris des garanties sur des propriétés de Catania ces dernières années.

La Banque Nationale a aussi enregistré depuis 2009 des garanties totalisant 62,5 millions$ sur la totalité des biens de Construction Frank Catania & Associés inc., ainsi que sur un lot et un immeuble des Terrains Frank Catania & Associés inc., boulevard Matte, à Brossard, indique le Registre des droits personnels et réels mobiliers (RDPRM).

Le fisc a déployé 80 agents pour amasser des preuves dans le cadre d’une enquête de l’Unité permanente anticorruption.  Les sociétés de l’entrepreneur Frank Catania figurent parmi les entreprises visées et plusieurs enquêteurs se sont rendus à son siège social de Brossard pour la perquisition.

La Banque Nationale assure que les montants octroyés à Catania sont «très inférieurs» à celui des garanties.  Le porte-parole Claude Breton ajoute que le total des garanties en vigueur sur les actifs de Catania est inférieur à 108 millions $.  Il n’a cependant pas expliqué la différence entre la valeur des garanties dans les dossiers de la Banque et celles du registre foncier.

Il n’a pas voulu préciser non plus le montant des créances réellement en jeu, ni spécifier si Catania a remboursé ses prêts.   «On ne commentera pas le dossier de notre client», dit Claude Breton.

 

À la table du conseil d'administration de Frank Catania au centre le parrain Rizutto

Les garanties trouvées dans les registres ont été prises des mois après la publication des premiers reportages sur les relations entre le fondateur du groupe Catania, Frank Catania, et la mafia.  La Gendarmerie royale du Canada avait notamment déposé en preuve des images filmées dans le cadre de l'opération Colisée au café Consenza, 4891, rue Jarry Est dans Saint-Léonard à Montréal, lieu de rendez-vous de la mafia italienne.  On pouvait y voir Frank Catania remettre de l'argent au parrain de l'époque, Nick Rizzuto, abattu en novembre 2010 par un tireur inconnu.

La GRC démontrait également que les principaux chefs de la mafia sicilienne s'étaient cotisés pour offrir un cadeau au fondateur du groupe Catania. Il n'a jamais été accusé dans cette affaire.

La Banque Nationale est aussi le plus grand financier de Tony Accurso, arrêté le 17 avril 2012 pour répondre à des accusations de fraude, de complot et de versement de pots-de-vin à Mascouche.  En juillet 2011, notamment, l'institution financière a pris une garantie de 100 millions sur un ensemble de biens de son entreprise Constructions Louisbourg, dont le siège social de la filiale Construction Marton, dans l'arrondissement d'Anjou, à Montréal.

La Banque n’a pas voulu spécifier si des changements pourraient être apportés à la façon dont elle accorde ses prêts dans le domaine de la construction.

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Paolo Catania se fait arrêter par l'escouade Marteau
Dossier du Faubourg Contrecoeur de Montréal

 
 

17 mai 2012 Opération Faufil Dossier Faubourg Contrecoeur de Montréal
Arrestation et accusations:  

  • Article 380, Fraude

  • Article 465 (1) c), Complot.

  • Article 122, Abus de confiance

  • Article 21, Participation à une infraction

L'arrestation de M. Catania, président de Construction Frank Catania et associés, de Brossard, survient un mois après celle de l'entrepreneur Tony Accurso, qui contrôle la firme Louisbourg SBC.  Bon an mal an, ces deux sociétés obtenaient depuis plusieurs années la part du lion parmi les contrats publics de la Ville de Montréal.

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a mené onze perquisitions dans un dossier impliquant l'important entrepreneur en construction et promoteur immobilier Catania.

«C'est l'Agence du revenu du Québec (ARQ), qui mène une série de perquisitions, mais c'est un dossier UPAC.

 Le rôle de l'ARQ dans l'UPAC est de détecter les infractions liées à la corruption et la malversation en utilisant les dispositions fiscales
», explique Anne-Frédérick Laurence, porte-parole de l'UPAC.

 

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L'entreprise de construction Catania en liquidation,
mais toujours active et corrompue?

 
 

Le retour de Catania Construction dans les ouvrages de la ville de Montréal fait se questionner tout payeur de taxes qui s'est fait arnaquer par cette compagnie.   Mais attention une compagnie ce n'est rien, il y a de nombreuses personnes en déficit d'éthique ou de moralité qui meublent la place.  

Bien sûr Paolo Catania, André Fortin et Martin d'Aoust ont été arrêté par l'UPAC, mais comme le Parti Libéral du Québec fait tout en son pouvoir pour affaiblir le département des poursuites judiciaire, les procès s'étirent et les plus vieux d'entre nous risquons de n'en jamais voir la fin.   Imaginez: le début du procès du maire Vaillancourt était programmé pour 2019!   Ceci dit, vous lirez ci-dessous que la cour a mandaté une firme de comptables  pour liquider les biens du Groupe Catania. 

Mais bon sang, les principaux actionnaires qui vont en bénéficier sont les mêmes qui sont accusés de fraude!  De plus la firme n'a pas le mandat de faire le ménage mais de vendre les biens.  

JosPublic  aimerait bien connaître les gens qui ont fait la comptabilité des entreprises du groupe, fausses factures, évitement et cachette fiscale, blanchiment d'argent et tout cela sous le nez de ceux qui entrent les chiffres dans les ordinateurs.  

Ben voyons on nous prend pour des cons?   Est-ce que les mêmes directeurs de services sont toujours là ?   Ceux qui disaient oui oui tu peux ajouter ça à la facture.

"Hey Joe, trouve une façon de nous mettre un extra sur cet job! "

Commentaire de
JosPublic

Qui sont les bureaux d'avocats qui justifient le tout selon la loi?   Ils sont tous là à attendre que la tempête passe pour pouvoir continuer à déshonorer leur profession et gagner leur vie malhonnêtement.  Arpenteurs, géomètres, ingénieurs, agents de communications, ils sont tous mouillés jusqu'au cou.   Soit en ayant fraudé eux-mêmes ou en ayant cautionné les voleurs.  Comment se fait-il que toute cette structure n'ait pas encore été démantelée? 

Commençons par révélé que le 21 avril 2016 la filiale de Construction Catania, Développement Lachine-Est (DLE) qui va réaliser le projet ci-dessous n'est pas inscrite au Registre des entreprises du Québec déjà cela est illégal.   Mais Construction Catania apparaît toujours comme suit: Actionnaire majoritaire 4186567 Canada Inc. propriété de Paolo Catania et 4127927 Canada Inc. propriété de Paolo Catania.   Deuxième actionnaire: 4204930 Canada Inc. propriété de André Fortin et troisième actionnaire 3886735 Canada Inc. propriété de Martin D'Aoust... le trio arrêté pour fraude.  

À quoi joue le liquidateur PricewaterhouseCoopers (PwC)?

Décidément, tout serait encore plus corrompu qu'on le pense.

Avril 2016: 4 000 unités d’habitations prévues d’ici 10 ans, le complexe VillaNova, à Lachine-Est est mis de l'avant par Développement Lachine-Est (DLE). Cette entreprise est une filiale du Groupe Catania, aujourd'hui en liquidation sous le contrôle judiciaire de la firme PricewaterhouseCoopers (PwC).

 

 

Revue de presse non exhaustive de textes en lien avec les activités de l'entrepreneur

 

En photo: M. Paolo Catania et un de ses avocats à l'arrière plan

L'ensemble des entreprises contrôlées par Paolo Catania tel que déposé à la Commission Charbonneau.      Dépôt à la Commission 20 juin 2012 1 page PDF

Scandale du Faubourg Contrecoeur à Montréal

Paolo Catania défend son honneur. Le magnat de la construction nie être associé dans une entreprise de prêts usuraires avec un homme qui l'accuse de menaces de mort - 15 décembre 2009

L'entreprise Catania - site internet

Sources: Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction: Commission Charbonneau; La Presse Canadienne pour Canadian Press propriété de CTVglobemedia, Torstar et Power Corporation of Canada; QMI pour Québecor inc.; La Presse/Gesca pour Power Corporation of Canada; Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc. ; Rue Frontenac le journal des lockoutés de Quebecor, Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada

Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 2 août 2019

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Paolo Catania de Construction Catania, arrêté, menotté, accusé de fraude à plusieurs reprises par l'UPAC

Paolo Catania et les rencontres secrètes avec les donneurs d'ouvrages

Situation judiciaire de Paolo Catania et de Construction Frank Catania

Ministres libéraux en conflits d'intérêts avec Paolo Catania

Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

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Corruption et Éthique