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Paolo Catania: portrait d'un entrepreneur en affaires louches
L'entreprise de construction Catania en liquidation, mais toujours active et corrompue?

Le retour de Catania Construction dans les ouvrages de la ville de Montréal fait se questionner tout payeur de taxes qui s'est fait arnaquer par cette compagnie.   Mais attention une compagnie ce n'est rien, il y a de nombreuses personnes en déficit d'éthique ou de moralité diraient certains qui meublent la place.  

Bien sûr Paolo Catania, André Fortin et Martin d'Aoust ont été arrêté par l'UPAC, mais comme le Parti Libéral du Québec fait tout en son pouvoir pour affaiblir le département des poursuites judiciaire, les procès s'étirent et les plus vieux d'entre nous risquons de n'en jamais voir la fin.   Imaginez: le début du procès du maire Vaillancourt est programmé pour 2019!   Ceci dit, vous lirez ci-dessous que la cour a mandaté une firme de comptables  pour liquider les biens du Groupe Catania. 

Mais bon sang, les principaux actionnaires qui vont en bénéficier sont les mêmes qui sont accusés de fraude!  De plus la firme n'a pas le mandat de faire le ménage mais de vendre les biens.  

JosPublic aimerait bien connaître les gens qui ont fait la comptabilité des entreprises du groupe, fausses factures, évitement et cachette fiscale, blanchiment d'argent et tout cela sous le nez de ceux qui entrent les chiffres dans les ordinateurs.  

Ben voyons on nous prend pour des cons?   Est-ce que les mêmes directeurs de services sont toujours là?   Ceux qui disaient oui oui tu peux ajouter ça à la facture.

"Hey Joe, trouve une façon de nous mettre un extra sur cet job! "

Commentaire de
JosPublic

Qui sont les bureaux d'avocats qui justifient le tout selon la loi?   Ils sont tous là à attendre que la tempête passe pour pouvoir continuer à déshonorer leur profession et gagner leur vie malhonnêtement.  Arpenteurs, géomètres, ingénieurs, agents de communications, ils sont tous mouillés jusqu'au cou.   Soit en ayant fraudé eux-mêmes ou en ayant cautionné les voleurs.  Comment se fait-il que toute cette structure n'ait pas encore été démantelée? 

Commençons par révélé que le 21 avril 2016 la filiale de Construction Catania, Développement Lachine-Est (DLE) qui va réaliser le projet ci-dessous n'est pas inscrite au Registre des entreprises du Québec déjà cela est illégal.   Mais Construction Catania apparaît toujours comme suit: Actionnaire majoritaire 4186567 Canada Inc. propriété de Paolo Catania et 4127927 Canada Inc. propriété de Paolo Catania.   Deuxième actionnaire: 4204930 Canada Inc. propriété de André Fortin et troisième actionnaire 3886735 Canada Inc. propriété de Martin D'Aoust... le trio arrêté pour fraude.   À quoi joue le liquidateur PricewaterhouseCoopers (PwC)?

Décidément, tout serait encore plus corrompu qu'on le pense.

Avril 2016: 4 000 unités d’habitations prévues d’ici 10 ans, le complexe VillaNova, à Lachine-Est est mis de l'avant par Développement Lachine-Est (DLE). Cette entreprise est une filiale du Groupe Catania, aujourd'hui en liquidation sous le contrôle judiciaire de la firme PricewaterhouseCoopers (PwC).

Paolo Catania de Frank Catania construction et de Catania. Paolo Catania offre des voyages aux élus. Paolo Catania un train de vie somptueux. Paolo Catania et les rencontres secrètes avec les donneurs d'ouvrage. Des ministre du Parti Libéral du Québec dans l'eau chaude de Paolo Catania. Paolo Catania arrêté par l'escouade Marteau. Paolo Catania de Frank Catania construction et de Catania. Paolo Catania offre des voyages aux élus. Paolo Catania un train de vie somptueux. Paolo Catania et les rencontres secrètes avec les donneurs d'ouvrage. Des ministre du Parti Libéral du Québec dans l'eau chaude de Paolo Catania. Paolo Catania arrêté par l'escouade Marteau.

Paolo Catania au fil du temps

2017

 

21 avril 2017
Paolo Catania met en vente un manoir

 

L'entrepreneur Paolo Catania, arrêté et accusé par l'UPAC et au centre de nombreux témoignages à la commission Charbonneau, a mis en vente sa maison d’Outremont pour 5,5 millions $.   «Dès votre entrée dans ce somptueux manoir [...], vous serez subjugué par ce mélange d’élégance et de raffinement. Du bois riche, des sols en granit, du marbre, de hauts plafonds, de nombreuses fenêtres ainsi qu’un magnifique terrain privé avec piscine d’eau salée et coach house font de cette maison l’une des plus belles du quartier», écrit la courtière.   Catania a aussi mis en vente en 2016 son «chalet» de Piedmont dans les Laurentides pour 7 millions $.

Source: Journal de Montréal (Argent)

2016

17 juin 2016
Affaire Faubourg Contrecoeur : le juge refuse d'arrêter les procédures

Le juge Yvan Poulin de la Cour du Québec a fait savoir qu'il rejette une requête en arrêt des procédures déposée plus tôt cette année.

La défense avait présenté cette requête en soutenant notamment qu'il y avait eu des lacunes dans la divulgation de la preuve par le ministère public.  Mais le juge Poulin conclut plutôt qu'il n'y a eu ni inconduite de la part des procureurs de la Couronne ni violation des droits des accusés.

Les requérants, dont l'ex-président du Comité exécutif de la Ville de Montréal Frank Zampino et l'homme d'affaires Paolo Catania, et l'ex-collecteur de fonds d'Union Montréal, Bernard Trépanier, ont été accusés en 2012 à la suite d'une longue enquête. 

Leur procès pour fraude, complot et abus de confiance, qui devait s'ouvrir en février, ne reprendra finalement qu'en janvier 2017.

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12 février 2016
L'administration de Lachine n'aurait pas le choix que d'approuver un projet domiciliaire lié au Groupe Catania

La ville de Montréal se trouve dans une position inconfortable dans le cas d'un développement domiciliaire proposé par le Groupe Catania pendant que Construction Frank Catania & Associé Inc. lui doit 20 millions$ en dommages pour une fraude liée à la corruption et collusion par des compagnies qui sont maintenant en liquidation. Le liquidateur de l'entreprise PricewaterhouseCooper représente aussi des actionnaires qui sont formellement accusés de corruption par la cour du Québec. Il s'agit de André Fortin, Martin D'Aoust et Paolo Catania

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1er juin 2016
Programme de remboursement volontaire provenant de la corruption et de la collusion

 

Dans l'entrefilet de la Presse+ publié le 1er juin dans la section Affaires du journaliste Sylvain Larocque, intitulé WSP et Catania offrent un remboursement, il est fait mention que Construction Frank Catania a déposé, dans le cadre du Programme de remboursement volontaire (PRV), une proposition pour rembourser 42 organismes publics.   Cette affirmation est inexacte puisque Construction Frank Catania n’a pas, à ce jour, produit de proposition, mais a simplement déposé un avis d’intention conformément au Programme de remboursement volontaire (PRV).

De plus, l’avis d’intention vise une proposition uniquement à l’égard de la Ville de Montréal, même si l’entreprise souhaite obtenir une quittance globale de tous les corps publics avec lesquels elle a traité dans le passé, conformément à l’article 15 du PRV.  Signé : L’honorable François Rolland, Administrateur principal

 
 

20 avril 2016
Catania: projet de 4000 unités sous la supervision de PwC

Une barrière d'accès à un des terrains où se construira le projet domiciliaire sur l'ex-propriété Jenkins Valves sur le boulevard Saint-Joseph dans l'arrondissement de Lachine de la ville de Montréal.

Catania doit des millions de dollars à plusieurs créanciers.   La Ville de Montréal lui réclame notamment près de 24 millions pour 23 affaires de collusion qui se seraient produites entre 2000 et 2009.

PricewaterhouseCoopers (PwC), le liquidateur des entreprises de Catania mandaté par la Cour, gérera tous les aspects comptables et financiers du projet VillaNova.   Après avoir analysé divers scénarios, PwC a déterminé que le lancement du projet de Lachine maximisait les chances que les créanciers puissent un jour revoir la couleur de leur argent. (Résumé de la situation en anglais sur The Montreal Gazette)

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2015

 

8 mai 2015
Catania crache du fric

 

Sept ans de désaccords, de litiges et de poursuites civiles concernant le controversé projet immobilier Faubourg Contrecoeur, viennent de prendre fin.   La Société de développement et d'habitation de Montréal (SHDM) a convenu d'une entente avec PricewaterhouseCoopers, le liquidateur de l'entreprise Construction F. Catania et obtient 7 millions$ en compensations.

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2014

Septembre 2014
PricewaterhouseCooper prend la direction de Catania

La cour du Québec a mandaté la firme comptable en tant que liquidateur des actifs de Construction Frank Catania & Associés et trois autres compagnies dans le Groupe Catania.

Source: Montreal Gazette

 
 
 
 
 
 

18 février 2014
La Fondation F. Catania généreuse avec... Catania

Pendant que ses dirigeants attendent leurs procès pour fraudes fiscales et corruption, Construction Frank Catania & Associés et les trois fraudeurs propriétaires se finance auprès de leur propre organisme de charité: la Fondation F. Catania, qui émet des reçus fiscaux pour dons de bienfaisance.   Une transaction étrange qui relève du «stratagème», selon les experts qu’a consultés Les Affaires.

Le 6 février, une compagnie à numéros détenue par les dirigeants de Catania a cautionné un prêt de 483 356 $ de la Fondation à l’entreprise de construction.   Dans cette transaction, le créancier et le débiteur ont exactement les mêmes dirigeants: Paolo Catania, André Fortin et Martin D’Aoust.   Les trois hommes d’affaires contrôlent aussi 7593724 Canada inc., qui offre en garantie deux terrains dans l’arrondissement de Saint-Hubert, à Longueuil.
L'acte hypothécaire du prêt de la Fondation Catania peut être consulté ici.

S'il prête près d’un demi-million à ses dirigeants, l'organisme de bienfaisance se montre toutefois moins généreux envers les écoles et les hôpitaux qu'il est censé aider. Selon sa fiche à Revenu Canada, la Fondation n’a accordé que pour 13 833$ de dons en 2013

 Lire la suite  - Sur Les Affaires

2013

27 juin 2013
Revenu Québec dépose 989 chefs d'accusation visant principalement Construction Frank Catania & Associés inc.

 

 Le commissaire à la lutte contre la corruption, annonce que Revenu Québec a déposé, 989 chefs d'accusation à l'endroit de la société Construction Frank Catania & Associés inc. et de ses administrateurs.   Certains dirigeants et employés de cette société, ainsi que six autres sociétés et quelques-uns de leurs administrateurs, sont également impliqués dans cette affaire, en plus d'un tiers.   Les personnes visées par ces accusations sont passibles d'amendes minimales totalisant plus de 12,5 millions de dollars et s'exposent à des peines d'emprisonnement pour de présumés cas de fraude fiscale relatifs à des contrats publics dans le domaine de la construction.

La société Construction Frank Catania & Associés inc., une entreprise faisant des affaires dans le domaine de la construction, ses administrateurs, ainsi que certains de ses dirigeants et employés actuels ou anciens, MM. Paolo Catania, André Fortin, Pasquale Fedele, David Chartrand, Martin D'Aoust et Pascal Patrice, sont accusés d'avoir fait de fausses déclarations et d'avoir illégalement obtenu des crédits de taxe sur les intrants (CTI) et des remboursements de la taxe sur les intrants (RTI) du 1er mai 2005 au 30 juin 2009.

Lire la suite  - Sur Communiqué de Revenu Québec

 

29 avril 2013
Zampino et Trépanier invités à Miami aux frais de Paolo Catania?

Bernard Trépanier 7 Frank Zampino

Des relevés de comptes commerciaux de Frank Catania et associés saisis par la Sûreté du Québec et déposés en preuve devant la commission Charbonneau montrent que le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Frank Zampino, et l'ex-solliciteur du parti Union Montréal, Bernard Trépanier, auraient séjourné dans un luxueux hôtel de Miami en mars 2008, aux frais de l'entreprise dirigée par Paolo Catania.

L ire la suite  - Sur Radio-Canada

 

2012

 
 
 
 

3 novembre 2012
L’UdeM vend à perte un couvent à Catania

Gérald Tremblay serait intervenu dans la transaction?

L’Université de Montréal a vendu à perte et sans appel d’offres public l’ancien couvent des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie au controversé entrepreneur Catania.   La transaction, qui n’est toujours pas finalisée, aurait été marquée par de nombreuses tractations politiques, auxquelles ne serait pas étrangère l’administration du maire Gérald Tremblay.

«M. Tremblay voulait du développement, et la provenance des investissements lui importait peu»,  a affirmé une personne qui a suivi le dossier, mais qui ne souhaite pas être identifiée. Selon cette source, le travail du CPM aurait été quelque peu «manipulé».    Sur la défensive, le maire Gérald Tremblay s’est défendu d’avoir favorisé d’une façon ou d’une autre la candidature de Catania.   Le recteur Breton abonde dans ce sens. «M. le maire n’est pas un agent d’immeubles», a-t-il dit.

Ajout du Webmestre: Finalement devant l'opprobre populaire et la couverture médiatique l'opération a échoué

Lire la suite  - Sur Le Devoir

 

27 novembre 2012
La Commission Charbonneau
et le club privé 357c

La Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction s'est récemment intéressée au club privé 357c, où des entrepreneurs, ingénieurs, élus et fonctionnaires municipaux ont tenu depuis 2005 de nombreuses rencontres à l'abri des regards.

Quatre membres influents du parti libéral du Québec, un sénateur conservateur, plusieurs élus Montréalais et des fonctionnaires de la Ville ont déjeuné au club 357c avec l'entrepreneur en construction Paolo Catania, accusé entre autres de fraude et de complot.   Line Beauchamp, s'est présentée pour un petit-déjeuner en février 2007 en compagnie de son ex-conjoint Pierre Bibeau. À leurs côtés se trouvaient notamment Paolo Catania, Bernard Trépanier et Frank Zampino, tous accusés au criminel dans l'affaire du Faubourg Contrecoeur. Toujours chez les libéraux, Joël Gauthier, l'ancien directeur-général du PLQ, et Tony Tomassi, ex-ministre de la famille sous le gouvernement Charest, ont également rencontré Paolo Catania.

Lire la suite  - Sur MétéoPolitique

 

2009

11 septembre 2009
Menaces de mort

 

Paolo Catania a été accusé de menaces de mort, de tentative d'extorsion et de harcèlement envers l'homme d'affaires Elio Pagliarulo, qui lui doit 1,4 million$.

Dans une déclaration sous serment, Pagliarulo affirme que 600 000$ des 1,4 million de dollars lui ont été remis en liquide, ce que nie Catania.

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Elio Pagliarulo et Paolo Catania

2008

   

Fin 2008
Revenu Québec a fait parvenir à M. Catania une cotisation de 157 815 $.

 

Selon Revenu Québec, il avait facturé des dépenses personnelles à sa compagnie et avait omis de les déclarer comme revenu personnel.   Ces dépenses incluaient la location et des réparations de véhicules, des frais d'avocat, d'autres honoraires de gestion ainsi que des voyages personnels en Jamaïque, en Espagne, en Floride, à Las Vegas, dans les Laurentides et à Montebello.

M. Catania nie avoir fraudé et conteste ces cotisations, estimant que sa responsabilité pour les exercices fiscaux de 2001 à 2004 avait expiré.  Revenu Québec a manifesté son désaccord : Construction F. Catania avait déjà plaidé coupable en 2004 à des accusations d'évasion fiscale au fédéral pour des actions semblables, écopant d'une amende de
109 375 $. La cause demeure devant les tribunaux.

Source Canoë

2005

   

En 2005
La mafia se cotise

 

Des caméras de la GRC croquaient Frank Catania de passage au café Consenza réputé être le quartier général de la mafia montréalaise.   Des parrains de la mafia, dont Vito Rizzuto, ( 10 ) se seraient cotisés pour lui offrir un cadeau de retraite.   Six entrepreneurs ont défilé au Consenza, haut lieu de la mafia montréalaise, entre 2001 et 2006 : dont "Frank" Francesco Catania, de Construction Frank Catania (19 visites).

Source: Commission Charbonneau

2003

En 2003
Robert Fortin accusé de collusion avec Catania

 

L'ex-directeur général de l'arrondissement Saint-Laurent, Robert Fortin, était accusé d'avoir accepté des pots-de-vin des cadeaux de fournisseurs de l'arrondissement.   Il a obtenu l'utilisation d'un tracteur pour une durée de trois mois à son domicile en plus de demander à un entrepreneur de poser de la tourbe à sa résidence secondaire.   Paolo Catania aurait payé le voyage de M. Fortin et de sa femme en Toscane, où il les l'accompagnait avec sa propre femme.   La facture s'élevait à 6 602$.

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2001

André Fortin et Paolo Catania du Groupe Catania et Frank Catania construction; Fatima Houda-Pepin, députée libérale de La Pinière et la ministre Nathalie Normandeau, devant le projet de centre qui n'a pas vu le jour, sur le terrain très profitable

 

Début 2001
Un projet de 2 500% de profits

 

La controverse entourant la vente litigieuse d’un immeuble de la Commission scolaire Riverside, à Brossard sur la rive-sud de Montréal, à la fondation de l’entrepreneur Catania n’est pas un  « pétard mouillé », comme le prétendait le Parti libéral.   La transaction a été marquée par des irrégularités et de nombreuses interventions politiques forçant le transfert du dossier à l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

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1996

 

19 février 1996
Condamnation pour évasion fiscale

 

En 1996, un homme d'affaires, René Tétreault, de Laval, était condamné à un an de prison relativement à la vente de 7 M$ de fausses factures au nom de différentes compagnies, dont Construction Frank Catania & Associés. ( 02 )L'entreprise écopait, elle, d'une amende de 150 130$ pour évasion fiscale. Le système permettait qu'une compagnie comme Catania achète de Construction Rudbeck Inc des services inexistants qui ne seront jamais livrés, mais bénéficie d'une facture qui réduit ses dépenses. Elle payait la facture en chèque et recevait l'argent comptant moins un % laissé à la compagnie accommodante.

Lire la suite - Sur La Presse page 4

 
 
 

Revenu Québec frappe où ça fait mal

 
 

Fin juin 2013, Revenu Québec a déposé 989 chefs d'accusation principalement contre Paolo Catania et ses associés de la société Construction Frank Catania.

Le président de l'entreprise, Paolo Catania, ses associés André Fortin, Pasquale Fedele de même que David Chartrand, Martin D'Aoust et Pascal Patrice sont accusés d'avoir fait de fausses déclarations et d'avoir illégalement obtenu des crédits et des remboursements entre 2005 et 2009.

Six autres entreprises sont également accusées d'avoir participé à la mise en oeuvre d'un stratagème de fausses factures ce qui a permis à Construction Frank Catania de demander des remboursements de taxes auxquels elle n'avait pas droit.

Les personnes visées risquent des amendes totalisant plus de 12,5 millions de dollars et s'exposent à des peines d'emprisonnement pour de présumés cas de fraude fiscale relatifs à des contrats publics dans le domaine de la construction.

132 charges pèsent sur Paolo Catania et des amendes de plus de 1,5 million $ lui sont réclamées.

L'équipe de Revenu Québec de l'UPAC dans le cadre de l'opération Faufil a découvert ce stratagème dans le cadre de ses activités de contrôle fiscal et d'enquête.

 

Le « flirt » avec l'illégalité de la compagnie de construction Frank Catania & Associés, fondée par Frank Catania et reprise par son fils, Paolo, en 2002, s'est retrouvé sous les projecteurs à plusieurs reprises depuis sa création en 1987.

 

Payer des voyages en échange de quoi ?

 
 

Des relevés de comptes commerciaux de Frank Catania et associés saisis par la Sûreté du Québec et déposés en preuve devant la commission Charbonneau montrent que le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Frank Zampino, et l'ex-solliciteur du parti Union Montréal, Bernard Trépanier, auraient séjourné dans un luxueux hôtel de Miami en mars 2008, aux frais de l'entreprise dirigée par Paolo Catania.

Bernard Trépanier et Frank Zampino

Cliquer ci-dessous pour la suite du texte
Bernard Trépanier et Frank Zampino invités à Miami aux frais de Paolo Catania?

 

Homme d'affaire ou d'Omerta!

 
 

Elio Pagliarulo ( 03 ) et Paolo Catania

Le 11 septembre 2009, Paolo Catania a été accusé de menaces de mort, de tentative d'extorsion et de harcèlement envers l'homme d'affaires Elio Pagliarulo, qui lui doit 1,4 million$.

Dans une déclaration sous serment, Pagliarulo affirme que 600 000$ des 1,4 million de dollars lui ont été remis en liquide, ce que nie Catania.

Il est accusé d'avoir «induit ou tenté d'induire (l'homme d'affaires) Elio Pagliarulo, par des menaces, accusations ou la violence à lui remettre une somme d'argent», d'avoir «proféré une menace de causer la mort ou des lésions corporelles» à son endroit, et de l'avoir harcelé et «lui faire raisonnablement craindre pour sa sécurité ou celle d'une de ses connaissances», entre le 1er décembre 2008 et le 20 août 2009.

Pagliarulo affirme que lui-même et Catania faisaient du prêt usuraire, ce que nie aussi Catania. En septembre 2010, il évitait un procès au criminel après que la Couronne eut décidé de retirer les chefs d'accusations pesant sur lui.

Il s'est aussi retrouvé dans l'actualité pour avoir voulu transformer en condos de luxe un ancien couvent acquis auprès de l'Université de Montréal, un projet qui avait suscité l'ire de professeurs de l'établissement d'enseignement supérieur. ( 04 )

V
isiblement dans l’embarras, le Conseil de l’Université a fait savoir le 8 décembre 2012 qu’il avait décidé de ne pas prolonger au-delà du 31 décembre l’entente avec Construction Frank Catania Associés, qui voulait faire des condos de luxe dans ce bâtiment patrimonial, situé au 1420, boulevard Mont-Royal, à Outremont.

L’Université explique qu’elle annule l’offre d’achat parce qu’elle a perdu espoir que la transaction se conclue, en raison de procédures judiciaires qui bloquent la vente. « La décision a été prise en raison des incertitudes soulevées par les procédures judiciaires intentées par différents groupes », a dit le porte-parole de l’UdeM, Mathieu Filion.

Il ne nie pas que le non-renouvellement de contrat soit lié aux soupçons de corruption qui pèsent sur le Groupe Catania, dont les liens avec la mafia ont été mis au jour à la commission Charbonneau. « Les allégations, ça fait partie des éléments, mais c’est l’ensemble des éléments qui nous a fait prendre cette décision », a précisé M. Filion. L’Unité permanente anticorruption (UPAC) s’intéressait actuellement au dossier de vente avec Catania.

Sur son site internet, l'entreprise dit avoir changé de modèle d'affaires récemment.

« L'année 2011 marque un moment important dans l'histoire de Catania puisque l'entreprise a choisi de cesser de participer à des processus d'appels d'offres publics pour la réalisation de projets d'infrastructures », peut-on lire.

 

Un train de vie somptueux pour un simple entrepreneur en construction

 
 

Paolo Catania cède sa part pour 1 $

L'entrepreneur en construction qui fait l'objet d'allégations de fraude, de corruption, de collusion et de liens avec le crime organisé, a entièrement transféré à sa femme leur résidence d'Outremont, d'une valeur de 2 millions $ en 2009. Il a effectué cette transaction quelques semaines avant que n'éclate un scandale qui a mené à des accusations criminelles contre lui.

M. Catania compte parmi une demi-douzaine de personnes reliées aux cas de corruption et de collusion dans l'industrie de la construction, qui se sont débarrassé de biens de grande valeur lorsque les policiers commençaient à s'intéresser à eux.

Deux ex-ingénieurs de la Ville de Montréal, Luc Leclerc et Gilles Surprenant ( 05  ), qui ont témoigné à la commission Charbonneau ( 06 ), ont eux aussi donné ou transféré leurs résidences.

M. Catania et sa femme Nathalie Boutin ont acheté au prix de 1,85 million $, en 2004, la résidence dans l'arrondissement d'Outremont. Le 17 avril 2009, M. Catania a cédé sa part de 50 % à Mme Boutin pour 1 $. La résidence était alors évaluée à plus de 2 millions $.

Ne manquant pas l'opportunité d'intervenir, Revenu Québec a imposé une hypothèque légale de 1,6 million $ sur cette luxueuse propriété.   L'agence gouvernementale a procédé à l'inscription de l'hypothèque légale le jour même où l'Agence QMI révélait que Paolo Catania avait transféré en avril 2009 sa part de la propriété, évaluée à 2 millions, à son épouse Nathalie Boutin pour 1 $ - deux semaines avant que la Ville de Montréal ne demande à la police d'enquêter sur des fraudes alléguées de M. Catania.

Une avocate de l'Agence de revenu du Québec, Sylvie Sarrazin, a rédigé le document légal indiquant que Mme Boutin doit une somme importante au fisc pour l'année 2012. Le document, qui a été déposé au Registre foncier du Québec, ne dévoile cependant pas les raisons de cette dette envers l'Agence du revenu.

M. Catania et Mme Boutin ont refusé faire des commentaires sur le transfert de la propriété ou encore l'hypothèque légale. «Ces informations relèvent de la vie privée de M. Catania et de sa conjointe et ils ne feront pas de commentaires», a indiqué leur porte-parole, la propagandiste de Catania, Mylène Forget.

L'agence gouvernementale peut imposer une hypothèque légale sur une maison ou une propriété commerciale dans le but de récupérer une dette importante pour taxes impayées. Une telle hypothèque prévient un acheteur potentiel que, si la propriété est vendue, une partie de la somme versée au vendeur pourrait être remise au gouvernement.

Pas qu'un seul problème

Le scandale du Faubourg Contrecoeur ( 01 ), qui a mené à l'arrestation de l'homme d'affaires Paolo Catania, n'est pas le premier à éclabousser sa compagnie, qui s'est retrouvée sous les projecteurs à plusieurs reprises depuis sa création en 1987.

Au tournant des années 2000, le Vérificateur général de la ville de Montréal, Guy Lefebvre, s'est inquiété à trois reprises du fait que c'était toujours les mêmes entreprises qui récoltaient les gros contrats de travaux octroyés par la Ville de Montréal, sous l'administration du maire Pierre Bourque.

Frank Catania & Associés figurait parmi les plus grands récipiendaires de contrats, en ayant recueilli pour une valeur totalisant 6 M$ pour la seule année 1999. Depuis 1990, Groupe Catania et ses filiales ont empoché plus de 100 millions $ en contrats de construction et d'infrastructures, et ont réalisé de gros profits sur les marchés immobiliers commerciaux et résidentiels avec des transactions à Brossard et d'autres banlieues de Montréal.

Une rue à Brossard

Mais ni M. Catania ni aucun autre des dirigeants de Catania ne donnent d'entrevues, même si le nom de la famille désigne aujourd'hui une rue de Brossard.

À la table du conseil d'administration de Frank Catania au centre le parrain Rizutto

Des photographies déposées à la commission Charbonneau ont montré des Catania en train de manger avec des membres du clan Rizzuto. De multiples témoins ont associé l'homme d'affaires à la fraude, collusion et corruption.

M. Pagliarulo a raconté à la commission Charbonneau que M. Catania obtenait des millions en argent comptant avec de fausses factures. M. Catania a démenti ces informations.

Mais toutes ces controverses ont eu des conséquences : Groupe Catania ne soumissionne désormais plus pour des projets d'infrastructures publiques.

Un MBA qui n'existe pas

Paolo Catania affirmait sur un site de réseautage professionnel qu'il détenait un MBA pour cadres de l'université Harvard, alors que ce n'est pas le cas.

La référence au MBA sur le profil de M. Catania sur LinkedIn a d'ailleurs été rapidement supprimée, après que l'Agence QMI eut contacté l'Université Harvard et le Groupe Catania pour vérifier la chose.

Un tel programme de MBA pour cadres n'existe pas au Harvard Business School (HBS), selon Kristen Raymaaker, l'adjointe au directeur des communications de l'établissement. Elle a précisé que M. Catania n'a complété aucun programme offert par Harvard.

Lorsqu'elle a tenté de contacter M. Catania, l'«Agence QMI» a plutôt été référée à Mylène Forget, une consultante en relations publiques pour sa compagnie.

Mme Forget a rappelé une heure plus tard pour spécifier que la mention du MBA avait été retirée des détails du profil LinkedIn de M. Catania.  «Il y avait erreur. Je ne sais pas d'où vient l'inexactitude, mais on vous remercie», a dit Mme Forget.

Que quelques séminaires

Mme Raymaaker a précisé que M. Catania avait suivi plusieurs séminaires d'une semaine à Harvard, donnés par la Young Presidents Organization (YPO), entre 2008 et 2012. Les sessions d'étude et de réseautage pour cadres sont bien dirigées par des professeurs de Harvard.

«Mais la YPO est un organisme distinct de la Harvard Business School, a ajouté Mme Raymaaker. La HBS fournit le programme et les services d'enseignement, mais le service des admissions (au programme de séminaire) est géré par la YPO, pas par Harvard.»

«Parfois, les gens (qui s'inscrivent au programme de la YPO) croient qu'ils ont un MBA, mais ce n'est pas un MBA. Ce programme comprend typiquement deux années de cours et d'études intenses», a-t-elle poursuivi.

Le site de la YPO ne fait pas non plus mention d'un programme de MBA pour les cadres, mais décrit Harvard plutôt comme un «partenaire à la formation».

Difficile à excuser

Pour recevoir un certificat de formation continue pour cadre de la YPO, un étudiant doit suivre 10 sessions de cours d'une semaine, a expliqué Mme Raymaaker. M. Catania a participé à seulement cinq semaines de formation, a-t-elle ajouté.

Embellir son parcours académique ou professionnel est un «drapeau rouge», souligne Christopher Marquet, un expert en fraude chez Marquet International Ltd, une firme d'enquête privée basée à Boston.

«C'est difficile à excuser. Il trafique son curriculum vitae pour s'avantager. Si vous mentez à ce propos, que cachez-vous d'autre?» s'est questionné M. Marquet.

 

Des maisons à profusion ?

 
 

L'homme d'affaires ne fait pas dans la pauvreté, il est propriétaire de plusieurs habitations de grand luxe, dont une résidence dans l'arrondissement d'Outremont à Montréal, valant 5 à 6 millions.

Une autre propriété dans la région des Laurentides, à Piedmont, évaluation marchande entre 6 et 7 millions $

Il possède aussi une résidence à Brossard sur la rive sud de Montréal.

Pendant que les Québécois se battaient avec les rigueurs de l'hiver, l'habile magouilleur et son épouse goûtaient à leur plus récente acquisition, soit un luxueux condo de 3 000 pieds carrés situé dans une tour, pour la modique somme de 2 millions $.

Ce condo aux États-Unis en Floride acheté en 2008 situé dans une tour du complexe Ocean Shores est l'une de quatre tours construites à Sunny Isles Beach, une localité bien connue des Québécois et située juste au nord de Miami Beach. La tour de 45 étages compte 264 résidences. Elle est construite à 300 pieds en bordure de l'océan Atlantique, indique un registre foncier de la Floride.

La Banque Nationale a financé la transaction avec un billet à ordre de 1,125 million $ US.

Le couple a acheté le plus grand condo disponible au 39e étage, comprenant trois chambres à coucher et trois salles de bain. Il offre une vue panoramique sur l'océan à travers des fenêtres, qui vont du sol au plafond.

Ocean Shores IV à Sunny Isles Beach

Il a acquis cette propriété au moment où il s'engageait dans des activités de collusion sur des contrats de construction, des fausses factures, de la fraude envers la Ville de Montréal, de l'évasion fiscale et de versements de sommes d'argent au crime organisé, selon des témoignages de personnes qui ont comparu devant la commission Charbonneau et des documents obtenus auprès des archives des tribunaux civil et criminel.

Vroum Vroum aussi !

Grand amateur de voitures de luxe, Catania a fait l'acquisition d'une Lamborghini valant au moins un demi million $. Il aurait même emmené Elio Pagliarulo avec lui chez le concessionnaire, pour l'aider à choisir la couleur et les options de son bolide de rêve. Quand il n'était pas au volant de sa voiture sport italienne, Catania avait aussi l'option de conduire sa «superbe Bentley noire» ou son Land Rover.

Du vin

L'entrepreneur était également un grand amateur de vin. Il possédait une collection d'au moins 20 000 bouteilles valant au moins un million $, selon ce qu'il aurait raconté à Elio Pagliarulo. Et le géant de la construction ne faisait pas que boire du vin. Il en offrait également. «Chaque Noël, il entreposait 1 000 bouteilles de vin dans une pièce de son siège social. Il les offrait à ceux de qui il avait besoin de quelque chose», s'est souvenu Pagliarulo. «C'était du bon vin. J'étais moi-même un collectionneur, et c'est du vin que j'aurais bu», a-t-il ajouté.

 

La Banque Nationale du Canada prend ses précautions

 
 

La Banque Nationale a pris des garanties financières totalisant 108 millions de dollars depuis janvier 2009 sur les propriétés du promoteur et constructeur Catania, perquisitionné à Brossard par Revenu Québec et l’Unité permanente anticorruption (UPAC). ( 07 )

La Nationale est aussi le plus important prêteur de Tony Accurso, arrêté le 17 avril pour corruption à Mascouche. 

Banque Nationale du Canada

Selon le registre foncier, l’institution financière est la seule à avoir pris des garanties sur des propriétés de Catania ces dernières années.

La Banque Nationale a aussi enregistré depuis 2009 des garanties totalisant 62,5 millions$ sur la totalité des biens de Construction Frank Catania & Associés inc., ainsi que sur un lot et un immeuble des Terrains Frank Catania & Associés inc., boulevard Matte, à Brossard, indique le Registre des droits personnels et réels mobiliers (RDPRM).

Le fisc a déployé 80 agents pour amasser des preuves dans le cadre d’une enquête de l’Unité permanente anticorruption ( 08 ) . Les sociétés de l’entrepreneur Frank Catania figurent parmi les entreprises visées et plusieurs enquêteurs se sont rendus à son siège social de Brossard pour la perquisition.

La Banque Nationale assure que les montants octroyés à Catania sont «très inférieurs» à celui des garanties. Le porte-parole Claude Breton ajoute que le total des garanties en vigueur sur les actifs de Catania est inférieur à 108 millions $. Il n’a cependant pas expliqué la différence entre la valeur des garanties dans les dossiers de la Banque et celles du registre foncier. Il n’a pas voulu préciser non plus le montant des créances réellement en jeu, ni spécifier si Catania a remboursé ses prêts. «On ne commentera pas le dossier de notre client», dit Claude Breton.

Les garanties trouvées dans les registres ont été prises des mois après la publication des premiers reportages sur les relations entre le fondateur du groupe Catania, Frank Catania, et la mafia. La Gendarmerie royale du Canada avait notamment déposé en preuve des images filmées dans le cadre de l'opération Colisée au café Consenza, 4891, rue Jarry Est dans Saint-Léonard à Montréal, lieu de rendez-vous de la mafia italienne. On pouvait y voir Frank Catania remettre de l'argent au parrain de l'époque, Nick Rizzuto, abattu en novembre 2010 par un tireur inconnu.

La GRC démontrait également que les principaux chefs de la mafia sicilienne s'étaient cotisés pour offrir un cadeau au fondateur du groupe Catania. Il n'a jamais été accusé dans cette affaire.

La Banque Nationale est aussi le plus grand financier de Tony Accurso ( 09 ), arrêté le 17 avril 2012 pour répondre à des accusations de fraude, de complot et de versement de pots-de-vin à Mascouche. En juillet 2011, notamment, l'institution financière a pris une garantie de 100 millions sur un ensemble de biens de son entreprise Constructions Louisbourg, dont le siège social de la filiale Construction Marton, dans l'arrondissement d'Anjou, à Montréal.

La Banque n’a pas voulu spécifier si des changements pourraient être apportés à la façon dont elle accorde ses prêts dans le domaine de la construction.

 

Paolo Catania se fait arrêter par l'escouade Marteau

 
 

L'arrestation de M. Catania, président de Construction Frank Catania et associés, de Brossard, survient un mois après celle de l'entrepreneur Tony Accurso, qui contrôle la firme Louisbourg SBC. Bon an mal an, ces deux sociétés obtenaient depuis plusieurs années la part du lion parmi les contrats publics de la Ville de Montréal.

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a mené onze perquisitions dans un dossier impliquant l'important entrepreneur en construction et promoteur immobilier Catania.

«C'est l'Agence du revenu du Québec (ARQ), qui mène une série de perquisitions, mais c'est un dossier UPAC.

 Le rôle de l'ARQ dans l'UPAC est de détecter les infractions liées à la corruption et la malversation en utilisant les dispositions fiscales
», explique Anne-Frédérick Laurence, porte-parole de l'UPAC.

Les bureaux de la firme Catania à Brossard sont notamment perquisitionnés. Les enquêteurs du fisc ont déployé 80 personnes sur le terrain pour amasser des documents en preuve dans cette affaire. Toutes les perquisitions ont lieu dans la grande région de Montréal.

Catania est un développeur important à Montréal. L'entreprise est connue pour le controversé projet du Faubourg Contrecoeur, dans l'est de la ville, qui est aussi sous enquête par l'Escouade Marteau, bras armé de l'UPAC. Les policiers de Marteau ont d'ailleurs déjà perquisitionné chez Catania.

Par l'entremise de la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM), la Ville de Montréal avait vendu au Groupe F. Catania un immense terrain à l'est de l'autoroute 25. L'évaluation municipale était de 31 millions de dollars, mais la SHDM l'a vendu au prix de l'évaluation marchande de 19 millions. Elle a déduit de ce prix divers frais, dont 11 millions pour la décontamination du terrain.

Or, des enquêtes ont établi que la décontamination pourrait avoir coûté beaucoup moins cher.

 

 

La Commission Charbonneau s'intéresse aussi:

 
 

 

Revue de presse non exhaustive de textes en lien avec les activités de l'entrepreneur




En photo: M. Paolo Catania et un de ses avocats à l'arrière plan

Quand Catania frappe un noeud à Longueuil.
C’est vrai qu’une victoire citoyenne représente le meilleur antidote au cynisme ambiant. Des citoyennes et des citoyens du Vieux-Longueuil l’ont vécu récemment. 2 octobre 2012.

L'ensemble des entreprises contrôlées par Paolo Catania tel que déposé à la Commission Charbonneau.      Dépôt à la Commission 20 juin 2012 1 page PDF

Catania se fait arrêter par l'escouade Marteau - 17 mai 2012

Affaire du Faubourg Contrecoeur à Montréal

L'entrepreneur Paolo Catania libéré des accusations - 16 septembre 2010

Paolo Catania défend son honneur. Le magnat de la construction nie être associé dans une entreprise de prêts usuraires avec un homme qui l'accuse de menaces de mort - 15 décembre 2009

L'entreprise Catania - site internet

Sources: Commission Charbonneau Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la constructionCyberpresse.ca et La Presse pour Power Corporation of Canada et Huffington Post Québec pour Verazon; L'Actualité pour Rogers Enterprises Inc., Les affaires pour Transcontinental Inc., Agence QMI et Argent pour Québecor Inc. Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc.

Choix de photos, mise en page, références et titrage : JosPublic
La plus récente mise à jour 21 avril 2017

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

  Politiciens et politiciennes
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

Employés.es de l'État
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

Notes & Références encyclopédiques:

01

Qu'est-ce que Le scandale du Faubourg Contrecoeur - Sur MétéoPolitique

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02

Qu'est-ce que Construction Frank Catania & Associés - Sur MétéoPolitique

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03

Qui est Elio Pagliarulo ? Sur MétéoPolitique

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04

 

L’Université de Montréal vend à perte un couvent à Catania. L’entrepreneur aurait bénéficié d’un coup de pouce politique - Sur Le Devoir, le 3 novembre 2012

 

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05

Qui sont Luc Leclerc et Gilles Surprenant ? Sur MétéoPolitique

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06

Qu'est-ce que la Commission Charbonneau ? Sur MétéoPolitique

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07

Qu'est-ce que l'Unité permanente anticorruption (UPAC) ? - Sur MétéoPolitique

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08

Le fisc a déployé 80 agents pour amasser des preuves - Sur Les Affaires, le 26 avril 2012

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09

Qui est Tony Accurso ? - Sur MétéoPolitique

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10

À propos de Vito Rizzuto - Sur Wikipédia

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11

 

À propos de Robert Fortin, ex-général de l'arrondissement Saint-Laurent à Montréal

 

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