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Michel Auger en collusion avec des firmes d'ingénierie conseil
Sentence de l'Ordre des ingénieurs du Québec: suspension de 14 mois

Selon le témoignage de Patrice Mathieu devant la Commission Charbonneau, Michel Auger aurait servi d'interlocuteur au nom de la firme d'ingénierie CIMA-+.   Il n'apparaît plus dans la structure de Cima+ mais se présente en tant qu'ex-directeur services urbains Québec chez CIMA+, ex-directeur programmation à la ville de Québec, ex-ingénieur chez Roche Ltée Groupe Conseil, ex-ingénieur de produits chez HDPE Piping Systems chez DuPont Canada.  Un diplômé de l'école d'administration publique du Québec et de l'université Laval.   Le comité de discipline de l'Ordre des ingénieurs du Québec se penche sur son cas en mai 2017 et le suspend du droit de pratique pour 14 mois .  Cette décision fait ressortir le fait que l'UPAC n'a toujours pas porté d'accusations!

Voir aussi: les autres collusionneurs de la firme d'ingénierie CIMA+:
Jocelyn DUFRESNE
Lucien DUPUIS
Louis FARLEY
Laval GAGNON
Pierre MOFFET
André MATHIEU
Kazimir OLECHNOWICZ
Yves THÉBERGE

 

 
 

Accusé par l'Ordre des ingénieurs du Québec

 
 

Les impacts de la commission Charbonneau se font encore sentir : le Conseil de discipline de l’Ordre des ingénieurs du Québec a radié temporairement Michel Auger qui avait été épinglé pour collusion par la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction. 

Ce dernier a admis le 2 mai 2017, devant le Conseil de discipline de l’Ordre qu’il s’était « prêté à un système de partage de contrats » visant à contourner le processus d’appels d’offres de la Ville de Québec pendant la deuxième moitié des années 2000. 

M. Auger se voit radié de l’Ordre des ingénieurs pour une période de 14 mois.  Il a admis avoir contrevenu à plusieurs articles du Code de déontologie des ingénieurs en se prêtant à un système de partage des contrats, de 2007 à 2010, alors qu’il était responsable du secteur infrastructures de la société CIMA+, à Québec. 

L’ingénieur Auger a admis avoir contrevenu à trois articles du Code de déontologie des ingénieurs : faire défaut de s’acquitter de ses obligations professionnelles ; omettre de sauvegarder son indépendance professionnelle en évitant toute situation de conflit d’intérêts ; et manquer d’intégrité et porter ombrage à la profession.  Une quatrième plainte, pour avoir incité des confrères à participer au système de collusion, a été retirée faute de preuves.

L’avocate du syndic de l’Ordre des ingénieurs affirme avoir pris en compte que l’intimé n’a pas «joué de rôle majeur» au sein du système, qui avait été mis en place par Patrice Mathieu, ex-vice-président génie urbain et transport pour l’Est-du-Québec chez AECOM-Tecsult. 

Selon la preuve, M. Auger aurait assisté à une quarantaine de réunions, en compagnie de représentants de sept autres firmes de génie-conseil actives sur le territoire de Québec, soit BPR, Roche, GENIVAR, SNC-Lavalin, Dessau, Teknika-HBA, AECOM-Tecsult.

Il a démissionné de ses fonctions de gestionnaire chez Cima+ en 2014.

Ce sont les travaux de la Commission Charbonneau qui ont mené le syndic de l’Ordre à amorcer des enquêtes et à déposer des plaintes au Conseil de discipline contre Michel Auger, en mars 2015  Le Conseil le condamne également à payer l’ensemble des frais liés à l’instruction des plaintes disciplinaires.

Stratagème

Entre 2006 et 2010, les firmes s’entendaient sur les gagnants des appels d’offres pour des contrats d’infrastructures municipales, afin d’éviter une guerre de prix, éliminant ainsi la libre concurrence qui limiterait leurs profits.  Les perdants préparaient par ailleurs des «soumissions de complaisance» à des prix trop élevés, assurant leur rejet.  Toutes les réunions avaient lieu dans les bureaux de la firme Tecsult ou dans différents hôtels de Québec.

 
 

Dénoncé devant la Commission Charbonneau

 
 

Patrice Mathieu a été vice-président génie urbain et transport pour l'Est-du-Québec pour la firme d'ingénierie américaine AECOM (anciennement la québécoise Tecsult) entre 1996 et 2012.  Il a raconté le 3 septembre 2013 devant la Commission Charbonneau comment ses concurrents et lui en sont venus à fixer les prix de leurs services pendant les années de «manne», donc durant la dernière décennie.

Il a été invité à donner les noms des entreprises et des ingénieurs qui auraient participé au réseau de collusion, qui s'est confirmé en 2006 après la répartition fructueuse, l'année précédente, des contrats des bassins de rétention de la rivière Saint-Charles.

Le témoin a ainsi identifié Michel Labbé et Michel Émond pour SNC-Lavalin. M. Labbé a signé la première étude sur les coûts du futur amphithéâtre de Québec, celle qui a établi par une règle de trois la cible de 400 millions $.

Éric Tremblay aurait agi pour Genivar. Vice-président senior, celui-ci a démissionné cet été, causant la surprise au sein de son équipe. 

Jean-François Lapointe, maire de Lac-Delage entre 1995 et 2005, est associé à Dessau, Marcel Faucher et Jostran Lamontagne à BPR. Pour CIMA+, Pierre Moffet et Michel Auger auraient servi d'interlocuteurs tandis qu'Émile Langlois officiait pour Teknika-HBA. ( 01 )

 

Sources: Journal de Québec pour Québecor Inc.; Journal Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 10 septembre 2017

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