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Michel Arsenault et la gestion des conflits d'intérêts
Attention il apparaît ici car il répond à des questions de la Commission Charbonneau
et non à des accusations de corruption
Ce dossier est toujours en montage et en attente des dernières transcriptions

 L'ex-président de la FTQ, sort de la scène de la commission d'enquête comme un personnage secondaire. Ni mêlé aux magouilles des dirigeants de la FTQ-Construction ni compromis dans quelque stratagème criminel. Les allégations de la Commission relevaient plus du procès d'intention. Il aurait été selon elle, le lobbyiste de Tony Accurso auprès des instances gouvernementales ce qui s'est avéré faux. Son rôle de lobbyiste pour les intérêts des travailleurs et travailleuses a bien été mis en lumière. Sa défense était logique, car il ne voulait pas dévoiler toutes les ficelles du rôle d'un politicien syndical sur une place publique qui ne carbure qu'aux scandales fussent-ils montés de toute pièce par des médias en mal de sensation.

Il est maintenant clair que la Commission ne connaissait pas grand-chose au mouvement syndical et qu'elle n'a pas jugé bon de faire ses devoirs en allant cueillir les documents qu'elle a demandés au Fonds de solidarité et qui attendent toujours dans leur boite afin d'être consultés par la Commission. ( 15 )
S'il a péché, c'est d'avoir accepté des faveurs d'un partenaire d'affaires. Lorsque la Commissaire Charbonneau lui a reproché d'avoir accepté des cadeaux somptueux de Tony Accurso, il a répondu en exhibant un article de presse à propos de Michael Sabia, dirigeant de la Caisse de dépôt et placement du Québec qui a passé des vacances avec sa famille au Domaine Sagard, chez Paul Desmarais sénior. C'était assez désopilant de voir Québec inc. mis le nez dans son pipi! -
JosPublic ( 12 )

«

La mentalité au Québec, c’est qu’il y a deux poids, deux mesures. Quand c’est le président du syndicat, c’est pas correct. Quand c’est Michael Sabia, tout est correct           - Michel Arseneault         

»

 
 
 

Résumé biographique

 
 

Quand la grève des mineurs de Murdochville éclate en mars 1957, Michel Arsenault n'a que 6 ans. Son père est l'un des travailleurs qui traverseront les sept mois de ce conflit qui laissera derrière lui deux morts et des meurtrissures profondes face au régime duplessiste.

Des années plus tard, Michel Arsenault dira de cet épisode qu'il a été marquant dans sa vie. «Je m'en souviens très bien. C'était un peu comme une guerre civile.»

Quand, à son tour, il entre à la Gaspé Copper Mines en 1969, la destinée du jeune Arsenault, «c'était la boîte à lunch pis, sous terre». Mais sa mère l'incite à s'engager dans le syndicat, et le goût de représenter ses collègues lui vient rapidement.

En 1973, Michel Arsenault est élu président du syndicat des Métallos de la mine. ( 01 ) Il venait de gravir le premier échelon de sa longue carrière syndicale.

  • 1973 Président des Métallos de Gaspé Copper Mines, à Murdochville

  • 1996 Adjoint au directeur canadien des Métallos, à Toronto

  • 2000 Directeur québécois des Métallos

  • 2007 Président de la FTQ, président du conseil d'administration du Fonds de solidarité

  • 2013 Retrait du syndicalisme

Rapidement, l'électricien fait place au permanent syndical. Il fait un court séjour à Montréal puis s'installe à Sept-Îles d'où il coordonnera la région de la Côte-Nord, la Gaspésie et les Îles de la Madeleine pour les Métallos.

C'est à cette époque qu'il aura la responsabilité de négocier les conventions collectives des secteurs des mines et de la sidérurgie. Il croisera le fer avec l'ancien premier ministre Brian Mulroney, alors président de l'Iron Ore.

Puis, son talent l'amène à Québec, Saint-Jean-sur-Richelieu et Montréal. Après le référendum sur la souveraineté de 1995, Michel Arsenault ne cache pas sa déception. Il choisit alors de partir pour Toronto où il agira comme adjoint au directeur canadien des Métallos. Pendant cinq ans, il aura, entre autres responsabilités, le dossier des affaires internationales qui lui permettra de tisser des liens avec le mouvement syndical outre frontière.

Les remous de la présidence

À son retour au Québec, sa feuille de route le conduit naturellement vers la direction des Métallos.

Ce seront des années fastes pour Michel Arsenault qui s'imposera comme leader.

À compter de ce moment, il siégera au conseil d'administration du Fonds de solidarité de la FTQ.

Le président de la FTQ d'alors, Henri Massé, deviendra son mentor. Ainsi, lorsque M. Massé décide de quitter ses fonctions avant la fin de son mandat, en 2007, il désigne M. Arsenault comme dauphin. Le geste soulève des critiques, puisque l'élection a plutôt l'allure d'une passation des pouvoirs.

Parmi les autres candidats potentiels, il y a le secrétaire général de la FTQ, René Roy. Comme numéro 2, il espérait prendre le relais de M. Massé. Trois ans plus tard, il tentera en vain de remplacer Michel Arsenault dont l'étoile avait alors pâli sous la vague de scandales qui s'était abattue sur la FTQ-Construction.

Malgré tout, M. Roy reconnaît les qualités de ce «syndicaliste convaincu et très convaincant». «Comme directeur des Métallos, Michel a été très apprécié. C'était un bon stratège», soutient M. Roy qui refuse toutefois de se prononcer sur la présidence de M. Arsenault.

Sitôt élu à la présidence de la FTQ, Michel Arsenault met le pied sur le terrain politique et affiche ses couleurs. Il lance les hostilités contre l'Action démocratique du Québec (l'ancêtre de la Coalition avenir Québec) qui remet en question certains acquis du syndicalisme, dénonce-t-il.

Si d'aucuns apprécient le fait que Michel Arsenault ne «tourne pas autour du pot», en coulisses, certaines personnes critiquent les «maladresses» du président. «Il arrivait après Henri Massé et il n'avait pas la même envergure et, donc, pas le même ascendant sur l'organisation», souligne une personne proche de la FTQ qui préfère garder l'anonymat.

De crise en crise

Moins d'un an après son arrivée en poste, Michel Arsenault est confronté à une crise interne qu'il croit pouvoir juguler. Ken Pereira, directeur du Syndicat des mécaniciens industriels
( 02 ), vient le rencontrer dans son bureau et lui expose une utilisation inappropriée de la caisse de la FTQ-Construction par le directeur général Jocelyn Dupuis ( 03 ). Ken Pereira a une copie des factures en main et souhaite que le président règle le problème.

«Ma première impression a été qu'il était un gars qui se tenait debout et qui démontrait de la compassion pour les syndiqués. Il était beaucoup plus facile d'approche qu'Henri Massé», raconte M. Pereira qui changera vite d'opinion. «Je me suis rendu compte que c'est pas un homme de parole. Le politicien a vite pris le dessus sur le syndicaliste. Il m'a remis le problème entre les mains. C'est pas ce que j'appelle avoir de la colonne», dit Ken Pereira qui deviendra l'ennemi numéro 1 de la FTQ.

Les années qui suivent demeurent houleuses pour la FTQ. Michel Arsenault part en guerre contre le projet du gouvernement d'éliminer le placement syndical dans l'industrie de la construction, mais, en commission parlementaire, il se heurte à un mur nommé Lise Thériault, la ministre du Travail d'alors. «C'était un syndicaliste qui n'hésitait pas à utiliser des méthodes pas toujours subtiles pour influencer le gouvernement. Il est passé par le président de la commission parlementaire pour me faire taire. Ça m'a stimulée, au contraire. Cette culture-là fait partie du syndicalisme de la FTQ», critique Mme Thériault.

Puis, quand la commission Charbonneau ouvre le chapitre sur l'infiltration du crime organisé à la FTQ, à l'automne 2013, c'est le début de la fin pour Michel Arsenault. Sa volonté d'obtenir un troisième mandat de ses membres lors du congrès de novembre 2013 ne résistera pas au ressac. Il quitte son poste, cachant difficilement son amertume.

«À sa défense, Michel Arsenault a hérité d'un climat de corruption. Et tout ce qu'il savait, ça lui pesait lourd sur les épaules», croit Ken Pereira.

 

Qu'est-ce que le Fonds de solidarité de la FTQ?

Le Fonds de solidarité de la FTQ, créé en 1983 par une loi de l'Assemblée nationale du Québec, à l'initiative de la FTQ, est le premier fonds de travailleurs du Québec. Il est une société de capital de développement dont la mission est d'investir dans les entreprises de l'ensemble des secteurs d'activité de l'économie québécoise pour contribuer à la croissance économique de la province en créant et en sauvegardant des emplois. Il « fait pratiquement le travail d'un ministère du Développement économique au Québec », comme l'explique le journaliste Gérald Fillion.

Aujourd'hui, il compte plus de 615 000 actionnaires-épargnants et son actif est composé de 9,3 milliards de dollars d'épargne de travailleurs québécois. Même si le fonds de travailleurs utilise surtout les structures syndicales pour distribuer ses produits, le grand public peut également contribuer, notamment en investissant dans un REER.

 
 
 

Infiltration du crime organisé au sein de la FTQ-Construction (FTQ-C)

 
 

La commission Charbonneau a présenté une écoute électronique du 17 février 2009 dans laquelle Michel Arsenault affirme avoir appris de Tony Accurso et de Ken Pereira  ( 06 ) que le successeur de Jocelyn Dupuis à la direction générale de la FTQ-Construction, « [Richard] Goyette,
( 07 ) prend ses ordres du moineau », un mot désignant Raynald Desjardins, a-t-il convenu. ( 09 )

« Pereira a confirmé ce que Tony me dit : Goyette prend ses ordres du moineau. »
 — Michel Arsenault à Louis Bolduc, 17 février 2009

Puis, dans une conversation de mars 2009 avec son prédécesseur à la tête de la FTQ, Henri Massé ( 08 ), il laisse tomber : « Desjardins a le contrôle sur cette gang-là aussi. J'ai pas de trace de ça, mais c'est ce que j'entends ».

La Commission avait par ailleurs déjà fait entendre cet automne une autre écoute dans laquelle Michel Arsenault affirme que M. Goyette lui aurait avoué avoir demandé la permission ou en avoir parlé à Raynald Desjardins pour briguer le poste de directeur général, que ce dauphin de Jocelyn Dupuis remportera en novembre 2008.

27 janvier 2014 - Mais devant la Commission, Michel Arsenault soutient en fait n'avoir jamais cru ou eu de preuves que Richard Goyette prenait ses ordres de Raynald Desjardins : « J'ai jamais pensé une seconde que Goyette était dans le crime organisé ».

« Je suis pas un chef de police, j'étais un chef syndical. Je ne peux pas congédier et suspendre sur la foi de simples rumeurs », a-t-il poursuivi. Il ajoute par ailleurs avoir été réconforté par l'enquête faite par le ministère de la Sécurité publique sur M. Goyette, au moment de son accession à la CSST, qui avait démontré qu'il était blanc comme neige.

Il a cependant précisé avoir surveillé M. Goyette de « très près » et répète que jamais Raynald Desjardins n'a eu de contrats au Fonds de solidarité. Il précise aussi, une fois encore, qu'il n'était pas de son ressort comme président de la FTQ de décider qui allait diriger la FTQ-Construction.

Devait-il avoir confiance en
Ken Pereira

Il a au passage fait des révélation sur Ken Pereira, qui lui a révélé le pot aux roses sur les liens de Raynald Desjardins avec Jocelyn Dupuis ainsi que Carboneutre, une entreprise dans laquelle les deux hommes étaient associés et pour laquelle ils ont tenté, en vain, d'avoir de l'argent du Fonds.

Ken Pereira

Il soutient que Ken Pereira, qui l'inondait d'allégations, avait, de fait, un passé criminel. «Il a un problème entre les deux oreilles. Il déteste Jocelyn Dupuis», a-t-il plaidé à la commission. «Il était en fusil contre moi parce que j'ai refusé de lui donner un emploi et de lui donner 400 000$. Il m'a menacé au téléphone, vous avez ces enregistrements-là» a-t-il ajouté.

Michel Arsenault soutient qu'il n'avait aucune idée de qui était Raynald Desjardins avant que Ken Pereira ne l'en informe, entre la fin 2008 et le début 2009.

« J'étais sous l'impression que ce gars-là était un délégué syndical. Il [Pereira] m'en avait parlé plusieurs fois. À un moment donné, il m'a dit : ''t'as pas l'air de réaliser qui que c'est''. Il le traitait de « capo », il était dans la famille... »

Richard Goyette

Jocelyn Dupuis

Jean Lavallée

Aussi, lorsque Ken Pereira lui apporte quelques mois plus tard une carte professionnelle prouvant l'implication de ce dernier dans Carboneutre, un dossier que Jocelyn Dupuis le pressait de défendre au Fonds, il sait clairement à qui il a affaire.

Tenter de contrer la division à la FTQ-Construction

Michel Arsenault a par ailleurs admis qu'il avait fait une entente avec Richard Goyette, successeur de Jocelyn Dupuis, et Jean Lavallée, ( 04 ) pour que le premier accède au C. A. du Fonds et que le second garde son poste de président du C. A. de la SOLIM malgré son départ de la FTQ-Construction.

Ainsi, espérait-il, la paix reviendrait entre les clans Lavallée et Dupuis, dont la querelle déchirait leur syndicat.

Mais il refuse de croire que l'enjeu de leur lutte, qui se traduira par des élections à la FTQ-Construction en novembre 2008, était l'accès à un siège au C. A. du Fonds, comme l'a soutenu le syndicaliste Ken Pereira.

Il soutient que leur chicane était davantage liée à l'accession au poste de vice-président de la FTQ.

 

 
 
 

Accès au Fonds de solidarité,
 y-a-t-il des privilégiés qui ne respectent pas les règles d'investissement ?

 
 

Pas de fast-track pour Dupuis

Le 27 janvier 2014, Michel Arsenault a également admis que Jocelyn Dupuis lui avait présenté des dossiers afin qu'il les apporte au Fonds de la FTQ. «Mais je n'ai jamais essayé d'utiliser un fast-track pour Dupuis», s'est-il défendu.

Selon lui, les dossiers suivaient le processus habituel, et aucun d'eux n'a reçu de financement sous sa présidence, a-t-il précisé.

«Jocelyn Dupuis m'a demandé de porter des dossiers au Fonds de solidarité, des dossiers qui auraient été nuisibles pour le Fonds si on l'avait fait», a-t-il expliqué.

L'ex-DG de la FTQ-C pensait que Michel Arsenault avait de l'influence pour pousser les dossiers au Fonds, selon le témoin. «Mais c'était faux», a-t-il dit. Il a affirmé que dès son arrivée à la FTQ et au Fonds, il a prévenu Dupuis que son intérêt serait celui des 575 000 actionnaires du Fonds, non le sien.

«Si Dupuis pensait que j'étais capable, moi, d'arriver au Fonds, de cogner sur la table et de dire ça, ça passe, il se trompait», a martelé l'ancien président de la FTQ, qui était également président du conseil d'administration du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec.

L'ancien directeur général de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis, a admis devant la commission qu'il avait poussé sur certains dossiers émanant de ses amis afin d'obtenir pour eux du financement.

Mais M. Arsenault a souligné que M. Dupuis a échoué. «Dans le cas de Dupuis, il a dû être déçu, parce qu'il n'y a pas un de ses dossiers qui est passé», a-t-il dit.

M. Arsenault a affirmé que dans chaque cas, il a simplement soumis le dossier en question aux «équipes multidisciplinaires», les équipes chargées d'étudier le mérite des dossiers au plan économique. Et il assure qu'il prenait soin de leur dire: si c'est bon, on embarque, si ce n'est pas bon, donnez-moi deux ou trois lignes pour justifier la décision et ça finit là, a-t-il résumé.

Après deux heures d'interrogatoire serré sur le sujet, l'ex-président de la FTQ a eu un commentaire cinglant envers la Commission:

«

je trouve que vous malmenez la FTQ, ici. Est-ce que Louis Vachon le président de la Banque Nationale  ( 10 ) qui est en train de faire le dossier Carbonneutre viendra s'expliquer ici, est-ce qu'Investissement Québec appuyant le projet de bar de danseuses nues avec des gens proches des Hells Angels, viendront ici se justifier. Nous ces projets là on ne les a pas faits                  - Michel Arseneault           (citation de mémoire par JosPublic)

»

Le 29 janvier 2013, devant la Commission Charbonneau on apprend qu'avant Michel Arsenault, trois autres présidents de la FTQ sont allés sur un bateau de Tony Accurso, soit Louis Laberge, Henri Massé et Clément Godbout.

C'est l'entrepreneur en construction lui-même qui l'indique à Michel Arsenault, dans un extrait d'écoute électronique entendu par la Commission Charbonneau.

M. Accurso a eu d'autres bateaux avant Le Touch.

M. Arsenault a assuré qu'il n'avait voyagé qu'une seule fois sur Le Touch. Et il le justifie en affirmant qu'à l'époque, c'était « autre temps autres moeurs. »

«Il y a des choses qui évoluent et qui ne sont plus acceptées aujourd'hui», a lancé M. Arsenault.

Selon lui, le voyage sur Le Touch n'était pas un cadeau de la part de l'important entrepreneur en construction et il n'y a pas eu de contrepartie en retour de ce voyage. M. Arsenault n'a pas payé son billet d'avion et n'a rien payé sur le yacht.

« Lui avez-vous gratté le dos? Avez-vous fait en sorte que ses dossiers passent plus vite que les autres? Avez-vous passé des dossiers en dehors des règles établies? La réponse c'est non », s'est exclamé M. Arsenault, qui résumait à sa façon plusieurs questions de la procureure-chef Sonia LeBel.

Il a aussi nié que Tony Accurso ait bénéficié d'une voie privilégiée au Fonds de solidarité, bien qu'il ait admis que l'étude de ses dossiers pouvait être accélérée parce que les conseillers financiers du Fonds connaissaient bien l'entrepreneur avec lequel ils avaient déjà fait affaire.

« Tony Accurso, à ma connaissance, en 13 ans au Fonds de solidarité, n'a jamais eu de fast track. Et j'irais même jusqu'à dire que dans bien des cas, on a même été plus sévère avec lui qu'avec d'autres », a affirmé le témoin.

Il a décrit M. Accurso comme une bonne connaissance, mais pas un ami d'enfance.

Il était déjà un partenaire d'affaires du Fonds de solidarité lorsque M. Arsenault y est arrivé comme président du conseil d'administration. Le Fonds a toutefois voulu faire «un divorce, une séparation de biens» avec M. Accurso lorsque l'histoire a éclaté concernant de la présumée fausse facturation de la part de ses entreprises.

 
 
 

Le pouvoir de la FTQ auprès des syndicats affiliés

 
 

Le président de la FTQ n'est pas « le grand patron »

Le 27 janvier 2014, Michel Arsenault estime, à la lecture des médias et au regard de propos entendus à la Commission, que le rôle et les pouvoirs du président de la FTQ sont mal compris.

« Tu peux pas donner d'ordre, ta job c'est de convaincre », souligne M. Arsenault, qui a précisé que tous les 37 locaux affiliés, dont la FTQ-Construction, sont liés à la FTQ sur une base volontaire. Les locaux affiliés décident donc qui embaucher, qui renvoyer, ou encore comment gérer leur budget.

Ce sont « des gens sur qui tu n'as aucune autorité hiérarchique », le président de la FTQ n'est pas le « grand patron ».

Il a ensuite minimisé son rôle à la tête de la FTQ ainsi que le pouvoir du syndicat dans la société. «Quand je lis dans les journaux "le grand patron de la FTQ", ça me fait rire. Quand tu présides la FTQ, t'as pas grand pouvoir, ton rôle c'est de convaincre», a-t-il expliqué.

«La FTQ, c'est comme un jello qui est en train de prendre, t'as ça dans tes mains pis faut pas en perdre des parties […]», a-t-il imagé.

De plus, d'après lui, l'influence de la plus grande centrale syndicale du Québec est relative. «C'est pas vrai que les gouvernements ont peur de nous autres. Les premiers ministres consultent le monde syndical à l'occasion. Je ne suis pas assis dans le bureau du premier ministre tous les jours. C'est un avantage, mais si tu en abuses, t'en as plus», a-t-il avancé.

Le 30 janvier 2014, malgré que tous ne sont pas d'accord avec l'interprétation des statuts que fait l'ex-président de la FTQ ( 14 ) il explique sa situation de président qui n'a pas d'outil légal pour intervenir dans un syndicat affilié. Il ne peut intervenir que de façon "bona fides" si les dirigeants des syndicats acceptent qu'il puisse le faire, sinon il doit avoir assez de preuve pour convaincre tous les membres du Conseil général de la FTQ qu'il y a matière à mise en tutelle. La FTQ est une centrale où les syndicats adhèrent volontairement sans liens corporatifs, donc dès que le mot tutelle est dans l'air un syndicat peut se désaffilier sans aucune conséquence pour lui, donc la tutelle devient de facto inopérante 

Cette clause des statuts pour s'appliquer doit provenir d'une décision du Conseil Général de la FTQ, instance décisionnel entre les Congrès. Le mandat qui lui a été donné par ce Conseil était de tenter de rapprocher les deux groupes en querelle à la FTQ-Construction et c'est ce qu'il a fait.
( 13 )

 
 
 

Michel Arsenault a-t-il fermé les yeux sur les factures de Jocelyn Dupuis?

 
 

D'après l'ex-syndicaliste Ken Pereira, Michel Arsenault aurait volontairement fermé les yeux sur les allocations de dépenses exorbitantes de Jocelyn Dupuis. Il a même continué à aider sans complexe l'ex-DG de la FTQ-C à obtenir un prêt du Fonds pour une entreprise de décontamination chapeautée par le caïd Raynald Desjardins. «Ton dossier est dans la machine à saucisses, j'va le passer, fie-toi à moi, j'ai qu'une parole», a-t-il promis à Dupuis.

Le 27 janvier 2014, devant la Commission Charbonneau:

Comptes de dépense: il déclare que lorsqu'il la su, il a demandé à Jocelyn Dupuis de quitter, mais les statuts de la FTQ ne lui permettaient pas de mettre la "Construction FTQ" en tutelle. Après la démission de Dupuis et Jean Lavallée et lorsque la nouvelle équipe d'élus fut en en poste il a fait signer une lettre pour avoir le droit de donner un cours de tenue de livres aux officiers et avoir le droit durant deux ans de vérifier les livres selon les besoins de la FTQ. La lettre a été déposée à la Commission et confirmé par de l'écoute électronique.

Pour le dossier de Carboneutre:

Dès qu'il a su que Desjardins était impliqué il a demandé aux dirigeants du Fonds de ne pas procéder avec le dossier. Sous son mandat Jocelyn Dupuis n'a vu aucun de ses dossiers accepté par le Fonds de solidarité.

Il avait confiance au nouveau directeur de la FTQ-Construction mais n'a pas pris de chance, il explique n'avoir jamais été convaincu par des faits s'étant avérés que Goyette ex-directeur de la FTQ-Construction (mandat suivant celui de Jocelyn Dupuis) ait été acoquiné avec Desjardins ou la pègres. Pour s'en assurer il a soumis le nom de Goyette pour siéger à la CSST, sachant très bien qu'une enquête de la Sécurité publique se ferait sur Goyette. Le rapport montrait un dossier vierge, même pas une infraction au code de la route. En tant que président de la FTQ il ne pouvait pas bouger sur du ouï-dire.

 

Le 28 janvier 2014, devant la Commission Charbonneau:

Même s'il a été « choqué » par les somptueux comptes de dépenses de Jocelyn Dupuis, Michel Arsenault soutient qu'il n'avait pas le pouvoir d'intervenir, en tant que président de la centrale syndicale, au sein d'un syndicat affilié à la FTQ. Son pouvoir de président de la FTQ était davantage « moral » a-t-il soutenu. C'est pourquoi il a « convaincu » Dupuis de partir, plutôt que de le congédier ou de contacter les autorités.

« Le président de la FTQ n'appelle pas la police pour dénoncer un affilié, voyons donc », a-t-il déclaré.

« Vous n'avez aucun pouvoir ou vous ne vouliez pas laver votre linge sale en famille », a ensuite demandé la juge Charbonneau.

« Je n'ai aucun pouvoir. J'ai le devoir d'aviser la direction de l'affilié concerné qu'il y a du fling-flang », a-t-il résumé.

 
 
 

Michel Arsenault soupçonnait-il Jean Lavallée de toucher des pots-de-vin?

 
 

Ce sera à développer lors de son prochain témoignage: L'actuel président du Fonds, Yvon Bolduc, a confié à Michel Arsenault que Jean Lavallée ne s'était jamais «trop trop caché qu'il prenait des pots-de-vin».

Le 28 janvier 2014 devant la Commission, Arsenault fustigé par les commissaires est resté de glace.

«Un président ne laisse pas dormir ça! Vous avez l’obligation d’en faire plus», a lancé le commissaire Renaud Lachance.

Mais le témoin a rejeté la responsabilité sur les épaules de son PDG. « Ce n’est pas à moi de faire les enquêtes là-dessus. Ça fait partie des fonctions du PDG», a-t-il dit. «Et on ne m’a jamais amené la preuve que Jean Lavallée prenait des contreparties», a-t-il ajouté, encore persuadé que ce dernier ne percevait rien.

«Pour vous, la priorité, c’est toujours mettre ça en dessous de la couverture, alors que ce sont des allégations graves, lui a fait remarquer France Charbonneau. Vous choisissiez la voie d’évitement», a-t-elle résumé.

 
 
 

Michel Arsenault s'est-il fait offrir un pot-de-vin de 300 000 $?

 
 

Deux témoins ont affirmé devant la Commission que Michel Arsenault s'était bel et bien fait offrir un pot-de-vin de 300 000 $. En échange, il devait appuyer le projet d'une entreprise appartenant au mafieux Raynald Desjardins, auprès du Fonds FTQ. Michel Arsenault a toujours nié l'existence d'une telle rencontre.

Carboneutre: «Je n'ai jamais reçu d'offre de pot-de-vin», dit Arsenault

Le 28 janvier 2013 - «Je n'ai jamais, jamais, jamais eu une offre de pot-de-vin de qui que ce soit dans toutes mes années à la FTQ», a martelé Michel Arsenault à la commission Charbonneau.  « Ni de (Domenico) Arcuri, ni de (Jocelyn) Dupuis, ni de (Giuseppe) Bertolo », a-t-il précisé ajoutant qu'il aurait été plus facile pour lui de dire à la commission qu'il a refusé le fameux dit pot-de-vin. «Si c'était la vérité, je le dirais avec fierté.»

Dans son témoignage à la commission, Arsenault a suggéré que cette histoire est née d'un simple exemple lancé lors d'une conversation. « On était dans le bureau et on parlait de fast-track et j'ai probablement dit que même si on me donnait 300 000$ je ne pourrais pas » accélérer les choses, a-t-il suggéré. 

 
 
 

Pourquoi Michel Arsenault se confiait-il à Tony Accurso?

 
 

Le 27 janvier 2014, le témoignage de M. Arsenault à la commission Charbonneau a débuté sur une question percutante.

La procureure en chef, Sonia LeBel, a demandé à M. Arsenault quelles étaient ses relations avec M. Accurso, un sujet qui amplement creusé dans les prochains jours.

M. Arsenault a qualifié Tony Accurso comme «une connaissance», et non ami. Ils se voient toujours à l'occasion. «Il m'a invité à souper après ma décision de prendre ma retraite», a-t-il dit. Leurs épouses respectives, qui partagent une passion pour le piano, se fréquentent également.


Le 29 janvier 2014, l'ex-président de la FTQ réitère une fois de plus que jamais M. Accurso n'a bénéficié de fast track au Fonds  de solidarité, voire que, « dans certains cas, on a même été plus sévère avec lui » afin de contrecarrer l'impression que les liens d'amitié entre MM. Accurso et Lavallée, notamment, auraient pu laisser dans l'opinion publique.

Il a soutenu qu'entre son arrivée à la présidence du Fonds en novembre 2007 et le printemps 2009, lui-même n'a conclu qu'un seul dossier avec M. Accurso, soit celui de Gastier (firme aujourd'hui devenu Hexagone).

Il ajoute que dès qu'il a été connu, en mai 2009, que des entreprises de l'entrepreneur avaient fait de la fraude fiscale - ce pourquoi il a plaidé coupable - il a décrété un moratoire sur tout nouveau dossier avec lui avant de couper tout lien entre lui et le Fonds : « On ne pouvait pas avoir un partenaire qui triche l'impôt ».

L'ex-président de la FTQ affirme avoir « beaucoup d'empathie pour M. Accurso et ce qu'il a vécu » mais qu'il ne cautionne pas tout geste illégal qu'il aurait pu poser pour avoir des contrats publics en usant de ses relations avec des élus.

Sinon, il insiste : les dossiers de Tony Accuro ont été profitables et qu'il était, d'un point de vue syndical, un bon employeur. Il se dit fier que le Fonds ait aidé M. Accurso à bâtir le "Québec Inc" et à s'assurer que prospèrent des entreprises québécoises plutôt qu'étrangères.

« Tout le monde voulait être l'ami de M. Accurso »

M. Arsenault, qui décrit tour à tour M. Accurso comme une « connaissance » ou un « ami », affirme ne pas avoir senti qu'il devait quoi que ce soit en retour à M. Accurso pour son séjour, sur le Touch en 2008.

L'ex-président de la FTQ soutient sinon que, lors de cet unique voyage en 2008, ils n'ont jamais parlé de transactions ou d'affaires.

« Appelez ça un cadeau si vous voulez, mais j'ai pas donné de contrepartie en retour », a-t-il lancé, quelque peu irrité :« Il m'a jamais rien demandé en retour : jamais, jamais, jamais ». Il ajoute d'ailleurs que, par la suite, il adopté un comportement irréprochable qui a notamment débouché, en 2010, sur l'adoption d'un code d'éthique.

Il rappelle que jusqu'à cette époque, ce n'est pas que le Fonds de solidarité et la FTQ qui faisait confiance à Tony Accurso, mais les gouvernements de Québec, d'Ottawa, des villes, des grandes banques...

« Avant mars 2009, tout le monde voulait être l'ami de M. Accurso. J'ai vu M. Accurso photographié avec des ministres! » — Michel Arsenault

 
 
 

Michel Arsenault a-t-il voulu étouffer les scandales?

 
 

Lorsque la présidente des Fonds régionaux de solidarité, Élaine Zakaïb (aujourd'hui ministre péquiste), a expliqué à Arsenault que Tony Accurso bénéficiait d'un accès privilégié au Fonds, l'ex-président de la FTQ lui a demandé de ne surtout pas en parler. «Faut plus que personne parle à personne», a-t-il aussi dit à l'actuel président du Fonds, Yvon Bolduc. ( 11 )

Le 28 janvier 2014, devant la Commission Michel Arsenault  se défend d'avoir eu une influence indue sur la SOLIM, comme semble le laisser croire une écoute du 20 février 2009. On entend alors l'ex-président de la FTQ, écœuré des luttes internes à la FTQ-Construction, déterminé à ce que plus aucun leader de ce syndicat n'y siège à l'avenir.

« M'a te dire une affaire, y'aura plus de gars de construction sur SOLIM (...) quand Johnny (Lavallée) va partir, pas sous ma présidence » lance à son conseiller politique Gilles Audette M. Arsenault : « SOLIM, c'est moi qui décide, c'est ma décision ».

Mais devant la commission, M. Arsenault reconnaît que s'il avait effectivement « une influence » sur les nominations, la décision revenait au comité exécutif et au C.A. et que dans cette écoute, il exagère donc son influence réelle : « je faisais le jar un peu ».

Mais il savait qu'il n'aurait pas de misère à convaincre le PDG du Fonds Yvon Bolduc ainsi que ces instances du bien-fondé de son intention, afin de sauver les « apparences de bonne gouvernance » à la SOLIM, que les conflits à la FTQ-Construction risquaient de ternir.

« Moi, je voulais libérer la SOLIM de la FTQ-Construction [...] Ça m'a pris quelques mois à le faire.»                                                                                                    — Michel Arsenault

 
 
 

Y-a-t-il eu des impacts sur la gestion du Fonds suite aux cadeaux d'Accurso

 
 

La commission Charbonneau à creuser les liens entre l'entrepreneur Tony Accurso et l'ancien président de la FTQ, Michel Arsenault. La procureure Lebel a tenté de démontrer l'influence de l'homme d'affaires sur le syndicat et le Fonds de solidarité.

 

Rénovation de sa maison

Le 30 janvier 2013: Michel Arsenault nie avec véhémence la thèse de la procureure de la commission Charbonneau selon laquelle il avait l'intention de faire payer les rénovations de sa maison par son ami l'entrepreneur Tony Accurso jusqu'au jour où les médias ont commencé à s'intéresser à son voyage sur le Touch.

Le couple a pris une hypothèque pour payer les travaux, qui se sont élevés à 97 000$. Michel Arsenault a aussi fait faire un rapport par un évaluateur pour prouver qu'il avait payé toutes ses factures.


Il admet qu'à l'origine, Tony Accurso devait être impliqué en tant qu'entrepreneur général dans ces travaux. Il a même fait une avance par chèque de 10 000 $ à Louisbourg, une de ses compagnies, comme en témoigne une écoute du 19 février 2009 entre les deux hommes.

Mais il soutient qu'il a par la suite compris qu'il n'avait pas besoin de l'aide de M. Accurso. L'avance lui aurait donc été remise quelques mois plus tard.

« Il n'a jamais été question qu'Accurso paye les rénovations chez nous. » — Michel Arsenault

Le 26 mai 2009, des enquêteurs ont rencontré M. Arsenault afin de l'interroger sur cette affaire. Il lui ont alors dit qu'il était sous écoute électronique.

Un cadeau généreux

La commission a aussi révélé que Tony Accurso avait offert à l'épouse de M. Arsenault, des boucles d'oreilles 4,6 carats serties de diamants valant 12 500 $ dans un échange de cadeaux.

« La valeur était exagérée », a admis Arsenault qui, de son côté, a donné un tire-bouchon à 600$ à Accurso pour le remercier de son voyage sur le Touch.

Il affirme avoir appris, peu après, la valeur réelle du bijou et demandé à sa femme de le remettre à M. Accurso, ce qui sera fait quelques mois plus tard.

« Je dis sous serment que ma femme a rendu ces boucles d'oreilles à Tony Accurso à ma demande, je n'étais pas content. » — Michel Arsenault

Arsenault se défend de faire le lobbying d'Accurso

M. Arsenault s'est défendu, d'être intervenu auprès de ministres libéraux à l'hiver 2009 au seul bénéfice de M. Accurso dans le dossier de la réfection de l'échangeur Turcot, ou encore de Bernard Poulin, du groupe SM (ingénieurs), un des partenaires d'affaire de M. Accurso à l'occasion.

Il soutient que la Centrale syndicale était déjà en lutte contre les Partenariat public-privé depuis un bon moment et que ce que lui disait Accurso amenait de l'argumentation additionnel. Son souci était que le contrat soit attribué à des entrepreneurs et des ingénieurs québécois, et non à des groupes internationaux, tout comme pour le dossier du prolongement de l'autoroute 30 ou ce sont des firmes hors du Québec qui réalisé les travaux.

« On devrait faire travailler notre monde (...) il fallait que le contrat se fasse au Québec par des Québécois » soutient M. Arsenault, une philosophie qui, dit-il, était partagée pour Turcot par les entrepreneurs et les ingénieurs du Québec, tout comme la Chambre de commerce ou le Conseil du patronat du Québec.

M. Arsenault admet que le contrat pouvait intéresser M. Accurso, mais qu'il n'avait pas encore été attribué à l'époque et qu'il n'avait donc pas de garantie qu'il l'aurait.

« C'est sûr qu'il aurait eu l'opportunité d'appliquer dessus [...] ses compagnies avaient intérêt que ça se fasse ici. » — Michel Arsenault

L'écoute du 25 février 2009 entre MM. Accurso et Arsenault sur le sujet a l'intérêt d'aborder la question des fameux extras, déjà soulevée dans la portion montréalaise de la commission Charbonneau.

M. Arsenault affirme qu'au gouvernement, on se plaint que, lorsque les travaux sont fait par des entreprises d'ici, « les extras leur coûtent les yeux de la tête ». M. Accurso rétorque que dans les faits, la moyenne des coûts des travaux est « en dessous des estimés ».

La Commission reproche d'avoir fait du lobby pour Accurso

M. Arsenault a été confronté à une série d'écoutes électroniques captées en 2008-2009 par les policiers de l'opération Diligence, et dans lesquelles on peut l'entendre discuter avec son conseiller politique Gilles Audette, un membre du C.A. du Fonds de solidarité, Louis Bolduc, mais surtout l'entrepreneur Tony Accurso et l'ex-premier ministre du Québec Jean Charest.

La procureure LeBel a longuement interrogé M. Arsenault sur la possibilité qu'il utilisait ses entrées dans les officines politiques pour défendre ou promouvoir les intérêts de M. Accurso. Ce dernier était à la fois un ami de M. Arsenault... et un des principaux bénéficiaires des investissements du Fonds de solidarité FTQ et de son bras immobilier. M. Arsenault présidait alors le C.A. du Fonds de solidarité.

Michel Arsenault s'est défendu avec vigueur de ces allégations. Il a argué que les intérêts de M. Accurso pouvaient converger avec ceux de la plus grande centrale syndicale du Québec, mais a nié qu'il agissait comme une simple courroie de transmission. Il dément d'ailleurs que l'entrepreneur profitait d'un accès privilégié aux millions du Fonds de solidarité ou de la Solim et qu'il a pu lui renvoyer l'ascenseur de quelque manière que ce soit. 

 

Sources: Commission Charbonneau: Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, Ici Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada, Journal De Montréal pour Québecor Inc.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 27 janvier 2014

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Corruption et Éthique

Notes & Références encyclopédiques:

01

Histoire des métallos québécois - Sur le site des Métallos du Québec

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02

 

Ken Pereira, l'homme qui a entraîné la chute de l'ex-directeur général de la FTQ-Construction - Sur Radio-Canada, le 30 septembre 2013

 

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03

 

À propos de Jocelyn Dupuis, ex-directeur de la FTQ-Construction - Sur MétéoPolitique

 

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04

 

À propos de Jean Lavallée - Ex-président de la FTQ-Construction - Sur MétéoPolitique

 

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05

 

À propos de Claude Blanchet, ex-directeur du Fonds de Solidarité de la FTQ - Sur Wikipédia

 

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06

Antonio "Tony" Accurso et de Ken Pereira - Sur MétéoPolitique et Radio-Canada

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07

 

À propos de Richard Goyette le successeur de Jocelyn Dupuis à la direction générale de la FTQ-Construction  - Sur l'Actualité, le 7 novembre 2013

 

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08

À propos d'Henri Massé - Ex-président de la FTQ et du Fonds de Solidarité

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09

À propos de Raynald Desjardins - Sur Mémoire du Québec

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10

 

Louis Vachon

 
 

Louis Vachon, le PDG donne une méchante leçon d'affaires avec l'argent des actionnaires!

En 2012, monsieur Vachon a fait abolir 300 postes, annoncé des dividendes aux actionnaires au dernier trimestre et avec d'autres hauts dirigeants a utilisé ses options d'achat pour empocher collectivement 4 millions de dollars.

N'était-ce pas l'argent des actionnaires et des employés.es ? N'est-ce pas un cas de délit d'initié, devrait-il y avoir une enquête de la Haute autorité financière ?

 

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11

 

À propos d'Yvon Bolduc - PDG du Fonds de Solidarité de la FTQ - Sur MétéoPolitique

 

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12

 

Visites à Sagard - Devoir de réserve - Sur Le Devoir, éditorial de Bernard Descoteaux, le 9 février 2012

 

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13

 

1-0 pour Michel Arsenault, chronique de Yves Boisvert, La Presse, le 28 janvier 2014

 

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14

 

Voici ce qu'en pense Claude Généreux un opposant à Michel Arsenault lors du congrès 2013 de la FTQ

 

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15

 

Michel Arsenault, un personnage secondaire, chronique d'Yves Boisvert, La Presse, 31 janvier 2014

 

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