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Maxime Asselin, ingénieur chez Dessau

Accusé de corruption et collusion au détriment de la ville de Gatineau dans l'Outaouais, Maxime Asselin ex-ingénieur chez Dessau et proche de Tony Accurso est le fils de l'ex-directeur général de ville Laval, lui même arrêté par l'UPAC. Maxime Asselin a été reconnu coupable par l'Ordre des ingénieurs du Québec d'avoir manqué d'honneur et d'intégrité dans une situation d'appels d'offres et d'avoir participé à un système collusionnaire.

Le fils de Claude Asselin, ex-directeur de la Ville de Laval accusé de gangstérisme, a habité dans une résidence appartenant à Tony Accurso,  située sur la 13e avenue, à Deux-Montagnes, entre 1998 et 2000.

 

 
 

Des liens d'affaires illégales entre les Asselin et Accurso

 
 

Maxime Asselin est le fils de Claude Asselin, qui a été directeur général de Laval pendant 17 ans, jusqu’en 2006, et était à l’emploi de la Ville de Laval depuis le début des années 1970.

Claude Asselin est l’un des trois individus accusés de gangstérisme, avec l’ancien maire Gilles Vaillancourt et l’ex-directeur de l’ingénierie Claude Deguise, à la suite de la rafle policière qui a mené à l’arrestation de 37 personnes à Laval jeudi.

Selon les accusations déposées, Asselin, Vaillancourt et Deguise auraient profité d’un système de pots-de-vin fournis par plusieurs entrepreneurs.

Parmi ces entrepreneurs, on retrouve l’homme d’affaires Tony Accurso, qui a été arrêté lui aussi jeudi matin.   Ce dernier réside dans une immense maison près de la rivière des Mille-Îles, à Deux-Montagnes. Sur ce terrain, il y a aussi un deuxième bâtiment avec une adresse distincte, qui peut servir de résidence ­secondaire.

C’est justement dans cette maison que logeait Maxime Asselin, peut-on lire dans des dossiers juridiques qui le concernent.

Ce dernier a étudié en génie civil à l’École Polytechnique entre 1995 et 1998.   Il a par la suite été à l’emploi de Dessau.   En 2003, il a été nommé dans la région de l’Outaouais à titre de vice-président au développement.

À son retour dans la région de Montréal en 2005, on lui a confié la responsabilité de diriger les projets de recherche scientifique et de développement expérimental au sein de la même firme.

Un emploi chez Dessau

On ignore si Maxime Asselin a œuvré à des projets touchant la Ville de Laval, où son père a été directeur général jusqu’au moment de sa retraite en 2006. La firme Dessau a reçu plusieurs contrats de la Ville de Laval.

L’ancien vice-président de la firme, Rosaire Sauriol, a lui aussi été arrêté.   Lors de son passage devant la commission Charbonneau, ce dernier a avoué avoir participé à de la collusion, notamment à Montréal.

Quelques mois après son départ de la Ville de Laval, Claude Asselin est entré chez Dessau comme vice-président.   Il a également obtenu un poste d’administrateur dans la firme d’urbanistes Gauthier Biancamano Bolduc, une filiale de Dessau.

Depuis 2007, Maxime Asselin était quant à lui à la tête de MAS environnement, qui œuvre à organiser et planifier des projets de développement résidentiel.

 
 

Ordre des ingénieurs du Québec - Infractions reprochées 9 juin 2014

 
 

Monsieur Maxime Asselin, ingénieur au moment où les événements se sont produits, a omis ou négligé de satisfaire à certaines obligations imposées par le Code de déontologie des ingénieurs et le Code des professions, et plus particulièrement: À Gatineau, entre les années 2004 et 2005 dans le cadre de l'exercice de sa profession d'ingénieur alors qu'il était responsable de programmes pour la firme Dessau.

Il a fait défaut de s'acquitter de ses obligations professionnelles en se prêtant à des procédés malhonnêtes et douteux en participant à un système de partage de contrats lui permettant de contourner le processus d'appels d'offres de la Ville de Gatineau, a omis de sauvegarder son indépendance professionnelle et a manqué d'intégrité en participant à un système collusionnaire.

L'intimé a plaidé coupable. L'Ordre a tenu compte que l'ingénieur a agi «sous la contrainte de son supérieur hiérarchique».

Le Conseil de discipline de l'ordre des ingénieurs du Québec déclare l'intimé coupable et impose à l'intimé une amende de 2 000$ et condamne l'intimé au paiement de l'ensemble des déboursés, conformément à l'article 151 du Code des professions.

président: Me Jean-Guy Légaré date de décision le 29 octobre 2014
La décision au complet
en format Acrobat ici  Dossier 22-14-0467

 

Source: Décision du Comité de discipline de l'Ordre des ingénieurs du Québec;  Journal de Montréal pour Québecor inc.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 15 novembre 2014

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