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Un exemple de déficit d'éthique et de moralité
Maître Marcel Aubut lobbyiste de l'inutile sauf pour les sans éthique

Lobbyiste et avocat bien connu dans les cercles libéraux, Marcel Aubut est payé jusqu’à 100 000 $ par année pour travailler comme lobbyiste pour une des entreprises de George Gantcheff.    Son mandat : convaincre le gouvernement de payer pour des locaux dont il n’a pas besoin.  Il est intervenu à plusieurs reprises pour négocier des ententes toujours au détriment de la société d'État.

Gens d'affaires

 
 
 
 

L’avocat de Québec a inscrit cet été un mandat au Registre des lobbyistes.   D’ici juillet 2017, il doit convaincre la Société immobilière du Québec (SIQ) de renoncer à une clause du bail qui la lie au propriétaire du 500 Grande Allée à Québec, George Gantcheff.

Lors de la vente de l’édifice par la SIQ, en 2008, les deux parties s’étaient entendues sur une disposition permettant au locataire, le gouvernement, de mettre fin à la location d’espaces pouvant aller jusqu’à 10 % des locaux, s’il le jugeait nécessaire.   Avec la réorganisation de la fonction publique, à la Société québécoise des infrastructures (SIQ), on croit que, d’ici deux ans, ces espaces pourraient être rétrocédés au locataire, et le loyer mensuel, réduit d’autant.   Sur la durée du bail – il reste une douzaine d’années –, l’économie de Québec se chiffrerait à 20 millions, approximativement.

Le gouvernement compte réaménager les locaux dont il est propriétaire et « densifier » sa présence dans les espaces importants qu’il possède sur la colline Parlementaire.   Le mandat de Me Aubut, qui prévoit des honoraires pouvant atteindre 100 000 $, est, au contraire, de « démontrer, moyennant compensation, qu’il serait avantageux pour le titulaire de charge publique d’effectuer la densification souhaitée par lui au sein du 500 Grande Allée à Québec (Édifice St-Amable) », l’immeuble de M. Gantcheff.

Ex-président du Comité olympique canadien, il avait annoncé en 2015 que la Maison olympique canadienne serait installée dans un autre immeuble de George Gantcheff, le 500 René-Lévesque Ouest.

Les « aménagements » aux frais du locataire

La Société québécoise des infrastructures a d’ailleurs dû faire un chèque de 8 millions au propriétaire pour mettre fin à une disposition, l’article 12.1 de son bail pour le même édifice, qui prévoit que l’État locataire paie pour les travaux qui touchent la structure de l’immeuble.   De manière générale, les « aménagements » sont aux frais du locataire, mais les travaux de structure relèvent du propriétaire.   Pour le 500 Grande Allée, à Québec, le propriétaire voulait que le gouvernement paie pour la réfection de la façade en brique.

George Gantcheff a rompu le silence, convaincu que la vérification que vient de demander Québec à la vérificatrice générale permettra de « rectifier des éléments qui ont erronément circulé », rapportés par les médias ou les parlementaires.

M. Gantcheff promet à la vérificatrice générale « son entière collaboration pour apporter les précisions et les éclairages concernant ces transactions », indique-t-il dans un communiqué.

 

 

Perte de 104 000 $ en loyer

 
 

Le 30 novembre 2016, des sources à la Société québécoise des infrastructures ont confirmé les informations publiées par Radio-Canada voulant que les fonds publics aient eu à verser 104 000 $, de 2008 à 2014, pour une partie du loyer du bureau d'Heenan Blaikie à Place Québec, bien que l'édifice ait été acheté par le Fonds de solidarité de la FTQ.

Avec la vente de l'immeuble de Place Québec en 2008, normalement, le vendeur, la SIQ, aurait dû être libéré de tous les baux de l'édifice.  Dans le cas de Place Québec, un «avenant» totalement inusité, signé par le président de la SIQ à l'époque, Pierre Fournier, l'acheteur et Marcel Aubut, au nom d'Heenan Blaikie, prévoyait que certaines des conditions au bail du bureau d'avocats n'étaient plus garanties par l'acheteur, mais incombaient dorénavant au vendeur, la SIQ.

 

Une valeur de 165 millions

Pour le 500 René-Lévesque Ouest, la Société immobilière du Québec a vendu 125 millions en 2008 un édifice qu’elle avait payé 58 millions huit ans plus tôt. M. Gantcheff soutient y avoir effectué pour 19 millions de dollars de travaux dont 3,2 millions ont été payés par la SIQ, essentiellement pour des aménagements destinés à la commission Charbonneau.

L’immeuble vaut actuellement 165 millions sur le marché, selon une évaluation indépendante, affirme toujours M. Gantcheff.

Contrairement à ce qu’a soutenu le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, à l’Assemblée nationale, M. Gantcheff maintient les chiffres divulgués par le gouvernement jeudi.   La commission Charbonneau a payé 33 $ le pied carré, et non 40 $. Aussi, l’immeuble est classé A.

Le 18 novembre 2016, M. Gantcheff a fait parvenir une mise en demeure à la CAQ pour que le parti et son chef François Legault se rétractent.  Pour la CAQ, il s’agit manifestement d’une « tentative de bâillonnement ».  

L’Unité permanente anticorruption (UPAC) a examiné les liens entre M. Gantcheff et des collecteurs de fonds du PLQ, « une affaire que plusieurs analystes considèrent comme potentiellement la plus grande fraude immobilière de l’histoire du Canada », rappelle la CAQ, citant un ex-enquêteur de l’UPAC.

 

4 novembre 2016
Cri du coeur pour une enquête sur la Société immobilière du Québec

Jean Vézina est soufflé par les allégations de fraude à la Société immobilière du Québec (SIQ) qu'il a dirigée dans les années 90.  Après y avoir fait le ménage, il demande aujourd'hui une  « enquête en profondeur » pour faire la lumière sur toute cette affaire.   « Ça sent la fraude, c'est sûr! Ça sent plus que la fraude, ça sent la pourriture d'un bout à l'autre », dit M. Vézina, indigné, lorsque nous l'avons rencontré à sa résidence de Québec à l'automne 2016, pour lui présenter un rapport juricomptable commandé par la société d'État sur la vente d'immeubles. 

M. Vézina réclame une enquête sur cette société d'État, nommée Société québécoise des infrastructures (SQI) depuis 2013.

 «Ça soulève des hypothèses tellement élevées qu'il faut une enquête en profondeur.»
                                         
 - Jean Vézina

Il est bien placé pour réclamer une enquête, puisqu'il a dirigé la SIQ de 1995 à 2002.   Il y a mené une grande réforme qui a été unanimement saluée.  Les journaux de l'époque ont fait l'éloge de sa gestion.   M. Vézina se souvient bien de l'état de la SIQ à son arrivée en 1995.  « Ça coûtait trop cher. Ils ne respectaient ni les échéanciers ni les budgets. Ça ne marchait pas », se rappelle-t-il.   «On avait huit fois et quelques la grandeur du [complexe] G.  C'est ça que les Québécois payaient pour des espaces vides.» Après son arrivée à la SIQ, ses conclusions sont sans équivoque.   « On s'est fait voler, c'est clair. [...] Moi, je suis obligé de dire : patronage. Je ne suis pas naïf non plus. Patronage! »  Ici, Portrait de Marcel Aubut

 

Source:  Journal La Presse pour Power Corporation du Canada; Le journal de Québec pour Québecor Inc.

Choix de photos, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 14 janvier 2017

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