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Le mystérieux Marc-A. Bibeau, éminence grise du Parti Libéral du Québec ?
Selon des témoignages à la commission Charbonneau Il avait collecté 805 000$ en un an

L'homme n'a rien à se reprocher dit-il et nous le croyons sur parole, malgré que c'est sur un communiqué de presse qu'il a fait écrire par son chargé de propagande sa tirade disculpante.  Il se défend bien d'avoir été impliqué dans le financement illégal du Parti Libéral du Québec. Le titre de "grand argentier" du PLQ est sûrement une coquetterie de ses ennemis politiques. Quant au conflit d'intérêt potentiel chez Schokbeton, il ne s'est pas matérialisé malgré qu'un vice-président de l'entreprise Benoît Fradet était aussi conseiller municipal à ville de Laval, l'auge éthique à Gilles Vaillancourt, et que cette situation n'est pour rien dans l'octroi d'un contrat de transport de poutres sans avoir dû soumissionner.

De plus il vous le dirait lui-même, il n'a rien à voir avec la livraison de matériel appartenant à la Société de transport de Montréal vers la propriété de sa soeur, alors que dans ce genre de situation, vous et moi aurions été accusés de vol et de détournement de bien d'entreprise publique. 

Pour couronner sa brillante carrière d'une moralité exemplaire, nous apprenons qu'il aurait bénéficié de contrats sans soumissions pour faire réaliser par une autre de ses compagnies des réaménagements dans des édifices liés au scandale de la Société Immobilière du Québec et des couillons innocents libéraux qui se sont pris des commissions pour délester la SIQ d'argent qui revenait à tous les québécois.   Zzzzzzzz.... c'est le bruit qu'émet présentement le directeur de l'Unité permanente anticorruption du Québec UPAC, un libéral notoire qui dort sur la "switch", pour aider ses chums libéraux.  Bien sûr que Marc-A. Bibeau n'est coupable de rien, les perquisitions dans ses entreprises en lien avec les impôts ne sont que fortuites, ce ne sont que des mots de conspirateurs jaloux qui en veulent à sa bonne fortune.  Aucun juge nommé par le Parti Libéral du Québec n'a entendu une cause à son sujet.  - JosPublic

Dans la grande classe: Marc-A Bibeau, Jean Chrétien l'instigateur du scandale des commandites ayant financé le parti libéral du Canada, du Québec et des compagnies de communications délinquantes et Robert-Guy Scully un téteux qui doit quitter CBC-Radio-Canada en 2000 après qu'il fut découvert qu'il était subventionné par le gouvernement pour réaliser ses émissions. Je répète que ces gens n'ont rien à se reprocher, toujours selon eux et que les tribunaux ne s'attendent pas à devoir les rencontrer de sitôt.

 

Marc-A. Bibeau au fil du temps

2017

Chronologie

17 août 2016 : Perquisition de l’UPAC.

18 août 2016 : Disparition d’une carte d’accès vierge activée au nom de « Josette Coutu ».

23 août 2016 : On découvre un dispositif permettant l’ouverture des portes à distance.

19 octobre 20160 : Tentative d’entrée par effraction avec la carte d’accès « Josette Coutu ».

25 octobre 20160 : Dépôt d’une plainte auprès du service de police de Saint-Eustache.

5 janvier 2017 : Transmission du mandat général qui autorise une perquisition secrète.

 

14 février 2017
Une requête de Bibeau pointe en direction de l'UPAC

Marc Bibeau, cherche à savoir si une tentative d’entrée par effraction dans ses bureaux, à l’automne 2016, ne cacherait pas un geste de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) dans le cadre de l’enquête dont il fait l’objet.  Le 5 janvier 2017, l’homme d’affaires a reçu de la police un avis d’exécution d’un mandat général.  « L’objet de ce mandat général est d’autoriser une perquisition secrète effectuée le 17 août 2016 », peut-on lire dans la requête.

Du coup, les avocats de M. Bibeau ont contacté la police et demandé de « confirmer par écrit […] si la tentative d’effraction du 19 octobre 2016 était autorisée par le mandat général ». La réponse est claire : une ordonnance émise par un juge a scellé l’accès à toute information relative au mandat. 
M. Bibeau a répliqué en déposant une demande visant à modifier cette ordonnance.

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2016

23 novembre 2016
SIQ: des contrats au «grand argentier» libéral Marc Bibeau

La SIQ a octroyé des contrats sans appels d'offres totalisant plus de 1,7 million$ à l'entreprise Les centres d'achats Beauward, présidée «par le plus important collecteur de fonds du Parti libéral», Marc-A. Bibeau.

Ces contrats ont été accordés pour des réaménagements de locaux dans lesquels des organismes gouvernementaux sont locataires. L'entreprise Les centres d'achats Beauward possède de nombreux édifices commerciaux.   En 2011, par exemple, un contrat d'une valeur de 570 000 $ lui a été accordé pour une «relocalisation» de bureaux du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale par la Société immobilière du Québec - direction de l'Estrie et de la Montérégie. Le plus récent contrat du genre s'élève à 40 000$. Il date du printemps 2016.  Il a été octroyé par la Société québécoise des infrastructures, qui a succédé à la SIQ.

Le chef caquiste, François Legault, n'a pas manqué de souligner que certains de ces contrats octroyés sans appel d'offres ont été «donnés» en 2015 et 2016, non pas sous Jean Charest, donc, mais sous l'actuel gouvernement libéral dirigé par Philippe Couillard«Il n'y a pas seulement les collecteurs de fonds libéraux Franco Fava et Charles Rondeau qui ont fait de l'argent avec les transactions de la SIQ, qui est devenue la SQI, a fait valoir M. Legault. Dans le cas de Marc Bibeau, il ne s'agit pas de vieilles histoires : en ce moment même, des fonds publics sont versés aux entreprises de ce grand argentier libéral.»

Il estime que le ministre des Finances et président du Conseil du trésor, Carlos Leitão, doit ordonner la vérification de tous les contrats accordés par la Société immobilière du Québec et par la Société québécoise des infrastructures aux entreprises de Marc Bibeau - l'homme «qui a reçu une visite de l'UPAC dans ses bureaux de Schokbeton», a aussi tenu à rappeler le chef de la CAQ.

Source - Le journal Le Soleil

 
 

17 août 2016
Perquisition en matière fiscale
chez Schokbeton

Une trentaine d'agents de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) mènent, le 17 août 2016, une nouvelle perquisition au siège social de l'entreprise Schokbeton, dont Bibeau est un des copropriétaires. Il a été aussi grand argentier du Parti libéral du Québec.   Cette fois, Revenu Québec cherche des preuves suite des soupçons d'infractions fiscales.

L'opération concernerait le même dossier d'enquête qui a déjà valu d'autres perquisitions dans les entreprises de Marc-A. Bibeau.  Des documents judiciaires liés à cette enquête rendus publics en 2014 évoquaient les nombreux témoignages recueillis par les enquêteurs qui laissaient entendre que Marc-A. Bibeau, administrateur de Schokbeton, des Centres d'achat Beauward et de Power Corporation, est « le grand argentier du PLQ, un stratège », voire « le responsable du financement du PLQ » et qu'il « suivait les donations des grandes entreprises ».

Au Québec, la loi interdit à une entreprise de contribuer à une caisse électorale

En 2015, il a quitté ses postes d’administrateur chez Schokbeton et Saramac, une autre entreprise de la famille Bibeau perquisitionnée par l’UPAC.   Il occupe toujours des fonctions de président et chef de la direction de la société à numéro 9107-5689, qui est l’actionnaire principal de Schokbeton. Il est également à la tête de l’entreprise Les Centres d’achats Beauward. Curieusement, lorsque l’on contacte Schokbeton, le message indique que l’on a rejoint le du Groupe Suroma. Marc Bibeau est un des actionnaires de Suroma corp. et y possède une boîte vocale.

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24 septembre 2016
Des firmes liées à Marc Bibeau soupçonnées d’évitement fiscal

Revenu Québec soupçonne deux entreprises de construction liées à Marc Bibeau, l’ex-argentier du Parti libéral du Québec, d’avoir trafiqué leurs livres comptables pour payer moins de taxes.

Revenu Québec dit croire aujourd’hui que des infractions fiscales ont aussi été commises, à l’aide de plusieurs «inscriptions fausses ou trompeuses dans (les) registres comptables» de Saramac et Schokbeton.

«Saramac a utilisé des projets de construction existants [...] pour ventiler des dépenses non admissibles», allègue notamment une employée de l’Agence du revenu du Québec.

«Ce stratagème a permis à Saramac de réclamer des crédits de taxe sur les intrants “CTI” et des remboursements de taxe sur les intrants “RTI” correspondant aux taxes inscrites sur les factures et de déduire de son revenu imposable les dépenses correspondant aux travaux ainsi facturés», précise-t-elle.

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10 mai 2016
Contexte obséquieux: le gouvernement financera-t-il un projet lié à l’ex-argentier Marc Bibeau?

Claude Corbeil, ex-candidat du Parti Libéral du Québec et présentement maire de la ville de Saint-Hyacinthe tente d’obtenir des subventions du gouvernement provincial pour un projet de centre des congrès pour remplacer l'ex-centre des congrès acheté par Marc-A. Bibeau en passant par une compagnie à numéro.   Les élus réalisent le projet avec l’entreprise de Marc-A Bibeau, l’ex-grand argentier du Parti libéral du Québec.   La Ville de Saint-Hyacinthe a soutenu pendant des mois que son projet de centre de congrès municipal coûterait autour de 20 M$, alors qu’elle avait en main une étude démontrant qu’il coûterait en réalité 25 M$.   Aussi surprenant que cela puisse paraître, Saint-Hyacinthe a choisi d’aller de l’avant avec la firme de Marc Bibeau même si une étude indépendante avait recommandé le seul autre projet.   La situation est équivoque.

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2015

26 novembre 2015
Financement du PLQ :
finalement, Marc Bibeau nie tout

Plusieurs témoins à la commission Charbonneau ont présenté l'homme d'affaires Marc Bibeau comme étant le responsable du financement au PLQ sous Jean Charest.  Aussi, la surprise fut grande qu'il ne soit pas convoqué pour présenter sa version des faits.

Et pourtant, par la voie de ses avocats de la firme Davies Ward Phillips & Vineberg, il nous la livre.  La Commission a rendu publique sur son site Internet la lettre que lui avaient adressée, le 29 mai 2015, ses avocats, en réponse à l'avis de conclusion défavorable qu'elle avait émis à son endroit le 5 décembre 2014.

Cette réponse nous révèle plusieurs choses, notamment qu'il réfute, par l'entremise de ses avocats, l'ensemble des allégations faites à son endroit à la commission, mais aussi qu'il a, en fait, bel et bien été appelé à témoigner par la commission qui a cependant changé d'avis.
 

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15 janvier 2015
Marc-A. Bibeau et Tony Accurso même combat pour ne pas témoigner devant la Commission Charbonneau

 

L'absence de Marc Bibeau à la barre des témoins de la commission Charbonneau a suscité la controverse lorsque les audiences publiques ont pris fin à l'automne 2014.  Ce que l'on ignorait jusqu'à maintenant, c'est que l'ex-collecteur de fonds du Parti libéral du Québec a témoigné sous serment et à huis clos devant les commissaires.

Ce dernier à l'instar de Tony Accurso refusait de rencontrer les enquêteurs et les procureurs de la Commission de son plein gré.  Les commissaires Charbonneau et Lachance ont donc choisi de contraindre à témoigner le collecteur de fonds du PLQ et ami personnel de Jean Charest, derrière des portes closes.  Mais puisque «ça n'a rien donné», comme l'ont affirmé à La Presse deux sources près du dossier, la Commission a décidé de ne pas le convoquer publiquement.

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24 novembre 2015
Résumé du rapport Charbonneau quant à Marc-A Bibeau

Même si la Commission Charbonneau n'a pas écrit le mot "Blâme" en toutes lettres dans son rapport, il est impossible de lire le rapport sans tirer conclusion que Marc-A Bibeau jouait sur les mots et que toute son activité de financement du Parti Libéral du Québec reposait sur une manoeuvre pour contourner la loi sur le financement des partis politiques. 

Bien sûr, il faudrait pour en avoir une preuve irréfutable que la police québécoise et le bureau du procureur de la Couronne cessent de protéger l'oligarchie québécoise.  Pour le moment, la culpabilité de Marc-A. Bibeau n'est pas établi par un tribunal.  Aurons-nous le plaisir de le voir parader devant ses pairs (citoyens et citoyennes d'un jury) ou si comme bien d'autres il s'en sortira sans autre conséquence qu'une réputation ternie par sa propre attitude quant à l'éthique des affaires et du politique?  Ci-dessous, je vous présente un résumé du chapitre qui traite du collecteur de fonds et ensuite l'extrait du rapport officiel de la Commission     - JosPublic

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2014

Déclaration de Marc Bibeau

MONTRÉAL, le 9 sept. 2014 /CNW Telbec/ - Marc Bibeau nie catégoriquement le témoignage livré aujourd'hui par Georges Dick à la commission Charbonneau, qui a tenu des propos mensongers et diffamatoires à son égard.  M. Bibeau ne s'est jamais représenté comme détenant une charge gouvernementale, n'a jamais eu une carte d'affaire du gouvernement, n'a jamais utilisé une limousine du gouvernement, et n'a jamais promis quelque faveur que ce soit à quiconque en retour d'une contribution politique, encore moins menacé quiconque de perdre une faveur à défaut d'une contribution politique. 

M. Dick s'étonne dans son témoignage du caractère illogique du discours tenu par M. Bibeau au cours d'une rencontre tenue aux bureaux de M. Dick en 2002.  C'est parce que ce discours n'a jamais eu lieu.  D'ailleurs, M. Dick confirme lui-même qu'il n'y a jamais eu de suite au prétendu discours tenu par M. Bibeau, incluant sur les contrats que sa firme obtenait d'Hydro-Québec. 

M. Dick prétend que M. Bibeau lui a tenu un tel discours en 2002, mais ajoute que suite à cette rencontre, il a néanmoins cherché à consulter M. Bibeau, ainsi qu'à le rencontrer à de nombreuses reprises, incluant à la maison de M. Bibeau.  Ceci défie toute crédibilité.

SOURCE: communiqué de presse de Marc Bibeau

 
 

20 juin 2014
Commission Charbonneau:
le PLQ aurait organisé deux fêtes chez Marc Bibeau, selon Violette Trépanier

Appelée à témoigner devant la commission Charbonneau, Mme Trépanier avait préalablement expliqué que M. Bibeau, un riche homme d'affaires, était « un bénévole » qui utilisait ses « immenses réseaux » de contacts au sein du Québec Inc. pour faire du financement au profit de Jean Charest.

Le chef libéral l'avait recruté au terme de sa défaite électorale de 1998, et les deux hommes étaient devenus amis par la suite.

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9 septembre 2014
Le grand argentier du Parti Libéral du Québec aurait promis des contrats aux contributeurs

La Commission Charbonneau fait le lien entre le financement illégal du Parti Libéral du Québec et la fonction de Marc-A. Bibeau. 

L'ex-président de la firme de génie RSW affirme que Marc Bibeau, l'argentier du PLQ sous Jean Charest, l'a incité à contribuer s'il voulait garder sa part de marché à Hydro-Québec, une fois le PLQ au pouvoir. C'est la première fois qu'un lien est fait entre l'octroi potentiel de contrats gouvernementaux et les activités de financement de M. Bibeau.

Georges Dick, ex-président de RSW: Son témoignage en bref

  • Marc Bibeau se serait vanté d’être « en position pour influencer » l’octroi des contrats d’Hydro-Québec auprès d’une importante firme de génie-conseil.

  • L’argentier bénévole du Parti libéral du Québec (PLQ) aurait sollicité personnellement Georges Dick, le président de RSW, une firme de génie-conseil qui bénéficiait d’importants contrats d’Hydro-Québec.

  • Il lui aurait demandé des sommes variant entre 60 000 $ et 80 000 $ au bénéfice du PLQ.

  • M. Bibeau se serait présenté comme un conseiller de Jean Charest, qui était alors chef de l’opposition officielle.

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Le grand argentier du PLQ sous Jean Charest, Marc Bibeau, a demandé à Hydro-Québec, vers 2003-2004, de lui fournir de l'information sur les contrats de la société d'État aux firmes de génie, a expliqué son ancien PDG devant la commission Charbonneau.

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21 janvier 2014
L'étau se referme sur Suzanne et Marc-A. Bibeau pour détournement de bien public

C'est un employé vigilant et honnête qui a mis l'Unité permanente anticorruption (UPAC) sur la piste du détournement de matériaux de construction, destinés au projet du train de l'Est de la région de Montréal, au profit de Suzanne Bibeau, la soeur de Marc Bibeau, grand argentier du Parti Libéral du Québec (PLQ) sous le règne de Jean Charest.

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2012

 
 
 
 

6 janvier 2012
Schokbeton n'est pas au-dessus de tout soupçon. Un contrat sans appel d’offres sent le copinage à Laval

Les médias nous apprenaient que la ville de Laval a versé près de 900 000 $ sans soumission préalable à la firme Schokbeton Québec, dont un des vice-présidents, Benoît Fradet, est aussi conseiller municipal, pour transporter et entreposer des poutres de béton provenant du viaduc du Souvenir, a appris le journal RueFrontenac.com.

Installée à Saint-Eustache, Schokbeton Québec inc., dont la spécialité est le béton préfabriqué, est dirigée par des membres de la famille de Marc Bibeau, des fidèles du Parti libéral provincial et des proches de Jean Charest.

Quasiment tous ses administrateurs sont des contributeurs importants et réguliers du PLQ, comme nous avons pu le vérifier dans les fichiers du DGE du Québec.

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4 octobre 2012
Le nom de Marc Bibeau mentionné à la Commission Charbonneau

Le témoin-vedette de la commission Charbonneau Lino Zambito ( 13 ) a dû demander la permission du «grand argentier» du Parti libéral du Québec (PLQ), Marc-A. Bibeau, pour organiser un dîner en l'honneur de la ministre Nathalie Normandeau ( 17 ) dans un restaurant de Laval, parce que le parti craignait d'indisposer deux ministres de cette région, Michelle Courchesne et David Whissell
( 15 ).

Le témoin-vedette de la commission Charbonneau a raconté, que la responsable du service de recrutement et de financement du PLQ, Violette Trépanier, a pris contact avec lui pour lui faire part de ses préoccupations peu après que M. Zambito eut offert d'organiser un dîner bénéfice dans sa région et d'y recueillir 100 000$ pour le parti.

Mme Trépanier, a affirmé Lino Zambito, craignait de «mettre en grogne» la ministre responsable de Laval, Michelle Courchesne, en tenant dans sa région une activité de financement en faveur d'une ministre qui représentait une circonscription de la Gaspésie (Mme Normandeau était députée de Bonaventure).

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2010

7 octobre 2010
Éminence Grise du Parti Libéral du Québec

 

Sans le passage au ministère du Transport du Québec de Jacques Duchesneau  ( 06 ) et sa vigilante équipe d'enquêteurs, pas de commission Charbonneau et surtout nous n'aurions jamais su que Marc-A. Bibeau était la tête dirigeante d’un des sept groupes qui font l’objet d’une enquête soumise à la Commission Charbonneau, qu'il est le grand argentier du PLQ et qu’il est compromis dans le financement illégal de celui-ci.

Sonner le tocsin

Il faut tout d’abord savoir gré au député Amir Khadir de Québec Solidaire d’avoir été le premier à soulever le voile sur les rapports étroits de Jean Charest avec Marc-A. Bibeau.

Le blogueur Patrick Lagacé en fait état dans la foulée des révélations de la Commission Bastarache....

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2004

Paul Martin, premier ministre du Canada et George W Bush président des États-Unis

 

30 novembre 2004
Marc Bibeau, à table avec George W. Bush et Jean Charest

 

Le premier ministre Jean Charest s'est fait accompagner par un riche entrepreneur de l'industrie de la construction à une réception en l'honneur du président américain George W. Bush, a soutenu le député Amir Khadir à l'Assemblée nationale.  Le porte-parole du gouvernement, le député Jean-Marc Fournier, n'avait aucune explication sensée à offrir.

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2003

Juin 2003
Trop d'influence d'un cabinet fantôme au Parti Libéral du Québec

 

Quelques mois à peine après l’élection de Jean Charest, le journaliste Denis Lessard nous apprend qu’étrangement, le Premier ministre s’est entouré de gens de l’extérieur du cabinet pour le conseiller dans ses nominations.  Parmi les noms mentionnés par le journaliste, on compte Raymond Boucher (l’organisateur de la campagne libérale de 2003) et Marc-A. Bibeau (grand collecteur de fonds du PLQ).

Dans ce « premier cercle » des conseillers qui ont la main haute sur l’ensemble des décisions, qui connaissent à la fois la nomination de la semaine prochaine et la liste des projets de loi prévus avant l’ajournement de la session parlementaire, deux seulement assistent aux réunions du Conseil des ministres: Michel Crête et André Dicaire.

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Courtebiographie

 
 

Marc-A. Bibeau est actionnaire majoritaire de Schokbeton ( 01 ), président et chef de la direction de "Les Centres d'achats Beauward Ltée" ( 02 ) et administrateur à la Financière Power Corporation propriété de la famille Desmarais ( 03 ).  Reconnu en tant qu'organisateur et collecteur de fonds pour le Parti Libéral du Québec.

Il faisait partie du groupe très restreint de personnes que Jean Charest avait invitées pour suivre la soirée électorale à la télévision en 2003 et qui l'avait accompagné pour une rencontre publique avec George W. Bush.  L'étau se resserre lentement sur ses activités de financement assurément illégal.  Pour le moment sa soeur a fait l'objet d'une perquisition à son château de Laval et Violette Trépanier la responsable des fonds du Parti Libéral du Québec venant des entrepreneurs le met dans l'eau bouillante lors de son témoignage devant la Commission Charbonneau. Début septembre 2014, plusieurs témoins parlent de lui en tant que représentant de l'ex-premier ministre Jean Charest.
 


SchokBeton : Marc-A. Bibeau et  Benoît Fradet
Les propriétaires et administrateurs de Schokbeton Québec Inc. En 2015, le nom de Marc-A. Bibeau n'apparait plus au registre des entreprises dans la structure de l'entreprise. Quant à Benoît Fradet, ( 21 ) il était vice-président de Schokbeton, conseiller municipal à Laval et membre du comité exécutif aux côtés de l'ex-maire Gilles Vaillancourt (04 ).

Monsieur Bibeau agit, depuis 1996, comme président et chef de la direction de Les Centres d’Achats Beauward Ltée, une société de Fiducie familiale fermée qui construit, loue et gère des propriétés immobilières.

Chez la Corporation financière Power, une filiale du Groupe Power Corporation of Canada
, il est président du comité de vérification. Il siège au conseil d'administration d'une filiale: La Société financière IGM Inc. où il est membre des comités de direction, vérification et des stratégies de placement. Il était une des têtes dirigeantes de l'entreprise  Schokbeton Québec inc., jusqu'en 2013, qui est connue pour avoir participé à la construction du stade olympique

M. Bibeau est également très actif au Parti Libéral du Québec à titre d'organisateur politique et de responsable du financement. L'homme a assez de pouvoir politique pour se voir occuper une table avec le gratin politique du Québec et du Canada lors d'une visite de George W. Bush et de suivre le déroulement des élections chez James John Charest lui-même en 2003. En fait il semble être un ami personnel de Jean Charest.

Il détient un baccalauréat en administration des affaires de l’Université Bishop. M. Bibeau est et a été membre de plusieurs conseils d'administration liés de près à la famille Desmarais, cliquez ici pour consulter sa bio d'affaires.

M. Bibeau soutient activement de nombreux organismes de bienfaisance locaux, notamment ceux liés au cancer et aux soins des enfants.  Fervent amateur de tennis depuis toujours, il s’est joint au conseil d’administration de Tennis Canada en 2010.

Le terrain du futur complexe est la propriété de Marc-A Bibeau par sa compagnie
Les centres d'achats Beauward ltée

b
 

Centre des congrès et hôtel à Saint-Hyacinthe: un contexte obséquieux
Entre un promoteur ex-collecteur de fonds pour le Parti Libéral du Québec
Un maire ex-candidat député pour le Parti Libéral du Québec
Du financement par un gouvernement du Parti Libéral du Québec

10 mai 2016

 
 

La Ville de Saint-Hyacinthe tente d’obtenir des subventions du gouvernement provincial pour un projet de centre des congrès qu’elle mène en collaboration avec l’entreprise de Marc-A Bibeau, l’ex-grand argentier du Parti libéral du Québec (PLQ).

Quelques dates importantes

Fin mars 2014: Une entreprise à numéro dirigée par Marc-A Bibeau acquiert l’Hôtel des Seigneurs pour 7,5 millions $. Les employés sont alors en grève depuis plusieurs mois et l’établissement est fermé.

1er octobre 2014: Devant l’échec des négociations avec les employés, la compagnie de Bibeau entreprend des discussions avec la Ville pour démolir l’hôtel et modifier le zonage des terrains.

1er décembre 2014: Marc Bibeau enregistre son entreprise et plusieurs responsables des Centres dcommerciaux Beauward comme lobbyistes pour un projet de complexe dédié au tourisme d’affaires.

Janvier 2015: Une étude indépendante commandée par la Ville de Saint-Hyacinthe favorise un projet concurrent sur le site du projet M.

11 février 2015: La Ville de Saint-Hyacinthe annonce que le Centre des congrès sera construit sur le site des Galeries Saint-Hyacinthe, propriété des Centres d’achats Beauward.

Avril à décembre 2015: Démolition de l’ancien Hôtel des Seigneurs.

Novembre 2015: La Ville présente un projet totalisant 65 millions $, dont 25 seront assumés par la municipalité pour construire le centre des congrès municipal. La Ville et les Centres commerciaux Beauward s’engagent à trouver un opérateur commun.

Décembre 2015: Un règlement d’emprunt est adopté par le conseil de Ville pour la somme de 23,6 M$. Une somme de 1,5 million $ sera financée à même le fonds d’administration.

Mars 2016: Premier appel d’offres de la Ville de Saint-Hyacinthe visant notam­ment à déplacer des conduites et fils souterrains.

Avril 2016: Début des travaux sur le site du centre commercial et à proximité. Parallèlement, un autre projet baptisé Complexe Johnson est annoncé par la famille Bibeau pour construire des immeubles de bureaux sur le site de l’ancien Hôtel des Seigneurs.

Automne 2017 : Ouverture prévue du centre des congrès et de l’hôtel.

 

Marc-A Bibeau entrepreneur dans le domaine des centres commerciaux et de l'immobilier

Ce projet de 65 millions $ comprend un centre des congrès financé par la Ville et un hôtel financé par les Centres commerciaux Beauward, dont le président n’est nul autre que Marc-A. Bibeau.

Ce nom est maintenant connu du public, car il est revenu à une centaine de reprises lors de la commission Charbonneau.   Il agissait pour aider au financement du Parti libéral du Québec.   De plus, dans le cadre de son enquête sur le Train de l’Est, l’UPAC avait perquisitionné les bureaux de Centres commerciaux Beauward, à Saint-Eustache, sur la Rive-Nord.

Saint-Hyacinthe a déjà voté un règlement d’emprunt de 23,6 millions $ pour financer le projet.   Depuis un an, le maire Claude Corbeil et les députés locaux tentent de convaincre les gouvernements provincial et fédéral d’injecter huit millions de dollars en subventions pour le Centre des congrès.

La Ville de Saint-Hyacinthe a soutenu pendant des mois que son projet de centre de congrès municipal coûterait autour de 20 M$, alors qu’elle avait en main une étude démontrant qu’il coûterait en réalité 25 M$.

 

Claude Corbeil, maire de Saint-Hyacinthe. Mandat 2013 à 2017

Le maire connaît bien le Parti libéral au pouvoir à Québec pour avoir été lui-même candidat du PLQ aux élections provinciales de 2007 et 2008.   Pour les élections provinciales de 2012 et 2014, c’est la conseillère municipale Louise Arpin qui s’est présentée pour les libéraux.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, Saint-Hyacinthe a choisi d’aller de l’avant avec la firme de Marc Bibeau même si une étude indépendante avait recommandé le seul autre projet.

La conférence de presse a été tenue seulement quelques jours après que les élus eurent pris connaissance de cette étude favorisant le projet d’un autre promoteur sur un site situé près de l’autoroute 20, un peu à l’est du projet actuel.

Le site malgré tout choisi par la Ville est situé en grande partie sur les terrains du centre commercial Les Galeries de Saint-Hyacinthe, qui appartient à la famille Bibeau.

 

Résumé du rapport Charbonneau quant à Marc-A Bibeau

 
 

C’est à la suite de l’arrivée de Marc Bibeau que la «dynamique» du Parti libéral du Québec (PLQ) a véritablement changé au début des années 2000.  Le financement passait désormais par les firmes de génie et de construction.

Plusieurs passages du rapport de la commission Charbonneau ( 01 ) s’attardent à l’ascension de M. Bibeau au sein du PLQ et aux changements que sa venue a provoqués.

Près de plusieurs firmes

Celui qui n’a jamais témoigné publiquement aux audiences de la Commission est décrit par plusieurs comme le «grand argentier» de la formation libérale, selon ce qu’on peut lire dans le rapport.

Jean Charest & Tony Accurso

C’est M. Bibeau qui aurait favorisé une rencontre entre Jean Charest, le premier ministre du Québec et l’entrepreneur Tony Accurso ( 02 ) à l’occasion d’un souper intime, peu avant les élections de 2003.

Il organisait aussi des fêtes à sa résidence pour «remercier» les gens d’affaires qui avaient contribué au parti.

Longtemps bénévole, Marc Bibeau aurait aussi occupé la présidence de la commission des finances du parti en vue des élections de 2003.

Gourou des finances

Sous son règne, les méthodes de financement du Parti libéral changent et deviennent plus ambitieuses, selon les témoignages.

En 2003, un nouvel objectif financier de 100 000 $ est fixé aux ministres libéraux.

Sous Bibeau, les stratégies de financement «sectoriel» du PLQ permettent «d’amasser des contributions annuelles d’une ampleur sans précédent», peut-on lire dans le rapport de la Commission.

Selon l’ancienne directrice des finances du parti, Marc Bibeau devient même le «collecteur le plus performant du PLQ entre 2000 et 2012 grâce au réseau de dirigeants d’entreprises sur lesquels il pouvait compter».

Malgré tout, Marc Bibeau ne fait l’objet d’aucun blâme direct dans le rapport.

Dans les hautes sphères

Paul Martin, premier ministre du Canada et George W Bush président des États-Unis

Les liens entre l’actionnaire de l’entreprise Schokbeton ( 03 ) et Jean Charest se resserrent également.

«Le 30 novembre 2004, à l’occasion de la venue de George W. Bush à Montréal, on voit Marc Bibeau assis à la table d’honneur aux côtés de Jean Charest, dont il est devenu un proche.» ( 04 )

Les deux hommes assistent aussi ensemble aux courses du Grand Prix dans la loge VIP du président de Loto-Québec, lit-on aussi dans le rapport.

Le financement politique provincial

Tous les partis savaient

Le rapport soulève que les pratiques de prête-noms étaient «publiquement connues depuis le début des années 2000 et que les partis politiques s’en sont accommodés en toute connaissance de cause durant au moins une décennie».   On peut lire également que lorsqu’ils sollicitaient des firmes, «les partis faisaient miroiter la possibilité d’un accès direct aux titulaires de ministères donneurs de contrats ou à leurs attachés politiques.  Les contributeurs profitaient en effet de ces occasions pour faire du développement des affaires».

Une méthode bien rodée

Voici comment les partis procédaient, selon le rapport.

  • Les partis approchaient les dirigeants de firmes de génie et d’entreprises de construction pour obtenir des contributions.

  • Les chèques remis par les dirigeants d’entreprise étaient signés par des individus, mais ceux-ci étaient remboursés par les entreprises, grâce à des bonis annuels ou des allocations de dépense.

  • Les partis manifestaient des attentes précises quant aux montants qu’ils souhaitaient recevoir.

  • Des entrepreneurs ont relaté qu’ils s’étaient sentis obligés d’acheter des billets pour des activités de financement pour maintenir de «bonnes relations».

  Ici pour lire le chapitre que la Commission Charbonneau consacre à Marc-A. Bibeau

 

Commission Charbonneau:
le PLQ aurait organisé deux fêtes chez Marc Bibeau, selon Violette Trépanier

 
 

20 juin 2014: Le PLQ a organisé et possiblement payé en « très grande partie » deux fêtes organisées en 2003 et en 2004 au domicile de Marc Bibeau, auxquelles participaient des hommes d'affaires triés sur le volet et tout le gratin libéral, y compris le premier ministre Jean Charest, affirme l'ex-directrice du recrutement et du financement du parti, Violette Trépanier.

Appelée à témoigner devant la commission Charbonneau, Mme Trépanier avait préalablement expliqué que M. Bibeau, un riche homme d'affaires, était « un bénévole » qui utilisait ses « immenses réseaux » de contacts au sein du Québec Inc. pour faire du financement au profit de Jean Charest.

Le chef libéral l'avait recruté au terme de sa défaite électorale de 1998, et les deux hommes étaient devenus amis par la suite.

Mme Trépanier, qui s'est occupée du financement du PLQ de 2001 à 2013, a assuré sans relâche que les deux fêtes organisées chez Marc Bibeau, auxquelles elle était présente, n'étaient ni des activités de financement, ni des évènements de développement des affaires : « C'était un rassemblement de gens, mais c'était pour faire un party, si vous voulez. »

Selon elle, les deux fêtes ont réuni de 150 à 200 personnes, notamment tout le réseau d'affaires et la famille de M. Bibeau, le premier ministre Charest, plusieurs ministres, des députés, ainsi que des politiciens fédéraux.

« C'était une grande fête, mais qui était organisée et offerte par le parti en quelque part », a-t-elle dit. « Moi j'étais là pour aider à l'organisation », a-t-elle précisé par la suite. « Les invitations se sont faites au parti ».

Lorsque la présidente de la commission France Charbonneau est revenue sur le sujet quelques instants plus tard, Mme Trépanier a reculé, affirmant qu'elle ne savait pas qui payait. « Faudrait vérifier. J'ai dit ça parce qu'il y avait énormément de gens du parti qui étaient là : nos permanents, le président du parti, le directeur général. Faudrait vraiment vérifier. Mais j'aurais trouvé normal en fait que... M. Bibeau, c'était un bénévole ».

« On avait décidé... M. Bibeau avait décidé d'inviter les gens qu'il connaissait. Je ne sais pas comment c'est parti cet événement-là. Mais il était content de l'élection et il voulait que tout le monde se rassemble. Et c'est parti comme ça », a relaté Mme Trépanier.

Elle a dit se souvenir que Jean Charest avait profité de la fête de 2003 pour remercier les gens qui avaient contribué à sa victoire électorale. «La deuxième fois, il y avait un plan qu'il lançait. Je ne sais pas ce que c'était, il y avait une brochure, un livre. Il lançait un plan d'action», a poursuivi Mme Trépanier. «On les avait distribués et il en avait parlé un peu. C'était peut-être le budget. Je ne me souviens plus. Mais il y a un document qui avait été distribué. Évidemment après la publication officielle.»

Jean Charest

Mme Trépanier a admis que « des gens qui faisaient des contributions au Parti libéral en général » étaient présents aux fêtes chez M. Bibeau, en précisant encore une fois qu'il ne s'agissait pas d'une activité de financement. Elle n'a pu identifier aucun dirigeant de firme de génie, mais a dit ne pas douter que certains avaient été invités.

« Surtout M. [Kazimir] Olechnowicz, qui me semble avoir été plus proche de M. Bibeau », a-t-elle précisé, en parlant du président de Cima+.

Entendu récemment par la commission Charbonneau, M. Olechnowicz avait admis que Marc Bibeau faisait du financement sectoriel, et qu'il lui avait demandé une contribution de 100 000 $ de sa firme de génie en prévision de l'élection de 2003. ( 16 )

Le procureur Paul Crépeau, qui menait l'interrogatoire, a aussi demandé à Mme Trépanier s'il était exact que M. Bibeau avait déjà organisé chez lui des activités de financement auxquelles il invitait une dizaine d'hommes d'affaires à lui verser 10 000 $ chacun. Elle a dit ne pas le savoir, mais a estimé que le tout était « impossible », puisque cette somme ne pouvait être demandée à un seul individu en vertu de la loi électorale.

Lumière sur le comté 127

L'ex-responsable du financement a tenu à rectifier les faits sur le fameux comté 127, mentionné sans un mandat utilisé par l'UPAC pour perquisitionner la permanence du PLQ dans le cadre de son enquête sur le financement illégal.

Mme Trépanier a plutôt présenté ce 127 comme une ligne comptable qui regroupe toutes les contributions financières qui sont destinées au national, et non aux différentes circonscriptions.

Ainsi, la somme de 428 150 $ imputée au 127.51, mentionnée dans le mandat de l'UPAC, correspond aux sommes amassées par Marc Bibeau auprès de son réseau pour le national, et non au résultat d'une activité de financement :« C'était les contributions que Marc Bibeau avait ramassées à ce moment-là dans l'année ».

Mme Trépanier a été députée de Dorion (1984-1994) en plus d'occuper différents postes de ministre dans le gouvernement Bourassa. De nombreux témoins l'ont déjà décrite devant la commission comme une responsable du financement sectoriel.

L'ex-ministre Nathalie Normandeau a déclaré devant la Commission que Violette Trépanier venait chaque année fixer avec les élus les objectifs à atteindre. ( 19 ) Elle était parfois accompagnée de Marc Bibeau.

L'ex-député d'Orford Robert Benoit a affirmé que l'arrivée de Jean Charest à la tête du PLQ en 1998 a marqué un changement dans la philosophie  de financement au parti. La présence de  Marc Bibeau constituait une illustration de ce changement dans la philosophie de financement au PLQ. ( 20 )

 

 

ÉminenceGrise du Parti Libéral du Québec

 

Le 7 octobre 2010, Amir Khadir, député de Québec solidaire et remarquable poil à gratter du gouvernement Charest dans ces affaires de liens entre le fric, les constructeurs et le politique, a posé une question fort pertinente au premier ministre, hier, à l’Assemblée nationale:

« Est-il normal qu’on le retrouve, à cette table, en grande familiarité avec nul autre que Marc Bibeau, un vendeur de béton, sans charge officielle?» a demandé M. Khadir.  « Est-ce digne d’une démocratie que ce collecteur de fonds influence des nominations à la tête des sociétés d’État ? »

C’est une excellente question.  Et c’est une question qui englobe beaucoup de zones d’ombre qui teintent les histoires du triangle fric-constructeur-PLQ, depuis deux ans.

Pourquoi Franco Fava,  grand constructeur et grand argentier du PLQ, qui n’occupe aucune charge publique, est-il consulté pour des nominations de l’État québécois ?

Pourquoi Franco Fava, grand constructeur et grand argentier du PLQ, qui n’occupe aucune charge publique, allait-il dîner avec le sous-ministre associé à la Justice ?

Pourquoi un organisateur politique de l’Outaouais, qui n’occupe aucune charge publique, a-t-il réussi à pistonner la candidature de son fils avocat qui voulait être juge auprès du ministre de la Justice, par député interposé ?

Pourquoi Charles Rondeau, grand argentier libéral, avait-il un accès très large au bureau du premier ministre, dans les premiers mois du règne libéral ?

Pourquoi des gens qui contribuaient au PLQ, à l’invitation de Tony Tomassi, recevaient-ils des contrats publics qui, selon les normes établies par des fonctionnaires, auraient dû leur échapper ?

J’en oublie, je sais, mais mon disque dur déborde, quand il est question de l’influence du fric sur le politique, au PLQ…

Et là, arrive Marc Bibeau.  Donc, Marc Bibeau est un entrepreneur.  Il « lève » de l’argent pour la cause du PLQ.

Et là, en 2004, il se retrouve à la table du premier ministre du Québec. Qui l’a invité là ?

On ne sait pas parce que Jean-Marc Fournier nouveau ministre libéral, qui a répondu à la question… qui a répondu à côté de la question d’Amir Khadir à l’Assemblée nationale, n’a pas pu éclairer notre lanterne.

On ne sait pas comment M. Bibeau s’est retrouvé là.  Peut-être que le premier ministre du Québec pourrait trouver la force, prochainement, de se lever et d’expliquer aux Québécois ce que M. Bibeau faisait là et qui l’avait invité ?  Il peut aussi nous écrire une lettre, tiens, comme il l’a fait pour le Maclean’s.

Et Marc Bibeau, qu’a-t-il à dire ?

Franco Fava  ( 07 )

Charles Rondeau ( 08 )

Tony Tomassi  ( 09 )

Jean-Marc Fournier

Eh bien, M. Bibeau, de Schokbeton, adopte une posture très similaire à celle de tous les acteurs du secteur privé qui ont été mêlés, depuis deux ans, à ces histoires émanant du triangle fric-construction-politique : il ne dit rien.  Impossible à trouver.

De M. Tony Accurso ( 10 ) aux boss de firmes d’ingénierie qui comptent des secrétaires qui donnent des milliers de dollars au PLQ en passant par d’autres grands constructeurs, ils disent tous la même chose quand les journalistes appellent : rien à dire.

Ils sont probablement très occupés.

C’est pour cette raison qu’une commission d’enquête publique, élargie, serait instructive : on pourrait mettre les MM. Bibeau, Accurso et cie dans la boîte, pour leur poser des questions.  Voici des gens, entrepreneurs et ingénieurs, qui reçoivent des contrats énormes payés par les fonds publics, qui sont mêlés à des histoires qui font lever des sourcils en certains cercles, et qui n’ont jamais rien à dire.

Une commission d’enquête publique permettrait de poser des questions, de comparer des versions, d’élucider des zones d’ombre qui soulèvent des interrogations.  Mais évidemment, comme chacun le sait, il n’y a pas, et il n’y aura pas de commission d’enquête publique élargie.  Il y a un side-show qui fait diversion, la Commission Bastarache.

La différence entre ces deux commissions est aussi évidente que la différence entre une burqa et un bikini. 

Comme le dit si bien Richard Le Hir, blogueur-analyste-enquêteur indépendant, «vous admettrez avec moi que tant la question du député Khadir que les commentaires du blogueur Lagacé ont le mérite de bien camper la problématique.  Dans le cas de ce dernier, son propos s’inscrivait en marge des révélations du journaliste-enquêteur chevronné, André Noël, qui signait le 8 octobre 2010 un article très étoffé évoquant l’étroitesse des liens de Marc Bibeau avec Jean Charest et le PLQ, et intitulé « Financement du PLQ : Marc Bibeau, à table avec George W. Bush et Jean Charest », dont voici le texte ci-dessous :

 

Marc Bibeau, à table avec George W. Bush et Jean Charest

 
 

Par André Noël journaliste d'enquête

Le premier ministre Jean Charest s'est fait accompagner par un riche entrepreneur de l'industrie de la construction à une réception en l'honneur du président américain George W. Bush, le 30 novembre 2004, a soutenu le député Amir Khadir à l'Assemblée nationale. ( 18 )

«Cet homme est Marc Bibeau, a dit le député de Québec solidaire. Son entreprise, Schokbeton ( 11 ), est le plus grand fournisseur de béton du secteur de la construction.

Or, depuis 2003, M. Bibeau exerce, à l'abri des regards, une influence directe sur le premier ministre qui déplaît à plusieurs libéraux.»

Le 30 novembre 2004, ministres et dignitaires politiques canadiens assistaient à une réception en l'honneur de George W. Bush. M. Charest était assis à deux tables de celle du président américain.

«Est-il normal qu'on le retrouve, à cette table, en grande familiarité avec nul autre que Marc-A. Bibeau, un vendeur de béton, sans charge officielle? a demandé Amir Khadir. Est-ce digne d'une démocratie que ce collecteur de fonds influence des nominations à la tête des sociétés d'État?»

Jean-Marc Fournier, leader du gouvernement et ministre de la Justice, a dit que les questions de M. Khadir étaient basées «sur du vent» et n'avaient pas leur place à l'Assemblée nationale. La question est donc demeurée en suspens: que faisait M. Bibeau aux côtés de M. Charest lors de la visite du président des États-Unis? Joint par La Presse, l'attaché de presse du premier ministre, Hugo D'Amours, a dit qu'il ne connaissait pas la réponse. «Effectivement, M. Bibeau était là, a-t-il dit. Mais ce n'est pas nous qui l'avions invité. C'est le gouvernement fédéral.»

Six autres personnes se trouvaient à la table avec MM. Bibeau et Charest, dont l'ancien ministre fédéral Francis Fox et le ministre fédéral des Transports Jean Lapierre. Lors d'un point de presse, M. Khadir en a rajouté: «Quel est son rôle, ce monsieur qui vient du béton? Quelles sont ses compétences politiques? Pourquoi exerce-t-il une influence dans les nominations au gouvernement?»

Selon M. Khadir, M. Bibeau aurait joué un rôle dans des nominations de présidents de sociétés d'État, peut-être même dans celle de Thierry Vandal comme PDG d'Hydro-Québec, en 2005. «On n'a pas de commentaires à faire sur cette allégation, a dit Guy L'Italien, porte-parole de la société d'État. Le C.V. de M. Vandal témoigne de son expérience et de sa compétence.»

Nous avons laissé des messages à la secrétaire de Marc Bibeau, chez Schokbeton, mais personne ne nous a rappelés. Les relations étroites entre M. Bibeau et M. Charest sont de notoriété publique. Dès 2001, M. Bibeau recevait M. Charest lors d'une «soirée libérale» à sa résidence privée, dans l'ouest de Montréal.

Amir Khadir

Francis Fox

Jean Lapierre

Thierry Vandal

Proche de Charest

M. Bibeau faisait partie du groupe très restreint de personnes que M. Charest avait invitées, à la résidence de son père, pour suivre la soirée électorale à la télévision, le 14 avril 2003. Une photo publiée dans La Tribune de Sherbrooke le montre en compagnie du premier ministre élu, avec une dizaine d'autres personnes, essentiellement des membres de la famille de M. Charest.

Charles Rondeau et Franco Fava

Encore dernièrement, M. Charest a confié qu'il connaissait beaucoup mieux Marc Bibeau que d'autres collecteurs de fonds comme Franco Fava et Charles Rondeau, dont il a été question à la commission Bastarache.

Pourtant, son nom a été beaucoup moins souvent évoqué à l'Assemblée nationale ou dans les médias.

Au printemps 2010, des libéraux proches de M. Charest soulignaient que seul M. Bibeau pouvait prétendre au titre de «responsable du financement» au PLQ. Sous le sceau de la confidentialité, un ténor libéral disait qu'il avait encore une grande proximité avec M. Charest.

Une source a indiqué à La Presse qu'un membre de l'équipe de M. Charest a déjà conseillé à Liza Frulla de prendre contact avec Marc-A. Bibeau si elle souhaitait être nommée à un poste de responsabilité dans une société d'État. Mme Frulla, ancienne ministre libérale provinciale et ancienne députée libérale fédérale, avait perdu ses élections en 2006 comme candidate pour le Parti libéral du Canada. Elle s'était trouvée temporairement sans emploi. Choquée de se faire dire de contacter M. Bibeau, elle a refusé de faire cette démarche. Jointe au téléphone, elle n'a pas voulu commenter cet incident.

 

Trop d'influence d'un cabinet fantôme au Parti Libéral du Québec

 
 

Juin 2003 : Quelques mois à peine après l’élection de Jean Charest, Denis Lessard nous apprend qu’étrangement, le Premier ministre s’est entouré de gens de l’extérieur du cabinet pour le conseiller dans ses nominations. Parmi les noms mentionnés par le journaliste, on compte Raymond Boucher (l’organisateur de la campagne libérale de 2003) et Marc-A. Bibeau (grand collecteur de fonds du PLQ).

Dans ce « premier cercle » des conseillers qui ont la main haute sur l’ensemble des décisions, qui connaissent à la fois la nomination de la semaine prochaine et la liste des projets de loi prévus avant l’ajournement de la session parlementaire, deux seulement assistent aux réunions du Conseil des ministres: Michel Crête et André Dicaire.

Ce sont eux qui ont décidé de faire rouler les têtes d’une demi-douzaine de sous-ministres associés de près au PQ.

Novembre 2003: Cela fait maintenant 7 mois que James John Jean Charest est à la barre du gouvernement et plusieurs nominations ont été effectuées. Denis Lessard nous rapporte quelques noms de ces amis du parti qui ont obtenu des postes convoités et nous parle de la manière dont Jean Charest a procédé.

On apprend que le Premier Ministre a changé les règles habituelles : Sans qu’il n’y paraisse, le gouvernement Charest a  changé les règles pour les nominations du Conseil des ministres. Depuis des années, sous René  Lévesque comme sous Robert BourassaJacques Parizeau, Lucien Bouchard et Bernard Landry, les nominations étaient préalablement publiées sur des feuilles « jaunes »,  comme on le dit dans le jargon des cabinets politiques. Pendant une semaine on pouvait réfléchir sur ces choix importants, avant qu’ils ne soient approuvés par le gouvernement, bien sûr, la mécanique provoquait à l’occasion quelques fuites, mais sans grande conséquence. Désormais, explique-t-on, le secrétaire général du gouvernement, André Dicaire, sort en  général de « sa valise » le nom des heureux élus, validés à l’avance auprès de Jean Charest. Ils sont nommés séance tenante par des ministres qui, souvent, n’en ont jamais entendu parler.

Avril 2004 :Un an après l’élection du gouvernement Charest, il commence à y avoir de la grogne. Le soir même de la démission de Marc Bellemare, on apprenait – et c'est probablement passé inaperçu dans le contexte de démission d’un ministre – que des libéraux commençaient à remettre en question le processus de nomination de Jean Charest. Voici quelques extraits d’une retranscription d’un reportage de Radio-Canada:

Dès avril 2004, Radio-Canada avait attaché le grelot au sujet de l’influence exercée par Marc-A. Bibeau dans un topo de Sophie Langlois au téléjournal de Radio-Canada. Voici quelques extraits d’une retranscription de ce reportage :

« BERNARD DEROME (LECTEUR) : Québec, toujours, où certains libéraux s’interrogent de plus en plus sur la façon de gouverner de Jean Charest. Ce qui se passe, c’est qu’il y a un petit groupe de conseillers qui ne sont pas des élus, des gens, donc, qui n’ont aucun compte à rendre à personne et qui exercent une très grande influence sur le premier ministre. Plus, même, que certains ministres et c’est ce qui agace. [...]

Bernard Derome

SOPHIE LANGLOIS (JOURNALISTE) : Certains libéraux ont ainsi une influence peu commune sur les orientations du gouvernement et sur le bureau du premier ministre. Or, ils n’ont pas de comptes à rendre, ne sont pas soumis aux règles d’éthique des attachés politiques. C’est le cas de Raymond Boucher, un publicitaire retraité. [...] Des libéraux disent de lui que c’est lui le vrai chef de cabinet de Jean Charest.

[...]

Marc-A. Bibeau, le plus important collecteur de fonds du Parti libéral, fait aussi partie de ce petit groupe tout-puissant. La famille Bibeau est propriétaire de Schokbeton, qui a participé notamment à la construction du Stade olympique.

Les libéraux inquiets qui nous ont parlé ne trouvent pas ça normal qu’un petit groupe d’hommes, qui ne sont ni des élus ni des employés du gouvernement, aient beaucoup plus d’influence sur le premier ministre que la très grande majorité des ministres. »

Pierre Bibeau et Line Beauchamp

Parmi les autres noms mentionnés, il y a le Président du PLQ de l’époque, Marc-André Blanchard, de même que Pierre Bibeau, organisateur libéral de longue date et conjoint de la ministre Line Beauchamp.

Le reportage fait aussi état du congédiement de Michel Crête comme chef de cabinet. Ce dernier se serait opposé à la présence de Marcel Côté, du groupe SECOR, lors d’une réunion sur la stratégie gouvernementale qui le plaçait en conflit d’intérêt.
Que voulez-vous, quand on accepte pas « comment ça marche », il semble qu’on n’est plus dans les bonnes grâces du PM. Si j’étais journaliste, j’essaierais sur le champ d’avoir les commentaires de Marcel Côté sur tout ce qui se passe actuellement.

Marcel Côté

Bigre ! S'exclame Richard Le Hir: tout un personnage, ce Marc Bibeau ! Charest prétend le connaître « mieux que les autres collecteurs de fonds du parti », et un « ténor libéral » confie à André Noël qu’il a une grande proximité avec Jean Charest. Quant aux Libéraux, certains se disent inquiets de l’influence indue qu’il aurait sur Jean Charest !

Mais ce que ni Patrick Lagacé, ni André Noël, ni Radio-Canada ne nous ont dit, c’est que Marc-A. Bibeau est également lié à Power Corporation de façon très étroite. Ça, c’est Amir Khadir et le Journal de Montréal qui nous l’ont appris.  En effet, monsieur Bibeau siège au conseil de la Société financière Power, le coeur financier de Power Corp., aux côtés de Paul Desmarais Jr. et d’une vingtaine d’administrateurs de haut niveau comme l’ex-ministre Don Mazankowski, le Belge Gérald Frère, Henri-Paul Rousseau (ex-Caisse de dépôt), Raymond Royer, anciennement de Bombardier et Domtar, Arnaury de Sèze (ex-Suez), etc., et Michel Plessis-Bélair, Vice-président du conseil, Power Corporation du Canada, ce dernier étant également, comme le « hasard » fait bien les choses, membre du conseil d’administration d’Hydro-Québec.

Siège social de Power Corporation ( 12 )

Et chez Power Corporation, le rôle de Marc Bibeau n’est pas celui d’une potiche ! Il est président du comité de vérification, un poste stratégique, en plus de siéger au conseil d’administration d’une filiale importante de la Corporation financière Power, la Société financière IGM Inc , où il est membre des comités de direction, de vérification, et des stratégies de placement.

Il n’est donc pas exagéré de dire que Marc-A. Bibeau occupe une place importante au sein du groupe Power, et qu’il doit sa place dans ce dispositif à des compétences exceptionnelles et/ou à des contacts de très haut niveau, susceptibles de contribuer de façon marquée à l’atteinte des objectifs du groupe. C’est en effet le critère de qualification utilisé pour inviter quelqu’un à siéger au conseil d’administration d’entreprises d’envergure comme le sont la Société Financière Power et la Société financière IGM.

Et le fait que Marc-A. Bibeau occupe cette place depuis un certain nombre d’années constitue à n’en pas douter une indication que le groupe Power reconnaît l’utilité de sa contribution.

Si Marc-A. Bibeau n’était pas si proche de Jean Charest, et si l’on ne connaissait pas l’intérêt du groupe Power pour la Caisse de dépôt, les richesses naturelles et les grands travaux du Québec (le CHUM, par exemple), mon analyse s’arrêterait là. Rien de plus normal, en effet, pour un groupe comme Power de chercher à élargir la base de ses affaires en s’appuyant sur un solide réseau de contacts. Et s’il le fait dans les confins du secteur privé, ça reste une affaire privée.

John James Charest

Mais à partir du moment où Power utilise ses contacts pour s’infiltrer aux plus hauts niveaux dans les sphères décisionnelles de l’État, comme le fait Power par l’entremise de Marc-A. Bibeau ou de la présence de Michel Plessis-Bélair au conseil d’administration d’Hydro-Québec, son comportement se met à soulever de sérieuses questions de transparence, d’influence, et d’éthique pour lesquelles non seulement nous n’avons pas de réponses, mais surtout aucun moyen d’en demander et d’en obtenir.

Le Québec s’est doté il y a quelques années d’un mécanisme pour assurer la transparence des démarches entreprises par les personnes ou les sociétés intéressées à faire des affaires avec l’État. Si vous consultez le registre, non seulement n’y trouverez-vous pas le nom de Marc-A. Bibeau, mais vous constaterez également que le nom de Power Corporation n’y apparaît pas souvent.

En écrivant ce texte l’an dernier nous rapporte Richard Le Hir, j’avais omis de faire le lien entre les intérêts de Power dans le groupe cimentier Lafarge et les responsabilités de Marc-A. Bibeau à la tête de l’entreprise Schokbeton.

Il est d’ailleurs curieux que le site de la financière Power ne mentionne pas le lien entre Schokbeton et Marc-A. Bibeau, se contentant de mentionner ses responsabilités à la tête des Centres d’achat Beauward. Un hasard, ou une tentative délibérée de dissimuler une information stratégique ?

Et Bellemare dans tout ça ?

Le système décrit par Marc Bellemare concernant l’influence présumée des grands argentiers du parti dans la nomination de juges semble trouver écho dans ces articles de presse et reportages qui, à l’époque, démontraient que ceux qui ont la plus grand influence dans les nominations du gouvernement sont des gens non élus, des organisateurs de campagne et des gens qui ramassent du fric pour les libéraux.

Marc Bellemare

Et parmi ceux-ci, des entrepreneurs en construction, comme Franco Fava et Marc-A. Bibeau. Intéressant de noter, au passage, que Franco Fava a été choyé dans l’octroi de contrats gouvernementaux ( 13 ) et que l’entreprise de Marc-A. Bibeau a reçu un contrat de 900 000$ sans appel d’offre de l’administration du maire de Laval, Gilles Vaillancourt.

Si ces gens ont une si grande influence à propos des nominations, imaginez ce que ça peut être concernant les contrats gouvernementaux dans le domaine de la construction. Les investissements s’élèvent à des dizaines de milliards de dollars. Étrangement, quand ils ont été annoncés en 2008, le PLQ a récolté un montant d’argent record.

 

Schokbeton n'est pas au-dessus de tout soupçon
Un contrat sans appel d’offres sent le copinage à Laval

 
 

Le 6 janvier 2012 nous apprenions que la ville de Laval a versé près de 900 000 $ sans soumission préalable à la firme Schokbeton Québec, dont un des vice-présidents, Benoît Fradet, est aussi conseiller municipal, pour transporter et entreposer des poutres de béton provenant du viaduc du Souvenir, a appris RueFrontenac.com.

Installée à Saint-Eustache, Schokbeton Québec inc., dont la spécialité est le béton préfabriqué, est dirigée par des membres de la famille de Marc Bibeau, des fidèles du Parti libéral provincial et des proches de Jean Charest.

Quasiment tous ses administrateurs sont des contributeurs importants et réguliers du PLQ, comme nous avons pu le vérifier dans les fichiers du DGE du Québec.

La firme Schokbeton Québec inc. a obtenu un contrat de près de 900 000 $ de l’administration lavalloise sans appel d’offres.

Selon les données du registre des entreprises du Québec, l’actionnaire majoritaire est une compagnie à numéro dont le président est Marc Bibeau.

Cet homme, déjà décrit comme un des plus importants «collecteurs de fonds» du PLQ ( 00 ), aurait aussi été intégré à un cabinet fantôme constitué par Jean Charest il y a quelques années. Marc Bibeau et son épouse Tracy s’impliquent aussi dans des causes comme Leucan.

Un élude la Ville embauché comme v.-p.

Selon les données obtenues auprès de la Ville de Laval, Schokbeton a reçu le 20 décembre 2000 et le 28 mai 2002 deux paiements de 474 250,78 $ et 417 604,10 $ pour des travaux « de dégagement, de démantèlement, de transport et d’entreposage du viaduc du Souvenir ».

Benoît Fradet
Vp Schokbeton, ex-député Vimont, conseiller municipal à Laval

Coïncidence, c’est aussi en mai 2002, date du dernier paiement effectué par la Ville de Laval, que Benoît Fradet a été embauché comme vice-président de Schokbeton. Or, cet ex-député libéral provincial de Vimont (1989-1994) est aussi depuis 1997 conseiller de la Ville de Laval dans le district de Renaud et membre de son comité exécutif. On retrouve son nom au sein de plusieurs organismes, en particulier comme administrateur du Fonds régional FTQ de Laval.

Il est aussi l’unique administrateur d’une compagnie à numéros ainsi que de la compagnie Fradet et associés, domiciliées à la même adresse. Beaucoup d’observateurs avisés de la scène municipale lavalloise le décrivent comme un des prétendants les plus sérieux au trône occupé depuis des lustres par Gilles Vaillancourt.

Caractère urgent

Le contrat, d’une valeur totale de 891 804 $, a été attribué à la suite de l’effondrement du viaduc, le matin du 18 juin 2000, sur l’autoroute 15. Un drame dans lequel un automobiliste a trouvé la mort. Dans un courriel adressé à RueFrontenac.com, la porte-parole du maire Vaillancourt, Amélie Cliche, a insisté sur le caractère urgent des travaux à effectuer : « Les directives de dégagement provenaient du MTQ et des autorités policières afin de dégager l’A15 de manière sécuritaire et rapide afin de rétablir la circulation. Les directives concernant l’entreposage des matériaux (éléments de preuve) provenaient du coroner. »

Mentionnons toutefois que le bureau du maire Vaillancourt n’a pas caché son agacement face à notre insistance à connaître dans quelles circonstances la compagnie Schokbeton avait obtenu ce lucratif contrat d’entreposage de poutres de béton, et pourquoi elle et non une autre.

Pas un bon sujet de reportage

L’attachée de presse du maire a d’abord vainement tenté de jouer la carte du caractère dramatique de l’événement et de faire comprendre au représentant de Rue Frontenac que ses questions étaient en quelque sorte déplacées.

« Savez-vous que c’est une tragédie qui a fait un mort ? » a d’abord lancé au téléphone la porte-parole de Gilles Vaillancourt. Dans un courriel envoyé par la suite, le bureau du maire Vaillancourt s’est justifié par le fait que seules deux entreprises au Québec spécialisées dans la fabrication de poutres préfabriquées avaient les compétences nécessaires pour cette mission.

Mais l’une des deux, Béton Préfabriqué du Lac, étant impliquée dans la construction des poutres en question et donc « sous enquête » à la suite de la tragédie, elle ne pouvait pas être retenue. Pourtant, en 2001, des médias ont relaté que la Ville de Laval jugeait trop élevés les frais d’entreposage facturés par Schokbeton.

Pourquoi la Ville a-t-elle fini par payer la note, au terme de quelles tractations et sur quelles bases ? Sur ce point, Amélie Cliche nous a recommandé de faire une demande d’accès au greffe de la Ville. Elle nous a toutefois indiqué que le gouvernement du Québec avait épongé une partie de la facture.

Béton et centres commerciaux

Selon la porte-parole du maire de Laval, compte tenu de circonstances particulières, seule Schokbeton pouvait légitimement obtenir le contrat en question

Fondée en 1962, Schokbeton a son nom associé à des projets d’infrastructures d’envergure un peu partout dans le monde.

Le plus connu est le Stade olympique. Cette compagnie participe aussi à la construction d’une vingtaine de ponts de la future autoroute 30.

En plus du béton, la famille Bibeau compte dans son giron les centres commerciaux Beauward ltée (Galeries Joliette, Saint-Eustache, Saint-Hyacinthe, etc).

 Nous avons voulu vérifier si la famille Bibeau avait contribué au parti PRO du maire Vaillancourt dans les années 2000 à 2002, période coïncidant avec le contrat évoqué, mais la trésorière de la Ville de Laval nous a indiqué que les rapports financiers antérieurs à cinq ans sont systématiquement détruits.

 

Le nom de Marc Bibeau mentionné à la Commission Charbonneau

 
 

Le 4 octobre 2012 -Le témoin-vedette de la commission Charbonneau Lino Zambito ( 14 ) a dû demander la permission du «grand argentier» du Parti libéral du Québec (PLQ), Marc-A. Bibeau, pour organiser un dîner en l'honneur de la ministre Nathalie Normandeau dans un restaurant de Laval, parce que le parti craignait d'indisposer deux ministres de cette région, Michelle Courchesne et David Whissell ( 15 ).

Le témoin-vedette de la commission Charbonneau a raconté, que la responsable du service de recrutement et de financement du PLQ, Violette Trépanier, a pris contact avec lui pour lui faire part de ses préoccupations peu après que M. Zambito eut offert d'organiser un dîner bénéfice dans sa région et d'y recueillir 100 000$ pour le parti.

Mme Trépanier, a affirmé Lino Zambito, craignait de «mettre en grogne» la ministre responsable de Laval, Michelle Courchesne, en tenant dans sa région une activité de financement en faveur d'une ministre qui représentait une circonscription de la Gaspésie (Mme Normandeau était députée de Bonaventure).

Éviter de froisser deux ministres

«Mme Trépanier, a ajouté l'ex-entrepreneur, m'expliquait que vu que les Laurentides, c'était le ministre responsable Whissell, et que Laval n'était pas loin et que c'était Michelle Courchesne qui était ministre, c'était un peu difficile d'amener Mme Normandeau dans les comtés où ce n'était pas elle la ministre responsable, et où il y avait d'autres ministres. Ça avait l'air compliqué au point de vue de la logistique.»

Elle a donc invité Lino Zambito à une rencontre avec M. Bibeau dans les bureaux de Schokbeton, à Saint-Eustache, l'un des plus importants fournisseurs de béton de construction du Québec.

Devant la commission Charbonneau, M. Zambito a affirmé qu'on lui avait présenté Marc Bibeau comme «le grand boss des finances au Parti libéral et celui qui s'occupait du financement».

«Il m'a fait part qu'il était au courant que je voulais organiser une activité pour Mme Normandeau. Je lui ai dit oui et je lui ai demandé la permission, si c'était possible, au lieu de le faire à Rosemère, de le faire à Laval, au restaurant L'Unique, dans le marché public 440, qui était la propriété de mon oncle, Jean Rizzuto.»

«Pas de problème»

«M. Bibeau m'a regardé, a-t-il raconté. Il a dit: "Écoute, il n'y a pas de problème, tu veux le faire à L'Unique, fais-le à L'Unique."»

Selon M. Zambito, le grand argentier se serait ensuite «engagé personnellement à parler à Mme Courchesne pour s'assurer qu'il n'y ait pas de différend».

L'entrepreneur, qui en était encore à ses premières armes dans ce genre d'organisation, a indiqué à M. Bibeau qu'il songeait à inviter «20 ou 25 personnes et aller chercher un montant de 100 000$».

«M. Bibeau m'a dit: "N'oubliez pas que la loi permet un don de 3000$ par individu." J'ai dit: "C'est très bien."»

Selon le témoignage de M. Zambito, le dîner-bénéfice tenu à L'Unique le 31 janvier 2008 aurait rapporté 110 000$ au PLQ. La quasi-totalité de cette somme a été versée en chèques de 2 500$ fournis par des firmes d'ingénieurs et des entrepreneurs en construction, qui ont utilisé des prête-noms

Ouverture d'un nouveau centre d'achats Beauward par Marc-A. Bibeau

Sources:  Commission Charbonneau: Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction; Ex-Rue Frontenac pour les lockoutés de Québecor Inc.; Journal de Montréal et de Québec pour Québecor Inc. Businessweek/Bloomberg pour Michael Bloomberg; Les analystes blogue indépendant; Vigil.net journal indépendant, Cyberpresse et La Presse pour Power Corporation of Canada

Choix de photos, mise en page, références et titrage par : JosPublic
La plus récente mise à jour : le 24 novembre 2016

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

  Politiciens et politiciennes
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Employés.es de l'État
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

Notes & Références encyclopédiques:

01

Les propriétaires et administrateurs de Schokbeton - Sur MétéoPolitique

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02

 

Dans le cadre d'une Fiducie familiale, les propriétaires de "Les centres d'achat Beauward ltée" sur MétéoPolitique

 

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03

 

Qui sont les propriétaires du groupe Power Corporation of Canada ? Sur MétéoPolitique

 

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04

 

Qui est Gilles Vaillancourt ? Sur MétéoPolitique

 
 

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05

 

Marc-A. Bibeau est directeur, membre du comité de vérification de Power financial Corp (PWF: Toronto) Le revenu lié à cette activité seulement est de 117 250$.

Il est le Président de Beauward Shopping Centres Ltd. et depuis 1996 chez Power Financial Corporation depuis le 1er mai 2009
Il a été Directeur chez London Life et Crown Life.
Il a déjà été membre des conseils d'administration suivants:

2008-2009 Former Director, Member of Audit Committee and Member of Conduct Review Committee The Great-West Life Assurance Company

2008-2009 Former Director, Member of Audit Committee and Member of Conduct Review Committee The Canada Life Assurance Company

2008-2009 Former Director and Member of Audit Committee Great-West Lifeco Inc.

2008-N/A Former Director, Member of Audit Committee and Member of Conduct Review Committee Canada Life Financial Corporation

2008-2009 Former Director of Canada Life Financial Corporation, Member of Audit Committee and Member of Conduct Review Committee Canada Life Capital Trust

2008-2009 Former Director Great-West Life Capital Trust

2009-Present Director, Member of Audit Committee, Member of Executive Committee and Member of Investment Committee IGM Financial Inc.

2009-Present Director and Member of Audit Committee Power Financial Corporation
Source: Businessweek

 

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06

 

Qui est Jacques Duchesneau et son équipe au Ministère du Transport du Québec ? et qu'est-ce que la Commission Charbonneau ? Sur MétéoPolitique

 

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07

Qui est Franco Fava? Le 25 août 2010 Journal La Presse

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08

Qui est Charles Rondeau ? Le 20 septembre 2010 - Radio-Canada

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09

Qui est Tony Tomassi ? Sur MétéoPolitique

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10

 

Qui est Tony Accurso ? Sur MétéoPolitique

(en photo: Jean Charest premier ministre du Québec et Tony Accurso, homme d'affaires dans l'industrie de la construction)

 

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11

 

Qui sont les propriétaires et administrateurs de Schokbeton ? Sur MétéoPolitique

 

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12

 

Qui sont les propriétaires et administrateurs de Power Corporation of Canada ? Sur MétéoPolitique

 

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13

 

Franco Fava a été choyé dans l’octroi de contrats gouvernementaux - Sur Canoë, le 20 avril 2010

 

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14

 

Qui est Lino Zambito qui témoigne à la commission Charbonneau? - Sur MétéoPolitique

 
 

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15

 

Qui est David Whissell ? Sur MétéoPolitique

 
 

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16

 

La commission Charbonneau:  Marc Bibeau faisait du financement sectoriel pour le PLQ, confirme le président de CIMA+  Sur Radio-Canada

 

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17

 

À propos de Nathalie Normandeau - Sur MétéoPolitique

 
 

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18

 

30 novembre 2004: Le président américain George W. Bush effectue une visite de deux jours au Canada.  Elle le mène à Ottawa et à Halifax où il en profite pour remercier ceux et celles qui ont accueilli les passagers des avions détournés lors de la tragédie du 11 septembre 2001.

À son arrivée à Ottawa, le président Bush est accueilli par le premier ministre Paul Martin et une brochette de dignitaires.  C’est la première visite qu’il effectue en sol canadien depuis sa réélection, en novembre 2004.  La guerre en Irak et le projet de bouclier antimissile nord-américain sont deux dossiers qui influencent à la baisse la cote de popularité du président américain dont le passage à Ottawa et Halifax fait déplacer des milliers de manifestants opposés à ses politiques.  Deux autres questions litigieuses, l’embargo sur le bœuf canadien et la controverse sur les exportations de bois d’œuvre, sont également abordées, mais sans résultats concrets.  Après une réception donnée en son honneur à Ottawa, George W. Bush se rend à Halifax le 1e novembre 2004, deuxième et dernier jour de sa visite.  Il en profite pour remercier les gens de l’endroit pour leur hospitalité à l’endroit des passagers des avions détournés lors des incidents survenus le 11 septembre 2001. Lors du seul discours qu’il prononce au cours de ces deux journées, il manifeste également le désir de voir Canadiens et Américains coopérer dans le projet de bouclier antimissile qu’il perçoit comme un instrument capable de protéger leur espace aérien commun.

Source: Université de Sherbrooke: en référence: Le Devoir, 1e décembre 2004, p.1 et A3; 2 décembre 2004, p.1 et A8. La Presse, 1e décembre 2004, p.1, A2-A4, A6 et A11; 2 décembre 2004, p.1, A6 et A10.

 

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19

 

Violette Trépanier venait chaque année fixer avec les élus les objectifs à atteindre. - Sur Radio-Canada, le 18 juin 2014

 

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20

 

L'ex-député d'Orford Robert Benoit a affirmé que l'arrivée de Jean Charest à la tête du PLQ en 1998 a marqué un changement dans la philosophie de financement au parti. - Sur Radio-Canada, le 19 juin 2014

 

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21

 

À propos de Benoït Fradet ex-vice-président de Schokbeton et conseiller municipal à ville Laval - Sur MétéoPolitique

 

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22

 

 

L'Hôtel des Seigneurs de Saint-Hyacinthe et le centre des congrès ont été vendus pour 8,2 M$ à une entreprise québécoise à numéros associée aux Centres d'achats Beauward.  Ces deux entreprises situées dans les mêmes locaux à Saint-Eustache sont la propriété de la famille Bibeau. (ainsi que Schokbeton) - Sur le Courrier de Saint-Hyacinthe, le 3 avril 2014

 

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