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La Directrice des Poursuites criminelles (DPCP) a abandonné les accusations contre Luigi Coretti (ex-BCIA, Tony Tomassi) le 24 novembre 2016. Les délais seraient trop longs... et qui a causé les retards?

Luigi Coretti, un innocent fraudeur? Ou un ami politique?
Celui qui voulait un permis d'arme à feu et qui l'a eu!

 

Nous apprenions le 11 novembre 2016 que Luigi Coretti était un ami de nombreux officiers supérieurs du Service de Police de l'agglomération de Montréal.  Nous savions qu'il donnait des services de protection gratuitement à Frank Zampino, nous savions qu'il était un ami de l'ex-chef de police Yvan Delorme.  Après avoir étudié le dossier nous comprenions que le Dr. Philippe Couillard avait nommé à la permanence de la fonction publique Pietro Perrino, ex-copropriétaire de BCIA la compagnie de Coretti.  Nous savions que Jacques Daoust avait autorisé un prêt à l'entreprise.

Mais qu'est-ce ou qui bloque les procès de cet énergumène?  Qui entraînerait-il avec lui s'il avait l'obligation de tout dévoiler?  Est-ce que des liens entre les complices de Coretti, les Tomassi, Dupuis et Delorme, pourraient porter ombrage au chef du Parti Libéral du Québec et que celui-ci aurait définancé le département des poursuites pour s'assurer que les procès avortent ?

Le policier à la retraite Claude Aubin explique le contexte montréalais, mais le niveau provincial reste obscur.   Le 11 septembre 2013, comment quelqu'un en attente de procès comme Coretti pouvait-il même oser penser obtenir un permis d'arme à feu ?   Le 7 mars 2013, il en était à sa troisième arrestation.  De plus il n'avait pas respecté ses conditions de libération telles que fixées par les juges lors de ses arrestations de juin et août 2012. 

Et le le 9 août 2014 nous apprenions que deux policiers étaient envoyés à la retraite pour éviter un procès qui ébruiterait les liens de copinage entre la police et Coretti.   De plus, Coretti avait l'intention de faire témoigner lors de son procès, des députés du Parti Libéral du Québec et Pietro Perrino, militant libéral aujourd'hui occupant le poste de secrétaire général associé au ministère du Conseil exécutif du Québec (Conseil des ministres).  Pour les politiciens impliqués dans le dossier, comment faire pour éviter que le merdier éclate au grand jour.... alors voici!

Et maintenant le Pokémon redouté est sorti de sa tanière l
e 24 novembre 2016, lorsqu'on annonce que le ministère de la Justice renonce aux poursuites criminelles à cause des délais sans que ce soit à la demande expresse de Cotetti!!!!    

La question qui tue: qui a créé les retards et pourquoi ?   - JosPublic

 

Luigi Coretti, bio-politico au fil du temps

2017

 
 
 
 

23 février 2017
Le haut fonctionnaire Pietro Perrino aurait comploté pour cacher l'adresse de la firme BCIA

François Legault chef de la Coalition Avenir Québec

Selon des courriels lus en Chambre et déposés à l’Assemblée nationale, M. Perrino, qui était responsable en 2010 du fonds d’investissement FIER-Boréal du Saguenay–Lac-Saint-Jean, a tenté de cacher à Investissement Québec la véritable provenance de l’entreprise de sécurité BCIA, propriété de Luigi Coretti et basée à Montréal, pour qu’elle profite d’une aide financière.

«J’ai mis la main sur des courriels où M. Perrino écrit à M. Coretti. “Pourrais-tu me donner l’adresse, au Saguenay, de BCIA? Peut-être qu’on pourrait mettre l’adresse du cégep d’Alma.”  Deux mois plus tard: “Luigi, ça ne marche pas. Investissement Québec attend après une adresse au Saguenay”», a lancé François Legault de la CAQ, qui avait déjà mentionné l’existence de ces courriels en décembre 2016.

M. Perrino est secrétaire général associé à l’économie.

«Pietro Perrino a essayé de faire croire que l’adresse au Saguenay, c’était l’adresse du cégep d’Alma, parce qu’ils font de la formation de gardes de sécurité. Ce n’est pas sérieux. Quand le premier ministre va-t-il faire preuve d’un minimum de sens de l’éthique puis reconnaître que la seule raison pourquoi M. Perrino est là, c’est parce que c’est un organisateur libéral?» a lancé Legault.

 « Il y a une bombe qui allait sauter au Parti libéral et elle a été désamorcée avec l’annulation du procès Coretti », a lancé le député caquiste Simon Jolin-Barrette, dans le Salon bleu mercredi. « M. Coretti voulait convoquer à son procès l’ancien premier ministre libéral Jean Charest, son ancien ministre […] Jacques Dupuis ainsi que le numéro deux du gouvernement actuel […] Pietro Perrino », a-t-il ajouté, tout en brandissant la liste des pièces à conviction saisies au quartier général de BCIA le 30 juin 2010. « [Ceux-ci] relèvent de nombreux liens entre les investissements de FIER et ceux de M. Perrino chez BCIA. »

 
 

3 mai 2017
Luigi Coretti met en demeure la SQ
pour 12,7 M$

L’ex-patron de la firme de sécurité BCIA (Bureau canadien d'investigations et d'ajustements), Luigi Coretti, qui a obtenu un arrêt des procédures en novembre 2016, vient de faire parvenir une mise en demeure de 12,7 millions de dollars à la Sûreté du Québec (SQ), le ministère de la Sécurité publique et le Procureur général du Québec.   Cette mise en demeure serait en lien avec le dossier BCIA.

Rappelons qu'après l'abandon des accusations contre l'homme d'affaires, Luigi Coretti avait fait part publiquement de ses intentions de poursuivre notamment le gouvernement du Québec.

Source - TVA Nouvelles

 
 

22 février 2017
Coretti voulait que des libéraux témoignent

Luigi Coretti aurait déposé le 22 février 2017 une requête afin d’avoir accès au mandat d’écoute électronique dont il a fait l’objet.   Il soutient que cette permission aurait été accordée pour de faux motifs: une cause reliée à une affaire de stupéfiants n’ayant aucun lien avec les accusations pesant contre lui.  Il certifie n’avoir jamais été mêlé à ce type de crime. Coretti soutient par ailleurs que c’est Pietro Perrino et non Tony Tomassi qui était intervenu pour faire débloquer sa demande de permis de port d’arme après que la Sûreté du Québec eut refusé de lui en accorder un. À propos de son procès Coretti se dit convaincu que les procédures judiciaires se sont éternisées, car des questions politiques sensibles y étaient liées. Il explique que ces retards ont commencé à se multiplier lorsqu’il a signifié sa volonté d’«assigner Jean Charest et Jacques Dupuis» à témoigner. Il voulait aussi faire témoigner Pietro Perrino, un ancien organisateur pour le PLQ et pour l’ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt.

Perrino est l’actuel secrétaire général associé au ministère du Conseil exécutif, qui relève directement du premier ministre Philippe Couillard. Coretti et Perrino se connaissaient bien. Ce dernier avait décidé d’investir dans la firme BCIA.  Perrino a déjà dit au journal Le Devoir qu’il voulait voir Coretti en prison. Ce dernier rétorque que lorsqu’il en aura «fini avec lui [...] on va voir qui va aller en prison».

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2016

24 novembre 2016
L'ex-patron de BCIA s'en tire sans procès
on ne saura jamais s'il était coupable devant un juge

 

Les accusations de fraude envers l’ex-patron de la firme de sécurité BCIA, Luigi Coretti, sont tombées, ce matin le 24 novembre 2016, au palais de justice de Montréal.

L’homme d’affaires faisait face à des chefs d’accusation de fraude, de fausses déclarations et de fabrication de faux documents.

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2013

 
 

7 mars 2013
Troisième arrestation

 

L'Unité Permanente Anti-Corruption du Québec, l'UPAC confirme que Luigi Coretti a comparu pour bris d'engagement alors qu'il a contacté un témoin impliqué dans sa cause.

M. Coretti a passé la nuit en prison, car l'avocat de la Couronne s'est opposé à sa remise en liberté.

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2012

Fin août 2012
Deuxième arrestation

Trois mois après sa première arrestation, la police a refait un mandat d'arrestation après qu'il eu contacté madame Sylvie Dugré de Terrebonne, qui a déposé une plainte de harcèlement contre lui.

La nature du harcèlement n'est pas dévoilée par la police mais on sait que ce n'est pas sexuel.

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25 juin 2012
Première arrestation

Les enquêteurs de la Sûreté du Québec ont procédé le 25 juin 2012 à l'arrestation de Luigi Coretti, ex-président de BCIA, 47 ans, de Laval, suite à une enquête sur des fraudes commises pendant une période comprise entre 2005 et 2010.

Ce dernier faisait l'objet d'un mandat d'arrestation en lien avec 4 chefs d'accusations, soit : fraude de plus de 5 000 $ (2 chefs), fausses déclarations et fabrication de faux documents.

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Coretti a bien l'intention de se venger des politiciens qui ont détruit sa vie

 

Contributeur à la caisse libérale, Luigi Coretti était en bien meilleurs termes avec le Parti libéral du Québec en 2010, comme en témoigne cette photo prise lors d’une soirée de financement peu de temps avant qu’une enquête criminelle soit lancée contre lui.

 

Si son procès s’était tenu, Luigi Coretti aurait convoqué à la barre des témoins l’ancien premier ministre Jean Charest, l’ex-ministre de la Sécurité publique Jacques-P. Dupuis et l’actuel haut fonctionnaire de l’État Pietro Perrino à témoigner.

C’est ce que l’ancien patron de la firme BCIA a expliqué au Bureau d’enquête de l'Agence QMI, dans une entrevue coup de poing.

Le quinquagénaire a été arrêté pour fraude en 2012.  Il devait subir son procès début 2017, mais en novembre 2016, la Couronne a abandonné toutes les accusations.

L’homme d’affaires se dit surpris de ce dénouement.

Il aurait aimé pouvoir vider son sac devant le tribunal. «Ma vie est pas mal finie. Je n’avais rien à perdre pour aller à la cour me battre», dit-il.

Coretti se dit convaincu que les procédures judiciaires se sont éternisées, car des questions politiques sensibles y étaient liées.

Il explique que ces retards ont commencé à se multiplier lorsqu’il a signifié sa volonté d’«assigner Jean Charest et Jacques Dupuis» à témoigner.

Perrino, témoin clé

Il voulait aussi faire témoigner Pietro Perrino, un ancien organisateur pour le PLQ et pour l’ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt.

Perrino est l’actuel secrétaire général associé au ministère du Conseil exécutif, qui relève directement du premier ministre Philippe Couillard. Coretti et Perrino se connaissaient bien. Ce dernier avait décidé d’investir dans la firme BCIA.

Perrino a déjà dit au Devoir qu’il voulait voir Coretti en prison. Ce dernier rétorque que lorsqu’il en aura «fini avec lui [...] on va voir qui va aller en prison».

Maintenant libéré de toute accusation, Coretti compte lancer plusieurs procédures judiciaires.

«M. Perrino, ça fait 30 ans qu’il vit sur le bras de l’État. (...) Il va être obligé de s’expliquer (...) Moi, je suis déjà mort. Il ne peut pas me tuer deux fois», lance-t-il.

Permis de port d’arme

Coretti soutient par ailleurs que c’est M. Perrino et non Tony Tomassi qui était intervenu pour faire débloquer sa demande de permis de port d’arme après que la Sûreté du Québec eut refusé de lui en accorder un.

L’affaire avait fait la manchette en 2010. La Presse soutenait que Tomassi, alors ministre et ami de Coretti, avait servi d’intermédiaire et avait organisé une rencontre.

Le tout s’était conclu dans le bureau du ministre Jacques-P. Dupuis, alors à la Sécurité publique.

«Tomassi n’a rien à voir là-dedans», insiste Coretti.  Proche de Dupuis, Perrino était alors membre du conseil d’administration de la SAQ.

Joint au téléphone, Jacques Dupuis, irrité, a déclaré, avant de raccrocher: «Je n’ai aucun commentaire à formuler. Cette histoire-là est vieille, elle est derrière moi».

En 2010, Dupuis avait reconnu avoir rencontré Coretti à son bureau, mais avait nié toute intervention pour le favoriser.

Pietro Perrino s’est aussi refusé à tout commentaire hier, invoquant une consigne du Conseil exécutif.

«Je vais vous demander de parler au secrétaire général associé aux emplois supérieurs, André Fortier», a-t-il dit. M. Fortier ne nous a pas rappelés.

Requête

Le 22 février 2017 Luigi Coretti aurait déposer une une requête afin d’avoir accès au mandat d’écoute électronique dont il a fait l’objet.

Il soutient que cette permission aurait été accordée pour de faux motifs: une cause reliée à une affaire de stupéfiants n’ayant aucun lien avec les accusations pesant contre lui. Il certifie n’avoir jamais été mêlé à ce type de crime.

En décembre 2016, la Coalition avenir Québec réclamait la démission de Pietro Perrino en raison des manœuvres auxquelles il se serait livré avec Coretti à l’époque.

Le député Simon Jolin-Barrette avait alors rendu publique une série de courriels concernant Perrino et son implication avec la firme BCIA.
 

 

 
 

L'homme se dit blanc comme neige et prêt à poursuivre ceux qui l'ont accusé

 
 

M. Coretti dit avoir demandé une seule fois une faveur à Tony Tomassi, dans le but d'avoir accès à un ministre du gouvernement Charest car BCIA éprouvait des «problèmes» avec un comité paritaire qui regroupe des firmes de sécurité.

L'ancien homme d'affaires dit qu'il a commencé à
«déranger» l'industrie lorsque BCIA a obtenu le contrat de surveillance d'une université en 2007 et qu'elle s'est mise à faire du transport de valeurs à bord de véhicules blindés un an plus tard.  À propos de la surveillance de BCIA au quartier général de la police de Montréal il dit qu'il y avait un contrat avec le SPVM. Quelqu'un l'a sûrement en ce moment. Je ne sais pas si c'est cela qui a coûté la job de l'ancien directeur Yvan Delorme. J'aimerais savoir pourquoi il est parti si vite que ça».

Est-ce que maigrir rend plus honnête?  C'est ce que JosPublic souhaite à Luigi Coretti

Il accuse en particulier la firme Garda, son principal concurrent, et le Mouvement Desjardins, qui avait porté plainte contre BCIA à la Sûreté du Québec en 2008, d'être responsables de ses déboires et annonce son intention de les poursuivre, ainsi qu'au moins un ancien ministre, pour quelques millions de dollars, ce qui représente au moins l'équivalent des pertes de son entreprise durant ses dernières années d'activité.

 
«

Être un ami de Tony Tomassi et un ami du Parti libéral, ce sont deux choses différentes. J'ai donné une carte de crédit de BCIA à Tomassi car il venait d'avoir un enfant et c'était un cadeau. Il ne m'a jamais fait de faveur. Ce qu'il a décidé de faire avec le cadeau que je lui ai donné ne me regarde pas. C'est un cadeau qui m'a coûté cher à moi aussi.   -  Luigi Coretti

»
 

L'ex-patron de BCIA s'en tire sans procès
on ne saura jamais s'il était coupable devant un juge

 
 

Les accusations de fraude envers l’ex-patron de la firme de sécurité BCIA, Luigi Coretti, sont tombées, ce matin le 24 novembre 2016, au palais de justice de Montréal.

L’homme d’affaires faisait face à des chefs d’accusation de fraude, de fausses déclarations et de fabrication de faux documents.

Coretti, 51 ans, a été accusé il y de cela plus de quatre ans, en 2012. 

En juillet 2016, la Cour suprême du Canada avait toutefois statué qu’un procès devait avoir lieu dans des délais maximums de 30 mois après le dépôt des accusations.

«On arrête les procédures en raison des délais, c’est pour respecter les délais imposés par la Cour suprême», a commenté Me Jean-Pascal Boucher porte-parole de la Couronne en commentant l’arrêt Jordan.

BCIA a déclaré faillite en 2010. Luigi Coretti avait fait parler de lui parce qu’il avait prêté à l’ancien député, Tony Tomassi, une carte de crédit dont il pouvait se servir à sa guise.

Le début du procès était prévu pour 2018 et devait être présidé par la juge France Charbonneau.

Les personnages ou complices liés à ce dossier sont:

Yvan Delorme
Ex-chef de police de Montréal qui a octroyé des contrats à BCIA sans autorisation de la ville

Giovanni Di Feo et Jimmy Cacchione des ex-policiers de Montréal amis de Luigi Coretti

Jacques-P. Dupuis
ex-ministre de la Sécurité publique du Parti Libéral du Québec, étant intervenu dans la demande de port d'arme de Luigi Coretti

Pietro Perrino
Organisateur du Parti Libéral en charge d'un programme de financement (Fier) dont il a bénéficié personnellement pour investir dans BCIA

Toni Tomassi
Ex-ministre de la Famille pour le Parti Libéral du Québec ayant bénéficié d'une carte de crédit fournie par BCIA

Claude Trudel
Conseiller municipal en charge du comité de sécurité ayant autorisé BCIA

Frank Zampino
ex-président du comité exécutif de la ville de Montréal qui a bénéficié d'un service de sécurité gratuit de BCIA à sa résidence personnelle

Arrêt Jordan

Coretti devient ainsi un autre accusé à bénéficier du fameux arrêt Jordan de la Cour suprême du Canada.

À l'été 2016, le plus haut tribunal du pays avait établi des balises quant à la durée raisonnable pour qu’un accusé subisse son procès.  Selon le type de cause, les délais sont fixés à 18 ou 30 mois, à moins de circonstances exceptionnelles.

Coretti, qui attendait depuis plus de quatre ans un procès, a donc demandé l’arrêt des procédures.  La Couronne a choisi d’annoncer elle-même qu’elle retirait les accusations.

Réaction policière

« Y a un moment de déception. On se demande si ce qu'on a fait sert à quelque chose », précise l'ancien policier de la Sûreté du Québec François Doré. 
 
Pour l'ex-policier, cette situation est préoccupante.  Il s'inquiète d'ailleurs de voir certaines poursuites être abandonnées, entre autres dans le cas de l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt.   « Ce qu'on rencontre, c'est qu'on veut de plus en plus de certitude d'obtenir une condamnation plutôt que d'avoir une conviction morale qu'un geste a été posé et se battre en cour pour le démontrer. » 

Ce qu’ils ont dit...

«Le système est trop lent parce que, depuis 15 ans, le gouvernement libéral n’a pas mis en place des mesures pour que les délais ne soient pas si longs. Ça tombe mal, ce sont des amis de libéraux qui sont laissés comme ça dans la nature. » Jean-François Lisée, chef du Parti québécois

«Il semble que le Parti libéral ne veut pas régler le problème de manque de personnel qui cause des délais non raisonnables, qui amènent éventuellement à l'annulation de certains procès. » François Legault, chef de la Coalition avenir Québec

Et la perle.... au pouvoir depuis 2003 et après avoir aboli 50 postes d'avocats procureurs au  budget 2016 elle blâme des politiciens de l'an 2000 et ose dire:   

« On va continuer de poser des gestes concrets afin de s'attaquer aux dossiers, aux enjeux des délais dans le système judiciaire. »
Stéphanie Vallée, ministre de la Justice pour le Parti Libéral du Québec

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Troisième arrestation - 7 mars 2013

 
 

Le 7 mars 2013, l'Unité Permanente Anti-Corruption du Québec, l'UPAC
( 01 ) confirme que Luigi Coretti a comparu pour bris d'engagement alors qu'il a contacté un témoin impliqué dans sa cause.

M. Coretti a passé la nuit en prison, car l'avocat de la Couronne s'est opposé à sa remise en liberté.

Coretti, dont la firme est en faillite, est inculpé de fraude, faux et usage de faux pour avoir «surévalué des comptes clients de manière à obtenir du financement d'institutions financières».

Les faits auraient été commis entre 2005 et 2010. Il avait été arrêté le 25 juin 2012 puis libéré sous conditions, incluant une promesse d'éviter tout contact ou communication avec 8 personnes en particulier, dont tout le personnel comptable de sa compagnie le Bureau canadien d'investigation et d'ajustements BCIA.

 

Deuxième arrestation - Fin août 2012

 
 

Trois mois après sa première arrestation, la police a refait un mandat d'arrestation après qu'il eu contacté madame Sylvie Dugré de Terrebonne, qui a déposé une plainte de harcèlement contre lui.

La nature du harcèlement n'est pas dévoilée par la police mais on sait que ce n'est pas sexuel.

Par ailleurs le Contrôleur des armes à feu du Québec ( 02 ) refuse d'émettre un permis de possession d'arme à Luigi Coretti.

La décision du Contrôleur lui a été annoncée par avis le 11 décembre 2012.

Depuis son arrestation pour l'affaire de harcèlement criminel en août 2012, Luigi Coretti est sous le coup de conditions qui l'empêchent de posséder des armes. Dans son avis, le Contrôleur indique que son permis n'a pas été émis pour une question de sécurité pour autrui et sa propre personne, et parce que sa candidature va à l'encontre de certains critères touchant la santé mentale et la violence. On se souviendra qu'il avait déjà fait des pression au cabinet de Jacques-P. Dupuis ( 03 ) alors ministre de la Justice pour obtenir un permis de port d'arme, qu'il avait eu puisqu'il l'a maintenant perdu.

Le Contrôleur souligne notamment que le 6 septembre 2012, Coretti a été transporté à l'hôpital pour être évalué à la suite d'un événement survenu le jour même à Terrebonne.

Luigi Coretti conteste en cour la décision du Contrôleur. Le 10 janvier 2013, son avocat, Me Jeffrey Boro, a présenté une requête demandant l'annulation de l'avis. Dans sa requête, l'avocat fait notamment valoir que son client possède ses permis d'armes à feu depuis 2008, qu'il a toujours respecté les règlements, tellement que ses permis ont été renouvelés en mai 2012.

Le criminaliste qualifie de «fausses, exagérées, inexactes, sans fondement en fait et en droit» les raisons invoquées par le Contrôleur. La cause est toujours pendante devant les tribunaux.

Pas de dossier criminel pour Luigi Coretti

 

Première arrestation 25 juin 2012

 
 

Les enquêteurs de la Sûreté du Québec ont procédé le 25 juin 2012 à l'arrestation de Luigi Coretti, ex-président de BCIA, 47 ans, de Laval, suite à une enquête sur des fraudes commises pendant une période comprise entre 2005 et 2010.

Ce dernier faisait l'objet d'un mandat d'arrestation en lien avec 4 chefs d'accusations, soit : fraude de plus de 5 000 $ (2 chefs), fausses déclarations et fabrication de faux documents.

Il aurait notamment surévalué des comptes clients de manière à obtenir du financement d'institutions financières sous de fausses représentations.

Il a été formellement accusé de fraude et de fabrication de faux documents au palais de justice de Montréal. Il est en attente de son procès.

L'arrestation de Luigi Coretti est liée au même dossier qui a mené aux accusations déposées contre l'ancien député du Parti Libéral du Québec et ministre de la Famille Tony Tomassi ( 04 ) . Ce dernier fait face à des accusations de fraude envers le gouvernement et d'abus de confiance par un fonctionnaire public.

 

Le Président de BCIA se plaint!

 
 

Ce dernier déplore la teneur des commentaires de l'adéquiste (aujourd'hui la CAQ) François Bonnardel, qui laissait entendre que pour un don de 6 500 $ au Parti libéral du Québec, la firme aurait bénéficié de 4,1 millions $ de support étatique.

«Ce qui a courroucé M. Coretti, c'est que les faits sont exacts, mais que la façon dont M. Bonnardel les a présentés porte à de fausses insinuations. Ce serait comme dire que le membre d'une caisse populaire, en échange du versement de 5 $ pour une part sociale, aurait reçu 200 000 $, car une hypothèque à ce montant lui a été consentie!» d'expliquer le relationniste de BCIA.  

M. Coretti souligne également que son entreprise avait eu recours aux FIER pour réaliser un programme d'expansion et d'acquisitions qui lui a permis de créer près de 1 000 emplois au Québec et en Ontario.

Note de JosPublic: Attention à ce genre de discours, les emplois créés en gardiennage, c'était des emplois existants soit dans d'autres compagnies privées comme Garda ou de la fonction publique municipale. Pour les emplois de policiers il a tout simplement comblé des postes nécessaires qui ne l'avaient pas été par la fonction publique municipale de Montréal qui a comme politique de se départir du plus grand nombre d'activités pour les confier au secteur privé. Il n'a donc pas créé d'emploi, ce sont des emplois transférés. Cela se nomme récolter les fruits de la privatisation du service de police de Montréal.

BCIA : Luigi Coretti s’explique devant le réseau de télévision TVA

Yves Poirier a obtenu les réactions de Luigi Coretti à la suite des perquisitions de l’Opération Marteau dans les bureaux de BCIA à Montréal.

Rencontré à son domicile, l’entrepreneur Luigi Coretti affirme n’avoir rien à se reprocher. «Que Marteau soit là, je ne suis pas inquiet», a-t-il confié en entrevue. Lorsqu’on lui demande s’il y a quelque chose d’incriminant à l’intérieur de ses bureaux, il n’a pas le moindre doute, tout a été fait dans les règles. 

«Tout est là. Il n'y a rien de sorti. Comme j'ai dit, s'il y avait des choses à sortir, c'est une chose», a-t-il mentionné. L’homme dit n’avoir rien à cacher.

Selon Luigi Coretti, les policiers de l’Opération Marteau ne l’ont jamais contacté alors qu’il était ouvert à les laisser inspecter ses bureaux. «Ils n’ont jamais, jamais appelé», a-t-il ajouté. Il n’est pas le moindrement contrarié par l’opération de ce matin. «C’est bien beau qu’eux fassent leur enquête. Marteau peut bien venir, je m’en fous.» 

 

La carte de Tony Tomassi

 
 

Tony Tomassi

En ce qui concerne l’utilisation par Tony Tomassi d’une carte de crédit appartenant à BCIA, Luigi Coretti mentionne qu’il a voulu aider «un ami».

«Moi, Tony Tomassi, je ne le connais pas comme ministre de la Famille. Moi, Tony Tomassi, je le connais comme ami. On a émis une carte de crédit, tiens, c'est pour l'aider. Ce gars-là est un ami plus que d'autres choses.» Il ajoute qu’aucune dépense importante n’a été payée avec la carte de crédit.

Tony Tomassi, alors au cœur d’allégations de favoritisme concernant l’attribution de places subventionnées de garderie à des proches du Parti libéral, a été contraint de quitter le PLQ le 6 mai dernier. Après avoir souvent défendu son ministre de la Famille, Jean Charest lui a montré la porte du Conseil des ministres et du caucus libéral à la suite de la diffusion de cette information.

En ce qui concerne la controverse sur l'obtention de son permis de port d'arme, Luigi Coretti dit n'avoir exercé aucune pression politique et avoue avoir eu de la difficulté à l'obtenir auprès de la SQ. «Ils ont tout fait pour que le port d'arme ne passe pas», a-t-il souligné.

Sur le plan des affaires, Luigi Coretti mentionne que certains individus à l'emploi, notamment, de grandes entreprises et d'institutions lui ont mis des bâtons dans les roues. Il prétend avoir perdu injustement des contrats de sécurité. Selon lui, cela a considérablement nui aux affaires de son entreprise.

 

Une entreprise qui fait parler

 
 

BCIA a souvent fait les manchettes. L’entreprise, qui comptait 800 employés, a déclaré faillite lors d’une assemblée des créanciers le 27 mai 2012. TVA Nouvelles a appris que l’agence de sécurité doit 350 000$ au Syndicat des métallos qui représente ses employés.

L’entreprise a notamment été responsable de la surveillance de trois immeubles appartenant au SPVM. En témoignage devant la Commission de la sécurité publique de la ville de Montréal, le chef de police de Montréal, Yvan Delorme, a dû réfuter les allégations voulant que la firme ait pu profiter d’un traitement de faveur dans l’octroi d’un contrat. Il avait toutefois admis avoir déjà rencontré Luigi Coretti à quelques reprises, lors de repas, avant qu’il soit nommé à son poste.

De son côté, Luigi Coretti se rappelle d’avoir échangé quelques mots avec le chef de police de Montréal. «On n’a pas mangé avec Yvan Delorme, on a eu une discussion de 5-10 minutes. Je ne m’en souviens pas vraiment. Il y avait quelques amis. On s’était rencontré à une place. That’s it.»

L’entrepreneur tient à faire taire les gens qui affirment qu'il est membre de la mafia et ajoute qu'il ne fait pas partie de cette organisation criminelle. Il dit que sa vie a basculé depuis la faillite de son entreprise. Il souhaite maintenant rétablir sa réputation.

En bon narcissique mythomane, vous remarquerez comment Luigi Coretti aime à poser pour les photographes. Remarquez la mise en scène de la photo et d'où provient l'éclairage qui lui donne un air patibulaire. Une photo pour faire peur, de connivence avec le photographe. Ceci devrait-il impressionner ceux qu'il a l'intention de poursuivre en justice?

Sources: Journal: La Presse/Gesca pour Power corporation of Canada; Rue Frontenac pour les lockouté du Journal de Montréal Quebecor; TVA Nouvelles, le Journal de Québec/Montréal pour Québecor Inc.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le le 11 mai 2017

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Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Vers le dossier complet de BCIA

  Des agences de sécurité hors de tout soupçon ?

  Gens d'affaires

  Éthique et corruption

Notes & Références encyclopédiques:

01
 

À propos de l'Unité Permanente Anti-Corruption du Québec, l'UPAC - Sur MétéoPolitique

 

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02
 

À propos du Contrôleur des armes à feu du Québec - Sur le site de la Gendarmerie Royale du Canada GRC

 

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03
 

À propos de la demande de permis de port d'arme à Jacques Dupuis - Sur MétéoPolitique

 

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04

À propos de Tony Tomassi - Sur MétéoPolitique

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05

À propos d' Yvan Delorme - Sur MétéoPolitique

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Gestes répréhensibles et/ou illégaux

Modifier le kilométrage des véhicules de sa compagnie BCIA est un acte criminel qui s'apparente à une fraude et est punissable de 2 à 14 ans de prison.

Don d'une carte de crédit à Tony Tomassi et passer le tout pour une dépense de compagnie déductible d'impôt bien sûr puisque c'est de la relation publique.

L'accusé «aurait notamment surévalué des comptes clients de manière à obtenir du financement d’institutions financières sous de fausses représentations». Les accusations par l'UPAC sont donc de fraude, de fausse déclaration, de faux et d’utilisation de faux.