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Tecsult croit que l'eau sera privatisée

Journal La Presse
Montréal métro, vendredi 28 février 1997, p. A6
Noël, André

La compagnie Tecsult croit que la privatisation de l'eau a de bonnes chances de se faire à Montréal, même si l'administration du maire Pierre Bourque reporte ce projet, a indiqué hier le président de la firme d'ingénieurs, Luc Benoit.

La décision de M. Bourque donne le temps au gouvernement du Québec de mettre en place les conditions pour privatiser l'eau à Montréal comme ailleurs, a dit M. Benoit au réseau TQS.

«Le gouvernement du Québec veut revoir toute la stratégie et faire lui-même sa politique de l'eau, a-t-il ajouté. C'est une bonne affaire. Jusqu'à maintenant, les villes essayaient de faire leur propre privatisation, chacune à leur façon. C'est avantageux d'avoir une politique pour toute la province.

«De cette façon, on va connaître les règles du jeu. Ça sera plus facile pour les municipalités de trouver le chemin, de savoir comment réaliser la privatisation. Jusqu'à maintenant, la Ville de Montréal faisait cavalier seul. Le maire Bourque était seul aux barricades.»

Tecsult fait partie de la quinzaine de compagnies, avec SNC-Lavalin et les multinationales françaises de l'eau, à avoir manifesté leur intérêt à la Ville de Montréal pour gérer la distribution d'eau potable. M. Benoit a confié qu'il a eu plusieurs discussions à ce sujet directement avec le gouvernement, surtout avant le Sommet socio-économique.

Le Fonds de solidarité de la FTQ, qui a eu ses propres négociations avec la Générale des Eaux (de France) pour privatiser l'eau de Montréal, souhaitait annoncer un grand chantier de l'eau au Sommet. Les syndicats des employés de Montréal ont vivement protesté, et le projet a été ralenti.

Depuis, le bureau du premier ministre a créé un comité interministériel pour établir une politique d'exploitation de l'eau. «Ça va sûrement réactiver les choses, a dit M. Benoit. Nous, on va faire valoir notre point de vue.» Tecsult affirme que l'entreprise privée peut gérer l'eau à moindres frais.

De son côté, la Coalition pour un débat public sur l'eau veut obtenir des engagements fermes du gouvernement contre la privatisation de l'eau à Montréal. Le gouvernement, affirme un communiqué, est «devenu le seul maître d'oeuvre des projets de privatisation de l'eau». Une pétition circule à Montréal.

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