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Louis-Georges Boudreault, collecteur de fonds pour le Parti Libéral du Québec
acquitté d'abus de confiance dans le cas de Masson

17 avril 2012: Louis-Georges Boudreault est arrêté par la police UPAC. C'est un ex-bénévole exemplaire du Parti Libéral du Québec fut honoré par le premier ministre Jean Charest en 2010. Il a été accusé d'abus de confiance et de participation à une infraction dans le dossier de collusion et corruption à la ville de Mascouche. Acquitté pour le cas de Masson >

Louis-Georges Boudreault a comparu le 13 mai 2015 au Palais de justice de Joliette

 
 
 

2015
Louis-Georges Boudreault acquitté d'abus de confiance dans le cas de Masson

 
 

Un juge de la Cour du Québec a acquitté Louis-Georges Boudreault d'une accusation d'abus de confiance, relative à des événements survenus lors de la campagne électorale provinciale de 2008 dans la circonscription de Masson.

David Grégoire, candidat du Parti Libéral du Québec

Alors organisateur du Parti libéral du Québec, Louis-Georges Boudreault avait sollicité la candidature de David Grégoire pour le PLQ dans la circonscription de Masson.

M. Boudreault lui aurait laissé entrevoir que le parti le soutiendrait.

En cours de campagne, le candidat Grégoire a communiqué avec Louis-Georges Boudreault pour obtenir du soutien financier urgent. Ce dernier fait alors les démarches pour transmettre 3 000 $ à David Grégoire, par l'entremise du directeur général de la Ville de Mascouche, Luc Tremblay. ( 05 )

La preuve n'a pas démontré que Louis-Georges Boudreault savait que l'enveloppe serait remise au candidat à l'hôtel de ville, en violation avec un code d'éthique municipal, conclut le juge.

 
 

2013
Louis-Georges Boudreault coupable de blanchiment d'argent électoral

 
 

Louis-Georges Boudreault avait été trouvé coupable en avril 2013, d'une infraction à la Loi électorale reliée à cet épisode, en « ayant aidé à verser au candidat David Grégoire une contribution autrement que par les moyens prescrits par la loi, soit par le moyen d'un chèque si le montant excède 100 $. »

Le 17 avril 2013, le contrevenant avait déposé un plaidoyer de culpabilité et avait alors été condamné à une amende de 1 000 $.

 
 

2012
Boudreault mis en accusation par l'UPAC

 
 

Dans les couloirs de l'Assemblée nationale du Québec, 18 avril 2012, le député caquiste Éric Caire a décrit Louis-Georges Boudreault en tant que militant «très impliqué» et «de très longue date» au Parti libéral. Il l'a associé à la ministre du Travail, Lise Thériault, et au député de Vimont, Vincent Auclair. Le député Auclair a quant à lui confirmé que M. Boudreault avait bel et bien orchestré sa campagne lors d'une élection complémentaire en 2002.

«Est-ce que la députée d'Anjou et ministre du Travail peut nous préciser le rôle exact de M. Boudreault dans sa campagne électorale de 2002?», a questionné M. Caire, durant la période de question à l'Assemblée nationale.

Le député caquiste a ensuite demandé au premier ministre Charest « combien de députés, de candidats du Parti libéral ont eu recours aux services de Georges Boudreault? Et est-ce qu'il peut préciser le rôle exact de M. Boudreault?»

C'est le ministre délégué aux Finances, Alain Paquet, qui a répondu à la question. «Toutes personnes, quelles qu'elles soient, qui enfreignent les règles et les lois, sont sujettes à être poursuivies et à subir la foudre de la loi. On ne commentera pas les cas d'une personne ou de l'autre, la loi s'applique pour tout le monde», a-t-il déclaré, accusant le député de La Peltrie de véhiculer «toutes sortes de ouï-dire».

«En conférence de presse, la police a dit qu'il n'y avait pas de lien entre l'arrestation de M. Boudreault et le financement du Parti libéral du Québec. Tout individu, quel qu'il soit, peu importe dans quel parti il aurait milité, que ce soit dans un lunch financé par Tony Accurso pour l'ADQ ou non, s'il a enfreint la loi, la loi doit s'appliquer», a renchéri le ministre Alain Paquet.

Rien à se reprocher

En entrevue au Journal de Québec, la ministre Thériault a dénoncé les «allusions gratuites» d'Éric Caire et a accepté de préciser le rôle de Boudreault lors de sa propre campagne, il y a dix ans. «Quand t'as des élections partielles, il y a beaucoup de bénévoles et des employés du parti qui viennent donner un coup de main en plus de l'organisation locale. Oui, M. Boudreault a travaillé à ma campagne électorale, mais il n'a jamais travaillé à mon financement

«Moi, je n'ai rien à me reprocher et j'ai la conscience tranquille. Je trouve ça profondément malheureux qu'un député, par opportunisme politique, essaie de me faire jouer dans un mauvais film, mais je peux vous dire une chose, il ne gagnera pas d'Oscar avec ça. C'est une manière vile de faire de la politique. Je trouve que c'est bas...», a-t-elle répondu, choquée que l'on insinue qu'elle puisse être «coupable par association» d'une quelconque façon.

«M. Boudreault est accusé et il est présumé innocent pour l'instant, c'est vrai, mais la population a le droit de savoir ce qu'il faisait exactement au Parti libéral», a insisté l'attaché de presse de la CAQ, Guillaume Simard-Leduc.

Arrestation de Louis-Georges Boudreault

Questionnés au sujet de l'arrestation de Louis-Georges Boudreault, d'autres libéraux ont répété la ligne de la veille, à savoir que «personne n'est au-dessus de la loi». Le ministre de la Sécurité publique a indiqué qu'il s'agissait d'une «belle démonstration de la totale indépendance de l'UPAC».

Le ministre des Finances, Raymond Bachand, s'est même réjoui de voir que les «sceptiques sont confondus». Cela étant dit, il a rappelé que les autres partis ne pouvaient pavoiser, puisque certains individus épinglés ont également contribué aux caisses des autres partis politiques.

Le député Vincent Auclair a également confirmé que M. Boudreault était responsable de sa campagne en 2002, précisant qu'il n'avait pas choisi de travailler avec lui. «C'est le parti qui l'amène. C'est un homme que j'ai connu au parti, mais pas plus que ça », a-t-il répondu. Surpris de son arrestation? «Moi, vous savez, avec ce que j'ai vécu à Laval, il n'y a plus grand-chose qui me surprend...», a-t-il commenté.

Le député Auclair, faut-il le rappeler, a déjà déclaré que le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, lui avait tendu une enveloppe (qu'il a refusée) possiblement remplie d'argent liquide, en 2002, pour l'aider dans sa campagne. Le maire de Laval a toujours nié ses allégations.

 

Le 17 avril 2012, l'Unité permanente anti-corruption UPAC frappe
Ci-dessous la liste des accusés

Globalement, 47 chefs d'accusation ont été portés contre les 15 personnes mises en arrestation dans l'affaire Marcotte-Accurso.

 
 

2011
Louis-Georges Boudreault coupable de blanchiment d'argent électoral

 
 

5 décembre 2011 - Selon Radio-Canada, le directeur général des élections (DGE) a émis trois constats d'infraction de financement illégal reliés à la campagne de l'ex-candidat libéral dans la circonscription de Masson en 2008, David Grégoire.

En novembre 2010, le candidat libéral défait avouait sur les ondes de Radio-Canada avoir accepté 3 000 $ comptant dans une enveloppe au cours de la campagne électorale. David Grégoire affirmait que l'argent lui avait été remis par le directeur général de la ville de Mascouche, Luc Tremblay.

Luigi Salvatore - Entrepreneur

Il ajoutait avoir reçu une somme plus importante encore, sans toutefois préciser le montant, des mains de l'entrepreneur Luigi Salvatore, destinée à son organisateur, Alain Gauthier, aujourd'hui coordonnateur régional au PLQ. En recevant la somme, selon l'entrevue accordée à l'époque par M. Grégoire, M. Gauthier lui aurait dit que Louis-Georges Boudreault, alors organisateur dans la région de Lanaudière, avait « rempli sa promesse ».

Toutes les personnes incriminées par M. Grégoire avaient formellement nié ses allégations.

À l'issue de son enquête, déclenchée au lendemain de l'entrevue, le DGE a conclu que l'ancien candidat et Louis-Georges Boudreault avaient illégalement accepté des contributions en argent comptant lors de la dernière élection provinciale.

Visé par un des trois constats d'infraction, David Grégoire est condamné à payer l'amende minimale de 500 $ plus les frais pour avoir « recueilli une contribution de plus de 200 $ en argent » « le ou vers le 28 novembre 2008 ». À Trois-Rivières, celui qui s'est lui-même incriminé a dit réfléchir à son plaidoyer. « On étudie la question », a-t-il dit. Il a 30 jours pour enregistrer son plaidoyer.

Deux autres constat d'infraction ont en outre été remis à Louis-Georges Boudreault, à qui le DGE réclame un total de 2 000 $ plus les frais. La gravité des actes reprochés, écrit le DGE, justifie une amende supérieure au minimum prévu. Le DGE juge qu'il a, à deux reprises, agi de façon à favoriser le versement de contributions illégales, dont l'une aurait été faite à Alain Gauthier.

Louis-Georges Boudreault n'a pu être joint par Radio-Canada, mais un porte-parole du DGE a indiqué que l'ex-organisateur avait déjà signifié qu'il plaiderait non coupable. La cause se transportera devant les tribunaux.

Militant libéral de longue date, Louis-Georges Boudreault a reçu l'an passé des mains du premier ministre Jean Charest, le prix Lucienne-Saillant, récompensant son engagement « exceptionnel » à titre de bénévole.

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a par ailleurs confirmé à Radio-Canada qu'elle enquêtait sur le dossier de David Grégoire.

 
 

Des aveux d'un candidat défait éclaboussent le PLQ
23 novembre 2010

 
 

David Grégoire, candidat défait du Parti libéral du Québec dans le comté de Masson à l'élection générale de décembre 2008, a fait des aveux à Radio-Canada. Il reconnait avoir reçu par deux fois de l'argent comptant pour financer sa campagne électorale.

M. Grégoire avait été recruté par un organisateur libéral de Lanaudière, Louis-George Boudreault, salué la en novembre 2010 par le premier ministre Jean Charest comme un bénévole exemplaire.

George Boudreault affirme que c'est le maire de Mascouche qui lui a suggéré ce candidat.

Le 28 novembre 2008, c'est noté à son agenda, David Grégoire rencontre le directeur général de la Ville de Mascouche, Luc Tremblay, qui le convoque à ses bureaux.

« Et il me tend une enveloppe blanche, cachetée, avec écrit au crayon plomb, petit dans le coin : 3 000. C'était de l'argent, clairement. Je pouvais le sentir. Je lui demandé c'était quoi ça. Puis il m'a dit, cela pourrait être utile. C'est notre contribution... J'étais déstabilisé. J'étais surpris de ça. » — David Grégoire, ex-candidat du PLQ dans Masson

Il prend l'enveloppe. « Aussitôt que tu as l'enveloppe dans les mains, il est déjà un peu trop tard. »

Quelques minutes après la rencontre, il appelle son père, quelque peu paniqué. Ce dernier le met en garde et lui souligne qu'il pourrait éventuellement être contraint, par ce geste, à prendre des décisions contre son gré.

Quelques jours plus tard, selon David Grégoire, l'entrepreneur Luigi Salvatore arrive au local électoral du candidat libéral et lui remet une liasse de billets de banque.

« C'est Luigi Salvatore. Il sort de sa poche une liasse d'argent, cette fois-ci, pas dans une enveloppe, avec un élastique. C'était beaucoup plus épais que l'enveloppe que j'avais reçue quelques jours auparavant. » — David Grégoire

Salvatore lui dit que cette somme va à son organisateur, Alain Gauthier, ancien attaché politique de Benoît Pelletier. Quand David Grégoire donne les billets à M. Gauthier, celui-ci aurait dit : « Ah! Georges [Boudreault] remplit sa promesse! C'est bien. »

L'organisateur libéral Georges Boudreault, aujourd'hui à la retraite, nie formellement avoir pu jouer un tel rôle.

Tous les autres individus que David Grégoire implique dans son témoignage nient formellement ce qu'il avance. Le directeur général de la Ville de Mascouche, nie avoir donné une enveloppe au candidat. Luigi Salvatore, joint au téléphone, dit qu'il n'a jamais donné d'argent. C'est de la bouffonnerie, précise-t-il.

L'organisateur de sa campagne, Alain Gauthier, aujourd'hui coordonnateur à l'organisation du PLQ pour l'ouest du Québec, nie formellement avoir reçu de l'argent.

David Grégoire, qui se dit toujours libéral dans l'âme, estimait qu'il devait faire quelque chose. « Se taire, c'est encourager le système d'enveloppes brunes, au fond ».

Sources:  La Presse/Gesca pour Power Corporation of Canada; Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 13 juin 2015

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

  Politiciens et politiciennes
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

Employés.es de l'État
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

Notes & Références encyclopédiques:

01

 
 

Jacques Audette a quitté le cabinet d'avocats dans la foulée de cette histoire. Il s’était alors créé une page personnelle dans laquelle on retrouvait sa bio, mais cette page est désormais en construction.

 
 

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02

À propos de Richard Marcotte, ex-maire de Mascouche - Sur MétéoPolitique

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03

 

Normand Trudel - 59 ans, président de Transport et Excavation Mascouche. Sept chefs d'accusation, dont fraude, versements de pots-de-vin, abus de confiance. 6 chefs d'accusation contre l'entreprise Transport et Excavation Mascouche. A remporté les deux tiers de la somme totale des contrats de construction et de déneigement de Mascouche entre 2007 et 2010. Six chefs d'accusation, dont fraude, complot et abus de confiance.

 

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04

 
 

Antonio Accurso - 61 ans, âme dirigeante des entreprises Simard Beaudry et Construction Louisbourg. Six chefs d'accusation, dont fraude, influence d'un fonctionnaire et versements de pots-de-vin.

 
 

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05

 

Luc Tremblay - 52 ans, ex-DG de la Ville de Mascouche. Six chefs d'accusation, dont fraude, versements de pots-de-vin et abus de confiance.

 

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06

 
 

André De Maisonneuve - 56 ans, associé de la firme d'ingénieurs BPR Triax. Sept chefs d'accusation, dont fraude, abus de confiance, versements de pots-de-vin et utilisation de documents contrefaits.

 
 

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07

 
 
 
 

Rosaire Fontaine - 61 ans, ingénieur de BPR Triax. Sept chefs d'accusation, dont fraude, complot, abus de confiance et emploi d'un document contrefait. Déjà accusé dans l'affaire de Boisbriand. Sept chefs d'accusation contre la firme BPR Triax, firme qui a remporté la moitié des contrats de génie-conseil de Mascouche entre 2007 et 2010. Fraude, complot et abus de confiance.

 
 
 
 

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08

 
 

Claude Duchesne - 58 ans, président de l'entreprise de construction résidentielle Goyette, Duchesne, Lemieux. Récent acquéreur du golf de Mascouche. Six chefs d'accusation, dont fraude, complot, abus de confiance.

 
 

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09

Sylvie Chassé, 50 ans, secrétaire de Transport et Excavation Mascouche.

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10

 
 

Gaétan Biancamano, 67 ans, ex-urbaniste chez Plania (ex-Gauthier, Biancamano, Bolduc), aujourd'hui filiale de Dessau. Sept chefs d'accusation, dont fraude, complot, abus de confiance.

 
 

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11

 

Serge Duplessis, 58 ans, ingénieur chez Dessau. Six chefs d'accusation, dont fraude, complot et abus de confiance.

 

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12

 

Pierre Lamarche, 54 ans, représentant technique. Six chefs d'accusation, dont fraude, complot et abus de confiance.

 

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13

 
 

Jean Leroux, 59 ans, président de la firme d'ingénieurs Leroux, Beaudoin, Hurens & associés (LBHA), qui a 50 municipalités parmi ses clients. Six chefs d'accusation, dont fraude, complot et abus de confiance.

 
 

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14

 

Pierre Raymond, 55 ans, ingénieur. Six chefs d'accusation, dont fraude, complot et abus de confiance.

 

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