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Entrepreneur, collusionneur, corrupteur, témoin délateur à la Commission Charbonneau
Lino Zambito d'Infrabec Inc.  -  Portrait d'un collusionneur repenti

Portrait partie 1

 

 

 

Lino Zambito en faillite personnelle

L’ex-entrepreneur réclame une «réelle immunité» en échange de son témoignage à la commission Charbonneau, c'est-à-dire, ne pas faire de temps de prison!

13 juin 2013

Une faillite personnelle dévastatrice ?

Le récent témoignage de Lino Zambito à la commission Charbonneau le place en situation difficile
face au clan Rizzuto, dit de la mafia, et devant tous les entrepreneurs qui sont partie prenante à la conspiration et l'arnaque contre l'État.  Un portrait dévastateur d'une personne du monde des affaires tout simplement malhonnête.  Pour témoigner publiquement comme il le fait, c'est impossible de ne pas avoir la protection de la police et de la mafia.

      Malgré que le corps policier ne veut pas en dire plus sur l'étendue de la protection du témoin important de la Commission Charbonneau, il y avait quand même des choses évidentes, comme des voitures de police bien identifiées devant sa maison, celle de son ex-conjointe et de sa pizzeria.  Quant à savoir s'il a reçu des menaces, la SQ refuse de répondre.  Le jeu est risqué, comment croire que des entrepreneurs ne crieront pas vengeance ?  Y a-t-il une entente avec la mafia pour le laisser parler et ainsi se venger de Jean Charest ( 07 ) qui aurait accepté finalement une commission d'enquête malgré les millions que la pègre aurait déposés dans les coffres du Parti Libéral du Québec ? 

Aujourd'hui Lino Zambito semble payer pour ses crimes avec une première faillite, celle de son entreprise Infrabec et maintenant cette faillite personnelle, mais ne vous y trompez-pas, ce qui a de la valeur a été transféré à la famille.  Comment ne pas supposer un coffre bien garni en Suisse ou en d'autres paradis fiscaux ?   Enfin, il reste que pour certains de ses crimes des sentences de prison sont toujours possibles, mais peu probables   - commentaire de JosPublic   

  Lino Zambito en faillite personnelle - Sur le Devoir 13 juin 2013

 
 

Résumé et dénonciations

 
 

Résumé

L'ex-entrepreneur en construction, que l'on voit remettre de l'argent à un autre entrepreneur Nicolo Milioto ( 08 ) dans une vidéo filmée au café Consenza, vient expliquer le fonctionnement d'un système de collusion constitué pour faire main basse sur les contrats de travaux d'aqueducs à Montréal, et dont il a fait partie.  Il parle aussi des relations particulières qu'entretiennent des entrepreneurs avec des firmes de génie-conseil dans la couronne Nord de Montréal, et des activités de financement politique qui en découlent.  Plusieurs membres du Parti Libéral du Québec sont éclaboussés.

 

 
 

  Entrevue de fond avec le témoin Zambito

  Ci-dessous Lino Zambito implique:

Pierre Bibeau - Un des grands collecteurs de fonds du Parti Libéral du Québec

Marc-A Bibeau  - Le grand argentier du parti Libéral du Québec

Gilles Vaillancourt  - Le maire de Laval: 25 000$ en pot-de-vin

Le Parti Libéral du Québec - Financement illégal

Nathalie Normandeau - Des fleurs pour la Vice-première ministre du Parti Libéral du Québec en remerciement pour le financement de l'usine d'eau de Boisbriand ou pour sa fête?

David Whissell - ex-ministre du Parti Libéral du Québec revient dans le portrait ?

Robert Abdallah - l'ancien DG de Montréal

Union Montréal - le parti du maire Gérald Tremblay à Montréal

 

Conspiration entre des bureaux d'avocats et des firmes de Génie Conseil

 
 

Des firmes de génie et des bureaux d'avocats se livrent des « guerres » par candidats à la mairie interposés dans les municipalités de la partie nord de la couronne de Montréal, a affirmé Lino Zambito dans un témoignage livré le 3 octobre 2012 devant la Commission Charbonneau.  Le témoignage était frappé d'une ordonnance de non-publication qui a été en partie levée le 8 novembre 2012.

Les allégations les plus choquantes ne peuvent cependant pas être dévoilées, afin de ne pas nuire aux procès en cours.  « Il y avait des équipes [...] qui étaient faites, bureaux d'ingénieurs avec bureaux d'avocats.  Ça travaillait ensemble.  Ça trouvait un candidat à la mairie », déclarait alors le témoin-vedette de la commission.

« On le mettait en place, dans le sens qu'on s'occupait de sa campagne électorale, on s'occupait de tenter de le faire élire.  Et c'était la façon de faire dans les municipalités », poursuivait l'ancien entrepreneur en construction.

«

C'était une guerre de bureaux d'avocats et une guerre de bureaux d'ingénieurs. Ça, c'est les prémisses, dans les municipalités, ça marche de même. C'est des alliances et c'est des guerres entre bureaux pour contrôler les municipalités.
        — Lino Zambito

»

Selon Lino Zambito, les firmes de génie se tournent ensuite vers les entrepreneurs en construction pour financer ces campagnes électorales.

« Les bureaux d'ingénieurs [...], c'est eux qui font l'élaboration des plans, des plans et devis, et c'est eux qui font la surveillance des travaux » dans les municipalités, a-t-il expliqué.

«

Donc, quand ces gens-là vous approchent pour les aider, moi, je vous dis, [...] comme entrepreneur [...], c'est une façon de développer des affaires et d'avoir des entrées dans les villes.       — Lino Zambito

»

« C'est sûr qu'en aidant les partis politiques, tu t'attends comme entrepreneur qu'à un moment donné, quand tu vas avoir besoin de ces gens-là, ils vont être là pour t'aider », a soutenu Lino Zambito.

L'ex-propriétaire d'Infrabec avait déjà expliqué que les firmes de génie approuvaient souvent de faux extras soumis par les entrepreneurs en construction, qui leur retournent une partie de l'argent ainsi détourné des coffres des municipalités en argent comptant.

 

Fin du témoignage devant la commission Charbonneau

 
 

À la décharge du Parti Québécois

En fin de journée, l'avocate du PQ, Estelle Tremblay, a réussi à faire ressortir que l'homme d'affaires n'a versé que 600 $ au Parti québécois lorsque celui-ci était au pouvoir, soit avant le 14 avril 2003.

Lino Zambito a admis qu'il ne faisait aucun lien entre ce don et les contrats qu'il a pu obtenir du ministère des Transports du Québec à cette époque.  Ces contrats totalisaient environ 32 millions de dollars.

Pour plusieurs de ces contrats décrochés par Infrabec, Me Tremblay a demandé au témoin s'il avait eu des contacts avec des membres du PQ, des fonctionnaires du MTQ, des ingénieurs de firmes privées ou d'autres élus.

Maître Estelle Tremblay

Zambito a répondu « non » à chaque fois, sauf dans le cas d'un contrat de 3,3 millions de dollars pour la réfection de ponceaux de l'autoroute 640 dans les municipalités de Lorraine, Rosemère et Sainte-Marthe-sur-le-Lac.  Dans ce cas, Lino Zambito a réitéré qu'il avait eu des discussions avec André de Maisonneuve, de la firme de génie Triax.  Les deux hommes avaient conclu une entente avec Christian Blanchette de la firme CJRB.

Il avait été convenu qu'Infrabec décrocherait le contrat, le donnerait à CJRB en sous-traitance, et que Triax recevrait une somme de 150 000 $.  Triax avait été chargé de la surveillance de chantier, a dit Zambito, qui n'a pu dire s'ils étaient aussi responsables de la conception des plans.

 

«Quatre-vingts pour cent des politiciens ne savent pas ce qui se passe, a dit l’ex-entrepreneur en construction devenu restaurateur. Je mets beaucoup en doute sur (sic) l’entourage des politiciens et c’est voulu de ne pas les mettre dans le coup.  C’est vraiment les organisations qui sont problématiques.»

Quant aux accusations de Tony Accurso ( 05 ), publiées dans un quotidien montréalais, et selon lesquelles le témoignage de M. Zambito constituait un «[...] paquet de diarrhée verbale», il a répété : «moi, je mets au défi ces gens-là, qui nient les affirmations, d'aller à la commission et d'aller les nier sous serment, au risque de faire 15 ans de prison».

 

M. Zambito a assuré que ses affirmations allaient de toute manière être corroborées par d’autres témoins tout au long de la commission, qui siégera pendant plus d’un an.

«Je suis heureux d’être sorti de ce domaine-là (la construction)», a-t-il confié, ajoutant qu’il aura contribué à assainir les mœurs dans cette industrie.  Il a d’ailleurs martelé l’importance de démasquer les fautifs».

Lino Zambito a profité de son passage à l’émission "Tout le monde en parle" pour écorcher le maire de Montréal, Gérald Tremblay, et le maire de Laval, Gilles Vaillancourt ( 06 ), évoquant les nombreux scandales survenus ces dernières années à la Ville de Montréal, et se moquant du fait que M. Vaillancourt ait disparu des écrans radars depuis la perquisition de l’escouade Marteau à Laval.

M. Zambito a par ailleurs parlé de ses trois jeunes enfants, disant ne pas craindre pour leur vie.  Il a aussi partagé les commentaires qu’il reçoit des autres parents lorsqu’il les reconduit à l’école.  «Il y a des parents qui me félicitent et il y en a d’autres qui me traitent de bandit.»

L’homme a avoué avoir beaucoup perdu sur le plan social à la suite de ses déboires judiciaires.  «Quand mes problèmes ont commencé, j’ai su qui étaient mes vrais amis et j’ai assez d’une main pour les compter», a-t-il confié.

Le témoignage de Lino Zambito à la commission Charbonneau a pris fin.  Contre toutes attentes, l'avocat du Parti libéral du Québec a renoncé à son droit de le contre-interroger.

«Je dois passer à travers mon procès et assumer mes responsabilités», a-t-il affirmé, se disant confiant pour l’issue du procès et ajoutant qu’il a «hâte au procès pour que la vérité sorte».

Il a nié avoir négocié toute forme d'entente avec la Couronne pour une réduction de peine.

 
 

Maire de Laval: 25 000$ en pot-de-vin selon l'ex-entrepreneur Infrabec

 
 

En témoignage à huis clos devant la Commission Charbonneau, le 4 et 5 octobre 2012, l'ex-entrepreneur Lino Zambito affirme avoir versé un pot-de-vin de 25 000 $ à un proche du maire de Laval, Gilles Vaillancourt, lors de la réalisation d'un contrat dans cette ville. Le pot-de-vin lui aurait permis de se faire payer des « extras » par la Ville de Laval.

L'homme d'affaires affirme ne jamais avoir fait partie du club d'entrepreneurs en construction qui, selon lui, se partagent les contrats à Laval depuis des années.

En 2003, son entreprise, Infrabec, obtient un contrat de près de 2 millions de dollars pour le prolongement du boulevard Cléroux à Laval. M. Zambito dit qu'il a obtenu ce contrat grâce à l'intervention personnelle du maire Vaillancourt.

Lors d'une conversation enregistrée plusieurs semaines avant le début des travaux de la commission Charbonneau, mais qui ne pouvait être publiée pour des raisons appartenant à Radio-Canada, Lino Zambito explique comment les appels d'offres étaient truqués.

« Les gars qui faisaient partie du club sélect de Laval, eux, étaient au courant. Quand je les appelais, tout était beau. J'avais pas de trouble. Ils se tassaient. La commande avait été donnée.
Q: Donc vous aviez le champ libre.
R: C'est ça!
Q: Donc, c'était comme si on avait préparé le terrain pour vous?
R: Le terrain était préparé. 
»

Le terrain aurait été préparé par le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, qui serait intervenu en sa faveur.

L'entrepreneur dit avoir rencontré le maire lors de l'ouverture d'un magasin de meubles appartenant à la famille Vaillancourt. Selon ce qu'il rapporte, le maire lui aurait dit: « Ta job s'en vient. Les gars vont t'appeler ».

Lino Zambito a réclamé 400 000 $ d'extras pour ce contrat. Pour se faire payer ces extras, Zambito aurait versé un pot-de-vin à un employé de la firme de génie-conseil Gendron-Lefebvre, proche de l'administration Vaillancourt.

« Il m'a fait part que si je voulais que mes extras soient réglés, ça me coûterait 25 000 $ pour le maire Vaillancourt.
Q: Et ce 25 000 $ vous l'avez versé?
R: Oui... une fois que j'ai été payé par la Ville. »

Lino Zambito affirme que l'argent était destiné à Gilles Vaillancourt.

« Oui, oui, oui, oui, c'était clair que ça allait à M. Vaillancourt. Il n'y avait pas de sous-entendu ni de malentendu c'était clair que l'argent allait à lui. »

Le maire Gilles Vaillancourt nie toutes les allégations de Lino Zambito.

 

Dites-le avec des fleurs!

 
 

La proximité entre Nathalie Normandeau et Lino Zambito était telle qu'à l'anniversaire de la Vice-première ministre, le 8 mai 2008, l'entrepreneur lui a fait parvenir un bouquet de 40 roses.

Visiblement touchée par cette attention pour le jour de ses 40 ans, Nathalie Normandeau a même répondu à Zambito avec une lettre débutant par:

 
« Cher Lino »

Ces détails croustillants ont été révélés devant la commission Charbonneau lors du témoignage de Lino Zambito, le 4 octobre 2012.

En mai 2008, Zambito avait déjà participé à des activités de financement du Parti libéral du Québec, la formation de Normandeau et du premier ministre Jean Charest. Il a donc appelé Bruno Lortie, le chef de cabinet de la Vice-première ministre, à l'occasion de l'anniversaire de cette dernière.

« Écoute, Bruno, je n'irai pas par quatre chemins, j'ai dit, si on veut souligner l'anniversaire de madame Normandeau, on envoie quoi à une Vice-première ministre? Ça n'arrive pas tous les jours », a raconté Zambito devant la Commission.

« Il m'avait dit: « Écoute, Lino, tu sais, les femmes aiment souvent recevoir des fleurs, dont, je suis sûr que si tu envoyais des fleurs, elle serait très heureuse. »

Donc, en raccrochant avec monsieur Lortie, j'avais dit à mon assistante: « Écoute, telle date, assure-toi d'envoyer un bouquet de roses à madame Normandeau. Trouve un fleuriste à Québec pour souligner son anniversaire » », a poursuivi l'ex-entrepreneur, aujourd'hui accusé de fraude dans un dossier relié à l'usine d'épuration des eaux de Boisbriand.

Un peu gêné, l'entrepreneur n'a pas précisé si les roses étaient rouges, roses, blanches ou jaunes.

Après la réception du bouquet, la Vice-première ministre s'est empressée de répondre en envoyant une lettre à Zambito.

« Cher Lino,

C'est avec plaisir que j'ai reçu les magnifiques fleurs que vous m'avez transmises à l'occasion de mon anniversaire. Cette délicate attention m'a grandement touchée, elle est l'expression de votre générosité et je tiens à vous remercier chaleureusement. Vous avez contribué à rendre cette journée encore plus belle », écrit-elle.

Dans le document, déposé en preuve à la Commission, on retrouve même une note manuscrite de Mme Normandeau : « Les roses étaient magnifiques, 40 fois merci ».

« Aujourd'hui, je suis triste que (l'escouade) Marteau l'ait saisie (la lettre), puis je ne l'ai plus », a affirmé Zambito, provoquant un rire général dans l'assistance.

Billets de faveur!

En août 2008, Lino Zambito a aussi contacté le directeur de cabinet de Mme Normandeau, Bruno Lortie,
pour lui offrir neuf billets pour un concert de Céline Dion au Centre Bell.

Céline Dion en spectacle

L'entrepreneur dit avoir fait cette offre dans le cadre d'une stratégie de « développement des affaires ». M. Zambito a expliqué que la ministre Normandeau avait assisté à ce concert accompagné d'un membre de sa famille, de son garde du corps, de M. Lortie et de sa conjointe, et d'un dénommé Tétreault, qui travaillait au cabinet du ministre de la Justice de l'époque, Jacques Dupuis ( 03) . Des amis de Mme Normandeau étaient aussi présents. L'ex-ministre Michelle Courchesne s'est présenté dans la loge accompagné du maire Gilles Vaillancourt de Laval.

Selon Lino Zambito, M. Lortie a profité de cette occasion pour lui demander s'il pouvait avoir des billets pour le spectacle de la chanteuse Madonna, qui devait avoir lieu quelque mois plus tard. M. Zambito dit avoir déniché deux billets, qu'il a envoyés au bureau de Mme Normandeau. Il ne peut dire cependant si elle y a assisté.

En octobre 2008, Bruno Lortie a demandé à Lino Zambito « d'essayer de ramasser 30 000 $ pour une autre activité de financement de Mme Normandeau».

Madona en spectacle

Cette demande n'aura pas de suite. L'évènement en question devait avoir lieu le 15 octobre 2008, date à laquelle l'émission Enquête a diffusé un premier reportage impliquant Lino Zambito.

La veille ou l'avant-veille de cet évènement, a raconté M. Zambito, Bruno Lortie l'a appelé pour lui dire : « Écoutez, ça ne sera pas nécessaire que vous soyez là, et qu'est-ce que vous on a demandé comme financement, oubliez ça. »

 

Roche ingénierie et Zambito
organisent des soirées de financement pour Nathalie Normandeau

 

La firme Roche, qui a obtenu le contrat des plans de l'usine d'épuration des eaux de Boisbriand, et M. Zambito ont organisé cinq soirées de financement pour l'ex-ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, recueillant des centaines de milliers de dollars pour le Parti libéral du Québec. 

Lino Zambito déclare aux policiers que la rencontre pour fixer les modalités d'un des soupers de financement pour Nathalie Normandeau s'est tenue dans les bureaux du président de Schokbeton, Marc-A. Bibeau à Saint-Eustache et que « celui-ci lui a rappelé les règles et les limites du financement politique ».  M. Zambito ajoute que l'activité qui a eu lieu au restaurant L'Unique à Laval a permis d'amasser 105 000 $.  Montant qui selon les policiers n'apparaissent pas aux livres comptables du Parti Libéral du Québec de janvier 2008.

Selon des documents, qui font partie de la preuve que la police a recueillie dans le dossier Boisbriand, l'ex-ministre des Affaires municipales a accordé, contre l'avis de ses fonctionnaires, une subvention de 11 millions de dollars pour l'usine de Boisbriand.

« C'est arrivé parfois que j'ai fait passer des projets, alors que ça ne "fittait" pas dans la petite case, là. Comme ministre, on essaie de faire preuve de la plus grande souplesse et créativité possible. J'assume totalement ce que j'ai fait », affirme Mme Normandeau

À la suite des questions de Radio-Canada, l'ancienne ministre a admis qu'elle avait accepté des billets pour des spectacles de Céline Dion et Madonna offerts par Lino Zambito.

« Je veux réitérer fortement le fait que, un, je n'avais pas de liens spéciaux avec M. Zambito et, deuxièmement, ça n'a influencé en aucun temps mon travail de ministre », se défend-elle.

 

Le ministre David Whissell revient dans le portrait ?

 
 

Ex-ministre du Travail et ex-premier ministre du Québec
David Wissell et Jean Charest

M. Zambito a aussi affirmé devant la Commission que, un an plus tôt en 2007, il s'était fait demander 50 000$ par un organisateur politique du ministre du Travail, David Whissell ( 04 ), pour aplanir des difficultés administratives dans l'attribution d'un contrat

C’est Pierre Bibeau, ancien organisateur libéral et aujourd’hui vice-président de Loto-Québec, qui est intervenu pour mettre un terme à cette sollicitation.

M. Zambito n’avait jamais entendu parler de M. Côté avant que celui-ci ne lui téléphone.  Il a réclamé une rencontre qui a eu lieu le lendemain.  M. Côté disait travailler pour une filiale de la firme de génie-conseil Dessau (une firme qui était contrôlée par Tony Accurso), être responsable du financement pour le ministre Whissel, connaître le père de M. Zambito ainsi que le député libéral fédéral Denis Coderre.

Lino Zambito a indiqué qu’il prendrait quelques jours pour valider l’information.  Il s’est alors tourné vers son oncle Jean Rizzuto (ancien candidat à la mairie de Laval), qui a contacté l’ancien organisateur libéral Pierre Bibeau.  Quelques jours plus tard, les trois hommes se sont rencontrés.  Devant le malaise de M. Zambito, M. Bibeau a téléphoné à son fils, Alexandre, alors chef de cabinet du ministre Whissel, pour qu’il demande à M. Côté de ne plus importuner M. Zambito.  « Est-ce que M. Bibeau a fait ça gratis ? », a demandé la commission.  M. Zambito a raconté qu’il a été question qu’il puisse éventuellement lui rendre service.

Lino Zambito devant la Commission Charbonneau

 
 

Fraude à Boisbriand et les propriétaires d'Infrabec

 
 

Personnes inculpées dans le dossier de Boisbriand

Claude Brière - ex-conseiller municipal de Boisbriand et employé de la firme de génie-conseil BPR: Trouvé coupable le 26 juin 2015 par le tribunal.

Rosaire Fontaine - employé de la firme de génie-conseil BPR-Triax: le 15 février 2015 le ministère de la justice abandonne les procédures contre Rosaire Fontaine, gravement malade, afin de poursuivre le procès des autres accusés

France Michaud - vice présidente de la firme de génie-conseil Roche - dossier sur MétéoPolitique

Gaétan Morin - employé de la firme de génie-conseil Roche - dossier sur MétéoPolitique: Le 13 mai 2015
Les accusations tombent contre Gaétan Morin sans aucune explications du ministère de la justice

Robert Poirier - ex-maire de Boisbriand

Sylvie St-Jean - ex-mairesse de Boisbriand

Giuseppe Zambito - copropriétaire des entreprises Infrabec et père de Lino Zambito

Lino Zambito - copropriétaire des entreprises Infrabec

Ville de Boisbriand, située dans la région des Laurentides au Québec

De qui parle-t-on lorsque l'on dit Infrabec?  Il s'agit de trois personnes: Giuseppe Zambito, Lino Zambito et Peter Lashshuk.

Quelles que soient les raisons sociales des entreprises, ce sont toujours les trois mêmes personnes qui apparaissent en lien de propriété ou au conseil d'administration des compagnies. Il y a bien eu une aventure avec F. CATANIA INFRABEC S.E.P, oui le même qui est dans de beaux draps avec des accusations de collusion à Montréal, même dans ce cas particulier les inscriptions au Registre des entreprises du Québec se contredisent quant aux activités commerciales. 

La comptabilité de Construction Infrabec doit être très créative car ce n'est même pas une entreprise de construction mais une société de portefeuille (un holding). Peut-être réalisait-il les travaux avec la compagnie Terrassement Infrabec, Location Infrabec ou encore Investissements Infrabec. Le montage financier pour éviter de payer de l'impôt passe même par une Fiducie privée et une compagnie à numéro. À la fin de cette page vous pourrez consulter les documents officiels tels que déposés au Registre des entreprises du Québec.

Malgré les déclarations de Lino Zambito à l'effet qu'il est maintenant restaurateur et qu'il ne fait plus dans la construction, les entreprises sont toujours enregistrées et en vigueur.

Constructions Infrabec Inc
incluant Investissement Infrabec, Location Infrabec, Terrassement Infrabec,  
9058-0002 Québec inc. Fiducie JWKZ,Peter Lashchuk Holdings inc.  Gestions Peter Lashchuk inc

 

Sources: Rue Frontenac journal des lockouté de Quebecor Inc., Ici Radio-Canada et Ici Radio-Canada RDI pour la Société CBC/Radio-Canada, Journal La Presse pour Power Corporation of Canada, Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc. Agence de presse La Presse Canadienne / Canadian Press Enterprises propriété de CTVglobemedia, Torstar et Power Corporation of Canada

Choix de photos, fusion des textes, références, titrage et commentaires: JosPublic
La plus récente mise à jour: le 28 juin 2015

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

Qui est Nathalie Normandeau, et dossier sur MétéoPolitique

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02

Qui est Marc-A. Bibeau, dossier sur MétéoPolitique

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03

 
 

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04

Qui est David Wissell ? Et dossier sur MétéoPolitique

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05

 

Qui est Tony Accurso ? Sur MétéoPolitique

 
 

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06

Qui sont Gérald Tremblay et Gilles Vaillancourt ? Sur MétéoPolitique

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07

 

À propos de Jean Charest, ex-chef du Parti Libéral du Québec et premier ministre du Québec - Sur MétéoPolitique

 
 

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08

 

À propos de Nicolo Milioto, entremetteur entre les entrepreneurs en construction coalisé et le parrain de la mafia québécoise - Sur MétéoPolitique

 

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