Retour à :  Plan du site -   MétéoPolitique - Finance - Corruption & éthique - Gens d'affaires

Entrepreneur, collusionneur, corrupteur, témoin délateur à la Commission Charbonneau, collaborateur avec l'Unité permanente anti-corruption et la Direction des plaintes pénales et criminelles

Lino Zambito devient la conscience de l'éthique policière du Québec

 

 
 

Né à Montréal de parents italiens ayant immigré au Canada dans les années 1950, Lino Zambito a dirigé divers commerces avant de lancer en 1997 sa propre entreprise de construction, Infrabec. ( 01 ) Témoin important de la Commission Charbonneau, il a été reconnu comme l'une des personnes ayant le plus contribué à l'avancement de ses travaux ( 02 ). Dans l'industrie de la construction, il a joué le rôle de délateur en exposant les pratiques collusionnaires des firmes d'ingénierie-conseil et des entrepreneurs en construction de la région du grand Montréal.    Il a perdu son entreprise de construction, sa pizzéria et a dû se déclarer en faillite personnelle.    Lino Zambito n'ira pas en prison, bien qu'il ait reconnu sa culpabilité à six chefs d'accusation de fraude, de complot et de corruption.  Il a été condamné le 10 novembre 2015 à une peine de prison de deux ans moins un jour avec sursis à purger à domicile, assortie de 240 heures de travaux communautaires et d'une probation de trois ans.   Se qualifiant de "lanceur d'alerte", d'autres diraient "délateur repenti", il trouve que le prix à payer est important.  La question est quand même simple sur le plan de la morale, il n'était pas sans savoir ce qui était le bien et le mal, il a choisi le côté sombre de la vie.   Le fait de ne pas faire de prison contrairement à certains de ses partenaires devrait humblement le porter à mesurer ses interventions publiques. Mais ayant tout perdu (publiquement) il semble en vouloir à ses acolytes politiques qui eux et elles s'en sortent sans égratignures. Il l'explique dans le livre "Le témoin" .    Outré de ce qu'il voit à l'UPAC il devient la conscience de l'éthique policière du Québec...  Y-aura-t-il un ou une politicienne qui osera prendre les devants et nettoyer la soue-à cochon qu'est devenu le Québec?                                                                         - JosPublic

 

 

Lino Zambito au fil du temps

2018

 
 
 
 

31 janvier 2018
Zambito écorche Lafrenière
au procès Normandeau-Côté

Le commissaire Robert Lafrenière a été reconduit à la tête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) grâce à l’arrestation de l’ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau et sous la pression du premier ministre Philippe Couillard, a affirmé Lino Zambito lors de son passage à Québec.

Le premier ministre aurait imposé son choix, celui de la continuité, au conseil des ministres. «M. [Martin] Coiteux [ministre de la Sécurité publique], quand il se l’est fait imposer, il n’était pas de bonne humeur. Il aurait dit aux gens : vous allez vivre avec la décision», a raconté M. Zambito.  À son avis, Denis Gallant n’a pas été retenu parce qu’«il est trop honnête et c’est trop dangereux pour lui et le PLQ [Parti libéral du Québec]»

Lino Zambito est également revenu sur le témoignage d’un «enquêteur important» — désormais identifié comme Mathieu Venne — dévoilé la semaine dernière et selon lequel les arrestations de Nathalie Normandeau, de Marc-Yvan Côté et de cinq autres personnes liées ont été devancées au jour du dévoilement du budget provincial, le 17 mars 2016. 

M. Zambito a fait un lien avec son propre sentiment que l’UPAC a précipité son enquête, que le corps de police avait besoin d’un «gros bonnet» pour obliger le renouvellement du mandat de Robert Lafrenière.  En janvier 2016, il en avait d’ailleurs fait part à des policiers venus l’interroger.  En guise de réponse, il a obtenu un sourire, a rapporté le témoin. 

Lire la suite - Sur Le Soleil

 

11 février 2018
Zambito demande le remplacement de la direction de l'UPAC

Le témoin vedette de la commission Charbonneau Lino Zambito a annoncé qu’il arrête de collaborer avec l’Unité permanente anticorruption après avoir appris le 8 février 2018 qu’il était considéré comme suspect dans l’enquête sur les fuites de renseignements dans les médias.

Il a durement critiqué la direction de l'UPAC, l'accusant même d'avoir orchestré les fuites d'informations dans les médias.

«D’ici à ce que la population soit rassurée quant à la qualité de la gestion et de la direction de l’UPAC, je vais suspendre toute collaboration jusqu’à ce qu’on puisse reprendre confiance dans [cette organisation]», a-t-il affirmé en conférence de presse le 11 février 2018 à Montréal.  «Que ce soit extrêmement clair, je ne suis pas la source que l’UPAC recherche, puisque je n’ai même pas accès aux dossiers d’enquêtes, je n’ai pas d’information privilégiée sur les processus d’enquête», a-t-il expliqué.

Lire la suite - Sur MétéoPolitique

 

2017

15 août 2017
Lino Zambito surpris
de voir réapparaître Éric Tétrault

Lino Zambito, un témoin crucial de la Commission Charbonneau, affirme qu'alors qu'Éric Tétrault était directeur de cabinet du ministre de la Sécurité publique Jacques-P. Dupuis en 2008, comme Bruno Lortie et Nathalie Normandeau, il a accepté un cadeau: sa conjointe et lui ont assisté au concert de Céline Dion dans la loge privée de M. Zambito au Centre Bell.

Lire la suite - Sur MétéoPolitique

 
 

4 avril 2017
Jean Charest aurait reçu
de l'argent comptant

Lino Zambito un des principaux témoins de la Commission Charbonneau révèle lors d'une entrevue à l'émission d'Arcand au 98,5 fm à Montréal que Jean Charest aurait reçu 450 000$ en argent comptant.  La situation aurait été dénoncé à l'Unité permanente anti-corruption UPAC en 2005.  Depuis rien!

Ici pour entendre l'entrevue au complet de 16 minutes et 16 secondes.

Lire la suite - MétéoPolitique

 
 
 
 
 

4 mai 2017
Lino Zambito a été espionné par la SQ l'automne 2016

Des enquêteurs de la Sûreté du Québec (SQ) ont remis en main propre à Lino Zambito une lettre l'avisant que ses communications privées avaient été interceptées et que ses activités avaient été observées, à l'automne 2016.   Les opérations policières concernaient l'enquête sur le financement politique du Parti libéral du Québec (PLQ), appelée « Mâchurer », menée par l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

« Je ne vois pas la pertinence. Je ne suis plus en affaires depuis 2011, j'ai témoigné à la commission Charbonneau et j'ai été condamné.  Il n'y a plus un libéral qui veut me parler depuis longtemps », a déclaré Lino Zambito.

La lettre datée du 14 février 2017 est signée par un procureur du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).   Il s'agit d'un avis -conformément aux dispositions du Code criminel -indiquant que la police a été autorisée à faire de l'écoute électronique et à épier les faits et gestes de M. Zambito entre le 21 octobre et le 19 décembre 2016.

  Lire la suite - Sur le journal La Presse

 

2016

 
 
 
 

10 juillet 2016
Le prix à payer est important dit Lino Zampino

Lino Zambito se dit serein, mais trouve que le prix à payer pour dénoncer est très cher.

Arrêté par l’escouade Marteau en 2011, il purge actuellement sa peine de deux ans moins un jour dans la communauté, exécute ses 240 heures de travaux communautaires et se soumet au régime de ses trois ans de probation pour des histoires de corruption, fraude, abus de confiance et corruption.

«Quand tout ça a commencé, j’avais de la frustration parce que je trouvais que je payais cher pour une industrie qui était pourrie et pour des politiciens qui bénéficiaient de tout ça»

La Couronne et la défense s’étaient entendues pour que Lino Zambito, qui avait raconté comment s’opérait le financement occulte des partis politiques à la commission Charbonneau, évite la prison. Le juge s’est rangé à leur proposition.

Huit mois après sa condamnation et alors qu’il termine ses travaux communautaires, Lino Zambito se dit maintenant en paix.

«T’as pas le choix d’être serein», a-t-il lancé, dans un éclat de rire.  Puis, se montrant plus sérieux, il a ajouté que la dénonciation, même s’il estime qu’elle était nécessaire, a un prix, qu'il n'est pas le seul à payer.  «Mes enfants ont été affectés énormément pendant les quatre dernières années.»

Le gouvernement du Québec planche sur le projet de loi 87 destiné à faciliter la divulgation d’actes répréhensibles dans les organismes publics, mais Lino Zambito se montre sceptique.

«Tout citoyen qui dénonce, avec un fondement, devrait être protégé, mais on joue aux gros bras au sein même du ministère des Transports. Si la volonté politique n’est pas là, le projet de loi va valoir zéro», a-t-il tranché.

L’ex-entrepreneur maintient qu’il faut assurer la protection des dénonciateurs, mais il rappelle aussi que la lutte à la corruption et la collusion demeure un combat de tous les instants puisque les stratagèmes se raffinent et évoluent.

«Ma comparaison est peut-être un peu boiteuse, mais la corruption et la collusion c’est comme quelqu’un qui est dans un centre de désintoxication. La personne qui ne consomme plus, c’est un combat de tous les jours. Elle doit se battre pour ne pas retomber dans ce milieu-là. Il faut être vigilant, c’est une bataille de tous les jours

Source - TVA Nouvelles

 

10 novembre 2016
L'ex-entrepreneur Lino Zambito présente sa version des faits

Malgré 8 jours de témoignage à la commission Charbonneau et 35 rencontres avec des policiers pour collaborer à des enquêtes sur la corruption, la collusion et le financement illégal, Lino Zambito estime n'avoir pas tout dit.   L'ex-entrepreneur, qui est à mi-chemin de la peine à laquelle il a été condamné dans la fraude de Boisbriand, présente sa version des faits dans son livre Le témoin.

«Je crève l'abcès», lance Zambito.   En voulant exposer «sa propre vérité», celui qui était à la tête de l'entreprise de construction Infrabec et qui a décortiqué le système de collusion à Montréal devant la commission Charbonneau expose des réseaux d'intérêts, s'interroge au sujet de la lenteur des enquêtes policières et écorche certaines personnes liées au monde politique.

Bien qu'il se défende de nourrir quelque sentiment de vengeance que ce soit, il n'en montre pas moins du doigt certains événements méconnus du grand public. «Je lance des points d'interrogation pour des dossiers qui sont entre les mains des autorités. J'ai rencontré 35 fois les policiers ; tout est assermenté», affirme-t-il en entrevue avant d'ajouter : «Avec ce que j'ai vécu, je peux vous dire qu'il y a bien des politiciens au-dessus des lois.» 

Lire la suite - Sur MétéoPolitique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2015

/table>

12 novembre 2015
Boisbriand aux trousses de Zambito

Marlene Cordato, mairesse de Boisbriand

La Ville de Boisbriand a l’intention de prendre« tous les moyens légaux » afin de récupérer les sommes qui lui ont échappé en raison du système de corruption mis en place par son ancienne mairesse, Sylvie St-Jean ( 03 ), et l’ex-entrepreneur Lino Zambito.  Mais la municipalité des Basses-Laurentides risque de se buter à la résistance de ce dernier, qui n’a pas tout à fait enterré la hache de guerre.

La mairesse actuelle de Boisbriand, Marlene Cordato, a annoncé son intention de se prévaloir du Programme de remboursement volontaire de Québec pour récupérer les millions de dollars que sa ville a payés indûment pour des contrats publics.  Sans détour, elle a fait référence à la réponse à l’accusation de Lino Zambito et à la peine imposée à l’entrepreneur déchu, assigné à résidence pour deux ans après s’être reconnu coupable de complot, fraude, corruption et intimidation pour 57 millions de dollars en contrats à la Ville de Boisbriand.

« Maintenant que la sentence confirme le jugement de culpabilité de Lino Zambito devant le système de justice criminelle, nous allons veiller à ce que sur le plan civil, la même justice soit rendue pour tous les citoyens de Boisbriand », a laissé savoir la mairesse.

  Lire la suite - Sur Le Devoir

/table>
 
 

13 mai 2015
Plaide coupable

Au palais de justice de Saint-Jérôme, l'ex-entrepreneur Lino Zambito a plaidé coupable à des accusations de fraude, de complot et de corruption.  Son père, Giuseppe Zambito, a fait de même.   Les deux hommes seront de retour en cour le 29 septembre 2015 pour les recommandations sur la peine.

Pour plus de détail - Sur Radio-Canada

 
 
 
 
 

10 novembre 2015
coupable et sentencié par la cour

Lino Zambito n'ira pas en prison, bien qu'il ait reconnu sa culpabilité à six chefs d'accusation de fraude, de complot et de corruption.  Il a été condamné le 10 novembre 2015 à une peine de prison de deux ans moins un jour avec sursis à purger à domicile, assortie de 240 heures de travaux communautaires et d'une probation de trois ans.

Lire la suite - Sur MétéoPolitique

 
 

7 octobre 2015
Usine d'épuration neuve «en ruine»: Boisbriand intente des poursuites

Odeurs dérangeantes, bris à répétition, accumulations de boues nauséabondes: la nouvelle usine d'épuration de Boisbriand, marquée par un scandale de corruption, est une véritable ruine, selon la Ville.  Et comme un malheur n'arrive jamais seul, l'un des constructeurs dit maintenant avoir découvert des déversements illégaux d'huile et de graisse minérales industrielles qui nuisent au fonctionnement des installations.

   Lire la suite - Sur MétéoPolitique

2013

 

13 juin 2013
En faillite personnelle

 

La série noire de l’ex-entrepreneur Lino Zambito se poursuit : après avoir perdu sa firme de construction et sa pizzeria, le témoin vedette de la commission Charbonneau est en faillite personnelle en raison de ses démêlés avec la justice.

Accablé de dettes et de poursuites judiciaires totalisant 1,6 million de dollars et sans emploi depuis la fermeture de son restaurant en novembre 2012, Lino Zambito vient de déclarer faillite.

Lire la suite - Sur Le Devoir

2012

17 octobre 2012
Dernier jour de témoignage
devant la juge Charbonneau

Le témoignage de Lino Zambito s'est terminé avec un contre-interrogatoire mené par l'avocate du PQ qui a permis de faire ressortir que l'ex-propriétaire d'Infrabec n'avait pas profité du précédent passage au pouvoir du parti. Par ailleurs, à la surprise générale, l'avocat du PLQ, Michel Décary, a renoncé à son droit de contre-interroger le témoin.

L'homme d'affaires a été contre-interrogé par quatre avocats, et plus particulièrement ceux représentant la Ville de Montréal et le Parti québécois, Martin Saint-Jean et Estelle Tremblay.

  Lire la suite - Sur MétéoPolitique

 
 

3 octobre 2012
Conspiration entre des bureaux d'avocats et des firmes de Génie Conseil

Des firmes de génie et des bureaux d'avocats se livrent des « guerres » par candidats à la mairie interposés dans les municipalités de la partie nord de la couronne de Montréal, a affirmé Lino Zambito dans un témoignage livré devant la Commission Charbonneau.  Le témoignage était frappé d'une ordonnance de non-publication qui a été en partie levée le 8 novembre 2012.

Lire la suite - Sur MétéoPolitique

 
 
 
 
 

4 et 5 octobre 2012
Maire de Laval: 25 000$ en pot-de-vin selon l'ex-entrepreneur Infrabec

En témoignage à huis clos devant la Commission Charbonneau, l'ex-entrepreneur Lino Zambito affirme avoir versé un pot-de-vin de 25 000 $ à un proche du maire de Laval, Gilles Vaillancourt, lors de la réalisation d'un contrat dans cette ville.  Le pot-de-vin lui aurait permis de se faire payer des « extras » par la Ville de Laval.

L'homme d'affaires affirme ne jamais avoir fait partie du club d'entrepreneurs en construction qui, selon lui, se partagent les contrats à Laval depuis des années.

  Lire la suite - Sur MétéoPolitique

 

2008

Janvier 2008
Roche ingénierie et Zambito
organisent des soirées de financement pour Nathalie Normandeau

La firme Roche, qui a obtenu le contrat des plans de l'usine d'épuration des eaux de Boisbriand, et M. Zambito ont organisé cinq soirées de financement pour l'ex-ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, recueillant des centaines de milliers de dollars pour le Parti libéral du Québec.  Lino Zambito déclare aux policiers que la rencontre pour fixer les modalités d'un des soupers de financement pour Nathalie Normandeau s'est tenue dans les bureaux de Marc Bibeau ( 04 ) le président de Schokbeton à Saint-Eustache et que « celui-ci lui a rappelé les règles et les limites du financement politique ».  M. Zambito ajoute que l'activité qui a eu lieu au restaurant L'Unique à Laval a permis d'amasser 105 000 $.  Montant qui selon les policiers n'apparaissent pas aux livres comptables du Parti Libéral du Québec de janvier 2008.

  Lire la suite - Sur MétéoPolitique

 
 
 
 
 

8 mai 2008
Dites-le avec des fleurs!

La proximité entre Nathalie Normandeau et Lino Zambito était telle qu'à l'anniversaire de la Vice-première ministre l'entrepreneur lui a fait parvenir un bouquet de 40 roses.

Ces détails croustillants ont été révélés devant la commission Charbonneau lors du témoignage de Lino Zambito, le 4 octobre 2012.

En mai 2008, Zambito avait déjà participé à des activités de financement du Parti libéral du Québec, la formation de Normandeau et du premier ministre Jean Charest.  Il a donc appelé Bruno Lortie, le chef de cabinet de la Vice-première ministre, à l'occasion de l'anniversaire de cette dernière. « Écoute, Bruno, je n'irai pas par quatre chemins, j'ai dit, si on veut souligner l'anniversaire de madame Normandeau, on envoie quoi à une Vice-première ministre?  Ça n'arrive pas tous les jours », a raconté Zambito devant la Commission.

  Lire la suite - Sur MétéoPolitique

2007

En 2007
Le ministre David Whissell
revient dans le portrait ?

 

M. Zambito a aussi affirmé devant la Commission qu'il s'était fait demander 50 000$ par un organisateur politique du ministre du Travail, David Whissell pour aplanir des difficultés administratives dans l'attribution d'un contrat.

C’est Pierre Bibeau ( 06 ) , ancien organisateur libéral et aujourd’hui vice-président de Loto-Québec, qui est intervenu pour mettre un terme à cette sollicitation.

  Lire la suite - Sur MétéoPolitique

 

David Whissell ( 05 )

 

 
 

Lino Zambito d'Infrabec, coupable et sentencié par la cour

 
 

Au Palais de Justice de Saint-Jérôme

Lino Zambito n'ira pas en prison, bien qu'il ait reconnu sa culpabilité à six chefs d'accusation de fraude, de complot et de corruption. 

Le 10 novembre 2015 il a été sentencié d'une peine de prison de deux ans moins un jour avec sursis à purger à domicile, assortie de 240 heures de travaux communautaires et d'une probation de trois ans.
 

La sentence de deux ans moins un jour proposée est la plus longue peine avec sursis permise par le Code criminel, ce qui permet à l’accusé d’éviter de se retrouver derrière les barreaux.

« Le tribunal est convaincu que la peine suggérée par les parties a un effet dissuasif, correctif et punitif », a déclaré le juge Chevalier, ajoutant que la peine n’est pas déraisonnable et ne met pas en danger la population.  Le juge Paul Chevalier de la Cour du Québec au palais de justice de Saint-Jérôme s'est donc rendu à la suggestion commune des avocats de la Couronne et de la défense dans cette affaire.

Témoin vedette de la Commission Charbonneau, Lino Zambito avait plaidé coupable, le 13 mai 2015, à six chefs d’accusation de fraude, de complot et de corruption en lien avec des contrats décrochés par sa firme, Infrabec, auprès de la Ville de Boisbriand, au nord de Montréal. 

L’avocat de l’accusé, Me Conrad Lord, se dit d’ailleurs convaincu que c’est cette collaboration qui a permis à son client d’obtenir une peine dans la collectivité. 
Le juge « a compris l’effet dissuasif, mais surtout la réhabilitation », a fait valoir le juriste.  « Sa contribution a quand même amélioré le système », a-t-il rappelé, tout en soulignant que son client ne s’en tirait pas sans conséquence.

Lino Zambito et Maître Conrad Lord est nommé depuis 2012, membre indépendant du conseil d’administration de cette société.

« Les travaux communautaires, l’assignation à domicile, ce n’est quand même pas une partie de plaisir », a indiqué Me Lord.

Lino Zambito a commenté la peine qui lui a été infligée au sortir de la salle d'audience du palais de justice : il affirme avoir vécu beaucoup de stress et d'insécurité, non seulement durant le procès lui-même mais durant les périodes d'attente entre les différentes procédures. 

« On va purger ce qu’on a à purger et, à partir d’aujourd’hui, je pense qu’on peut mettre le dossier Boisbriand derrière nous et regarder vers le futur. […] et on va pouvoir passer à autre chose », a déclaré Lino Zambito à la sortie de l’audience, rappelant qu’il était devant les tribunaux depuis février 2011. 

«

Ça va me permettre de mettre un terme à ce dossier-là. J'ai une famille à faire vivre. Il faut que j'avance. Je suis soulagé. Mes enfants sont soulagés.

                        — Lino Zambito

»

L'ex-propriétaire d'Infrabec a admis en mai 2015 qu'il a illégalement financé le parti de l'ex-mairesse de Boisbriand Sylvie Saint-Jean pour obtenir des contrats de la municipalité, dont celui de l'usine d'épuration.

Lino Zambito a été le témoin-vedette de la commission Charbonneau, devant laquelle il a fait une multitude de révélations-chocs sur le milieu de la construction et la politique municipale.

Il a été le premier à affirmer que les entrepreneurs en construction faisaient de la collusion pour faire gonfler les prix des contrats de construction, au détriment des contribuables.  Il a aussi révélé que ces mêmes entrepreneurs versaient des ristournes à des partis politiques municipaux, à Montréal et ailleurs, ainsi qu'au clan mafieux des Rizzuto.

M. Zambito affirme ne s'être « jamais caché » et s'être « tenu debout » en collaborant en tout temps. « J'ai été le premier à briser la glace, dit-il.  J'étais partie prenante de ce système qui était en place. Je ne regrette rien. »

 Même s’il a reconnu sa culpabilité, M. Zambito estime qu’il peut marcher la tête haute. « J’ai fait face à mes responsabilités.  Mon témoignage à la commission [Charbonneau] en a été un où je me suis tenu debout. J’ai démontré un système qui existait et j’ai toujours collaboré », a-t-il dit.

Lino Zambito avait été arrêté par l’Unité permanente anticorruption en février 2011, en même temps que l’ex-mairesse de Boisbriand Sylvie St-Jean, qui a aussi plaidé coupable à des accusations de fraude, de complot et d’abus de confiance, en 2014.  Elle a été condamnée à une peine de prison avec sursis.

Après son arrestation et sa mise en accusation, M. Zambito s’était mis à table, et son témoignage devant la Commission Charbonneau, en 2012, avait permis de comprendre les rouages du système de collusion qui permettait de gonfler les prix des contrats publics, notamment dans les municipalités de la région de Montréal.   

Son passage à l’émission dominicale Tout le monde en parle lui avait attiré la sympathie d’une partie de la population, qui voyait en lui un criminel repenti devenu dénonciateur.

 

Zambito demande le remplacement de la direction de l'UPAC
Il accuse l'UPAC d'avoir orchestré elle-même des fuites
En conférence de presse le 11 février 2018 en après-midi à Montréal.

 
 

Le témoin vedette de la commission Charbonneau Lino Zambito a annoncé qu’il suspend sa collaboration avec l’Unité permanente anticorruption UPAC après avoir appris jeudi le 8 février 2018 qu’il était considéré comme suspect dans l’enquête sur les fuites de renseignements dans les médias.

C’est ce que révèlent des affidavits rendus publics en partie et qui ont servi à obtenir des mandats de perquisition le 25 octobre 2017, le jour de l’arrestation du député Guy Ouellette.  Des documents décaviardés ont été remis aux médias.  Ils révèlent que l'UPAC se livre depuis deux ans à une chasse aux sources journalistiques qui seraient à l'origine de nombreux reportages dont l' enquête Mâchurer qui vise l'ancien premier ministre Jean Charest de même que Marc-A. Bibeau, un important collecteur de fonds du Parti libéral du Québec.  Personne ne fait l'objet d'accusations.

Ces documents suggèrent que les policiers soupçonnent quatre personnes d'avoir divulgué de l'information aux journalistes : le député libéral Guy Ouellette, l'ex-policier Richard Despaties, le policier Stéphane Bonhomme ainsi que l'ex-entrepreneur Lino Zambito.

 
«

D’ici à ce que la population soit rassurée quant à la qualité de la gestion et de la direction de l’UPAC, je vais suspendre toute collaboration jusqu’à ce qu’on puisse reprendre confiance dans [cette organisation] 

»
 

Il se questionne sur les façons de faire de l'UPAC, visant directement le commissaire Robert Lafrenière, et lui reproche notamment d'enquêter sur les témoins qui acceptent de collaborer avec ses enquêteurs et, ce faisant, de nuire à l'avancement de ses propres enquêtes.  Il faut se souvenir que Lafrenière a fait carrière à la Sûreté du Québec (SQ) et que de 2007 à 2011, il était sous-ministre en titre au ministère de la Sécurité publique. Il a été choisi par Jean Charest pour diriger l'UPAC et confirmé pour 5 ans en 2016 par le gouvernement Philippe Couillard.

 
«

Je ne peux pas croire que l'UPAC s'attaque à ma crédibilité.  C'est moi qui vais être témoin pour eux.  Le but derrière cela,  c'est quoi ? En s'attaquant à un témoin dans leurs dossiers, on va faire déraper les procès.  On va les faire dérailler.  On donne des munitions à la défense pour miner ma crédibilité.                                                -  Lino Zambito

»
 

Alors il collaborera avec la Directrice des poursuites criminelles et pénales du Québec (DPCP), dans les dossiers déjà en cour et en cours. 

Il demande au ministre Coiteux de mettre des enquêteurs indépendants sur les «fuites» (genre BEI) ou à l'avocat Michel Bouchard, qui a écrit une rapport sur la division des Affaires internes du Service de police de la ville de Montréal . 

«On a problème - on le voit à travers vos reportages - que les enquêteurs quittent l'UPAC, l'atmosphère n'est pas bonne, les enquêtes n'aboutissent pas, on a des fuites, donc à partir de là, je demande au ministre Coiteux d'agir.  Il faut sortir l'enquête des fuites de médias.  Il faut l'enlever des mains de la haute direction de l'UPAC.»

Il a aussi fortement insisté sur le bris de confiance qui existe avec la haute direction de l'UPAC.  Il accuse même le commissaire de mentir à la population du Québec.   «La confiance n'y est plus, les gens qui collaborent et les gens qui sont sur le terrain n'ont plus confiance à M. Lafrenière et sa clique», a-t-il déclaré, réclamant qu'un ménage soit effectué à la tête de l'UPAC.

 
«

L'Opposition à l'Assemblée nationale devrait se ternir debout et tout faire pour que le projet de loi 107 ne soit pas adopté tant que le ménage ne sera pas fait à l'UPAC, et que le Commissaire soit nommé aux 2/3 des députés.es de l'Assemblée nationale du Québec        -  Lino Zambito

»
 

Par ailleurs, l'ex-témoin vedette de la commission Charbonneau affirme ne pas être l’auteur de la fuite des documents concernant l'enquête Mâchurer.  Selon lui, la fuite proviendrait de l’UPAC elle-même.  Personne n’a encore été accusé dans l’enquête sur les fuites, et les policiers liés à l’UPAC qui sont soupçonnés nient y avoir participé. 

Collaborateur à l’UPAC

Lino Zambito, ancien vice-président de la firme Infrabec — condamné à deux ans moins un jour de détention à domicile, en 2015, pour complot, fraude et corruption en lien avec des contrats publics truqués de la Ville de Boisbriand — a collaboré avec l’UPAC dans plusieurs de ses enquêtes.

Le principal intéressé confirme cette information.

Les enquêteurs croient que Zambito est en contact avec Richard Despatie qui a été congédié par l’UPAC à l’automne 2016 et qui aurait eu «en sa possession des informations d’enquête».   Or, Zambito affirme «ne pas savoir qui est Richard Despatie»

«Il serait dans la salle que je ne pourrais même pas le reconnaître», a-t-il lancé.  «Richard Despaties, je ne le connais pas.  Je ne l'ai jamais rencontré. ... Stéphane Bonhomme, je ne le connais pas non plus.  Et puis encore là, l'UPAC a mes relevés téléphoniques, qu'ils aillent voir si jamais il y a eu une communication quelconque entre nous.  Je peux vous garantir qu'ils n'en trouveront pas»

«

Moi, je suis convaincu que les fuites viennent possiblement de la haute direction de l'UPAC.  Souvent, quand il y a des arrestations (...), on s'en va arrêter quelqu'un à 6 h le matin, les journalistes sont déjà stationnés dans l'entrée de la personne qu'on va arrêter.  Donc, la fuite ne vient pas de cet individu, il ne le sait pas.  Elle peut venir d'une source: de l'UPAC
                   
                
 -  Lino Zambito

»

Ils ont tous nié

On reproche également à Zambito d’avoir dit aux enquêteurs Caroline Grenier-Lafontaine et David Ouellet de l’UPAC, en avril 2017, «qu’il avait vu la preuve [du projet Mâchurer] et que les policiers en ont en masse pour accuser Jean Charest et Marc Bibeau».

Celui-ci confirme ces paroles, mais ajoute qu’il n’a jamais eu en sa possession des documents de l’enquête Mâchurer.

«Que ce soit extrêmement clair, je ne suis pas la source que l’UPAC recherche, puisque je n’ai même pas accès aux dossiers d’enquêtes, je n’ai pas d’information privilégiée sur les processus d’enquête», a-t-il expliqué.

«Il faut arrêter que l'UPAC - vous allez peut-être me trouver dur - que la "clique à Lafrenière" enquête sur les flics, sur les fuites dans les médias. Moi, je peux vous dire qu'on ne peut pas enquêter sur soi-même», a dit M. Zambito.

Rappelons que la semaine dernière, MM. Zambito, Ouellette, Despatie et Bonhomme ont catégoriquement nié toute implication dans ces fuites lorsqu’ils ont été interrogés en cour par les avocats des ex-ministres Nathalie Normandeau et Marc-Yvan Côté, au palais de justice de Québec.

Sources: Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada; Le journal Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc.; La Presse pour Power Corporation du Canada Inc.; TVA Nouvelles, Journal de Montréal pour Québecor Inc.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 12 février 2018

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

 Partie 1 du portrait de Lino Zambito

  Partie 2 du portrait
de Lino Zambito

Zambito pointe vers le financement illégal du Parti Libéral du Québec

  Entrevue de fond avec Lino Zambito

  Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

  Politiciens et politiciennes
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

Employés.es de l'État
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Les propriétaires et administrateurs d'Infrabec - Sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

02

 

À propos de la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics au Québec (Commission Charbonneau) - Sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

03

 

À propos de Sylvie Saint-Jean, ex-mairesse de Boisbriand - Sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

04

 

À propos de Marc-A. Bibeau, responsable de la collecte de fonds auprès des entreprises pour le Parti Libéral du Québec - Sur MétéoPolitique

 
 

Retour au texte

05

 

À propos de David Wissell, propriétaire de ABC Rive-Nord construction, ex-député de la circonscription d'Argenteuil et ministre du Travail dans le gouvernement de Jean Charest.  - Sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

06

 

À propos de Pierre Bibeau, collecteur de fonds pour le Parti Libéral du Québec, planqué à Loto Québec - Sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

Retour Plan du site -  MétéoPolitique - Finance - Corruption - Gens d'affaires - Haut de page