Selon Alain Gravel, journaliste à Radio-Canada, ce qui est étonnant dans la conversation, c’est de constater que le parrain de la mafia ne voulait pas brusquer les choses de peur de nuire aux relations politiques de M. Lalli.

Voici l’extrait de la conversation d'Alain Gravel avec Lee Lalli au téléphone :

« Vito savait que j’appuyais le maire Gérald Tremblay, et j’ai dit : “Regarde, je suis un homme honnête.” J’ai dit que je ne voulais pas être associé à cet homme (Tony Magi). Il n’est pas honnête. Les mots exacts de Vito (à Toni Magi) : “Tony, je comprends Lee. Il a de bons contacts politiques. C’est un homme honnête. Il ne veut pas s’associer avec toi. Ça finit là!” »

Ce que l’on comprend de cet extrait, c’est que Vito Rizzuto veut ménager les relations politiques des gens avec qui il entretient des liens.

Cet extrait prend davantage de sens quand on entend Lalli dire qu’il rendait parfois des services à Rizzuto. « À quelques reprises, Vito m’a demandé si je pouvais le rencontrer à la Cantina, parce que certaines personnes devaient de l’argent à d’autres personnes. Il me disait : “Tu connais cette personne, Lee. Va le rencontrer. Il a fourré quelqu’un pour tel montant d’argent. Regarde ça là!” »

Tout ça montre que le crime organisé, ça ne se passe plus seulement dans la rue. Ça se passe de plus en plus souvent dans nos belles tours de bureaux ou dans les restaurants les plus chics en ville grâce aux réseautages les plus élaborés.

Quel intérêt avait Rizzuto à entretenir de bonnes relations avec des gens comme Lalli? Pourquoi devait-il ménager ses bonnes relations politiques?