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Joël Gauthier n'a rien à se reprocher mais ce n'est pas l'opinion de tous
L'UPAC mène deux enquêtes de front pour fraude
L'Autorité des marchés financiers le poursuit pour fausse déclaration

Tous les soupçons de la police constituent toutefois des allégations qui n'ont pas subi l'épreuve des tribunaux. M. Gauthier n'a d'ailleurs pas été arrêté ni accusé.   Sauf que la preuve publique qu'il est un menteur s'avère.   C'est avec l'argent de Tony Accurso qu'il a acheté sa participation de la firme de construction Hexagone.  

Suite aux documents de cour publiés depuis le 14 avril 2014, Joël Gauthier, ex-DG du PLQ, se retire temporairement de la direction et du C.A. de la Société Investissements Hexagone.   L'Unité permanente anti-corruption du Québec s'intéresse à Joël Gauthier en tant qu'ex-Directeur général du Parti Libéral du Québec, en tant qu'ex-président-directeur général de l'Agence Métropolitaine de Transport (AMT) et en tant que membre du conseil d'administration de l'entreprise Hexagone qui a acheté la participation de Tony Accurso dans plusieurs de ses entreprises.   Les rencontres fréquentes avec des gens sous la loupe de l'UPAC et qui ont témoigné à la Commission Charbonneau en font un témoin éventuel qui devra dévoiler quelques liens entre tous les postes qu'il a occupés et ses fréquentations dans le milieu de la construction.  

Avant de diriger l'AMT, Joël Gauthier était directeur général du Parti libéral du Québec (PLQ), et ce, jusqu'à l'accession au pouvoir de Jean Charest. C'est sous le gouvernement Charest que M. Gauthier a été nommé PDG de (AMT).                                                                  - JosPublic

Joël GAUTHIER au fil du temps

2016

2 mai 2016
Un prêt d'Accurso à Joël Gauthier connu par un cabinet d'avocats

Le cabinet d'avocats Legault Joly Thiffault savait que Tony Accurso avait prêté de l'argent à Joël Gauthier pour racheter une partie de son empire lorsqu'il a donné la garantie à l'Autorité des marchés financiers que M. Accurso n'était pas impliqué dans la transaction.

Selon l'Unité permanente anticorruption (UPAC), le cabinet d'avocats a même parachevé la convention de prêt entre Louisbourg Simard-Beaudry Construction - appartenant alors à M. Accurso - et Joël Gauthier. Ces informations sont présentées dans un document judiciaire en appui à une demande de mandat de perquisition consulté par La Presse.   Ce document concerne une enquête sur la provenance des fonds utilisés par Joël Gauthier pour financer sa partie du rachat de l'empire Accurso. L'UPAC le soupçonne de fraude pour avoir caché la vérité.

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11 février 2016
Le groupe qui avait acheté les entreprises de Tony Accurso a démantelé l’empire

Créée il y a moins de trois ans, Hexagone vient de se placer sous la protection des tribunaux pour se mettre à l’abri de ses créanciers.   Le groupe, qui rêvait de devenir un joueur majeur dans l’industrie de la construction en mettant la main sur l’empire de Tony Accurso, a vu ses ambitions s’effondrer. Après avoir vendu l’essentiel de ses actifs, le nombre des employés d’Hexagone est passé de 2500 à 11.

Dirigé par Joël Gauthier, ancien p.-d.g. déchu de l’Agence métropolitaine de transport (AMT), le nouveau groupe comptait au sein de son conseil d’administration Mario Bertrand, ex-chef de cabinet de Robert Bourassa, ainsi que Gaétan Frigon, ancien p.-d.g de la Société des alcools du Québec, et Yves Duhaime, ex-ministre péquiste.   Outre ces difficultés financières, le président et chef de direction, Joël Gauthier, fut contraint de quitter précipitamment son poste en 2014 dans la foulée d’une enquête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) menée sur lui.   L’UPAC avait d’ailleurs découvert que Tony Accurso avait soutenu financièrement Joël Gauthier lorsqu’il avait fait l’acquisition d’une part de ses entreprises. 

En toute discrétion, l’entreprise a annoncé la semaine dernière qu’en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité, elle avait déposé en Cour supérieure des avis d’intention de faire une proposition à ses créanciers.

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25 avril 2016
L'UPAC enquête sur les liens entre Joël Gauthier et Tony Accurso

Ce n'est pas une, mais bien deux enquêtes pour fraude que l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a ouvertes depuis deux ans concernant Joël Gauthier, visé d'abord comme ancien PDG de l'Agence métropolitaine de transport (AMT) puis comme l'un des dirigeants d'Hexagone qui avait racheté une partie de l'empire Accurso.

Ce dernier élément est au coeur de documents judiciaires qui n'avaient pas été rendus publics jusqu'à maintenant.   Ils sont datés de septembre 2015 et ont servi à l'UPAC pour obtenir un mandat de perquisition à la succursale de la Banque Royale située à la Place Ville Marie.   Tous les relevés des 15 comptes bancaires de Joël Gauthier étaient dans la ligne de mire des enquêteurs.

L'UPAC écrit avoir commencé l'enquête le 27 janvier 2015 à la suite d'une alerte lancée par l'Autorité des marchés financiers (AMF).   Il s'agissait alors de vérifier si M. Gauthier avait bel et bien caché la provenance des fonds investis dans la transaction créant le groupe Hexagone à partir des entreprises de Tony Accurso.

Lire la suite - Sur La Presse

 










 

2015

 
 
 
 

2 avril 2015
Des locomotives à prix d'or qui ne servent qu'à moitié

L'AMT a payé 270 millions de dollars pour acquérir des locomotives au diesel et à l'électricité.   Or, les trois quarts ne roulent qu'au diesel, même si elles ont coûté deux fois plus cher pour une technologie qui ne sert pas.   Un achat fait sous la présidence de Joël Gauthier, dont les relations avec Bombardier entre autres ont été examinées par les enquêteurs de l'UPAC.   Dans un courriel qu'il nous a fait parvenir Joël Gauthier commente pour la première fois l'enquête et accuse l'UPAC d'avoir menti.

« Le prix d'une locomotive bimode est près de trois fois celui d'une locomotive électrique et près de deux fois le prix d'une locomotive diesel. [...] On a acheté quelque chose qui n'était pas essentiel, et même qu'on n'avait pas besoin. »
Jean Lachance, consultant ferroviaire

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29 juin 2015
L'AMF poursuit Joël Gauthier

L'Autorité des marchés financiers intente une poursuite pénale à l'encontre de Joël Gauthier, ex-chef de la direction d'Hexagone.   « L'enquête menée démontre que Joël Gauthier aurait fait une déclaration fausse ou trompeuse à l'Autorité dans le cadre du processus de demande d'autorisation déposée par Hexagone en avril 2013 », indique l'organisme de réglementation et d'encadrement du secteur financier du Québec

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2014

 
 
 
 

31 mai 2014
Patrick Lagacé questionne Gauthier à propos du Cash et des chèques

Des prête-noms, du cash et un parti politique. Trois choses qui ne devraient pas orbiter autour du PDG de l'Agence métropolitaine de transport. Et qui sont pourtant présentes dans la déclaration assermentée de l'escouade Marteau à l'appui d'une perquisition visant le règne de Joël Gauthier à la tête de cette société publique, de 2003 à 2012.   M. Gauthier a été catégorique: «Je n'ai participé à aucune activité du PLQ depuis le 5 novembre 2003. J'ai démissionné comme membre du PLQ à cette date et n'ai plus fait aucune contribution politique depuis cette date, pas plus que participé à quelque activité partisane.»   Les allégations de l'escouade Marteau contredisent cette affirmation. J'ai voulu en savoir plus: j'ai relancé M. Gauthier par courriel. Pas de réponse..   Si j'avais pu parler à M. Gauthier je lui aurais demandé pourquoi il est lié par deux témoins à du financement politique au bénéfice du PLQ, avec du cash et des chèques. Mais il n'a pas répondu à ma demande d'entrevue.

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30 mai 2014
Quand ex-PDG de l'AMT demandait de détruire son cellulaire à « coups de talons »

De sérieuses allégations, dont l'ingérence dans l'octroi de contrats et le recours aux prête-noms, pèsent sur l'ancien président-directeur général de l'Agence métropolitaine de transport (AMT), Joël Gauthier, selon ce que révèle un mandat de perquisition de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) obtenu par Radio-Canada et La Presse

 

3 juin 2014
L'UPAC visite les locaux du Parti libéral du Québec

Les policiers s'intéressaient particulièrement aux courriels de la directrice générale du PLQ, Marie-Ève Ringuette, d'un de ses prédécesseurs, Joël Gauthier, et de l'ancien organisateur en chef Benoît Savard.

Un porte-parole de la formation politique, Maxime Roy, a déclaré en fin de journée que l'opération policière a été menée par quatre ou cinq policiers.

«Ils sont venus avec un mandat de perquisition et ils sont repartis avec des données informatiques», a-t-il dit.

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17 avril 2014
L'ex-DG du PLQ Joël Gauthier se retire d'Investissements Hexagone

L’ex-directeur général du Parti libéral du Québec (PLQ), Joël Gauthier, a annoncé qu’il se retirait temporairement de la direction d’Investissements Hexagone, à la suite de révélations de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), qui mène une enquête sur plusieurs anciens responsables du parti.  

« J'ai pris la décision de me retirer le temps que les allégations concernant le financement au Parti libéral du Québec alors que j'en étais le directeur général, de 1999 à 2003, ainsi que ma situation personnelle dans ce contexte, soient clarifiées ».

Investissements Hexagone œuvre dans le milieu de la construction.   M. Gauthier a pris cette décision, a-t-il expliqué, afin de « préserver intégralement la confiance des autorités envers Investissements Hexagone ».

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2013

22 octobre 2013
Les fils de Tony Accurso se retirent d'Hexagone

James Accurso

Les deux fils de Tony Accurso ne sont plus actionnaires de la compagnie qui a racheté certaines entreprises de construction de leur père.   Marco et James Accurso étaient actionnaires d'Investissements Hexagone, qui possèdent les filiales Groupe Hexagone et Gastier.

Dans un communiqué, Investissements Hexagone a expliqué que les deux frères ont convenu de vendre leurs actions afin de maximiser les chances de la société et de ses filiales d'obtenir les autorisations de l'Autorité des marchés financiers (AMF). Ces autorisations sont nécessaires pour obtenir des contrats publics au Québec.   Les deux frères vont toutefois demeurer à l'emploi du Groupe Hexagone.

Par ailleurs, pour des raisons indépendantes du processus d'autorisation de l'AMF, un troisième actionnaire, Adrien Vigneault, a convenu de vendre sa participation et de quitter l'entreprise. Au terme de cette restructuration, Investissements Hexagone compte trois actionnaires à parts égales, soit Joël Gauthier, Benoît Bégin et Sylvain Gadoury.

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1er mai 2013
De l’empire Accurso à Hexagone

En conférence de presse dans les bureaux de Gastier, Joël Gauthier insiste : la transaction conclue avec Tony Accurso vise avant tout à maintenir entre les mains d’intérêts québécois la plus « importante entreprise de construction au Québec ».   M. Gauthier a ainsi confirmé l’acquisition de Louisbourg SBC, Gastier, Géodex, Ciments Lavallée et Houle H2O pour une somme d’environ 150 millions de dollars.   L’entreprise nouvellement formée, les Investissements Hexagone, sera dirigée par un conseil d’administration de neuf membres, dont cinq seront « indépendants ».   Ce Conseil d'administration sera présidé par Mario Bertrand, ex-stratège de la Coalition avenir Québec (CAQ).   Il sera épaulé par Gaétan Frigon, ancien p.-d.g. de la Société des alcools, et Yves Duhaime, ex-ministre péquiste.   Montré du doigt dans le cafouillage entourant le projet du train de l’Est, Joël Gauthier agira à titre de président et chef de la direction d’Investissements Hexagone. Fils et petit-fils d’entrepreneurs en construction, il dit effectuer un retour aux sources.   « Moi, dans la vie, je n’ai jamais voulu être avocat. Je n’ai jamais voulu être président de l’AMT, a-t-il admis. Mon rêve, c’était d’hériter de la compagnie de mon grand-père. Aujourd’hui, je réalise un rêve. »

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2012

13 janvier 2012
Joël Gauthier quitte l'AMT

 

Les jours de Joël Gauthier à la tête de l'Agence métropolitaine de transport (AMT) sont comptés. Le gouvernement Charest a choisi son successeur, et la nomination sera chose faite au début du mois de février 2012.   Dans une entrevue la présidente du Conseil du Trésor, Michelle Courchesne, a carrément exécuté cet allié politique en retirant sans ménagement à l'AMT la responsabilité du chantier du train de l'Est.   Québec, a-t-elle dit, est «très insatisfait» du travail de l'AMT dans ce dossier.   En cinq ans, les coûts estimés de ce chantier sont passés de 300 à plus de 715 millions.   En réduisant son ampleur - par exemple en éliminant la gare prévue à Charlemagne -, Québec compte réduire la note à 671 millions

À Québec, les rumeurs des frictions entre M. Gauthier et la ministre Courchesne courent depuis des semaines.   Infrastructures Québec, l'organisme responsable des grands travaux publics, avait été appelé à la rescousse pour arbitrer le litige avec le Trésor et encadrer le travail de l'AMT.   Dans les coulisses, on indique que Gauthier est entré en collision avec plusieurs ministres des Transports, notamment Michel Després et Julie Boulet, ses ministres de tutelle, une situation toujours explosive.   Plus récemment, il s'est colleté avec Mme Courchesne, «qui a eu sa tête», résume-t-on dans les officines libérales.

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Alain Paquet, député provincial de la circonscription de Laval, Michelle Courchesne ministre des Transports, Gilles Vaillancourt ex-maire de Laval et Joël Gauthier ex-pdg de l'AMT - L'équipe du Parti Libéral du Québec à Laval

2006

22 juin 2006
Billets de faveur de Bombardier

 

Les documents de l'UPAC démontrent à quel point Joël Gauthier était proche de certaines firmes. Par exemple, le 22 juin 2006, il aurait confirmé sa présence à un spectacle de Madonna, au Centre Bell, en compagnie de Rosaire Sauriol (Dessau), Jean Charest (ex-premier ministre), Jean-Pierre Sauriol (Dessau), David Whissel (député libéral), Benoît Savard et Violette Trépanier.

Source Radio-Canada et documents de l'UPAC

 

 
 

Le discours commence à changer...
Est-ce que la mijoteuse de l'UPAC se ferait sentir ?

 
 

L'ex-directeur général du Parti libéral du Québec (PLQ), Joël Gauthier, a avoué à la police qu'il y avait du « financement corporatif » au sein de sa formation politique. Les enquêteurs y voient une preuve que des entreprises auraient violé la loi au profit du PLQ pendant des années.

Les témoignages de Gauthier sont inclus dans de nouveaux affidavits policiers rendus publics le 16 avril 2014 par un juge.

Ces document, qui contiennent des dizaines de pages et dont très peu de passages sont cachés, sont les plus incriminants à ce jour pour le parti dont Philippe Couillard est aujourd'hui le chef, et qui vient d'être élu par les Québécois pour un mandat majoritaire. ( 09 )

Le 14 mai 2013, Gauthier a affirmé à un enquêteur de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) « qu'il n'y a pas d'argent "cash" au PLQ mais qu'il y a du financement corporatif ».

Ce faisant, le directeur général du PLQ de 1999 à 2003 pourrait placer les agissements de la formation politique en contravention avec la loi provinciale.   En effet, depuis 1977, la Loi régissant le financement des partis politique stipule que seuls les individus, et non les entreprises, peuvent faire des dons aux candidats et à leurs formations.

D’ailleurs, le PLQ comptabilisait soigneusement les dons provenant des membres des entreprises dans un document interne, ont découvert les enquêteurs.

Les déclarations fournies par Gauthier, dans le cadre de plusieurs rencontres en lien avec l'enquête «Joug» sur le financement politique illégal, sont exhaustives.

Celui qui fut  nommé à la tête de l'Agence métropolitaine de Transport (AMT) en 2003 mentionne que lorsqu'il oeuvrait au sein du PLQ, le financement sectoriel (provenant surtout de personnes travaillant dans certaines entreprises ciblées) était la norme.

« Il y avait du financement sectoriel au PLQ, mais toujours en chèque personnel », a-t-il  expliqué lors d'une des rencontres, selon les notes des enquêteurs.   « Il mentionne que quand les bénévoles reçoivent les chèques et qu'ils reçoivent des 25 000 $ d'un seul coup, les responsables vont marquer qui est la firme derrière ces dons », ont aussi relevé les policiers.

En apparence, le financement sectoriel respectait la loi puisque le parti recevait des chèques personnels. Mais les policiers n'ont pas été aveuglés.

« Les employés de ces entreprises servent de prête-noms pour financer le Parti. Leurs dons sont par la suite remboursés par l'entreprise. Par ce stratagème les entreprises contournent la loi électorale et réussissent à financer le Parti libéral », notent-ils dans les affidavits.

Deux autres directeurs du PLQ ont été rencontrés par les policiers, dont Robert Parent, qui a oeuvré de 2003 à 2008. Dans deux déclarations écrites, ce dernier a également évoqué le financement sectoriel, mais n'a pas spécifiquement parlé de financement corporatif.

Parent a expliqué aux enquêteurs que le rôle de l'homme d'affaire Marc Bibeau ( 10 ), largement considéré comme le grand argentier du PLQ, «était d'identifier des gens et de faire de la sollicitation de manière bénévole ».

C'est une employée du parti, l'ex-députée Violette Trépanier, qui s'occupait de coordonner les événements de financement et de gérer les disponibilités des députés présents aux rencontres.

 

 
 

L'UPAC: des agendas sous la loupe

 
 

L'Unité permanente anti-corruption (UPAC) scrute à la loupe les activités de l'ancien directeur du Parti Libéral du Québec, Joël Gauthier, après sa nomination comme président de l'Agence métropolitaine des Transport AMT.   L'UPAC a récemment obtenu des centaines de pages d'agendas et des copies de courriels relatifs à l'emploi du temps de M. Gauthier à l'Agence métropolitaine de transport (AMT), entre 2003 et 2012.

Ces documents poussent les policiers à se questionner sur ses rencontres avec certains des principaux acteurs de la collusion à Montréal au cours des dernières années, dont l'ex-vice-président de la firme de génie-conseil Dessau, Rosaire Sauriol. Son nom apparaît rien de moins que 23 fois dans les agendas, entre 2006 et 2009. ( 04 )

Joël Gauthier était invité par M. Sauriol dans plusieurs activités privées et publiques, notamment dans la loge de Dessau du Centre Bell, pour le spectacle de Madonna en juin 2006.   «On a parlé d'affaires quelques fois, mais Rosaire était aussi un grand ami et il l'est encore d'ailleurs», a commenté Joël Gauthier.

Tony Accurso

En plus d'avoir été accusé de complot, de fraude, d'abus de confiance et de corruption après l'opération Honorer en 2013, Rosaire Sauriol a avoué devant la commission Charbonneau s'être livré à du financement illégal et de la collusion.

Rosaire Sauriol a poliment refusé d'aborder le sujet lorsque nous l'avons joint au téléphone.

M. Gauthier est maintenant président du groupe Hexagone ( 05 ), qui regroupe plusieurs anciennes entreprises de l'homme d'affaires Tony Accurso.

Borsellino et Tomassi

Certains lunchs prévus suscitent beaucoup de curiosité à l'UPAC. Notamment un souper prévu en mai 2007 au restaurant Le Muscadin, rue Notre-Dame à Montréal, en compagnie de Joe Borsellino et de l'ex-ténor libéral Tony Tomassi. ( 06 ) Que faisait l'ancien ministre de la Famille à table ce soir-là ?

«Borsellino avait des problèmes sur un chantier de l'AMT, explique Joël Gauthier.   Il est sûrement passé par Tomassi pour me rencontrer.   Je ne connaissais pas Borsellino avant ce soir-là

Selon nos informations, Tony Tomassi aurait joué le rôle d'entremetteur à une autre reprise en lien avec des dossiers de l'AMT.   Après cette première rencontre, cinq autres rencontres étaient planifiées entre l'homme d'affaires et le gestionnaire de l'AMT sur une période de deux ans.   L'une d'elles a eu lieu au Centre Bell, à laquelle les épouses des deux hommes étaient invitées.   «Ça a toujours été pour régler des dossiers professionnels», assure Joël Gauthier.

Tony Tomassi ex-député du Parti Libéral du Québec et Joe Borsellino de Garnier Construction

Hockey avec Cima +

Les documents consultés montrent des rencontres avec d'autres firmes de génie québécoises éclaboussées par des scandales et l'emploi du temps de M. Gauthier.   Génivar, SNC-Lavallin, Cima + et Louisbourg font partie des firmes souvent mentionnées dans l'agenda.   Ces entreprises avaient toutefois un lien d'affaires avec l'AMT. L'un des événements à l'horaire se déroulait encore une fois au Centre Bell où Joël Gauthier était invité dans la loge corporative de CIMA +.   Le président de cette firme de génie lavalloise, Kazimir Olechnowicz, et l'ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt y étaient également conviés.
( 07 )

«Il n'y avait pas juste eux! Il y avait plusieurs personnes du ministère des Transports avec nous (...) En tout cas, je peux vous dire une chose, je n'ai pas de problème à dormir! J'ai toujours été honnête», conclut-il.

«

M. Gauthier est maintenant président du groupe Hexagone, qui regroupe plusieurs anciennes entreprises de l'homme d'affaires Tony Accurso

»
 
 

La Commission Charbonneau

 
 

Joël Gauthier à l'antenne de télévision TVA

Joël Gauthier ne décolère pas

Il trouve la situation désolante: «De laisser planer des doutes que ‘M. Gauthier et M. Paolo Catania se sont vus' et qu'il y aurait peut-être eu des actes criminels ou de la corruption, sans même faire un minimum de vérifications..
 

7 novembre 2012: la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction s'est récemment intéressée au club privé 357c, où des entrepreneurs, ingénieurs, élus et fonctionnaires municipaux ont tenu depuis 2005 de nombreuses rencontres à l'abri des regards.   Le 26 octobre 2012, cinq enquêteurs ont inspecté le chic établissement du Vieux-Montréal et mis la main sur la liste des visiteurs.   La Commission Charbonneau a dévoilé les noms de ceux et celles qui ont participé à ces rencontres, sans dévoiler la nature des discussions qui y ont été tenues.   Monsieur Joël Gauthier faisait partie de la liste déposée par la Commission.

Nommé à deux reprises lors des audiences de la Commission Charbonneau, l'ancien président de l'AMT, Joël Gauthier, est tout simplement furieux.

Au micro de Benoît Dutrizac sur les ondes du 98,5 fm, l'ancien président de l'AMT a tenu à défendre sa réputation, de même que celle de son bon ami Pierre Bibeau ( 01 ), ancien vice-président de Loto-Québec éclaboussé par le témoignage de Lino Zambito ( 02 ) à la Commission.

M. Gauthier déplore le fait que des gens cités lors des audiences n'ont pas bénéficié d'une opportunité de se défendre.   « La Commission permet le salissage de réputations », s'indigne-t-il.

Sans nier, il confirme avoir eu deux rencontres avec Paolo Catania au fameux club privé 357c du Vieux-Montréal, et avoir été rencontré par des enquêteurs de la Commission en août 2012, mais attend toujours un retour d'appel tel que promis lors de cette rencontre.

Il est convaincu que « MM. Catania et André Fortin ( 03 ) n'ont pas aimé leurs rencontres avec moi, car la première était pour m'annoncer qu'un litige allait s'enclencher concernant des terrains à Candiac, et la seconde, car j'ai refusé le règlement du litige qu'ils me proposaient ».

L'ancien directeur général du PLQ affirme avoir rencontré M. Catania seulement en février de l'année 2007.

« Dès qu'on porte l'étiquette du Parti libéral, on ne bénéficie plus de la présomption d'innocence. »

Concernant Pierre Bibeau, il croit que son ami n'a jamais accepté d'argent de M. Zambito, ajoutant même que ce dernier « a menti » lors de son témoignage à la Commission.

Ironique, il a relevé que la Commission avait précisément demandé ses présences aux dirigeants du club privé. «Ils auraient pu alors voir que je suis allé au 357c fréquemment, avec l'ancien premier ministre du Québec Lucien Bouchard et avec le président de la FTQ Michel Arsenault», a-t-il conclu. ( 08 )

 

 

Sources: Commission Charbonneau: Commission d'enquête sur 'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, Journal La Presse/Gesca pour Power Corporation of Canada et à la Radio 98.5 Fm Montréal pour Henri Audet et Rogers Communication, Journal de Québec et TVA Nouvelles pour Québecor.

Choix de photos, Fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication mise à jour le 30 avril 2016

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

  Politiciens et politiciennes
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

Employés.es de l'État
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

Notes & Références encyclopédiques:

01
 

À propos de Pierre Bibeau ? Sur MétéoPolitique

 

 

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02
 

À propos de Lino Zambito ? Sur MétéoPolitique

 
 

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03

Qui sont Paolo Catania et André Fortin ? Sur MétéoPolitique

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04

 

À propos de Rosaire Sauriol, ex-vice-président de la firme de génie-conseil Dessau - Sur MétéoPolitique

 
 

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05

 

Les propriétaires et administrateurs du Groupe Hexagone, certaines des ex-entreprises de Tony Accurso. - Sur MétéoPolitique

 

 

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06

 

À propos de l'entrepreneur en construction Joe Borsellino et de l'ex-ténor libéral Tony Tomassi - Sur MétéoPolitique

 

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07

 

À propos du président de Cima +, Kazimir Olechnowicz, et l'Ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt - Sur MétéoPolitique

 

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08

 

À propos de l'ex-premier ministre du Québec Lucien Bouchard et avec le président de la FTQ Michel Arsenault - Sur MétéoPolitique

 

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09

 

À propos de Philippe Couillard et ses conflits d'intérêts - Sur MétéoPolitique

 
 

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10

À propos de Marc Bibeau - Sur MétéoPolitique

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