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 Joe Borsellino, ses conflits d'intérêts et ses trous de mémoire
devant la Commission Charbonneau
(attention de pas confondre avec Giuseppe Borsellino du Groupe Petra)

PDG de Garnier construction de Laval, initiateur et directeur général de la Fondation Garnier Kids, et client de la firme de sécurité BCIA, ami de Tony Tomassi l'ex-député du Parti Libéral du Québec accusé de fraude. L'homme est proche de Jocelyn Dupuis ex-directeur général de la FTQ-Construction, accusé de fraude. Il est mis en cause dans le manège de la collusion à Montréal par deux témoins à la Commission Charbonneau. Il est reconnu comme témoin récalcitrant devant la Commission Charbonneau. Jean Charest, ex-premier ministre et Jacques P. Dupuis, ex-ministre de la justice du Parti Libéral du Québec ont contribués à sa fondation Garnier Kids.

Le cartel des travaux publics échappe aux accusations fédérales. Le Bureau de la concurrence ne déposera pas d'accusations contre des entrepreneurs. Ceci ne touche pas aux autres allégations, arrestation avérée ou à venir - 10 mai 2017

Homme d'affaires de l'industrie de la construction

Il est président-propriétaire de 9057-4245 Québec Inc., de Construction Garnier ltée et de Opron, propriété de Joe Borsellino sous le voile corporatif d'une série de compagnies dont les raisons sociales Soremat, B.S.G. Opron construction, Construction CYVEX et autres compagnies à numéros. Il est aussi Directeur général de Garnier Kids

  Organigramme montrant l'ensemble des entreprises de Joe (Giuseppe) Borsellino

 Le 18 décembre 2013, Giuseppe " Joe" Borsellino quitte Garnier ?

 
 

18 entreprises et 3 individus échappent à la Justice
10 mai 2017

 
 

Une vingtaine d’entrepreneurs soupçonnés d’avoir formé un cartel des travaux publics à Montréal, dont certains allaient livrer de l’argent comptant à la mafia, ne seront finalement pas accusés par le Bureau de la concurrence.

Après des années d’enquête, l’organisme fédéral abandonne l’«opération Rubicon» qui visait les hommes d’affaires et les entreprises soupçonnés d’avoir participé pendant 15 ans à un système de collusion dans les contrats d’aqueduc et d’égout, d’asphaltage, de trottoirs et d’aménagement de parcs.

Parmi les entrepreneurs blanchis figurent plusieurs hommes d’affaires que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a filmés dans l’ancien repaire de la mafia, le café Consenza, en 2004 et 2005.

Il est question notamment de «M. Trottoir», Nicolo Milioto, qui jouait le rôle d’intermédiaire entre le crime organisé et le cartel, selon les témoignages entendus à la commission Charbonneau.

Témoin vedette

Témoin vedette de la commission Charbonneau, l’entrepreneur déchu Lino Zambito est aussi passé par le repaire.   Contacté par Le Journal, il explique que le Bureau de la concurrence lui avait proposé de collaborer à l’enquête.

«Mais c’est trop compliqué, dit-il. Ils n’offraient pas l’immunité complète.»

En 2015, Le Devoir écrivait d’ailleurs que le Bureau «peinait à recruter des témoins» pour son opération contre les cartels de travaux publics à Montréal.

Zambito croit aussi qu’Ottawa «n’a pas d’enquêteur chevronné là-dessus».

«Ils se sont fiés à ce qu’ils ont entendu à la commission Charbonneau», dit-il.

«L’enquête du Bureau de la concurrence à propos d’activités anticoncurrentielles alléguées à Montréal (...) a été discontinuée», écrit l’organisme fédéral dans un courriel, sans autre explication.

L’organisme réfère cependant à des documents qui montrent que la Sûreté du Québec, qui accompagnait le Bureau lors de ses perquisitions, pourrait avoir recueilli du matériel qui n’était pas visé par les mandats. L’organisme fédéral a même dû réaliser une enquête interne à ce sujet.

Caviardé

Les documents sont cependant lourdement caviardés et ne révèlent pas si ces anomalies ont eu des répercussions sur l’issue de l’opération Rubicon.

C’est la deuxième fois en quatre mois que le Bureau de la concurrence abandonne une enquête au sujet d’un présumé cartel dans le secteur de la construction.   En janvier 2017, l'Agence de presse QMI révélait que huit individus et entreprises de la région de Saint-Jean-sur-Richelieu avaient vu les accusations contre eux être retirées. 

18 entreprises et 3 individus échappent à la Justice 

Au total, le Bureau de la concurrence soupçonnait 18 entreprises et trois individus d’avoir conclu des accords de partage de contrats de travaux civils et déposé des soumissions après s’être entendus.

Les entrepreneurs ont réalisé les travaux en question pour la Ville de Montréal et l’ancien Hôpital fédéral pour anciens combattants de Saint-Anne-de-Bellevue, de 1997 à 2009.

Dans le cadre de son enquête sur ces infractions alléguées aux lois fédérales sur la concurrence, le Bureau a mené des perquisitions dans les locaux de 18 entreprises de travaux publics agissant à Montréal.

Charbonneau

Les dénonciations qu’a déposées le Bureau de la concurrence pour obtenir les mandats reposent toutefois largement sur les révélations de la commission Charbonneau, qui ne peuvent servir de preuve en cour.

L’organisme fédéral ne déposera donc aucune accusation contre les entreprises et individus nommés ci-dessous:

 

BP

 

Canbec

Catcan - Paolo Catania (cousin d'un autre Paolo Catania inculpé dans le scandale de Faubourg Contrecoeur à Montréal)

Garnier et son président Joe Giuseppe Borsellino

Mivela et son président Nicolo Milioto

 

Super et son président Francesco Cappello

TGA - Joseph Piazza

ATG - Accursio-Alex SCIASCIA

Mirabeau - Dominico Arcuri

Pavages C.S.F. - Domenico Camalerri

 

Conex - Tony Conte

Terramex - Michel Leclerc

 

Bentech

DJL - Marcel Roireau

Groupe Dubé

LA Hébert

Doncar - Joseph Giguère

Soter - Marc Lussier

 

Joe Borsellino a menti à la commission sur ses liens avec les Rizzuto
Extrait d'un échange devant la commission Charbonneau entre Me Simon Tremblay et Joe Borsellino, le 6 février 2013

 

Q. Quelles familles connaissez-vous qui proviennent de la Sicile?

R. Je connais beaucoup de familles qui viennent de la Sicile.

Q. Oui. Lesquelles?

R. Je connais les familles comme vous les connaissez, les Rizzuto.   C'est ça.

Q. O.K. Alors, est-ce que ce sont des gens qui vous sont familiers, que vous côtoyez?

R. Non, pas au point de côtoyer, mais que je connais.  Que je connais.  J'ai déjà salué.

L'enquêteur Éric Vecchio a présenté trois écoutes électroniques, faites entre 2003 et 2005, qui démontrent que l'ex-PDG de Construction Garnier, Joe Borsellino, avait des relations personnelles et professionnelles avec le clan mafieux Rizzuto.   Il a donc menti lors de son témoignage devant la commission Charbonneau en février 2013.

L'enquêteur Éric Vecchio a présenté des conversations téléphoniques entre M. Borsellino et Vito Rizzuto, de même qu'entre l'entrepreneur et Nick Rizzuto fils.   Il a précisé qu'il existe d'autres écoutes, faites par la GRC lors de l'opération Colisée, et non présentées devant la commission.

« Moi, je peux vous confirmer qu'il était en relation, et d'affaires et personnelles » avec les Rizzuto, a soutenu l'enquêteur Éric Vecchio.

« On a beaucoup de conversations où M. Borsellino est en contact pour des activités sociales avec M. Rizzuto », a-t-il poursuivi « et dans ces conversations, MM. Rizzuto et Joe Borsellino étaient en contact continuel pour un dossier qui impliquait une bande autochtone de Colombie-Britannique ».

L'enquêteur a expliqué que M. Borsellino était alors impliqué avec cette bande par l'entremise de son entreprise Pipelines Summit.

Joe Borsellino a aussi eu des discussions avec d'autres individus liés au crime organisé, dont Lorenzo Giordano, qui a été accusé dans la foulée de l'opération Colisée.

Un témoignage remis en question

Lors de son témoignage devant la commission Charbonneau en février 2013, Giuseppe « Joe » Borsellino avait reconnu que ses parents étaient originaires de Cattolica Eraclea, le même village sicilien que le patriarche du clan, Nicolo Rizzuto père, mais plaidé qu'il n'avait jamais entretenu de liens avec la mafia.

Il avait cependant admis être allé au mariage de Léonardo Rizzuto, un des fils de Vito Rizzuto, le 19 juin 1999.

Il avait par la suite reconnu avoir fréquenté le café Consenza, connu comme le quartier général du clan Rizzuto, et admis avoir déjà acheté des billets pour des événements sociaux reliés au financement de l'Association Cattolica Eraclea.

Joe Borsellino avait par ailleurs fermement démenti avoir versé de l'argent au clan Rizzuto ou à d'autres entrepreneurs dans le cadre d'un système collusionnaire impliquant des entrepreneurs en construction à Montréal.

« Je n'ai jamais payé de cotes. J'aurais mieux aimé donner les clefs de mon entreprise », avait-il affirmé.

Selon plusieurs témoins, dont l'ex-entrepreneur Lino Zambito et l'ex-fonctionnaire montréalais Gilles Surprenant, Construction Garnier faisait cependant partie, dans les années 2000, d'un cartel des égouts dont les membres devaient verser 2,5 % de la valeur des contrats truqués à Nicolo Milioto.

Ce dernier, un habitué du Consenza, avait été qualifié devant la commission, à l'automne 2012, par l'enquêteur Éric Vecchio, d'« intermédiaire » entre le clan mafieux Rizzuto et des entrepreneurs pratiquant la collusion à Montréal.  L'entrepreneur avait été aperçu 236 fois au café Consenza lors de l'opération Colisée, avait-il noté.

 

Borsellino, un témoin récalcitrant

 
 

Le 4 février 2012, Joe Borsellino, fondateur et président de Garnier Construction, a commencé son témoignage devant la Commission Charbonneau

Le président de cette entreprise de construction, qui a un chiffre d'affaires de 55 millions $ en 2012, livre un laborieux témoignage devant la Commission Charbonneau.

Le procureur de la commission Simon Tremblay, qui mène son interrogatoire, a précisé d'entrée de jeu que le témoin avait refusé de rencontrer les enquêteurs de la commission pour une entrevue préalable, ce qui laisse planer un doute sur sa volonté de collaborer.

En première journée de comparution, Giuseppe Borsellino s'est effectivement montré évasif sur la quasi totalité des questions que lui a posées Me Tremblay. Il s'est même montré étonné lorsque le procureur lui a dit qu'il était président d'une entreprise d'arpentage. « C'est une petite compagnie », dira-t-il ensuite, en guise d'explications.

Organigramme montrant l'ensemble des entreprises de Joe (Giuseppe) Borsellino

1,8 million $ déposé

En interrogatoire le 5 février 2013, l'avocat de la Commission Me Tremblay l'a surpris en lui demandant s'il se souvenait avoir déposé la somme précise de 1 824 218,04 $ à une succursale de la Banque Nationale de la rue La Gauchetière, à Montréal, le 25 octobre 2004.

Le témoin a d'abord demandé au procureur s'il pouvait lui présenter des documents à cet effet, avant de lui répondre que non, il ne s'en rappelait pas. En après-midi, il s'est rappelé de trois chèques totalisant ce montant en affirmant qu'ils provenaient d'agences publiques

Il s'est permis de reprocher à la commission de faire des sous-entendus avec ses questions, ce qui a fait sortir la juge France Charbonneau de son mutisme. «Vous êtes bien mal placé pour faire des remontrances à la commission», lui a-t-elle lancé.

On n'en a pas su davantage sur cette somme.

Il est à noter que le patron de Garnier Construction porte le même nom qu'un autre promoteur qui dirige le groupe Petra-St-Luc, et dont les activités ont été évoquées lors du témoignage de Joseph Farinacci. Cependant au registre des entreprises du Québec le président de Garnier construction porte le prénom de Joe.

Après la première journée de témoignage le procureur de la Commission Charbonneau
a invité le témoin récalcitrant Joe Borsellino a réfléchir et activer sa mémoire

 
 

Un nom évoqué à plusieurs reprises

 
 

Le nom Joe Borsellino a déjà été évoqué à plusieurs reprises devant la commission. L'ex-propriétaire d'Infrabec, Lino Zambito, l'ingénieur retraité de la Ville de Montréal Gilles Surprenant et l'entrepreneur Michel Leclerc y ont notamment fait référence. ( 02 )

Lors de son témoignage, Lino Zambito a identifié Garnier Construction comme l'une des entreprises faisant partie du cartel des égouts actif à Montréal au cours des années 2000.

Lino Zambito a soutenu que ces entreprises devaient verser 2,5 % de la valeur des contrats truqués obtenus à Nicolo Milioto, alors dirigeant de Mivela Construction ( 03 ), un homme identifié comme un intermédiaire entre les entrepreneurs et le clan mafieux Rizzuto ( 04 ) par un enquêteur de la commission.

L'ex-entrepreneur avait précisé que les mêmes entrepreneurs versaient une autre ristourne de 3 % sur les contrats obtenus à Nicolo Milioto pour le financement d'Union Montréal, et ce, à compter de 2005 ou 2006.

En octobre 2012, Gilles Surprenant ( 05 ) a aussi désigné Garnier Construction comme une des dix entreprises de construction impliquées dans un système de collusion à la Ville de Montréal entre 2000 et 2008.

M. Surprenant a révélé avoir reçu quelque 700 000 $ en pots-de-vin de la part des membres de ce cartel, dont 102 500 $ de Joe Borsellino.

Luc Leclerc, qui a longtemps été ingénieur chargé de la surveillance des chantiers à la Ville de Montréal, a aussi dit qu'il recevait de l'argent de Joe Borsellino, en échange de l'approbations de faux extras. Il dit avoir déjà reçu 25 000 $ de ses mains.

De son côté, Michel Leclerc de Terramex ( 06 ) a expliqué avoir découvert la réalité de la collusion à Montréal au contact de Joe Borsellino, à la fin des années 1990. Ce dernier lui avait alors, à deux reprises, demandé de se « tasser » pour des contrats lancés par la Ville de Montréal en 1997.

À la première occasion, a-t-il dit, Joe Borsellino lui a offert 50 000 $ pour qu'il se retire d'une soumission qu'il avait remportée. Michel Leclerc a raconté que quelques jours après avoir refusé l'offre, M. Borsellino et un autre homme l'avaient intercepté dans son camion pour insister de nouveau, mais en vain. « Il y a eu un petit peu d'intimidation », a-t-il dit.

« Dans les jours qui ont suivi cette rencontre-là, on a eu un appel à la bombe au bureau, et puis on a eu de l'équipement qui a été volé et endommagé. J'en ai déduit que c'était peut-être en rapport avec cet événement-là », a conclu Michel Leclerc.

Enfin, son nom est ressorti lorsqu'il a été révélé que l'ex-grand patron des travaux publics à la Ville de Montréal, Robert Marcil, ( 07 ) avait remis sa démission en juin 2009 après avoir été interrogé par des enquêteurs de la Ville au sujet d'un voyage en Italie en sa compagnie.

 
 

Liens avec Jocelyn Dupuis, ex-directeur de la FTQ-Construction

 
 

Après avoir fait le tour des entreprises dans lesquelles M. Borsellino est impliqué, le procureur Tremblay a posé de nombreuses questions au témoin au sujet de sa relation avec l'ex-directeur général de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis

Il a laissé entendre que le témoin avait contacté Jocelyn Dupuis en 2008 pour s'informer de la possibilité d'obtenir des contrats dans le cadre d'un projet de rénovation d'une usine de Rio Tinto au Saguenay.

Jocelyn Dupuis ( 01 ).

Selon lui, six entreprises ont été invitées à soumissionner pour ce contrat de 40 millions de dollars, dont Opron, qui fait partie du groupe que dirige Jos Borsellino.

Le témoin a longtemps tergiversé à ce sujet. Il a dit ne jamais avoir fait de démarches pour Opron, avant d'admettre qu'il avait bel et bien contacté « des amis » pour s'informer de la possibilité d'obtenir des contrats. Jocelyn Dupuis était l'un d'eux, a-t-on finalement appris.

La commission a aussi fait ressortir que M. Borsellino a laissé à M. Dupuis l'usage d'un condo, qui appartenait à sa compagnie GP Argus, au 1000 de la Commune, entre mai 2007 et août 2010. Il ne lui a demandé aucun loyer pour occuper l'unité 617. Cette adresse prestigieuse a fait l'objet d'un reportage de l'émission Enquête sur Radio-Canada.

Une partie des conversations téléphonique enregistrées en 2008 et mise en preuve se déroulent entre MM. Borsellino et Jocelyn Dupuis, mais aussi entre ce dernier et un certain Pierre.  Elles font ressortir l'intérêt du propriétaire de Garnier Construction pour le contrat de rénovation de 40 M$ d'une usine de Rio Tinto au Saguenay, évoqué devant la commission.

M. Dupuis aurait parlé avec ce Pierre pour « organiser » la présence d'Opron (Garnier) dans ce contrat. L'ex-directeur général de la FTQ-Construction demande « un coup de main là-dessus » à Pierre, qui dit que M. Borsellino doit trouver un associé au Saguenay. Dans une autre conversation, Dupuis confirmera à Pierre qu'un associé a été trouvé.

Dans une autre conversation du 24 décembre entre MM. Dupuis et Borsellino, ce dernier lui propose d'embarquer dans un projet de 50 M$ pour rénover des clubs Med. M. Borsellino soutient que leur relation est purement fondée sur l'amitié.

« Il y a beaucoup de choses avec M. Dupuis, comme ami, qu'on a fait ensemble. » — Giuseppe Borsellino

M. Dupuis a dirigé la FTQ-Construction pendant 11 ans, soit jusqu'en septembre 2008, lorsqu'il a démissionné à la demande du président de la FTQ d'alors, Michel Arsenault. Les écoutes diffusées à la commission ont été effectuées entre octobre et décembre 2008 dans le cadre de l'enquête Diligence qui visait notamment M. Dupuis.

Après avoir quitté la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis est devenu PDG de Carboneutre, une entreprise dans laquelle était aussi impliqué le caïd Raynald Desjardins.

Ici on retrouve toute une série de liens entre le financement occulte du Parti Libéral du Québec impliquant Line Beauchamp et son ex-conjoint Pierre Bibeau. ( 08 )

Lors de son témoignage, il a notamment été longuement question d'un contrat de réfection d'une usine de Rio Tinto Alcan au Saguenay, en 2008, évalué à 40 millions.

Line Beauchamp, ex-ministre du Parti Libéral du Québec a participé à un déjeuner de collecte de fonds avec des représentants de Carbonneutre

Me Tremblay sous-entendait, par ses questions, que M. Borsellino s'était à l'époque informé auprès du dirigeant syndical pour savoir ce qu'il pouvait faire pour accroître ses chances d'y obtenir le contrat. Il lui a notamment suggéré que M. Dupuis aurait pu lui dire de s'associer avec une entreprise locale du Saguenay, par exemple, pour augmenter ses chances.

«Je ne suis même pas au courant d'une rénovation d'usine», a-t-il lancé au procureur, avant d'ajouter: «si j'ai parlé avec Jocelyn, et d'une usine chez Rio Tinto, c'est juste pour voir si c'est possible d'y aller».

L'ex-dirigeant d'Infrabec, Lino Zambito, a déjà dit sous serment devant la commission que Garnier Construction participait au stratagème de collusion mis en place par les entrepreneurs du secteur des égouts.

La FTQ-Construction est la plus importante organisation syndicale du secteur de la construction depuis plusieurs années. M. Dupuis a dirigé l'organisation syndicale de 1997 à 2008. C'est le président de la FTQ, Michel Arsenault, qui lui avait demandé de quitter son poste, après que Radio-Canada eut levé le voile sur ses comptes de dépenses.

 

Garderies et construction

 
 

Son nom et celui de sa compagnie avaient été au centre d’une des nombreuses controverses qui ont défrayé les manchettes durant plusieurs mois dans l’épineux dossier des garderies privées à 7$.

Lors d’une période de questions à la fin d’avril à l’Assemblée nationale, le député péquiste Nicolas Girard avait interrogé l’ex-ministre Tony Tomassi sur ses liens avec Joe Borsellino, un contributeur à la caisse du Parti libéral du Québec.

Il avait notamment rappelé que les sœurs Loredana et Josephine Primiani, qui avaient siégé à l’exécutif de la circonscription du ministre, avaient obtenu en 2008 un troisième permis pour une garderie en construction. Le contrat d’excavation de l’édifice de cette nouvelle garderie avait été octroyé à Construction Garnier.

«L’ami et entrepreneur en construction Borsellino a eu droit aux grands honneurs de la part du député de LaFontaine. Il lui a fait signer le livre à l’Assemblée nationale, nous avons une photo pour en témoigner. Est-ce que le député de LaFontaine va encore nous expliquer que tout cela est le fruit du hasard?» avait demandé Nicolas Girard.

 Sa compagnie a construit des garderies privées pour des permis de garde octroyés par Tony Tomassi.

Ce dernier avait répliqué que les garderies privées, au contraire des CPE, peuvent accorder des contrats à qui bon leur semble.

Tony Tomassi et
         Joe Borsellino

24 décembre 2008  Transcription déposée par la Commission Charbonneau, de conversation téléphonique entre Joe Borsellino et Jocelyn Dupuis

JOE: Ah! J'avais de la visite à maison.

JD: Oui?

JOE: Ouais, un de mes… mes (italien) y'est venu avec sa famille. Hier… hier, j'tais avec euh… mon chum, on a fait une p'tite affaire pour Tony Tomassi encore. ( 13 )

JD: Oui, oui, oui. OK.

JOE: Ça… là, écoute… ça va ben.

JD: Ça va ben, oui?

JOE: Ça va ben. Faut… tout le monde… tout le monde est après lui. Y… y m'fait rire. (rires)

JD: Oui, hein!

JOE: Ah! Y dit, avant y s'cherchait tout le temps… tout le monde se cherchait des pions, là sont après moé. C'est drôle en… en Christ!

JD: Ah! Oui, oui. Ben tout le monde va l'approcher. Y'est au conseil des ministres, faque…

JOE: (indéchiffrable)

JD: Tsé, c'est pu pareil là.

JOE: Oui, oui. C'est bon.

JD: Oui

 
 

Pots-de-vin

 
 

Voyage au coût de 50 000 $ en Italie

En octobre 2008, Borsellino invite Robert Marcil, directeur de la réalisation des travaux de la Ville de Montréal à un voyage en Italie en compagnie de Yves Lortie un haut responsable de la firme d'ingénierie Genivar ( 09 ) et de Jocelyn Dupuis, directeur général de la FTQ-Construction. Les épouses respectives des quatre hommes étaient aussi présentes pour ce voyage.

L'entrepreneur dit que ce voyage lui a coûté environ 50 000 $, puisqu'il a tout payé, exception faite des billets d'avion de Robert Marcil et de son épouse.

Borsellino a notamment révélé dévoilé que Daniel Toutant, PDG du consortium qui exploite le pont de l'autoroute 25 reliant Montréal et Laval, s'était joint au groupe à Florence, où il a passé deux nuits. Des documents d'une agence de voyage présentés par la commission indiquent que Borsellino a payé sa chambre d'hôtel.

« Je ne le connaissais pas, M. Daniel Toutant, c'est M. Yves Lortie […] il me le présente comme le Monsieur du PPP de 25 », a dit le témoin, qui admet avoir lui aussi travaillé sur ce projet. Borsellino dit ne pas se rappeler ce que Toutant faisait exactement, sinon qu'il avait un rôle majeur dans le projet.

Le procureur Tremblay a demandé au témoin quel était l'intérêt d'inviter chacune de ces personnes en Italie.

Borsellino a répondu qu'il avait invité Robert Marcil dans le but « d'améliorer ses relations avec la Ville ». Il a argué que plusieurs contrats pour lesquels il était le plus bas soumissionnaire conforme avaient été annulés par la Ville en 2005 et 2006. « J'étais peut-être en meilleurs termes avec M. Marcil » après le voyage, a-t-il soutenu.

La procureur Tremblay a remis cette affirmation en doute. Il a noté que la Ville avait accordé un contrat sans appel d'offre à Garnier, en 2007, pour réparer une conduite d'eau sur le rue Sherbrooke. Robert Marcil, a-t-il prouvé, a approuvé la recommandation finale pour ce contrat de 5 millions de dollars le 27 août 2012, soit deux semaines après que les réservations pour le voyage en Italie eurent été faites.

Marcil a dû démissionner de son poste. Dupuis a été congédié et se retrouve présentement poursuivi en justice pour fraude. Plusieurs sources, notamment policières, affirment que Joe Borsellino a été victime d'une attaque sauvage en juillet 2009. Il se serait fait battre sévèrement: sa mâchoire aurait subi de multiples fractures. Il aurait passé environ six heures sur la table d'opération, mais il a refusé de porter plainte. Aux personnes qui l'interrogent, il affirme qu'il est tombé.

Le 10 mai 2010, Richard Goyette directeur général de la FTQ-Construction, aurait été vu à un match des Canadiens de Montréal en compagnie de son prédécesseur Jocelyn Dupuis, Rénald Grondin, vice-président et Pierre Morin, directeur de l'organisation de la FTQ-Construction ; les billets leur auraient été fournis par Jos Borsellino.

 Borsellino est aussi un client de Luigi Coretti le président de BCIA ( 10 ).

 

Fondation Garnier Kids

 
 

Créée en 2004, elle «a pour mission de contribuer au financement de nombreux organismes œuvrant pour la santé et l’éducation des enfants», peut-on lire sur son site Internet. 

Dans la plus récente déclaration transmise à l’agence fédérale, Joe Borsellino occupe le poste de directeur général.

En 2008, la fondation a déclaré avoir généré des revenus de presque 670 000 $, contre 485 000 $ l’année précédente, tandis que le montant de ses dons a atteint 318 000 $. Rien à voir avec les modestes 525 $ de revenus pour 2004, sa première année d’existence.

Il y a ici un lien avec l'ex-Premier ministre du Québec, Jean Charest ( 11 ) qui a contribué à la Fondation et avec le ministre de la Sécurité publique du Québec, Jacques-P Dupuis, ( 12 ) qui en tant que député à contribué à la bonne oeuvre autant que M. Jocelyn Dupuis de la FTQ (sans lien de parenté connu)

Fondation de Giuseppe Borsellino: des dons libéraux de 60 000$

Au moins 22 ministres du Parti libéral du Québec (PLQ) ont fait des dons aux oeuvres caritatives de Joe Borsellino, cet entrepreneur qui témoigne devant la commission Charbonneau.  En tout, les ministres, dont Jean Charest, ont offert près de 60 000$ à Garnierkids.com entre 2006 et 2012, selon l'Agence QMI.

Les ministres ont tous puisé dans leur budget discrétionnaire pour faire leurs dons. L'ancien premier ministre du Québec a contribué à deux reprises à Garnierkids.com.  Au total, il a donné 4000$.  

Parmi les candidats à sa succession, seul Raymond Bachand a donné à la fondation de Giuseppe Borsellino. Il a accordé une somme de 2 000$. Pierre Moreau n'a pas donné à l'oeuvre de charité, ni Philippe Couillard, qui a fait un retour dans la formation politique seulement vers la fin de 2012.

Le chef par intérim du PLQ, Jean-Marc Fournier, a lui aussi signé un chèque de 2 000$ à Garnierkids.com. «Je ne le connais pas. Cependant, j'ai déjà contribué à cette fondation. Pas à lui personnellement, mais à la cause. Il arrive fréquemment qu'une même organisation puisse recevoir l'appui de plusieurs ministres et de plusieurs députés... Ce n'est pas la seule fondation pour laquelle plusieurs ministres vont donner. Il y en a plusieurs autres comme Le Refuge ou la Croix-Rouge. Est-ce que de donner une subvention discrétionnaire à une cause pour les jeunes et les enfants malades est une chose qui n'aurait pas dû être faite? Moi, je pense que c'était correct», a expliqué M. Fournier.  

Mis à part Jean Charest, quatre autres ministres ont contribué à plus d'une reprise à Garnierkids.com. Jacques Dupuis, l'ancien ministre de la Justice et de la Sécurité publique, est celui qui a le plus financé la fondation. De 2006 à 2009, il a fait trois dons totalisant 15 000 $.  

Nathalie Normandeau, qui a été Vice-première ministre, s'est également montrée charitable. L'ancienne ministre des Affaires municipales et des Ressources naturelles a fait quatre dons totalisant 13 500 $.

C'est durant l'année budgétaire 2006-2007 que le plus de ministres ont participé à la caisse de la fondation Garnierkids.com.  Dix-sept ministres avaient alors signé des chèques pour un total de 13 500$.

Tomassi?

Les ministres sont souvent sollicités par leurs collègues ou directement par les fondations.  Selon l'Agence QMI, c'est l'ancien ministre Tony Tomassi qui aurait sollicité ses collègues pour qu'ils contribuent à la fondation de Giuseppe Borsellino.

Lors des audiences de la commission Charbonneau, cette semaine, des enregistrements effectués dans le cadre de l'opération Diligence ont révélé que l'ex-ministre de la Famille connaissait personnellement l'entrepreneur en construction.

Liste des donateurs libéraux

Nathalie Normandeau,
4 dons, total de 13 500$

Yvon Vallières,
1 don, total de 5000$

Jean Charest,
2 dons, total de 4000$

Clément Gignac,
1 don, total de 3000$

Raymond Bachand,
2 dons, total de 2000$

Jean-Marc Fournier,
1 don, total de 2000$

Michel Audet,
1 don, total se 2000$

Laurent Lessard,
2 dons, total de 1500$

Yvon Marcoux,
1 don, total de 1500$
 

Cela ferait des années que le ministre Dupuis soutient financièrement la fondation Garnier Kids sous le patronage de Joe Borsellino, à même son enveloppe de dépenses de député parce qu’il est sensible à cette cause, a confirmé son bureau.   Remarquez que le député représente les électeurs du nord-ouest de Montréal et que Monsieur Borsellino réside à Ville Saint-Laurent, malgré que son commerce est situé à Laval.   Le fait que Jean Charest fait de même est plus intriguant, lui de la circonscription de Sherbrooke, on ne peut pas dire qu'il soutient un électeur local.  

Le ministre Jacques Dupuis a déjà assisté à au moins une soirée organisée par le PDG de Construction Garnier, donateur du Parti libéral, pour sa fondation Garnierkids.com.   Créée en 2004, elle «a pour mission de contribuer au financement de nombreux organismes œuvrant pour la santé et l’éducation des enfants», peut-on lire sur son site Internet.    Attention les photos de ce site disparaissent dès que la Commission Charbonneau avance dans le dossier.

Mais nous n’avons pas pu savoir pourquoi le ministre choisit de passer par un intermédiaire privé plutôt que de financer directement un des hôpitaux pour enfants dont les fondations sont en perpétuelle recherche de fonds.

Jacques Dupuis, 3 dons, total de 15 000$ On voit d’ailleurs le ministre de la Sécurité publique en photo avec Jose-Luis Montes, neurochirurgien de l’Hôpital de Montréal pour enfants, lors d’une soirée en son honneur en 2006.

Jose-Luis Montes et Jacques-P. Dupuis

L’École orale de Montréal pour les sourds, le CHU Sainte-Justine et quelques fondations figurent parmi les bénéficiaires de l’aide financière de Garnierkids.com.

Appui de la FTQ-Construction


L’ancien état-major de la FTQ-construction était aussi très assidu à ces soirées de financement baptisées «Rythmes et passion», qui rapporteraient des centaines de milliers de dollars.

Le 11 juin 2009, Joe Borsellino a été immortalisé en photo, entouré notamment de son équipe.

Jocelyn Dupuis était présent en 2008 à une des soirée de Garnier Kids qui est enregistré comme organisme de bienfaisance auprès de l’Agence du revenu du Canada, donc c'est un organisme de charité qui obtient pour ses donateurs des crédits d'impôt.

 Son adresse correspond à celle de Garnier Construction, à Laval.

L’état-major de la FTQ-Construction, en particulier son ex-DG Jocelyn Dupuis, est un participant assidu des soirées de financement de Garnierkids.com. De gauche à droite, Camillien Houde, Pierre Morin, Rénald Grondin, Joe Borsellino, avec à sa gauche Jocelyn Dupuis et Robert Paul. Photo courtoisie garnierkids.com

La FTQ-Construction continue d'entretenir des liens étroits avec le controversé entrepreneur Joe Borsellino. En 2008, l'organisme et au moins l'un de ses syndicats affiliés ont acheté six billets à 1 000 $ chacun pour participer au gala annuel de financement de la fondation privée de M. Borsellino.

Depuis sa création en 2004, Garnierkids.com soutient financièrement plusieurs organismes et initiatives qui ont à cœur le bien-être des jeunes. Chaque année, diverses activités de financement de même qu’une soirée bénéfice, Rythme et Passion – On écoute avec son cœur, sont organisées afin de permettre à la fondation de poursuivre sa mission.

Parmi tous les bénéficiaires de la fondation, trois organismes
reçoivent un soutien particulier de Garnierkids.com depuis les tous débuts: l’Hôpital de Montréal pour enfants, l’École orale de Montréal pour les sourds inc. et l’Hôpital Sainte-Justine. Grâce à ses contributions financières, la fondation a permis à ces institutions d’acquérir des équipements spécialisés ou de réaliser des projets spécifiques pour offrir de meilleurs soins aux enfants.

Une participation spéciale de la FTQ-Construction

Au delà des gestes
reprochables à Jocelyn Dupuis, depuis nombre d’années, les membres de la FTQ-Construction par le biais de leur structure syndicale se sont toujours pleinement investis dans diverses causes sociales. «Dans un monde parfait, les enfants ne seraient pas malades, ne souffriraient jamais et ne connaîtraient pas la faim… En attendant, il est possible de faire de ce monde un monde meilleur pour ceux qui en ont besoin»

La FTQ-Construction est fière de soutenir les évènements de ce genre: «Au nom de tous ces enfants qui en bénéficieront, merci à tous et chacun pour votre grande générosité».

 Ci-dessus: Extraits du texte de 2008 sur le site de la FTQ-Construction

A propos des fondations d'entrepreneurs:  Fondation d'entrepreneurs: charité ou blanchiment de réputation?

Sources: Commission Charbonneau Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction
Journaux: Cyberpresse et La Presse pour Power Corporation of Canada, Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada,
Agences: QMI pour Quebecor, Agence La Presse Canadienne/Canadien Press Enterprises pour CTVglobemedia, Torstar et Power Corporation of Canada

Choix de photos, fusion de textes, mise en page et titrage par : JosPublic
La plus récente mise à jour: 18 février 2013

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

  Politiciens et politiciennes
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

Employés.es de l'État
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

Notes & Références encyclopédiques:

01
 

Qui est Jocelyn Dupuis ? - Sur MétéoPolitique

Il a été condamné pour fraude à la FTQ Construction en janvier 2015. Il en appel de la sentence d'emprisonnement

 

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02
 

Qui sont Lino Zambito, l'ex-entrepreneur, Gilles Surprenant, l'ingénieur retraité de la ville de Montréal - Sur MétéoPolitique et Michel Leclerc l'entrepreneur sur Radio-Canada.

 

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03

Qui est Nicolo Milioto de Mivela Construction ? Sur MétéoPolitique

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04

Qu'est-ce que le clan mafieux Rizzuto ? Sur wikipédia

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05
 

Qui est Gilles Surprenant? - Sur MétéoPolitique

 

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06

Qui est Michel Leclerc de Terramex ? - Sur MétéoPolitique

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07
 

Qui est Robert-J. Marcil ? - Sur MétéoPolitique

 

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08
 

Ici on retrouve toute une série de liens entre le financement occulte du Parti Libéral du Québec impliquant Line Beauchamp et son ex-conjoint Pierre Bibeau. Société Internationale Carboneutre (SICN) Inc. Carboneutre, une entreprise dans laquelle était aussi impliqué le caïd Raynald Desjardins - Sur MétéoPolitique

 

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09

Qui est Yves Lortie un haut responsable de la firme d'ingénierie Genivar

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10
 

Qui est Luigi Coretti le président de BCIA ?

 
 

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11
 

Jean Charest a aussi contribué à la fondation de Joe Borsellino - Sur Ex Rue Frontenac

 

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12

 

Qui est Jacques-P Dupuis ? - Sur MétéoPolitique

 

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13
 

Portrait de Tony Tomassi sur MétéoPolitique

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