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Le 9 mars 2017, la Cour suprême du Canada a annoncé qu'elle n'entendrait pas l'appel de l'ancien directeur général de la FTQ-Construction. Jocelyn Dupuis qui a épuisé ses recours devant les tribunaux.  Il avait été reconnu coupable de fraudes et de fabrication de faux documents le 26 septembre 2014 par la Cour du Québec au palais de justice de Montréal.  La négligence de la victime (FTQ-Construction) ne constitue pas une défense, a fait valoir le juge Denis Lavergne.  L'ex-syndicaliste était notamment accusé d'avoir falsifié des factures et créé de faux documents pour gonfler des notes d'hôtel et de restaurant dans ses rapports de dépenses alors qu'il était en poste à la FTQ-Construction.  Il a été condamné à douze mois de prison.  Débouté par la cour d'appel le 2 décembre 2016 il a porté sa cause devant la Cour suprême qui l'a rejetée.

M. Dupuis a dirigé la FTQ-Construction pendant 11 ans. Il a démissionné en septembre 2008 à la demande expresse du président de la FTQ, Michel Arsenault ( 01 ), qui l'a confronté au sujet de dépenses exagérées et d'une enquête dont il faisait l'objet de la part de la Sûreté du Québec.  Selon des témoignages à la commission Charbonneau, il a profité de cadeaux de la part de l'entrepreneur Joe Borsellino de Garnier Construction et on le dit proche des Hells Angels.

 
 

Jocelyn Dupuis, bio-politico-judiciaire au fil du temps

2017

 

 

9 mars 2017
Jocelyn Dupuis ira en prison.  La Cour Suprême refuse d'entendre son cas

 

Jocelyn Dupuis a épuisé ses recours devant les tribunaux.  La Cour suprême du Canada a annoncé qu'elle n'entendrait pas l'appel de l'ancien directeur général de la FTQ-Construction.

À l'automne 2014, il a été condamné à 12 mois d'emprisonnement.  Depuis, il tentait d'en appeler du verdict et de la peine.  En décembre 2016, la Cour d'appel du Québec a rejeté ses appels.   Il s'était alors tourné vers le plus haut tribunal du pays. La Cour suprême, en refusant de l'entendre, met fin à ses démarches.

Jocelyn Dupuis, qui avait été remis en liberté en attendant la décision de la Cour suprême, devra maintenant se résigner à purger sa peine, a indiqué son avocat, Jean-Daniel Debkoski.   Il lui reste 48 heures pour se livrer aux autorités et prendre le chemin de la prison.  Me Debkoski, qui n'avait toujours pas parlé à son client en après-midi, a admis que la décision de la Cour suprême était prévisible.  «Pour avoir accès à l'autorisation, il fallait qu'on allègue un intérêt national. Il fallait qu'on intéresse la Cour suprême en indiquant que ce n'était pas uniquement pour son (M. Dupuis) bénéfice, mais que ça pouvait toucher d'autres Canadiens», a-t-il expliqué.

Source - Journal La Presse

2016

2 décembre 2016
Jocelyn Dupuis ira en prison,
tranche la Cour d'appel

Dans une décision unanime, trois juges de la Cour d'appel maintiennent la décision rendue à l'égard de l'ex-directeur général de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis, condamné à 12 mois de prison pour fraude.   M. Dupuis, qui en appelait du verdict de culpabilité et de la peine, a été débouté sur les deux plans.  La cour d'appel conclut que le juge du procès, Denis Lavergne, n'a pas commis d'erreur.

M. Dupuis avait été déclaré coupable au terme de son procès, en septembre 2014, pour des comptes de dépenses qu'il avait présentés à la FTQ-Construction. Entre le 2 décembre 2007 et le 11 novembre 2008, il avait fait 180 faux documents à cet effet. La somme fraudée a été évaluée à environ 125 000 $.   Fait «particulier», que le jugement de la Cour d'appel relève d'ailleurs, Yves Ouellet, directeur général de la FTQ-Construction, avait écrit une lettre, stipulant que M. Dupuis n'avait jamais fait de vol ou de fraude et qu'en conséquence, l'organisme ne demandait pas de compensation.

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3 octobre 2016
Fraude : Jocelyn Dupuis plaide "les délais" en Cour d’appel

L’ancien directeur général de la FTQ-Construction a beau avoir déjà été déclaré coupable de fraude, il a plaidé en Cour d’appel les délais déraisonnables afin d’éviter la prison.

«M. Dupuis a subi une accumulation de préjudices, le stigmate perdure», a plaidé Me Jean-Daniel Debkoski devant le plus haut tribunal de la province.

L’avocat a visé tous les angles possibles afin d’éviter la prison à son client pour des réclamations frauduleuses de 63 279 $ à l’époque où il dirigeait la FTQ-Construction.

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2015

 

30 janvier 2015
Jocelyn Dupuis écope de douze mois de prison 

 

L'ex-directeur général de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis, qui a été reconnu coupable de fraude et de fabrication de faux documents en septembre dernier, a été condamné à douze mois de prison.

Son avocat, Jean-Daniel Debkoski, a aussitôt indiqué qu'il demanderait sa remise en liberté en attendant que l'appel du verdict de culpabilité prononcé en septembre 2014 soit entendu.

Tout indique cependant que Jocelyn Dupuis devra passer quelques heures derrière les barreaux, puisqu'il faudra attendre avant que la Cour d'appel puisse être saisie de la demande de remise en liberté.

Jocelyn Dupuis a toujours affirmé que les sommes détournées servaient à financer des activités syndicales et la FTQ-Construction elle-même a soutenu cette version, n'a jamais porté plainte et a nié avoir été victime de vol et de fraude.

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2014

26 septembre 2014
Décision de la cour

L'ex-directeur général de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis a été reconnu coupable de fraude et de fabrication de faux documents le 26 septembre 2014 par la Cour du Québec, au palais de justice de Montréal. La négligence de la victime (FTQ-Construction) ne constitue pas une défense, a fait valoir le juge Denis Lavergne.

L'ex-syndicaliste était notamment accusé d'avoir falsifié des factures et créé de faux documents pour gonfler des notes d'hôtel et de restaurant dans ses rapports de dépenses alors qu'il était en poste à la FTQ-Construction.

Selon le magistrat, il est «contraire au bon sens» que la centrale syndicale ait accepté de rembourser Dupuis avec en preuve des factures qu’elle savait fausses.

«Une défense comme ça, c’est insultant pour la FTQ-Construction, c’est les traiter comme des nonos, des imbéciles, avait d’ailleurs plaidé Me Jacques Dagenais de la Couronne. Tout le monde savait qu’il avait des gros comptes de dépenses, mais ça a pris une longue enquête pour découvrir que c’était frauduleux.»

Le procureur de la poursuite. Me Dagenais n'a pas voulu parler de la peine qu'il envisage de demander. Des discussions à ce sujet auront lieu entre les parties. Celles-ci reviendront devant le juge le 21 octobre 2014, pour voir s'il y a une entente. Sinon, les représentations pourraient n'avoir lieu qu'en février 2015, vu l'encombrement du rôle.  

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16 mai 2014
Jocelyn Dupuis ne voulait pas frauder, soutient son avocat

Les plaidoiries finales sont maintenant terminées dans le procès de l'ex-directeur général de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis. Pour son avocat, Me Jean-Daniel Debkoski, il n'y a pas lieu de punir son client puisque ce dernier n'avait nulle intention de frauder. 

Certes, Jocelyn Dupuis reconnaît depuis le début de ce procès avoir produit de faux documents, plus précisément de fausses factures, qu'il se faisait rembourser par la centrale syndicale. Mais son avocat a soutenu, vendredi, au palais de justice de Montréal, que son client n'entretenait aucune intention criminelle.

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15 avril 2014
Plaide non coupable

Il est à noter que la FTQ Construction est une entreprise privée et que ce procès n'a rien à voir avec la Commission Charbonneau ou le Fonds de Solidarité de la FTQ. C'est un cas de détournement de fonds entre un employeur et son employé.

À en croire les pièces présentées en preuve par la Couronne, les dépenses de l'ex-directeur général de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis, étaient faramineuses.

Au premier jour du procès de l'ancien syndicaliste, qui a plaidé non coupable aux accusations de fraude et de fabrication de faux documents qui pèsent contre lui, ce sont en effet ses coûteux déplacements et ses somptueuses sorties au restaurant qui ont attiré l'attention.

Dans sa déclaration d'ouverture, l'avocat de la Couronne, Jacques Dagenais, a expliqué que la preuve était composée de 43 rapports de dépenses, assortis de reçus manuscrits. Selon Me Dagenais, ces documents sont faux et les dépenses de restaurant et d'hôtel ont été gonflées.

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2013

 
 
 
 

6 février 2013
Impliqué par un entrepreneur devant la Commission Charbonneau

C'est ce que laissent voir le témoignage de l'entrepreneur Joe Borsellino, entendu le 6 février 2013 à la commission Charbonneau, ainsi que des extraits d'écoute électronique captés dans le cadre de l'opération policière "Diligence" sur l'infiltration du crime organisé dans le monde syndical.  Une conversation entre MM. Dupuis et Borsellino interceptée en décembre 2008, qui concernait un éventuel investissement chez Parasuco, démontre l'ascendant de l'ancien dirigeant syndical sur ses collègues.

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5 juin 2013
Le procès ne sera pas avorté

L'ex-directeur général de la FTQ, Jocelyn Dupuis, doit finalement subir son procès pour fraude. Il n'a pas réussi à convaincre le juge Denis Lavergne que le délai de 39 mois qui s'est écoulé entre sa mise en accusation et son procès est déraisonnable au point d'ordonner un arrêt des procédures.

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2009

11 juin 2009
Liens avec Garnier Kids

 

L’ancien état-major de la FTQ-construction était aussi très assidu à ces soirées de financement baptisées «Rythmes et passion», qui rapporteraient des centaines de milliers de dollars. Le 11 juin 2009, Joe Borsellino a été immortalisé en photo, entouré notamment de son équipe.

Jocelyn Dupuis était présent en 2008 à une des soirées de Garnier Kids qui est enregistré comme organisme de bienfaisance auprès de l’Agence du revenu du Canada, donc c'est un organisme de charité qui obtient pour ses donateurs des crédits d'impôt. Son adresse correspond à celle de Garnier Construction, à Laval.

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2008

 

Octobre 2008
Voyage pot-de-vin

 

Joe Borsellino invite Robert Marcil, directeur de la réalisation des travaux de la Ville de Montréal à un voyage en Italie en compagnie de Yves Lortie un haut responsable de la firme d'ingénierie Génivar ( 07 ) et de Jocelyn Dupuis, directeur général de la FTQ-Construction. Les épouses respectives des quatre hommes étaient aussi présentes pour ce voyage.

L'entrepreneur dit que ce voyage lui a coûté environ 50 000 $, puisqu'il a tout payé.

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Tentative pour faire avorter son procès

 
 

5 juin 2013, l'ancien directeur général de la FTQ, Jocelyn Dupuis, doit finalement subir son procès pour fraude.

Il n'a pas réussi à convaincre le juge Denis Lavergne que le délai de 39 mois qui s'est écoulé entre sa mise en accusation et son procès est déraisonnable au point d'ordonner un arrêt des procédures.

Une partie de ce délai est imputable à une grève des procureurs de la Couronne, en février 2011 ( 11 ), ce qui avait eu pour effet de reporter l'enquête préliminaire de M. Dupuis à mars 2012. Le juge estime qu'il s'agit là d'un «délai institutionnel». Le juge considère par ailleurs que le préjudice allégué par M. Dupuis découle des accusations et non des délais. Le magistrat a aussi noté que les contraintes imposées à l'accusé étaient peu importantes, alors qu'il était en attente de son procès. Entre autres, il pouvait voyager à l'extérieur du pays.

Rappelons que M. Dupuis est accusé de fraude, de fabrication de faux et d'avoir conseillé à quelqu'un de commettre un acte criminel. En fait, on lui reproche d'avoir soutiré illégalement 125 000$ du syndicat qu'il dirigeait, par le biais de fausses notes de frais. Les actes reprochés se seraient produits entre décembre 2007 et décembre 2008. M. Dupuis avait quitté ses fonctions en novembre 2008.

Témoignant en début de semaine sur sa requête en arrêt des procédures, M. Dupuis se disait animé d'un sentiment de rage incontrôlable face à ce qui lui arrive, et cela était accentué par la médiatisation. Il disait vouloir aller au fond des choses. Il pourra donc le faire, puisque le juge maintient son procès, qui doit commencer le 5 juin 2013.

Petit ou grand report

Finalement, coup de théâtre, le procès est reporté en raison du retrait de son avocat Robert LaHaye.

Ce nouveau rebondissement survient quelques minutes seulement après le rejet de sa requête en arrêt des procédures.

Le procès s'était amorcé dans les minutes suivant le rejet de la requête de M. Dupuis, mais l'un de ses avocats s'est désisté pour cause de malentendu sur la suite du dossier.  C'est Me Robert La Haye, avocat de M. Dupuis, qui a demandé la remise, parce qu'il voulait se retirer du dossier. Ceci parce que lui et son client ne s'entendent pas sur l'administration du dossier, a-t-il fait valoir.

C'est Me Jean-Daniel Debkoski, qui a plaidé la requête en arrêt des procédures, qui devient l'avocat de M. Dupuis. Le procureur de la Couronne Jacques Dagenais ne s'est pas opposé à cette demande, et le juge a accepté. Les parties se reverront au début juillet 2013 pour fixer une nouvelle date de procès

Habile stratégie de Maître LaHaye?

 

Témoignage devant la Commission Charbonneau
 du 31 octobre du 4 au 7 et le 11 novembre 2013

 
 

Jocelyn Dupuis est convoqué pour répondre aux allégations faites à son endroit par les enquêteurs Nicodemo Milano et Stéphan Cloutier de la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction.

Il admet avoir fait la promotion au Fonds de solidarité ou à la SOLIM de projets pilotés par des individus ayant eu des liens avec la mafia italienne ou les Hells Angels, mais explique qu’il le faisait parce qu’il croyait à leur « réhabilitation ».

Il se défend en outre d’avoir mal agi dans le cadre des élections de novembre 2008 qui ont suivi son départ et celui de Jean Lavallée de la FTQ-Construction, malgré l’implication de plusieurs Hells Angels.

Les écoutes électroniques révèlent cependant que loin de quitter les parages de la FTQ-Construction, M. Dupuis s’est senti conforté par la victoire de son clan et a tenté d’accroître son influence auprès du Fonds de solidarité et de la SOLIM.

Raynald Desjardins et Jocelyn Dupuis en vacances ensemble

De toute évidence, Jocelyn Dupuis n’est pas embarrassé par le passé criminel de certains de ses proches amis, dont Raynald Desjardins, trafiquant de drogues lié à la mafia italienne, et Ronnie Beaulieu, une relation des Hells Angels, déjà condamné pour prêt usuraire. (12 )

« Je n'ai jamais été dans le crime organisé. Je n'ai jamais participé à du trafic de drogues. Je n'ai jamais participé à du blanchiment d'argent », s’est défendu Jocelyn Dupuis devant la commission.

 « Pour moi, c'est pas des personnes qui faisaient partie du crime organisé, c'est des personnes qui avaient eu des erreurs de parcours, et j'ai essayé de les aider le plus possible. »

M. Dupuis admet ne pas s’être demandé si ces individus, pour lesquels il sollicitait l’appui du Fonds de solidarité FTQ, cherchaient à blanchir de l’argent sale. « Je n’ai pas à me poser cette question-là », a-t-il fait valoir. « Le passé, c'est le passé; l'avenir, c'est l'avenir ».

Il admet cependant qu’il n’a pas révélé au président du C.A. du Fonds, Michel Arsenault, que Raynald Desjardins était un des vrais patrons de Carboneutre, afin de ne pas mettre en péril sa demande de financement. Tout le monde ne croit pas à la réhabilitation comme lui, explique-t-il.

Sa querelle avec Lavallée exagérée, soutient Dupuis

M. Dupuis soutient par ailleurs que le seul contentieux qu'il avait avec le président de la FTQ-Construction Jean Lavallée portait sur la relève à la direction du syndicat, et aucunement sur le Fonds ( 13 ) ou sur les dossiers dont il faisait la promotion.

Les deux hommes ont quitté leurs fonctions respectives à l’automne 2008.

Tony Accurso, Jocelyn Dupuis, Jean Lavallée

« Je n'étais pas présent au Fonds, je ne suivais pas Lavallée au Fonds. Je suivais la structure de la FTQ-Construction. Ça, j'étais présent » dit-il. M. Dupuis ne peut cependant dire si M. Lavallée a profité de son siège au Fonds pour favoriser Tony Accurso, mais il reconnaît que les rumeurs de favoritisme l'irritaient.

Des Hells en fond de toile

L’ex-directeur général de la FTQ-Construction nie aussi toute intervention des Hells Angels dans les élections de novembre 2008, qui ont constitué le point d’orgue de ce conflit. ( 14 )

Il reconnaît avoir mangé au Cavalli six jours avant le scrutin avec le Hells Angel Jacques « Israël » Émond, le directeur du local AMI de la FTQ-Construction Rénald Grondin et le directeur du local des tuyauteurs Dominique Bérubé pour convaincre ce dernier de rallier son camp.

Il soutient cependant que seuls ses efforts de persuasion ont convaincu M. Bérubé de retirer sa candidature. Cette situation a ouvert la porte à la victoire de son poulain, Richard Goyette.

Ce dernier allait convoiter à partir de ce moment un poste au C.A. du Fonds de solidarité.

Jocelyn Dupuis et Richard Goyette

La Commission a aussi interrogé Jocelyn Dupuis sur des liens avec le Hells Angel Normand « Casper » Ouimet, accusé de gangstérisme dans l’opération Diligence. Malgré des écoutes électroniques montrant que les deux hommes se rencontraient – dont une fois dans des locaux appartenant à Raynald Desjardins - Jocelyn Dupuis dément avoir quoi que ce soit à se reprocher.

« J'ai participé avec les entrepreneurs en collaboration avec qu'est-ce que je représentais, c'est ça que je faisais. Si Normand Ouimet m'appelait, c'est parce qu'il travaillait pour LM Sauvé, pis j'ai discuté avec lui. »

Une relation tumultueuse avec Accurso

Les relations personnelles de MM. Dupuis et Accurso ont aussi intéressé la Commission. Le syndicaliste admet avoir assisté à la mise à l'eau du Touch de Tony Accurso à l'été 2004, puis y avoir séjourné lors d’un voyage, dans les îles Vierges, en février 2005, en compagnie de Jean Lavallée et Joe Lombard, impliqué dans le projet de l'aluminerie Alouette.

Ce voyage, payé en totalité par l’entrepreneur, était une façon de souligner leur réussite commune à mener à bien une phase du projet avant terme, un cas rare, soutient M. Dupuis. « J'ai pas à me sentir coupable d'avoir posé ce geste-là, j'en suis fier », dit-il.

Tony Accurso et Jocelyn Dupuis sur le "Touch"

La Commission lui présente aussi des photos prises en novembre 2003 en Floride, où il apparaît en compagnie de Jean Lavallée et Tony Accurso. M. Dupuis explique qu’elles ont été prises en marge de réunions syndicales liées au fonds de pension des travailleurs, mais ne peut expliquer la présence de M. Accurso dans ce contexte. M. Dupuis dit s’être réconcilié avec Jean Lavallée et Tony Accurso à l’été 2009, peu après qu’il eut menacé de faire des sorties publiques pour dénoncer des situations troublantes à ses yeux.

Il nie avoir changé d’idée après que M. Accurso eut embauché sa firme de relations publiques Options Affaires JTP pour l’aider en vue de la troisième phase du projet Alouette. Il soutient avoir décidé de ne pas déballer son sac dans les médias sur les conseils de son avocat.

La Commission a montré qu’Options Affaires JTP avait reçu un chèque de 56 437 $ de Louisbourg Construction, le 3 décembre 2009. Des écoutes électroniques montrent par ailleurs que MM. Accurso et Dupuis avaient toujours des liens d’affaires à l’automne 2012, alors que la commission Charbonneau était en cours. ( 15 )

 

Photo saisie lors d'une perquisition de l'UPAC.
À gauche Tony Accurso. À droite Jocelyn Dupuis et Johnny Lavallée

 

Abus de confiance

 
 

Selon 34 rapports de dépenses et 109 factures, Jocelyn Dupuis a réclamé 125 000 $ en frais de restaurant sur une période de six mois, soit une moyenne de 4 753 $ par semaine. Certaines factures font état de soirées bien arrosées, comme une réclamation à La Mise au Jeu du Centre Bell pour 1 078 $, dont 630 $ seulement en alcool. Au restaurant Cavalli, la FTQ-Construction a dépensé 24 294 $ en deux mois.

Certaines factures sont détaillées, mais la plupart des documents sont des reçus remplis à la main, provenant souvent des mêmes restaurants. Une experte judiciaire en écriture et documents, Yolande Gervais, avait conclu que des reçus du Resto-Pub Ste-Thérèse pour des repas dont le coût variait de 200 $ à 2 000 $ avaient en fait été signés par M. Dupuis lui-même, qui utilisait le prénom Claudette.

Bien que son départ soit survenu dans la controverse, M. Dupuis a empoché une prime de départ de 140 000 $.

Jocelyn Dupuis et son avocat Me Robert La Haye. ( 02 )

Un mandat d'arrestation a été émis à l'endroit de l'ex-directeur général de la FTQ-Construction. Ce dernier fut arrêté en revenant d'un voyage aux États-Unis.

Son procès a débuté le 5 juin 2013 et il fait face à trois chefs d'accusation: fraude à l'endroit de la FTQ-Construction; fabrication de faux documents; incitation à commettre une infraction.

Lors de l'enquête préliminaire de M. Dupuis le procureur de la Couronne Jacques Dagenais a présenté trois témoins seulement: une comptable de la Sûreté du Québec, un entrepreneur de portes et fenêtres et un employé de la FTQ, Eddy Brandone (  03 ), à qui M. Dupuis aurait demandé de faire une fausse facture de 11 300 $ pour faire payer par la FTQ l'installation de portes et fenêtres chez Yves Mercure, un membre élu du comité exécutif de l'organisme. Ce dernier s'est plus tard retrouvé à la tête de la FTQ-Construction. La fraude ne s'est toutefois pas concrétisée.

La preuve dévoilée au cours de la brève enquête préliminaire est frappée d'un interdit de publication. M. Dupuis était accompagné de Richard Goyette, qui lui avait succédé comme directeur général de la FTQ-Construction.

Le Syndicat indique également avoir volontairement remis en mars 2009 tous ses livres de comptabilité à la Sûreté du Québec. L'ex-président de la FTQ-Construction a fait appel à un de ses nombreux contacts avec des membres du crime organisé, le Hells Angel Jacques Israël Émond, pour convaincre un candidat à sa succession de retirer sa candidature et de voter pour le candidat de Jocelyn Dupuis, Richard Goyette. Le candidat en question, Dominique Bérubé ( 04 ), a effectivement retiré sa candidature et M. Goyette a été élu par deux voix de majorité.

L'honnêteté de la FTQ n'est pas mise en cause dans l'ensemble

Il faut savoir qu'à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec FTQ, l'affiliation est volontaire. S'il est vrai que tous s'attendent à des comportement honnêtes et respectueux des travailleurs, la centrale n'a pas l'autorisation légale de mettre en tutelle un syndicat dont les dirigeants sont corrompus. On parle dès lors d'interventions difficiles auprès d'un affilié volontaire qui pour sortir de la Fédération, n'a qu'à ne pas envoyer sa cotisation a la fin du mois. Il n'y a pas de lien légal entre la FTQ et ses grands syndicats et encore moins avec les regroupements comme la FTQ-Construction. Évidemment cela laisse place à un certain chantage.

Situation inexistante à la CSN, car dans son cas fédérations et syndicats locaux sont des entités légales de la CSN. Malgré tout la centrale FTQ était intervenue mais sans grand succès. Elle a fait une autre intervention en mandatant l'ancien président M. Henri Massé, pour aider la FTQ-Construction à convaincre certains syndicats locaux de se faire représenter par des gens à la réputation honnête et au dossier sans traces d'illégalité.

 

Influence de Jocelyn Dupuis sur la FTQ

 
 

L'ex-directeur général de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis, avait de l'influence pour faire cheminer des dossiers d'entrepreneurs jusqu'au Fonds de solidarité, même après son départ du syndicat.

C'est ce que laissent voir le témoignage de l'entrepreneur Joe Borsellino ( 05 ), entendu le 6 février 2013 à la commission Charbonneau, ainsi que des extraits d'écoute électronique captés dans le cadre de l'opération policière "Diligence" ( 06 ) sur l'infiltration du crime organisé dans le monde syndical.

Une conversation entre MM. Dupuis et Borsellino interceptée en décembre 2008, qui concernait un éventuel investissement chez Parasuco, démontre l'ascendant de l'ancien dirigeant syndical sur ses collègues.

On y entend Jocelyn Dupuis expliquer à Joe Borsellino que tout est «organisé avec Rénald Grondin [...], qui amène tous les dossiers à Michel Arsenault». Rénald Grondin, que La Presse a joint sur son cellulaire avant qu'il n'interrompe brusquement la communication, est le directeur de l'Association des manoeuvres inter-provinciaux (AMI), un des syndicats affiliés à la FTQ-Construction. Michel Arsenault est quant à lui le président de la FTQ et du Fonds de solidarité.

«Il faudrait que tu prépares le dossier, pis moi, j'encadre Rénald», explique M. Dupuis à M. Borsellino, en lui précisant que Rénald Grondin remettra le dossier directement à Michel Arsenault. Et M. Dupuis ajoute: «C'est d'même qu'on s'est arrangés pis ça va numéro un. Arsenault l'sait pas qu'y passe par moi. Tsé?»

L'extrait du 16 novembre permet d'entendre une conversation entre Joe Borsellino et l'ex-directeur général de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis. M. Borsellino célèbre la nomination de Tony Tomassi comme ministre de la Famille, une fête qui a duré trois jours. 

À un moment de la conversation, Borsellino mentionne que le PDG de la FTQ, Michel Arseneault, a récemment appelé Tomassi. En fait, l'appel serait même provenu du téléphone de Tony Accurso, avec lequel se trouvait le chef syndical. Cette nouvelle réjouit les deux hommes.

Jocelyn Dupuis

Extrait de conversation téléphonique :

>Jocelyn Dupuis (ex-directeur général FTQ-Construction) : «Va chier toé.»

>Borsellino : «Je te le jure.»

>Dupuis : «Ostie de pourri de câlice»

>Borsellino : «Mais il ne faut pas que ça sorte d'ici.»

[...]

>Dupuis : «Arsenault, on va l'avoir»

>Borsellino : «Non, on va le travailler tranquillement»

>Dupuis : «Tranquillement pas vite, mais sûrement mon chum, sûrement.»

La commission Charbonneau enquête depuis des mois sur un présumé système de ristournes qui impliquerait des acteurs importants de la FTQ-Construction ayant servi d'intermédiaires auprès d'entrepreneurs en construction pour leur assurer un accès privilégié à la tête dirigeante du Fonds de solidarité et, du coup, au capital d'investissement.

Elle rencontre toutefois de la résistance de la part du Fonds, mais aussi du côté de la FTQ et de la FTQ-Construction. Sans qu'il y ait un mot d'ordre syndical, certaines personnes ont refusé de rencontrer les enquêteurs.

À la FTQ-Construction, on s'est borné hier à souligner qu'aucun des dossiers dont il a été question devant la Commission n'a obtenu une aide financière du Fonds. De son côté, l'avocat qui représente le syndicat, Me Robert Laurin, est intervenu en vain devant la commission Charbonneau pour tenter de freiner le flot des questions à ce sujet. Me Laurin a soutenu que cela débordait du mandat de la Commission.

Rappelons que le procès de Jocelyn Dupuis pour fraude se tiendra à partir du 3 juin 2013. Il aurait utilisé les fonds de son syndicat pour s'offrir notamment de somptueux repas. Me Laurin aurait été l'un des bénéficiaires de ces agapes.

 

Des cadeaux d'entrepreneurs en construction

 
 

En octobre 2008, Borsellino invite Robert Marcil, directeur de la réalisation des travaux de la Ville de Montréal à un voyage en Italie en compagnie de Yves Lortie un haut responsable de la firme d'ingénierie Génivar ( 07 ) et de Jocelyn Dupuis, directeur général de la FTQ-Construction. Les épouses respectives des quatre hommes étaient aussi présentes pour ce voyage.

L'entrepreneur dit que ce voyage lui a coûté environ 50 000 $, puisqu'il a tout payé.

Joe Borsellino

Marcil a dû démissionner de son poste. Dupuis a été congédié et se retrouve présentement poursuivi en justice pour fraude. Plusieurs sources, notamment policières, affirment que Joe Borsellino a été victime d'une attaque sauvage en juillet 2009. Il se serait fait battre sévèrement: sa mâchoire aurait subi de multiples fractures. Il aurait passé environ six heures sur la table d'opération, mais il a refusé de porter plainte. Aux personnes qui l'interrogent, il affirme qu'il est tombé.

Le 10 mai 2010, Richard Goyette directeur général de la FTQ-Construction, aurait été vu à un match des Canadiens de Montréal en compagnie de son prédécesseur Jocelyn Dupuis, Rénald Grondin, vice-président et Pierre Morin, directeur de l'organisation de la FTQ-Construction ; les billets leur auraient été fournis par Joe Borsellino.

 

Des liens mafieux et politiques

 
 

Liens mafieux: À propos des factures exorbitantes que Jocelyn Dupuis se faisait rembourser par la FTQ-Construction, sur quatre de ces factures figurait le nom de Raynald Desjardins, ( 08 ) condamné par le passé à 15 ans de prison pour trafic de drogues. M. Desjardins a déjà été un des hommes forts du clan mafieux des Rizzuto et a aussi été proche de l'ex-chef des Hells Angel, Maurice « Mom » Boucher.

Le 5 février 2013, la commission Charbonneau a mis en preuve des conversation téléphoniques. Fait révélateur, cela permet de comprendre également que Jocelyn Dupuis semblait entretenir des liens avec le Hells Angel Normand «Casper» Ouimet ( 09 ). Avant de s'envoler pour l'Italie, l'entrepreneur et l'ex-dirigeant syndical auraient discuté d'une personne alors absente.

> Dupuis : «C'est le chum à Casper»
> Joe Borsellino : «Casper ?»
> Dupuis: «Ben oui, tsé Normand.»
> Loe Borsellino: «Ah oui.»

Liens politiques

24 décembre 2008  Transcription déposée par la Commission Charbonneau, de conversation téléphonique entre Joe Borsellino et Jocelyn Dupuis

JOE: Ah! J'avais de la visite à maison.

JD: Oui?

JOE: Ouais, un de mes… mes (italien) y'est venu avec sa famille. Hier… hier, j'tais avec euh… mon chum, on a fait une p'tite affaire pour Tony Tomassi encore. ( 10 )

JD: Oui, oui, oui. OK.

JOE: Ça… là, écoute… ça va ben.

JD: Ça va ben, oui?

JOE: Ça va ben. Faut… tout le monde… tout le monde est après lui. Y… y m'fait rire. (rires)

JD: Oui, hein!

JOE: Ah! Y dit, avant y s'cherchait tout le temps… tout le monde se cherchait des pions, là sont après moé. C'est drôle en… en Christ!

JD: Ah! Oui, oui. Ben tout le monde va l'approcher. Y'est au conseil des ministres, faque…

JOE: (indéchiffrable)

JD: Tsé, c'est pu pareil là.

JOE: Oui, oui. C'est bon.

JD: Oui

 
 

Fondation Garnier Kids

 
 

L’ancien état-major de la FTQ-construction était aussi très assidu à ces soirées de financement baptisées «Rythmes et passion», qui rapporteraient des centaines de milliers de dollars. Le 11 juin 2009, Joe Borsellino a été immortalisé en photo, entouré notamment de son équipe.

Jocelyn Dupuis était présent en 2008 à une des soirées de Garnier Kids qui est enregistré comme organisme de bienfaisance auprès de l’Agence du revenu du Canada, donc c'est un organisme de charité qui obtient pour ses donateurs des crédits d'impôt. Son adresse correspond à celle de Garnier Construction, à Laval.

L’état-major de la FTQ-Construction, en particulier son ex-DG Jocelyn Dupuis, est un participant assidu des soirées de financement de Garnierkids.com. De gauche à droite, Camillien Houde, Pierre Morin, Rénald Grondin, Joe Borsellino, avec à sa gauche Jocelyn Dupuis et Robert Paul. Photo courtoisie garnierkids.com

La FTQ-Construction continue d'entretenir des liens étroits avec le controversé entrepreneur Joe Borsellino. En 2008, l'organisme et au moins l'un de ses syndicats affiliés ont acheté six billets à 1 000 $ chacun pour participer au gala annuel de financement de la fondation privée de M. Borsellino.

Depuis sa création en 2004, Garnierkids.com soutient financièrement plusieurs organismes et initiatives qui ont à cœur le bien-être des jeunes. Chaque année, diverses activités de financement de même qu’une soirée bénéfice, Rythmes et Passion – On écoute avec son cœur, sont organisées afin de permettre à la fondation de poursuivre sa mission.

Parmi tous les bénéficiaires de la fondation, trois organismes
reçoivent un soutien particulier de Garnierkids.com depuis les tous débuts: l’Hôpital de Montréal pour enfants, l’École orale de Montréal pour les sourds inc. et l’Hôpital Sainte-Justine. Grâce à ses contributions financières, la fondation a permis à ces institutions d’acquérir des équipements spécialisés ou de réaliser des projets spécifiques pour offrir de meilleurs soins aux enfants.

Une participation spéciale de la FTQ-Construction

Au delà des gestes
reprochables à Jocelyn Dupuis, depuis nombre d’années, les membres de la FTQ-Construction par le biais de leur structure syndicale se sont toujours pleinement investis dans diverses causes sociales. «Dans un monde parfait, les enfants ne seraient pas malades, ne souffriraient jamais et ne connaîtraient pas la faim… En attendant, il est possible de faire de ce monde un monde meilleur pour ceux qui en ont besoin»

La FTQ-Construction est fière de soutenir les évènements de ce genre: «Au nom de tous ces enfants qui en bénéficieront, merci à tous et chacun pour votre grande générosité».

 Extrait du texte de 2008 sur le site de la FTQ-Construction

 

Sources: Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction; La Presse/Gesca pour Power Corporation of Canada, Journal de Montréal pour Québecor, Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc.; Ex-Rue Frontenac pour les lookoutés.es du Journal de Montréal (Québecor), Site FTQ-Construction; Agence La Presse Canadienne/Canadian Press Enterprises propriété de CTVglobemedia, Torstar et Power Corporation of Canada, Agence QMI pour Québecor.

Choix de photos, fusion des textes, mise en page et titrage : JosPublic
La plus récente mise à jour: le 9 mars 2017

Ex-directeur de la FTQ-Construction

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

  Politiciens et politiciennes
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

Employés.es de l'État
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

Notes & Références encyclopédiques:

01
 

Qui est Michel Arsenault, président de la FTQ ?

 

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02
 

Qui est Me Robert La Haye, avocat et criminaliste reconnu, coqueluche des médias. Aucune biographie disponible sur internet. Son cabinet se nomme Cabinets juridiques Me Robert La Haye, Montréal. Fondé en 1969  et incorporé en 1994. Le  3 décembre 1997, Me Robert La Haye, avocat et membre du Barreau du Québec, est nommé sur recommandation du Premier ministre Lucien Bouchard à compter du 1er janvier 1998 par la commission sous le grands sceau, juge à la Cour municipale de Saint-Léonard, pour exercer la juridiction prévue par les articles 27, 28 et 29 de la loi sur les cours municipales. Gazette officielle du Québec, 24 décembre 1997.

 

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03
 

Qui est Eddy Brandone ?  Un militant du Parti Libéral du Québec et un ex-membre de la FTQ-Construction. La SQ aurait interrompu une filature - Sur La Presse, le 8 août 2012

 

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04

Qui est Dominique Bérubé ? - Sur Ex-Rue Frontenac

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05

 

Qui est Joe Borsellino ? - Sur MétéoPolitique

 

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06

Qu'est-ce que Opération policière Diligence ? - Sur Mémoire du Québec

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07

 

Dossier de Robert-J. Marcil, directeur de la réalisation des travaux de la Ville de Montréal et Yves Lortie un haut responsable de la firme d'ingénierie Genivar - Sur MétéoPolitique

 

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08

À propos de Raynald Desjardins - Sur Cyberpresse, le 6 mars 2009

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09

 

À propos de Normand «Casper» Ouimet, accusé de 22 meurtres - Sur La Presse, le 2 novembre 2010

 

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10
 

Portrait de Tony Tomassi sur MétéoPolitique

 

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11

 
 

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12

 

Jocelyn Dupuis n'est pas embarrassé par le passé criminel de certains de ses proches amis. - Sur Ici Radio-Canada

 

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13

 

Le contentieux avec Jean Lavallée portait sur la relève à la direction du syndicat, et aucunement sur le Fonds - Sur Ici Radio-Canada

 

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14

 

L’ex-directeur général de la FTQ-Construction nie aussi toute intervention des Hells Angels dans les élections de novembre 2008 - Sur Ici Radio-Canada

 

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15

La réconciliation Dupuis-Accurso scellée par un chèque - Sur Ici Radio-Canada

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Jocelyn Dupuis ex-directeur général de la FTQ-Construction
Jocelyn Dupuis devant la Commission Charbonneau
Jocelyn Dupuis sympathisant des Hells Angels
Jocelyn Dupuis biographie
Jocelyn Dupuis arrêté par l'UPAC
Jocelyn Dupuis abus de conditions de travail
Jocelyn Dupuis et ses conflits d'intérêts
 

Sujets abordés

Cour d'appel déboute la requête de Dupuis

Dupuis écope de 12 mois de prison

Tentative pour faire avorter son procès

Témoignage devant la Commission Charbonneau

Abus de confiance

Des cadeaux d'entrepreneurs en construction

Des liens mafieux et politiques

Influence de Jocelyn Dupuis sur la FTQ

Fondation Garnier Kids