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Jean-Paul Dupré, président collusionneur pour DJL

Une rencontre secrète a eu lieu entre les présidents des principaux producteurs d'asphalte de la province au début de l'année 2000.   Elle a réuni le président et le directeur général de Simard-Beaudry, Tony Accurso et Pierre-André Matton, le président de DJL, Jean Paul Dupré, le président de Sintra, Daniel Ducroix, et le président de Beaver Asphalt, Joseph Carola.

Selon le témoignage de Gilles Théberge ex-employé de Sintra, devant la Commission Charbonneau en mai 2013, le groupe s'est entendu sur un prix plancher pour l'asphalte et les quantités que chaque usine pouvait produire.

Perquisition au siège social de DJL 13 octobre 2012 par l'UPAC

Complices

Claude Duhaime
Ghislaine Dujmovic
Marcel Roireau, président
Nicolas Hains, Ingénieur

 
 

Jean-Paul Dupré bio d'affaires au fil du temps

2012

22 juin 2012
Monopole du marché de l'asphalte

 

Jacques Duchesneau, l'ex-patron de l'Unité anticollusion (UAC) du ministère du Transport du Québec affirmait devant la Commission Charbonneau - Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction - que deux compagnies, Sintra et DJL, contrôlaient 60% du marché de l'asphalte au Québec.

Source - Commission Charbonneau

   
 
 
 Les fondateurs de Construction DJL, Messieurs Marcel et Roland Désourdy

Fondée en 1949 par la famille Désourdy, Construction DJL réaliste des projets de toutes envergures. L'entreprise a débuté ses activités avec l’implantation d’une usine d’enrobage et l’exploitation d’un gisement dans la région de Cowansville.

Elle a ensuite poursuivi sa croissance avec de nouvelles implantations dans les régions de Sherbrooke, Carignan, et Ste-Lucie, notamment. En 1967, l'entreprise entretient une image sulfureuse à cause de ses liens avec le Parti Libéral du Québec. Plusieurs scandales poursuivent la famille Désourdy.

Dans les années 1980, l’entreprise connaît un essor grâce à des acquisitions quasi annuelles consolidant sa position de leader dans l’industrie.

Les années 90 se déroulent sous le signe du changement. Outre des acquisitions stratégiques pour développer d’autres régions, elle s’associe avec l’Entreprise Jean Lefebvre, l’un des plus grands constructeurs de routes en France.

Cette association donne un nouvel élan à la compagnie en lui permettant d’acquérir de nouvelles technologies et d’élargir son champ de compétence.
C’est également à cette époque qu’est adopté le logo actuel de l’entreprise.

En 2000, l’entreprise rejoint le groupe Eurovia, une société de Vinci, leader mondial de la construction.

Le président en 2013 est M. Marcel Roireau. Le siège de Construction DJL, situé au 1550, rue Ampère, bureau 200, à Boucherville, abrite la direction de l’entreprise ainsi que son centre de services partagés. Le siège veille notamment à la gestion des bureaux régionaux de Construction DJL et des différents secteurs d’activités de l’entreprise, tels les départements de l’Environnement, de la Comptabilité, des Ressources matérielles, de la Technique et des Ressources humaines. L'entreprise comprend aussi Continental construction en tant que filiale à part entière et depuis le 1er mai 2012 Pavage Rolland Fortier, une importante entreprise de travaux routiers dans la région de Québec a été acheté.

Licence R.B.Q.: 8115-6291-32

 
 

Montréal: pas d’extras pour DJL

 
 

La firme réclamait 860 000 $ à la Ville de Montréal.

Dépeinte comme l’une des entreprises maîtresses du cartel de l’asphalte sur l’île, Construction DJL a poussé le vice jusqu’à demander plus de 860 000 $ d’extras à la Ville de Montréal.

La compagnie qui approvisionnait régulièrement la municipalité en enrobés bitumineux s’est sentie lésée en raison de l’augmentation du prix du bitume en 2008.

Mais la Cour supérieure a formellement rejeté sa demande stipulant qu’elle «connaissait les règles du jeu» puisqu’elle a remporté plus de la moitié de ces contrats entre 1999 et 2008 et qu'à aucun moment il n'a été question d’ajustement de prix.

Collusion

Rappelons que le nom de cette entreprise a été évoqué à répétition devant la commission Charbonneau. Elle aurait fait partie d’un cartel de l’asphalte, regroupant de gros joueurs comme Simard-Beaudry ou encore Sintra, à Montréal et ses environs.

Les firmes collusionnaires se partageaient le territoire, s’entendaient au sujet des volumes d’asphalte à produire et fixaient leurs prix de concert.

Ces petits arrangements leur permettaient de faire des profits de 30 % – au lieu de 4 à 8 % en situation de libre concurrence. Le fait d’avoir trempé pendant des années dans ce cartel et d’avoir amassé de généreux profits sur le dos des contribuables montréalais n’a visiblement pas dissuadé DJL de poursuivre la Ville.

«Il va sans dire que le profit réalisé sur le contrat (d'approvisionnement d'asphalte) par DJL n'a certes pas été celui anticipé», a plaidé l’entreprise.

Le 22 juin 2012, Jacques Duchesneau, l'ex-patron de l'Unité anticollusion (UAC) du ministère du Transport du Québec affirmait devant la Commission Charbonneau que deux compagnies, Sintra et DJL, contrôlent 60% du marché de l'asphalte au Québec.
 

Sources: Commission Charbonneau: Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada, Journal de Montréal pour Québecor Inc.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour: 23 juin 2012

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