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Le militant libéral Jacques Roy a fait une tentative de corruption à Châteauguay
Il récolte une sentence de 14 mois d'emprisonnement

Depuis des années, les frappes policières et les audiences de la commission Charbonneau chamboulent de fond en comble le monde municipal montérégien.  Or, l’Unité permanente anticorruption (UPAC) a arrêté un vieux routier libéral accusé d’avoir voulu remettre sur pied un système de corruption sur la Rive-Sud de Montréal.  Il s'est retrouvé emprisonné dans la communauté pour 14 mois.

 

Jacques Roy, bio-politico-judiciaire au fil du temps

2015

 

11 mars 2015
Jacques Roy plaide coupable

 

Le vieux routier de la politique provinciale, fédérale et municipale Jacques Roy a plaidé coupable à deux chefs d’accusation: actes de corruption dans les affaires municipales, ainsi qu’abus de confiance et des fraudes envers le gouvernement.

Le 10 mars 2015 au Palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield, la juge Odette Perron a imposé à Jacques Roy une peine de 14 mois d’emprisonnement à purger dans la collectivité en plus d’une période de probation de deux ans.

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2013

 
 
 
 

12 décembre 2013
Châteauguay : Quatre individus qui auraient tenté de corrompre Nathalie Simon sont interpellés

Le commissaire de l’UPAC, Robert Lafrenière, trouve désolant de constater que certaines personnes tentent de corrompre des élus, malgré tout ce qu’on entend à la commission Charbonneau depuis plus d’un an.

La mairesse de Châteauguay, Nathalie Simon, a dit non aux pots-de-vin et a préféré appeler la police.  Son geste a porté fruit: quatre hommes qui auraient tenté de la corrompre ont été arrêtés hier par l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

«Il faut lever notre chapeau devant Mme Simon aujourd’hui. Le geste qu’elle a posé est très courageux», a mentionné le capitaine André Boulanger, chef du service des enquêtes sur la corruption de l’UPAC, en conférence de presse.

Les accusés sont: JACQUES ROY
71 ans, Longueuil : Militant libéral de longue date tant au fédéral qu'au provincial, autrefois haut fonctionnaire à la Ville de Châteauguay et à Saint-Constant.

MICHEL BERGEVIN
45 ans, Mercier : Dirigeant de l'entreprise Excavation Bergevin et Laberge.

RENÉ LAFRANCE
61 ans, Châteauguay : Courtier immobilier, ex-conseiller municipal de Châteauguay, candidat deux fois défait à la mairie. C'est lui que le groupe voulait faire nommer directeur du développement économique.

ÉRIC LAFRANCE
38 ans, Châteauguay: Fils de René Lafrance, dirigeant de l'entreprise Construction Khéops

Ils se sont donc fait passer les menottes par un froid glacial, hier matin.  Ils auraient entre autres comploté pour que René Lafrance, un ancien conseiller municipal, soit nommé directeur du développement économique de la ville de Châteauguay, selon les mandats d’arrestation consultés.

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14 décembre 2013
Tentative de corruption à Châteauguay. U
n militant admis au PLQ malgré un passé trouble

       

Le vieux militant politique arrêté jeudi pour avoir tenté de corrompre la mairesse de Châteauguay avait réussi à se ménager une place au Parti libéral du Québec (PLQ), même s’il avait été éclaboussé par un scandale de trafic d’influence au Parti libéral du Canada (PLC) en 1998.

Jacques Roy, qui a été épinglé par l’Unité permanente anticorruption en même temps que trois coaccusés, est bien connu sur la Rive-Sud de Montréal pour son militantisme au PLQ.  Il avait notamment été responsable des sondages téléphoniques pour la campagne du ministre Jean-Marc Fournier en 2007.

Lorsqu’il avait été nommé haut fonctionnaire à Saint-Constant par Gilles Pepin, le journal local Le Reflet avait aussi souligné son travail pour l’ex-ministre des Finances Michel Audet.

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Tentative de corruption à Châteauguay
Un militant admis au PLQ malgré un passé trouble

 

Jacques Roy s’était impliqué au palier provincial après avoir été congédié par le PLC en 2004, dans la foulée de la commission Gomery sur le scandale des commandites. La commission avait démontré que Jacques Roy faisait partie des « bénévoles » libéraux payés secrètement par les firmes de communications jouissant des contrats de commandites.

Or, cette controverse n’était pas la première à éclabousser Jacques Roy.

En 1998, un organisateur du PLC, Pierre Corbeil, avait été condamné pour trafic d’influence devant la Cour du Québec.  M. Corbeil avait avoué avoir téléphoné à des entreprises qui avaient fait des demandes de subventions au gouvernement fédéral : il leur disait que si elles ne contribuaient pas à la caisse du parti de façon occulte, elles ne recevraient jamais leur subvention.

L’enquête policière avait révélé que Jacques Roy, alors adjoint du ministre fédéral Marcel Massé, avait fourni à Corbeil la liste des entreprises ayant demandé une subvention.

Roy n’avait pas été accusé : il disait avoir simplement sollicité l’aide de Corbeil pour évaluer la réputation des entreprises concernées et déterminer si elles existaient vraiment.  Mais sa conduite constituait tout de même un accroc aux règles en vigueur.

Duchesne inquiet pour la démocratie

Le ministre péquiste Pierre Duchesne est sorti de ses gonds en apprenant le parcours de Jacques Roy au PLQ avant son arrestation pour corruption.

« On voit de vieux routiers rouges continuer à essayer de maintenir un climat de corruption. Je trouve ça excessivement inquiétant pour la démocratie. Qu’est-ce que ces gens-là font entourés de tels personnages ? », a-t-il lancé dans un entretien avec La Presse.

« Regardez l’ancien maire de Mascouche, Richard Marcotte, il avait été candidat pour le PLQ en 2003 ! Et l’ancien bénévole de l’année du PLQ, Louis-Georges Boudreault [NDLR : arrêté par l’UPAC en 2012]. Je pense que le Parti libéral est un parti historique important au Québec. Ce n’est pas vrai que tout le monde est corrompu au PLQ. Mais j’invite les membres honnêtes à éloigner ces gens-là ! », a-t-il déclaré.

L’attaché de presse de l’aile parlementaire du PLQ, Charles Robert, n’avait pas rappelé La Presse au moment de publier ces lignes.  Jeudi, il avait indiqué que le rôle de Jacques Roy était demeuré plutôt mineur auprès de Jean-Marc Fournier.

 

Arrestation de Jacques Roy
13 décembre 2013

 
 

Jacques Roy et à sa droite Sergio Pavone
ex-maire de Châteauguay

Un militant politique d’expérience, Jacques Roy, a été cueilli par les policiers de l’UPAC, en compagnie de trois coaccusés. Tous sont soupçonnés d’avoir offert des pots-de-vin à la mairesse de Châteauguay.

Connu en politique aux niveaux fédéral, provincial et municipal, Jacques Roy a vu sa carrière dans les coulisses du pouvoir mise à mal récemment.

Jacques Roy avait été membre du personnel politique de Denis Coderre il y a une dizaine d’années, lorsque celui-ci était ministre du Sport dans le gouvernement Chrétien à Ottawa. Il était aussi salarié du Parti libéral du Canada.

Mais le parti lui a montré la porte en 2004 après que la commission Gomery sur le scandale des commandites a démontré qu’il faisait partie des « bénévoles » libéraux payés secrètement par les firmes de communication qui profitaient de juteux contrats gouvernementaux.

Roy s’était ensuite retrouvé dans l’équipe du ministre provincial libéral Jean-Marc Fournier pour la campagne électorale de 2007, à Châteauguay, où il était le responsable des sondages téléphoniques et du pointage. (Tant au bureau de Jean-Marc Fournier qu’à celui de Denis Coderre, on a indiqué à La Presse que l’apport de M. Roy n’avait pas été majeur à l’époque.)

La carrière de Jacques Roy a rebondi au milieu des années 2000 lorsqu’il a été recruté par le maire de Châteauguay de l’époque, Sergio Pavone ( 01 ), qui l’a nommé directeur du développement économique. Un poste névralgique qu’il a occupé pendant quatre ans, jusqu’à ce que Nathalie Simon, nouvelle mairesse élue en 2009, lui montre la porte.

Éjecté de Châteauguay

« On lui a fait comprendre clairement que son contrat ne serait pas renouvelé et il est parti en congé prolongé », a-t-elle raconté hier en entrevue. Mme Simon ne veut pas trop donner de détails sur les raisons de ce départ. Mais l’ancienne journaliste souligne qu’il était temps que les choses changent à Châteauguay.

« J’avais mes antennes, qui m’indiquaient effectivement beaucoup de choses. Ce n’était pas propre à Châteauguay, on l’a vu plus tard, on était pris un peu dans le même maelstrom. Dès notre arrivée, on a commencé à poser des gestes et à dire qu’il fallait élever le degré d’éthique et d’intégrité, revenir à des mœurs et des façons de faire au-dessus de tout soupçon », raconte-t-elle.

Sans emploi, Jacques Roy était parti travailler comme directeur du développement économique pour le maire de Saint-Constant, Gilles Pépin ( 02 ), un autre maire de la région qui a été arrêté récemment par l’UPAC pour fraude et abus de confiance.

Le journal local Le Reflet expliquait alors que M. Roy n’avait pas eu à passer un concours d’embauche, puisque sa réputation le précédait, lui qui avait travaillé pour Denis Coderre au fédéral et l’ex-ministre des Finances Michel Audet au provincial.

À Saint-Constant, Roy a été mêlé à certains des dossiers les plus controversés du règne de Gilles Pépin. Jusqu’à ce que le vent tourne encore.

Placer de nouveaux pions

Se retrouvant sans appui à Saint-Constant après la fin de l’ère Gilles Pepin, Jacques Roy aurait comploté avec des complices pour placer de nouveaux pions à la Ville de Châteauguay, croit la police.

« L’enquête a démontré que quatre suspects ont tenté de corrompre l’administration municipale et la mairesse par un système d’échange de bénéfices comme de l’argent. Les avantages désirés par les accusés étaient l’obtention d’emplois municipaux et le dézonage de terrains pour des projets immobiliers », a précisé le capitaine André Boulanger, responsable des enquêtes sur la corruption à la Sûreté du Québec.

Selon nos informations, le groupe voulait faire nommer l’agent immobilier René Lafrance directeur du développement économique à la Ville de Châteauguay.

Selon l’UPAC, les pots-de-vin offerts par le groupe à la mairesse étaient importants. D’ailleurs, 31 000 $ en argent comptant ont été saisis lors des perquisitions. Une camionnette considérée comme un produit de la criminalité a aussi été saisie chez René Lafrance ( 03 ).

Principale témoin de la poursuite dans cette histoire de corruption, la mairesse Nathalie Simon n’a pas voulu commenter l’affaire hier. Mais elle avoue y voir une tentative de certaines forces qui souhaitent revenir à une époque révolue.

« C’est la nature humaine, les gens qui avaient les mains dans le plat à bonbons souhaitent remettre les mains dans le plat à bonbons. Mais c’est à la société de leur indiquer qu’ils ne mangeront plus de bonbons », a-t-elle martelé.

LES ACCUSÉS

Jacques Roy, 71 ans, Longueuil : Militant libéral de longue date tant au fédéral qu’au provincial. Il a été directeur du développement économique de la ville de Châteauguay pendant 4 ans jusqu’en 2009, avant d’être remercié par la mairesse Simon.

Par la suite, il a occupé sensiblement les mêmes fonctions pour la ville de Saint-Constant, pendant deux ans.

René Lafrance ( 03 ) , 61 ans, Châteauguay : Au moment de son arrestation René Lafrance était Agent immobilier affilié à Re/max, il a été conseiller municipal à Châteauguay de 1987 à 1991 et de 1995 à 2003.

Il s’était présenté deux fois comme candidat à la mairie, en 2003. Son domicile a été perquisitionné et il a été arrêté. C’est lui que le groupe voulait faire nommer directeur du développement économique.

Éric Lafrance, 38 ans, Châteauguay : c’est le fils de René Lafrance. En plus d’être pompier, il est copropriétaire de deux entreprises, soit le commerce Armoires Option, à Châteauguay, et Les constructions Khéops inc. Les policiers ont d’ailleurs perquisitionné dans le local d’Armoires Option ( 04 )

Michel Bergevin, 45 ans, Mercier : Dirigeant de l’entreprise Excavation Bergevin et Laberge ( 05 )

Ils sont tous entrepreneurs ou courtiers immobiliers. Ils ont été amenés au quartier général de la Sûreté du Québec, à Montréal, pour être interrogés. Les 4 accusés font face à 5 chefs d'accusation pour fraude envers le gouvernement, abus de confiance, acte de corruption dans les affaires municipales et complot.

Robert Lafrenière s'est dit étonné par ce dossier qui survient en pleine commission Charbonneau et alors que le gouvernement resserre ses lois pour prévenir la corruption.

«Ça démontre que la corruption existe toujours, et que la collaboration des élus est cruciale. Il y a des gens qui pensent que la culture n'a pas encore changé. C'est une culture bien incrustée dans beaucoup de milieux. Mais on observe des améliorations. Mais il reste des gens qui n'ont pas compris. La preuve, c'est que ce dossier ne portait pas sur des gestes commis en 2007 ou 2008, mais en 2013», a martelé M. Lafrenière.

"Quand on voit un dossier contemporain comme ça, qui date de trois mois, (…) ça nous dit qu'il faut garder la vigie et être alerte", a estimé le commissaire.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 17 octobre 2017

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Gens d'affaires
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Politiciens.nes
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Employés.es de l'État
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Éthique et corruption

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

À propos de Sergio Pavone ex-maire de Châteauguay, Région de la Montérégie - Sur MétéoPolitique

 

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02

 

À propos de Gilles Pepin, ex-maire de Saint-Constant, Région de la Montérégie - Sur MétéoPolitique

 

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03

 

À propos de René Lafrance, ex-candidat à la mairie de Châteauguay, Région de la Montérégie - Sur MétéoPolitique

 

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04

À propos d'Éric Lafrance, fils de René Lafrance - Sur MétéoPolitique

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05

À propos de Michel Bergevin, co-propriétaire des Excavation Bergevin et Laberge

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