107 ingénieurs "Bougons" du système électoral québécois chez SNC/Lavalin

Cent sept ingénieurs de la firme SNC-Lavalin ont accepté de payer des amendes de plus de 1 000 $ à leur ordre professionnel pour avoir servi de prête-noms dans le cadre de dons politiques pendant plus d’une décennie.

 
 

Selon l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ), les ingénieurs ont fait, entre 1998 et 2010, des contributions politiques qui leur ont ensuite été remboursées par leur employeur en forme de boni annuel.

«La participation des ingénieurs en cause à une démarche de financement des partis politiques impliquant une contribution de leur employeur constitue [...] un acte dérogatoire à l’honneur et à la dignité de la profession», peut-on lire dans le communiqué émis par l’Ordre.   Celui-ci précise que les compétences des ingénieurs ne sont pas en jeu.

La moitié des enquêtes de l’OIQ pour malversations politiques impliquaient des ingénieurs ou ex-ingénieurs du fleuron québécois.

Toutefois, plutôt que de traîner chacun d’entre eux devant leur conseil de discipline pour régler le dossier, leur ordre professionnel a choisi de signer un règlement et des pénalités en conciliation avec les 107 personnes.

Minimum 1000 $

Les modalités de la conciliation sont confidentielles, mais le porte-parole de l’OIQ, Patrick Leblanc, indique que l’amende minimale pour ce type d’infraction est de 1000 $.   De plus, l’infraction va dans le dossier de l’ingénieur au cas où il y aurait d’autres enquêtes à leur sujet à l’avenir.

Celui-ci a ajouté que le Directeur général des élections (DGE) avait également mené une enquête auprès de ces ingénieurs, et que «quelques-uns» d’entre eux avaient été mis à l’amende par le chien de garde du système électoral québécois.

Il y a deux mois, l’OIQ a également mis à l’amende 25 ingénieurs de la firme de génie-conseil Axor pour financement illégal principalement auprès du Parti libéral du Québec.