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Le financement illégal des partis politiques chez SNC-Lavalin était la responsabilité de vice-présidents et c'est le PDG Jacques Lamarre en personne qui en avait informé tour à tour Normand Morin et son successeur Pierre Anctil.   C'est une des informations contenues dans un document judiciaire en partie décaviardé le 10 novembre 2014 par un juge de la Cour supérieure à la demande d'un consortium de médias. (devant la Commission Charbonneau)  Était-il au courant des tractations de la majorité des membres de son bureau avec des collusionneurs, corrupteurs et fraudeurs?  Pourquoi Jacques Lamarre n'a jamais été importuné par l'Unité permanente anticorruption du Québec ( UPAC), pourtant même la police Suisse c'est intéressé à son cas ? Pour la première fois en 2019 un cadre ose l'accusé d'avoir participé à la corruption !

Sous le règne de Jacques Lamarre et de Pierre Duhaime,
les partis politiques étaient arrosés copieusement de contributions illégales selon la loi canadienne

 

Jacques Lamarre président de SNC/Lavalin au fil du temps

2019

18 mars 2019
SNC-Lavalin: Jacques Lamarre
éclaboussé par un ex-cadre

On l'a peu entendu depuis l'éclatement de l'affaire SNC-Lavalin. Jacques Lamarre, l'ex-PDG de la firme, est maintenant montré du doigt par un ancien subalterne, selon qui il aurait organisé personnellement l'achat d'un yacht offert en pot-de-vin.

Jacques Lamarre a pour politique personnelle de ne plus parler publiquement de SNC-Lavalin, la firme qu'il a dirigée pendant 13 ans jusqu'à sa retraite en 2009.  Mais cette fois, il est en colère. Le Saguenéen d'origine a envie d'en découdre. De défendre son nom. Il vient d'apprendre qu'un de ses anciens cadres a témoigné sous serment au palais de justice de Montréal et l'a impliqué personnellement dans l'achat d'un bateau de 39 millions de dollars offert comme pot-de-vin à Saadi Kadhafi, fils de l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi.

Ces nouvelles allégations ont une portée particulière dans le contexte actuel. Jacques Lamarre n'a jamais été accusé criminellement de quoi que ce soit en lien avec les mésaventures de SNC-Lavalin. Mais l'entreprise elle-même est accusée d'avoir versé 48 millions en pots-de-vin à Saadi Kadhafi.

L'homme par qui arrivent les nouvelles allégations est Riadh Ben Aïssa, ancien responsable des activités de SNC-Lavalin en Afrique du Nord.

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14 février 2019
Procès:
des milliers de courriels pourraient être dévoilés

Sami Bebawi

À l'approche de leur procès pour corruption, deux anciens cadres de SNC-Lavalin ont obtenu des milliers de courriels issus des comptes professionnels de leurs anciens collègues. Et ils se promettent bien de les utiliser pour leur défense, dans une grande séance de lavage de linge sale visant à démontrer que ce sont les moeurs générales de l'entreprise qui étaient problématiques, plutôt que leur comportement à eux.

Sami Bebawi, ancien vice-président directeur de SNC-Lavalin, et Stéphane Roy, ancien vice-président contrôleur de la firme, sont accusés de fraude et de contravention à la Loi sur la corruption d'agents publics étrangers, pour avoir participé au versement de pots-de-vin sous le régime de l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi.

Bebawi est aussi accusé de recyclage des produits de la criminalité et de possession de biens criminellement obtenus, alors que de son côté, Roy fait face à une accusation supplémentaire pour avoir violé les sanctions des Nations unies visant la Libye.

Leurs deux procès sont prévus pour les prochains mois.  Les accusations portées contre eux en 2014 découlent du projet Assistance, soit l'enquête de la GRC qui a mené au dépôt d'accusations contre SNC-Lavalin en tant qu'entreprise.

La possibilité de conclure une entente à l'amiable avec l'entreprise pour éviter un procès criminel dans le cadre d'un programme de réparation a fait couler beaucoup d'encre; Mais pour les deux cadres accusés personnellement, il n'y a pas d'accord de réparation possible. Pas d'entente à l'amiable en vue.

Plusieurs anciens hauts dirigeants qui étaient en poste au moment des aventures libyennes de SNC-Lavalin n'ont jamais été accusés.  Mais Sami Bebawi veut parler d'eux.  Car selon ce qui a déjà été dévoilé dans le cadre d'une requête préliminaire, il impute les infractions découvertes par la police à « un état de fait préexistant impliquant notamment l'ancien PDG du Groupe SNC-Lavalin, M. Jacques Lamarre ».

Pour préparer sa défense, il a demandé une copie de tous les courriels concernant la Libye qui ont été envoyés ou reçus à travers les serveurs de l'entreprise entre 2001 et 2011 par une série de dirigeants.

Bebawi dit avoir besoin des courriels de Jacques Lamarre à ce sujet, mais aussi de ceux des anciens hauts dirigeants Paul Beaudry, Gilles Laramée et Michael Novak. La cour a accédé à sa demande récemment.  Son procès doit s'ouvrir le 8 avril 2019

Source - Fiducie La Presse

2018

29 octobre 2018
Un procès déterminant débute
pour SNC-Lavalin

Plus de trois ans après le dépôt des accusations, le procès pour fraude chez SNC-Lavalin s'est amorcé le 29 octobre 2018 par l’étape de l’enquête préliminaire.

L’une des plus grandes firmes d'ingénierie au monde, SNC-Lavalin a été fondée en 1911.  Elle compte plus de 50 000 employés et est active dans plusieurs secteurs tels le pétrole et le gaz, les infrastructures, l'énergie et les mines.

Avec cette bataille judiciaire qui s'annonce longue, la compagnie joue peut-être son avenir.  SNC-Lavalin est accusée d'avoir versé près de 48 millions de dollars à des titulaires de charges publiques en Libye afin d’influencer des décisions gouvernementales entre 2001 et 2011.

Les faits allégués seraient survenus à l'époque du guide de la Révolution lybienne, Mouammar Kadhafi, chef d'État de la République arabe libyenne, puis de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste. La multinationale de l'ingénierie dit n'avoir rien à se reprocher et elle compte prouver son innocence devant les tribunaux.

Une douzaine de témoins seront entendus au cours de l'enquête préliminaire, qui doit durer trois semaines.  Un ancien haut dirigeant, Riadh Ben Aissa, a été parmi les premiers entendus le 29 octobre 2018 à la barre des témoins.  La preuve présentée demeure toutefois frappée d'une ordonnance de non-publication.

Au terme de cette enquête préliminaire, le juge Claude Leblond devra décider si la preuve est suffisante pour que SNC-Lavalin subisse son procès.  Devant le tribunal, il n'y a donc pas que la réputation de l'entreprise qui soit en jeu.  Une condamnation criminelle pourrait écarter SNC des appels d'offres fédéraux pendant 10 ans.

Source - TVA Nouvelles

 

L'intouchable Jacques Lamarre se bidonne, libre comme l'air, lui qui sous son règne a laissé la corruption, la collusion et le financement illégal des partis politiques se développer à foison autant au Québec qu'à l'étranger.  Imaginez la folie du système politique et judiciaire qui poursuit une compagnie qui est une chose intangible sans ses acteurs humains mais ne poursuit pas son président. Un système inventé pour protéger le 1% des oligarques québécois et canadiens. Il se nomme "voile corporatif".
                                             - JosPublic

Complices allégués

Pierre Anctil
Sami Abdellah Bebawi
Farid Bedjaoui
Riadh Ben Aïssa
Ives Cadotte
Pierre Duhaime
Michel Émond
Mohammad Ismail
Michel Labbé
Normand Morin
Stéphane Roy

Joseph Salim
Ramesh Shah
Kevin Wallace
+ 107 ingénieurs

2016

 
 
 
 

27 mai 2016
107 ingénieurs "Bougons" du système électoral québécois chez SNC/Lavalin

Cent sept ingénieurs de la firme SNC-Lavalin ont accepté de payer des amendes de plus de 1 000 $ à leur ordre professionnel pour avoir servi de prête-noms dans le cadre de dons politiques pendant plus d’une décennie.

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8 septembre 2016
SNC-Lavalin a versé 118 000 $ en contributions illégales au PLC et au PCC

Jacques Lamarre et Pierre Duhaime: belle connivence de la part des fraudeurs allégués par la Commission Charbonneau et l'UPAC

L’entreprise de génie SNC-Lavalin a versé près de 118 000 $ en contributions politiques illégales sur une période de sept ans, selon une enquête conclue le 8 septembre 2016 par le commissaire aux élections fédérales.

Elle s’en tire toutefois à bon compte — sans pénalités — alors que le commissaire a spécifié avoir conclu une entente de transaction avec la firme d’ingénierie montréalaise, qui est loin d’en être à ses premières infractions éthiques.

Les contributions ont été versées surtout aux libéraux et, dans une moindre mesure, aux conservateurs entre le 9 mars 2004 et le 1er mai 2011.

Contribution illégale aux partis politiques: le président de l'époque Jacques Lamarre ( 1996 à 2009) en aurait fait une politique d'entreprise selon des témoins ayant signé des déclarations sous serment incriminant le chef de l'entreprise.  OMERTA: de façon surprenante aucun média ne nomme son nom!!!

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2014

11 novembre 2014
Jacques Lamarre aurait encouragé ses employés.es à financer illégalement le Parti libéral

Le mécène SNC Lavalin pour le Parti Libéral du Québec aurait fait contribué ses employés.es pour des montants variant de 90 000 $ à 150 000 $ par année.   Selon de nouveaux documents judiciaires M. Lamarre aurait confié à Normand Morin et à Pierre Anctil, qui se sont succédé au poste de vice-président, entre 1996 et 2008, la tâche de financer le PLQ. « Tous deux se sont fait indiquer par Jacques Lamarre, p.-d.g. de SNC-Lavalin, que leur poste de vice-président venait avec cette responsabilité », affirment les documents. 

Selon les déclarations faites par les deux hommes à l’Unité permanente anticorruption (UPAC),« SNC-Lavalin faisait du financement pour ne pas être la seule firme d’ingénierie au Québec à ne pas participer » .   Ces informations inédites proviennent d’une déclaration assermentée d’un policier qui a été produite à la cour pour obtenir un mandat de perquisition à la permanence du Parti libéral du Québec, rue Waverly à Montréal. Les documents font état des soupçons, non prouvés en cour, des enquêteurs.

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10 novembre 2014
L'ex-PDG de SNC Jacques Lamarre savait que ses VP faisaient du financement politique

Le financement politique chez SNC-Lavalin était la responsabilité de vice-présidents et c'est le PDG Jacques Lamarre en personne qui en avait informé tour à tour Normand Morin et son successeur Pierre Anctil.

C'est une des informations contenues dans un document judiciaire en partie décaviardé par un juge de la Cour supérieure à la demande d'un consortium de médias dont fait partie Radio-Canada.

Normand Morin, qui a occupé le poste de vice-président de 1996 à 2004, année de sa retraite, explique que pour le financement du PLQ, il faisait toujours affaire avec Marc A. Bibeau, l'ex-grand argentier du parti et ami personnel de l'ancien premier ministre Jean Charest.

Normand Morin a confié à l 'UPAC, qui mène une enquête depuis 2012 sur le financement occulte au PLQ, qu'il remettait à Marc A. Bibeau, en mains propres, une série de chèques recueillis auprès des employés de la firme de génie qui servaient de prête-noms et se faisaient ensuite rembourser leurs dons politiques par l'employeur.

La remise d'argent avait lieu une fois par année, soit à l'hôtel Hilton de Dorval ou à la permanence du PLQ, rue Waverly, à Montréal.

Marc A. Bibeau demandait un montant d'environ 90 000 $ par année, précise Normand Morin, et ce montant augmentait tous les deux ans.

Marc Bibeau ne manquait jamais de lui rappeler qu'il était « près du pouvoir », peut-on lire dans le document.

Normand Morin ajoute que lorsque la remise d'argent se faisait dans le bureau de Marc A. Bibeau dans les locaux du PLQ, Joël Gauthier, alors directeur général du parti, s'y trouvait.

Lorsque Pierre Anctil a été nommé pour succéder à M. Morin, il dit avoir laissé à Normand Morin la responsabilité du financement politique de SNC-Lavalin.

À cette époque (de 2005 à 2008), les objectifs de financement établis par Marc A Bibeau s'élevaient alors à 150 000 $ par année.

Pierre Anctil avait fait la connaissance de Marc A. Bibeau à l'occasion d'un déjeuner lors duquel Normand Morin lui avait présenté M. Bibeau comme le responsable du financement du Parti libéral du Québec.

Ces nouvelles informations font partie d'un document rédigé par l'UPAC, qui a obtenu un mandat en juin 2014 pour effectuer une nouvelle perquisition à la permanence du PLQ.

Une soixantaine de témoins crédibles ont été interrogés par les enquêteurs, lit-on dans le document, pour expliquer le fonctionnement du financement du PLQ, ses enjeux et son influence sur l'octroi de subventions.

Source - La Société CBC/Radio-Canada pour
le gouvernement du Canada

2012

 
 
 
 

26 novembre 2012
Jacques Lamarre, ex-PDG de SNC-Lavalin, interrogé par la Suisse

L'enquête menée par la Suisse au sujet de 139 millions de dollars en paiements douteux effectués par SNC-Lavalin, dont une partie aurait abouti dans les coffres de proches du régime Kadhafi, s'intéresse aux plus hautes sphères du pouvoir de cette firme d'ingénierie.

S’il n’a pas été encore possible de déterminer quand Jacques Lamarre s’est rendu en Suisse pour être interrogé par les enquêteurs, on sait que l'ex-vice-président de la division construction de la firme, Sami Bébawi ( 06 ) a été entendu les 19, 20 et 22 novembre 2012 à Berne. On sait que Lamarre et Bébawi avaient le statut de témoins assistés (accompagnés d'un avocat et droit de ne pas répondre aux questions) de plus ils avaient la garantie par les procureurs suisses de pouvoir ensuite rentrer au Canada.

Selon le frère de Rhiad: « Ils ont signé des témoignages contre mon frère. Ils sont venus à Berne voir Monsieur Lauber et ont reçu de sa part la garantie qu’ils ne seront jamais inquiétés alors que ce sont les cerveaux de l’affaire », s’irrite Rafik Ben Aïssa.
 
Jacques Lamarre a dirigé la firme de 1996 à 2009 et c'est sous son règne que Riadh Ben Aïssa a été promu au sein du bureau du président, la plus haute instance de direction de SNC-Lavalin.

Lire la suite - Sur Huffington Post Québec

 

 

29 novembre 2012
Jacques Lamarre ni la corruption chez Lavalin

Jacques Lamarre et Pierre Duhaime

Jacques Lamarre - qui a travaillé durant 42 ans chez SNC-Lavalin dont 13 à titre de PDG - a été bouleversé d'apprendre l'arrestation de Pierre Duhaime, celui qui lui a succédé à la tête du groupe en 2009.

«C'est d'une tristesse incroyable. Pierre Duhaime a été arrêté, mais il y aura un procès et j'espère encore qu'il sera blanchi de ces accusations. Mais chez SNC-Lavalin, c'a toujours été très clair, il fallait que toutes nos actions soient légales, c'était sans appel», dit-il.

S'il y a eu malversation, c'est le fait de quelques individus, est convaincu Jacques Lamarre, qui rappelle que c'est la direction de SNC-Lavalin qui a demandé à la police d'enquêter sur ce qu'elle considérait des paiements douteux, en février dernier.

Lire la suite - Sur La Presse

 
 

12 avril 2012
Jean Lamarre pourfend le conseil d'administration de SNC/Lavalin

«Les administrateurs de SNC-Lavalin sont très bien payés et ils ne font pas leur “job”. Ils doivent réaliser qu’avec la paie viennent des responsabilités. Il faut être présent. Mais il faut croire que les administrateurs de SCN-Lavalin n’ont pas le temps de s’occuper de ce qui se passe dans l’entreprise. Il semble qu’ils soient trop occupés, qu’ils ont eux-mêmes des entreprises à gérer.»

M. Jean Lamarre, un conseiller et administrateur de sociétés qui est le fils de Bernard Lamarre, ex-pdg de Lavalin, et neveu de l'ex-pdg de SNC-Lavalin Jacques Lamarre, s'est vidé le coeur lors d’un petit déjeuner de l’Institut des administrateurs de sociétés

Lire la suite - Sur Les Affaires

1996-2009

Jacques Lamarre, Ingénieur né en 1944à Jonquière.
Président du Groupe SNC-Lavalin (1996-2009).
Frère de Bernard Lamarre.
Distinctions -
Officier de l'Ordre du Canada-OOC (2005).
Membre de l'Académie des Grands Montréalais (2007)

 

 
 
 

Un système de collusion transmis de PDG en PDG
Une culture du développement des affaires chez SNC-Lavalin

 
 

Équipe de collusionneurs:
Voir aussi ses complices:
Pierre Anctil
Sami Abdellah Bebawi
Farid Bedjaoui
Riadh Ben Aïssa
Ives Cadotte
Pierre Duhaime
Michel Émond
Mohammad Ismail
Michel Labbé
Normand Morin  ( 01 )
Stéphane Roy

Joseph Salim
Ramesh Shah
Kevin Wallace

Normand Morin, qui a occupé le poste de vice-président de 1996 à 2004, année de sa retraite, explique que pour le financement du PLQ, il faisait toujours affaire avec Marc Bibeau, l'ex-grand argentier du Parti Libéral du Québec, président de Schokbeton, membre du conseil d'administration de Power corporation et ami personnel de l'ancien premier ministre Jean Charest.

Normand Morin a confié à l'UPAC, qui mène une enquête depuis 2012 sur le financement occulte au PLQ, qu'il remettait à Marc Bibeau, en mains propres, une série de chèques recueillis auprès des employés de la firme de génie qui servaient de prête-noms et se faisaient ensuite rembourser leurs dons politiques par l'employeur. 

Normand Morin ( 01 )

Marc Bibeau ( 02 )

La remise d'argent avait lieu une fois par année, soit à l'hôtel Hilton de Dorval ou à la permanence du PLQ, rue Waverly, à Montréal. Marc Bibeau demandait un montant d'environ 90 000 $ par année, précise Normand Morin, et ce montant augmentait tous les deux ans.

Marc Bibeau ne manquait jamais de lui rappeler qu'il était « près du pouvoir », peut-on lire dans le document.

Normand Morin ajoute que lorsque la remise d'argent se faisait dans le bureau de Marc Bibeau dans les locaux du PLQ, Joël Gauthier, alors directeur général du parti, s'y trouvait.

 

Joël Gauthier ( 03 ) un innocent, coupable de plaider son innocence

Pierre Anctil ( 04 )

Lorsque Pierre Anctil a été nommé pour succéder à M. Morin, il dit avoir laissé à Normand Morin la responsabilité du financement politique de SNC-Lavalin.   À cette époque (de 2005 à 2008), les objectifs de financement établis par Marc Bibeau s'élevaient alors à 150 000 $ par année.   Pierre Anctil avait fait la connaissance de Marc Bibeau à l'occasion d'un déjeuner lors duquel Normand Morin lui avait présenté M. Bibeau comme le responsable du financement du Parti libéral du Québec.   Ces nouvelles informations font partie d'un document rédigé par l'UPAC, qui a obtenu un mandat en juin 2014 pour effectuer une nouvelle perquisition à la permanence du PLQ.

Une soixantaine de témoins crédibles ont été interrogés par les enquêteurs, lit-on dans le document, pour expliquer le fonctionnement du financement du PLQ, ses enjeux et son influence sur l'octroi de subventions.

Ces informations n'étaient pas encore été soumises à la Cour, le 10 novembre 2014.

«

M. Lamarre aurait confié à Normand Morin et à Pierre Anctil, qui se sont succédé au poste de vice-président, entre 1996 et 2008, la tâche de financer le PLQ. « Tous deux se sont fait indiquer par Jacques Lamarre, p.-d.g. de SNC-Lavalin, que leur poste de vice-président venait avec cette responsabilité », affirment les documents judiciaires.

»

Selon les déclarations faites par les deux hommes à l’Unité permanente anticorruption (UPAC), « SNC-Lavalin faisait du financement pour ne pas être la seule firme d’ingénierie au Québec à ne pas participer ».

Encore Bibeau

Les policiers soupçonnent que des infractions de fraude envers le gouvernement, d’entrepreneur qui souscrit à une caisse électorale et d’abus de confiance auraient été commises. Le 14 novembre 2014 aucune accusation n’a été portée dans cette enquête.

À l’instar de la firme de génie-conseil Roche ( 05 ), aussi visée par l’UPAC, SNC-Lavalin aurait contourné la loi électorale interdisant les dons des entreprises, pour financer le PLQ. « Les employés, surtout les cadres, fournissaient des contributions politiques via des chèques personnels et [ils] étaient ensuite remboursés pour le double du montant par des bonis, afin de compenser l’imposition », allèguent les documents.   

Lors de son témoignage à la commission Charbonneau, la responsable du financement libéral, Violette Trépanier, avait déclaré que le compte 127 n’était rien de plus qu’une ligne comptable dans les états financiers, tout à fait en règle, du parti. 

Violette Trépanier, tout comme Marc Bibeau, a nié par le passé avoir collecté des dons auprès d’entreprises.

Dons politiques faits par des employés de SNC-Lavalin aux partis politiques (PQ, PLQ)

Devant la commission Charbonneau, en 2003, l'ex-vice-président principal de SNC-Lavalin, Ives Cadotte, avait avoué que sa firme avait fourni près de 1 million de dollars en financement illégal au Parti libéral du Québec et au Parti québécois, de 1998 à 2010.

Marc Bibeau et Jean Charest ont toujours refusé d'accorder des entrevues au sujet du financement illégal allégué dont aurait bénéficié le PLQ.   Références additionnelles - Sur Le Devoir

Jean Charest dans le rôle d'un menteur!

 

La Suisse enquête sur les dirigeants de SNC/Lavalin

 
 

L'enquête menée par la Suisse au sujet de 139 millions de dollars en paiements douteux ( 07 ) effectués par SNC-Lavalin, dont une partie aurait abouti dans les coffres de proches du régime Kadhafi, s'intéresse aux plus hautes sphères du pouvoir de cette firme d'ingénierie. 
L'ex-vice-président de la division construction de la firme, Sami Bébawi, s'est rendu en Suisse pour être interrogé, les 19, 20 et 22 novembre 2012 à Berne.

L'ancien président de la firme, Jacques Lamarre, a dû lui aussi se rendre en Suisse au cours des derniers mois pour être questionné sur les mouvements de fonds suspects qui ont transité dans les banques suisses.

Jacques Lamarre a dirigé la firme de 1996 à 2009 et c'est sous son règne que Riadh Ben Aïssa
( 08 ) a été promu au sein du bureau du président, la plus haute instance de direction de SNC-Lavalin.

Diverses sources au Canada et en Suisse, contactées par la Radio Télévision Suisse (RTS), CBC et Radio-Canada, ont confirmé également que deux autres membres du bureau du président ont été interrogés par les procureurs suisses responsables de l'enquête lors de la perquisition au siège social de la firme le 13 avril dernier. Il s'agit de Michael Novak, vice-président et directeur des Affaires internationales de SNC-Lavalin, et de Klaus Triendl, qui occupait le même poste en 2003.

La haute direction visée

En tout, cela fait donc quatre personnes du bureau du président qui ont été interrogées dans cette affaire.

Des sourcesproches de l'enquête s'attendaient à ce que Pierre Duhaime ( 09 ) ex-PDG dusse témoigner. Pour des raisons inexpliquées et obscures, la justice suisse n'a pas jugé bon de l'interroger. Duhaime était pourtant le patron immédiat de Riadh Ben Aïssa.

Jacques Lamarre et Pierre Duhaime

Duhaime fut arrêté par l'Unité permanente anticorruption (UPAC) pour des accusations de fraude liées au contrat de construction de 1,3 milliard de dollars du Centre universitaire de santé McGill réalisé par SNC-Lavalin.
 
Ces interrogatoires en plus haut lieu ne surprennent pas l'expert en fraude financière Messaoud Abda . « C'est une compagnie qui a une structure, qui a un président, qui a un conseil d'administration, un v.-p. finances, qui a un trésorier. Il est clair que M. Ben Aïssa ne peut pas avoir mis la main dans le compte de banque », dit-il.

La Suisse comme plaque tournante

Les Suisses ont mis au jour un système de transfert d'argent mis sur pied par l'avocat genevois Roland Kaufmann à la demande de l'ex-vice-président de la division construction de SNC-Lavalin, Riadh Ben Aïssa, qui fut emprisonné en Suisse du 10 avril 2012 à novembre 2014.

Le ministère public de la Confédération (MPC) a formellement prévenu MM. Kaufmann et Ben Aïssa sous des chefs de corruption et de blanchiment d'argent en rapport avec ce stratagème.

Roland Kaufmann  Photo : Site du bureau d'avocats Froriep Renggli

Dès 2001, Me Kaufmann a en effet créé deux sociétés aux îles Vierges britanniques, Duvel Securities Inc. et ensuite Dinova Ltd, à la demande de M. Ben Aïssa, et ouvert des comptes en Suisse au nom de ces deux sociétés à la banque EFG à Genève par lesquels ont transité des paiements de plusieurs millions de dollars en provenance de SNC-Lavalin International inc.

Selon les sources de RTS (Radio-Télévision-Suisse), l'analyse financière de ces transactions par les enquêteurs révèle que des paiements ont été ensuite été effectués dans des comptes contrôlés par des proches de la famille Kadhafi et que certaines sommes auraient même abouti dans des comptes détenus par M. Ben Aïssa et son épouse à la banque suisse UBS.

La chargée de propagande de SNC-Lavalin, Leslie Quinton, a reconnu que SNC-Lavalin avait retenu les services de Duvel et Dinova comme agent commercial pour obtenir des contrats en Libye de 2001 à 2011, mais qu'elle n'avait pas identifié de paiements douteux faits à ces deux sociétés dans le cadre de sa vérification interne.

Une source proche de l'enquête en Suisse, à qui Radio-Canada a parlé, affirme que « de sérieuses questions se posent aux dirigeants de SNC-Lavalin dans cette affaire : comment des millions de paiements ont pu être faits à ces sociétés sans se soucier à qui va cet argent? À quoi sert cet argent et pourquoi vous payez? ».

ex
 

SNC-Lavalin: Jacques Lamarre éclaboussé par un ex-cadre
 Fiducie de soutien à La Presse, le 18 mars 2019

 
 

Un yacht de 39 millions de dollars aurait été offert par SNC-Lavalin à Saadi Kadhafi, fils de l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi, en guise de pot-de-vin.

On l'a peu entendu depuis l'éclatement de l'affaire SNC-Lavalin. Jacques Lamarre, l'ex-PDG de la firme, est maintenant montré du doigt par un ancien subalterne, selon qui il aurait organisé personnellement l'achat d'un yacht offert en pot-de-vin.  Mais il est prêt à se défendre.  Et il invite son ancienne entreprise à hausser le ton, comme lui.

Ces nouvelles allégations ont une portée particulière dans le contexte actuel.  Jacques Lamarre n'a jamais été accusé criminellement de quoi que ce soit en lien avec les mésaventures de SNC-Lavalin.

Mais l'entreprise elle-même est accusée d'avoir versé 48 millions en pots-de-vin à Saadi Kadhafi.  Elle aimerait obtenir un accord à l'amiable pour éviter un procès criminel.  Or, la loi prévoit qu'avant de conclure un tel accord avec une entreprise, les procureurs de la Couronne doivent vérifier si celle-ci a identifié tous les individus qui ont participé aux gestes répréhensibles et si elle a pris des mesures disciplinaires à leur endroit.

« C'est tellement terrible dire des choses de même. C'est pas croyable », laisse tomber la voix de Jacques Lamarre au bout du fil du journaliste.  (Note de JosPublic: il avait dit la même chose lorsque son PDG Pierre Duhaime avait été accusé: « C'est d'une tristesse incroyable. Pierre Duhaime a été arrêté, mais il y aura un procès et j'espère encore qu'il sera blanchi de ces accusations. Mais chez SNC-Lavalin, c'a toujours été très clair, il fallait que toutes nos actions soient légales, c'était sans appel », dit-il.  Depuis Duhaime à plaidé coupable).

Jacques Lamarre a pour politique personnelle de ne plus parler publiquement de SNC-Lavalin, la firme qu'il a dirigée pendant 13 ans jusqu'à sa retraite en 2009.  Mais cette fois, il est en colère.  Le Saguenéen d'origine a envie d'en découdre. De défendre son nom. Il vient d'apprendre qu'un de ses anciens cadres a témoigné sous serment au palais de justice de Montréal et l'a impliqué personnellement dans l'achat d'un bateau de 39 millions de dollars offert comme pot-de-vin à Saadi Kadhafi, fils de l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi.

Mais l'entreprise elle-même est accusée d'avoir versé 48 millions en pots-de-vin à Saadi Kadhafi. Elle aimerait obtenir un accord à l'amiable pour éviter un procès criminel. Or, la loi prévoit qu'avant de conclure un tel accord avec une entreprise, les procureurs de la Couronne doivent vérifier si celle-ci a identifié tous les individus qui ont participé aux gestes répréhensibles et si elle a pris des mesures disciplinaires à leur endroit.

SNC-Lavalin a effectivement pris des mesures contre plusieurs cadres.  Il y a eu des congédiements, des refus de verser certaines primes.  L'entreprise poursuit au civil plusieurs anciens hauts dirigeants qu'elle blâme pour les dérapages.

Mais elle n'a jamais annoncé de mesures visant Jacques Lamarre, un géant de Québec inc., officier de l'Ordre du Canada, commandeur de l'Ordre de Montréal, dont la famille est intimement liée à l'histoire de la firme.

Le témoin de la police

L'homme par qui arrivent les nouvelles allégations est Riadh Ben Aïssa, ancien responsable des activités de SNC-Lavalin en Afrique du Nord.

M. Ben Aïssa a fait de la prison en Suisse en lien avec le versement de pots-de-vin au régime Kadhafi.  Il a aussi été condamné au Québec pour la corruption au Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

Il collabore maintenant avec la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Il a témoigné à l'enquête préliminaire de son ancien collègue Stéphane Roy, un ancien vice-président qui était accusé de corruption lui aussi.

Comme M. Roy a bénéficié récemment d'un arrêt des procédures, La Presse peut désormais révéler le contenu du témoignage de Riadh Ben Aïssa.

Ce dernier avait déjà déclaré dans le cadre d'une poursuite civile que SNC-Lavalin était au courant que des millions avaient été versés au fils Kadhafi.  Mais dans son témoignage au palais de justice de Montréal, il est allé beaucoup plus loin.  Il a donné des noms, et plusieurs nouveaux détails.

Festival de plaisance à Cannes

Saadi Kadhafi fils de l'ancien président libyen Mouammar Kadhafi. et Riadh Ben Aïssa, ex-responsable des activités de SNC-Lavalin en Afrique du Nord

Riadh Ben Aïssa a expliqué qu'un jour, à l'époque de la présidence de Jacques Lamarre, il avait reçu un appel de l'avocat de Saadi Kadhafi.  L'avocat lui demandait de se rendre à Cannes, en France, où le fils du dictateur assistait à un festival de plaisance.

SNC-Lavalin avait fait des milliards en Libye grâce à Saadi Kadhafi. Ben Aïssa savait ce qu'il avait à faire.  Il s'est précipité à Cannes, a-t-il raconté.

Le témoin affirme s'être rendu avec Saadi Kadhafi au stand du constructeur Palmer Johnson. M. Kadhafi a pointé un bateau de 45 mètres, le Hokulani, en vente à 25 millions d'euros (environ 39 millions de dollars canadiens).

« Il m'a dit : "Est-ce que ça te plaît ?" J'ai dit oui. Et puis, c'était grosso modo ça », a expliqué M. Ben Aïssa.

M. Ben Aïssa dit avoir ensuite reçu un second appel de l'avocat de Saadi Kadhafi.  « Voilà, on compte sur toi pour acheter le bateau », aurait-il déclaré sans formalités.

M. Ben Aïssa dit avoir contacté son supérieur chez SNC-Lavalin, Sami Bebawi, qui lui aurait dit que Jacques Lamarre était d'accord avec cet achat. Il affirme ensuite avoir parlé de l'affaire avec un autre cadre, Paul Beaudry. Il prétend finalement avoir rencontré Jacques Lamarre à son bureau de Montréal avec le chef des finances de SNC-Lavalin, Gilles Laramée, pour planifier l'achat du yacht. (Les refusent de parler publiquement).

Voici son récit de la rencontre : « Jacques Lamarre expose à Gilles Laramée le montant à payer, les 25 millions [d'euros], et la façon que ce montant devait être payé pour l'acquisition du yacht. Et Jacques Lamarre demande à Gilles Laramée de vérifier si ça "fitte" avec les chiffres, avec la situation financière sur la Libye », a relaté M. Ben Aïssa devant la cour.

Les chiffres « fittaient » apparemment.  Le yacht aurait finalement été payé à travers des sociétés coquilles contrôlées par Riadh Ben Aïssa dans les paradis fiscaux, que SNC-Lavalin payait officiellement comme si elles étaient des sociétés de consultants pour des projets à l'étranger.

M. Ben Aïssa n'est pas le seul ancien cadre à vouloir renvoyer la balle dans le camp de Jacques Lamarre.

L'ancien vice-président directeur Sami Bebawi, qui doit avoir son procès pour corruption en octobre 2019, a déjà plaidé que les faits qui lui sont reprochés découlent d'« un état de fait préexistant impliquant notamment l'ancien PDG du Groupe SNC-Lavalin, M. Jacques Lamarre ».

« Ils disent n'importe quoi »

Jacques Lamarre nie vigoureusement l'épisode du yacht.  Il affirme que Riadh Ben Aïssa et Sami Bebawi sont peu crédibles, puisqu'une enquête des autorités suisses a déjà démontré qu'une partie des millions que SNC-Lavalin payait pour des frais de consultants en Afrique du Nord a abouti dans leurs comptes personnels.

« Si tout le monde était bandit, tout le monde aurait voulu mettre de l'argent dans ses poches. Mais en Suisse, c'était bien clair, il y avait seulement deux personnes qui s'en sont mis dans les poches : Sami Bebawi et Riadh Ben Aïssa », dit-il.

« [MM. Bebawi et Ben Aïssa] avaient des intérêts dans les compagnies auxquelles ils donnaient des sous-contrats.  C'est tellement terrible que maintenant ils disent n'importe quoi. C 'est pas pensable que ces gens essayent d'entraîner les autres dans leurs affaires ! », souligne M. Lamarre.

Il répète, comme il l'avait déclaré à Radio-Canada en 2013, que s'il avait su comment Riadh Ben Aïssa conduisait ses affaires, il l'aurait mis à la porte « à coups de pied au derrière ». Il n'avait rien vu venir au moment de l'embauche des deux hommes.

« J'aurais pensé qu'ils auraient été de bons techniciens, mais je ne pouvais pas imaginer que des gens pouvaient faire des choses de même », dit-il.

Se défendre plutôt que quémander

Les porte-parole de SNC-Lavalin ont refusé de répondre aux questions de La Presse sur cette affaire.  Le peu de sorties publiques de l'entreprise, qui a multiplié les représentations en privé auprès du gouvernement Trudeau pour obtenir un accord à l'amiable, surprend Jacques Lamarre.

« Si SNC-Lavalin met son énergie à se défendre et non à quémander, je suis certain qu'ils peuvent s'en sortir. Je ne veux pas critiquer, je ne veux pas faire la belle-mère. Ils font leur possible. Ce sont eux qui mènent. Mais si j'étais à leur place, je me défendrais plus que ça. J'irais bien plus sur la place publique », dit-il.

Il se souvient d'être souvent monté au créneau pour défendre l'entreprise lorsqu'il était à sa tête. Une firme de cette taille doit s'attendre à faire face à la controverse. C'est normal, selon lui.

« Quand on a 18 000 projets par année, on ne peut pas dire qu'on n'aura aucun problème », dit-il.

Qui est Saadi Kadhafi ?

Né le 25 mai 1973

Troisième fils de Mouammar Kadhafi

Ingénieur, homme d'affaires, officier supérieur dans l'armée libyenne

Fuit le pays en 2011 à la chute du régime de son père

Rapatrié et détenu après un bref exil au Niger

Détenu dans l'attente de son procès pour son rôle dans la répression

savait
 

Qui savait dans l'entreprise?

 
 

Selon l'expert en fraude financière Messaoud Abda, la question centrale est donc de savoir ce que la haute direction avait pendant les dix ans où elle a autorisé ces contrats d'agences représentant des millions de dollars et, surtout, comment elle pouvait ignorer que son propre vice-président, Riadh Ben Aïssa, était derrière ces sociétés.

« Quoiqu'on en dise, les montants détournés ou les montants qui ont été mal versés sont comptabilisés, dit-il. Sauf qu'on s'est arrangé pour ne pas les comptabiliser là où il faut pour que cela ne se voie pas. Donc, c'est la preuve que la compagnie a une pratique institutionnalisée pour ce genre de transaction. »

« Si on avait dit : "on n'a trouvé aucune trace de ces paiements" », mais là on a dit: "non, on a trouvé des transactions, des traces dans les livres", poursuit-il. Alors, forcément la compagnie savait que la transaction existait. Donc on savait où on versait l'argent, et on savait pourquoi c'était ainsi. C'est pourquoi on s'est affairé à devoir les cacher dans les comptes, à mal les classer pour que cela ne se voie pas. »

Selon ce qu'ont pu vérifier Radio-Canada, la RTS et CBC, presque tous les dirigeants responsables de la filiale SNC-Lavalin Internationale inc. au cours des dernières années ont été interrogés pour répondre à ces questions.

Lors de la perquisition du mois d'avril 2012, le procureur suisse Nicolas Bottinelli a interrogé les personnes suivantes:

Michael Novak, vice-président directeur Affaires internationales responsable de la filiale SNC-Lavalin International inc. ;
Ron Denom, président de SNC-Lavalin International inc.;
Marie-Josée Bérubé, vice-présidente, Administration de SNC-Lavalin International inc.;
Klaus Triendl, ancien vice-président directeur Affaires internationales responsable de SNC-Lavalin International inc.;
Tony Rosato, ancien vice-président, Administration de SNC-Lavalin International Inc.

Quant à Jacques Lamarre et Sami Bébawi, ils se sont rendus en Suisse en tant que témoins assistés avec la garantie fournie par les procureurs suisses qu'ils pourraient ensuite rentrer au Canada. Les témoins assistés peuvent être conseillés par un avocat lors de leur interrogatoire et peuvent refuser de répondre à des questions.

 

1- Jacques Lamarre : ancien PDG;
2- Klaus Tiendl : vice-président et directeur des affaires internationales (de 2003 à 2006);
3- Michael Novaks : vice-président et directeur des affaires internationales;
4- Pierre Duhaime : ex-PDG, arrêté par l’UPAC le 27 novembre;
5- Sami Bébawi : vice-président infrastructures et construction (avant 2007).

Honneurs et hommages à un honnête homme: Vraiment?

Monsieur Jacques Lamarre est l’un des grands bâtisseurs de SNC-Lavalin, dont il fut le p.-d.g. de 1996 à 2009.   En début de carrière, il a occupé une série de postes de cadre supérieur au sein de la société d’ingénierie Lavalin.   Lors de la fusion de Lavalin avec SNC en 1991, il a été nommé président du nouveau groupe Transports, qui a obtenu des contrats majeurs sous sa direction.   En quatre ans au poste de président Transports, il a fait de cette petite équipe l’une des divisions les plus rentables de l’entreprise.   À la fin de 1994, il a été nommé vice-président directeur et membre du Bureau du Président de SNC-Lavalin, puis en 1996 il est devenu président et chef de la direction, poste qu’il a occupé jusqu’en 2009.

Sous sa gouverne, la valeur boursière de SNC-Lavalin est passée de 600 millions de dollars à 4,8 milliards $ en dix ans.   M. Lamarre a récolté de nombreux hommages : officier de l’Ordre du Canada ( 10 ), prix du Grand Montréalais de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, p.-d.g. de l’année 2003 selon la revue Canadian Business, détenteur d'un Doctorat ès Sciences honoris causa - 2010 décerné par l'Université Laval, le prix de carrière du Conseil du Patronat, en 2004 il reçoit le titre Canada’s Outstanding CEO of the Year, etc.

Il fut conseiller stratégique pour le cabinet d’avocats Heenan Blaikie. La firme d'avocats a déposé son bilan et décidé de fermer ses portes en février 2014.

Sources: Ici Radio-Canada pour La société CBC/Radio-Canada; Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc.; Le Journal de Québec et TVA Nouvelles pour Québecor Inc.; La Presse (2018) inc. Média sous forme de fiducie d’utilité sociale. Position éditorial centre droit et fédéraliste canadien. 

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour : 18 mars 2019

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

 L'ex-PDG de SNC/Lavalin, Pierre Duhaime est officiellement inculpé

 Démission d'Yves Cadotte, ingénieur collusionneur de chez SNC/Lavalin

Gens d'affaires

Fiche:
Collusion et Éthique

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Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Normand Morin ex-vp de SNC/Lavalin se joint en 2011 à GLV Inc. à titre d'administrateur indépendant de la Société. M. Morin siègera également au comité de vérification de l'entreprise et sa nomination prend effet le 16 mars 2011 - Sur SNW/Telbec, pour GLV Inc.. L'entreprise a changé de nom pour Ovivo inc, le 3 mars 2014  Ovivo Inc

 

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02

 

À propos de Marc-A. Bibeau, président et PDG de Schokbeton et ex-collecteur de fonds auprès des entreprises (action illégale) sous le gouvernement du Parti Libéral du Québec sous la direction de Jean Charest. - Sur MétéoPolitique

 

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03

 

À propos de Joël Gauthier ex-directeur du Parti Libéral du Québec - Sur MétéoPolitique

 

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04

 

À propos de Pierre Anctil, ex-président de SNC/Lavalin - Sur le site de Fiera Axium infrastructure

 

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05

 

À propos de la firme de génie-conseil Roche - Sur MétéoPolitique

Ici pour voir les principaux propriétaires dont: Serge Dussault et Mario-W. Martel et les administrateurs

 

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06

 

 À propos de l'ex-vice-président de la division construction de la firme, Sami Bébawi - Sur MétéoPolitique

 

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07

 

L'enquête menée par la Suisse au sujet de 139 millions de dollars en paiements douteux - Sur Ici Radio-Canada, le 25 novembre 2012

 

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08

 

À propos de Riadh Ben Aïssa embauché sous le règne de Bernard Lamarre - Sur MétéoPolitique

 

 

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09

 

À propos de Pierre Duhaime, ex-Président de SNC/Lavalin, congédié pour fraude et inculpé par la police UPAC - Sur MétéoPolitique

 

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10

 

Qu'est-ce qu'un Officier (O.C.) de l'Ordre du Canada

L'Ordre reconnaît : L’œuvre d’une vie et le grand mérite de personnes ayant apporté une contribution importante au Canada et au bien de l’humanité.

 

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