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L’ex-financier Hans Black condamné pour fraude est soupçonné de cacher son argent. Il offre des miettes pour payer ses dettes de 25 millions

Dr Hans Peter Black un fraudeur?
Voilà un autre bon ami d'affaires du Dr Philippe Couillard,
condamné pour fraude et maintenant en faillite qui s'en sort en payant des miettes

 

 
 

400 000 $ pour couvrir 25 millions $

 
 

L’ex-financier montréalais bien en vue Dr Hans Black,, reconnu coupable de fraude aux États-Unis, a réussi à échapper à la faillite au Québec en offrant 400 000 $ à ses créanciers sur des dettes totales de 25 millions $.

«C’était ça ou on n’avait rien du tout», a commenté, dépité, Me Marc-André Blain, l’avocat qui représente des investisseurs dans la firme de Black, Interinvest, à la sortie de l’assemblée des créanciers tenue le 19 avril 2016.

Hans Black, 63 ans, a déclaré en août être insolvable après le dépôt d’une poursuite civile pour fraude contre lui aux États-Unis.

Selon un dossier de cour, il aurait mené jusqu’à la fin de 2013 un train de vie somptueux, «beau temps mauvais temps», utilisant les services d’un chauffeur privé à temps plein et voyageant au moins une fois par mois dans des hôtels 5 étoiles en Europe et aux États-Unis.

«Il y a un investisseur qui perd 10 millions à lui tout seul. Il va recevoir un chèque de 160 000 $ et c’est tout», a déploré Me Blain.

« Si c’était à refaire... »

Me Blain a dit toujours suspecter Black de cacher de l’argent à l’étranger.   «On n’a pas été capables de le démontrer, mais ça ne veut pas dire que ce n’est pas le cas», a-t-il dit.

Selon lui, ses propres clients s’en tirent le mieux parce qu’ils ont mis des hypothèques sur des propriétés somptueuses de Black à Mont-Tremblant et à Westmount.   «On va essayer de les vendre. Si c’était à refaire, ce dossier-là aurait dû être enquêté au criminel», a-t-il dit.

L’avocat de Black, Me Neil Stein, a demandé au syndic de faire exclure le journaliste du Bureau d’enquête de QMI de la salle du Bureau du surintendant des faillites où se tenait l’assemblée.   Il a ensuite tout fait pour empêcher notre photographe de prendre des photos de son client, à la sortie de la salle.

« Bon ami de Couillard »

Jusqu’au printemps 2015, Hans Black frayait avec le gratin financier montréalais. Il siégeait même au conseil d’administration de l’Orchestre symphonique de Montréal.

L’ex-ministre libéral des Finances Yves Séguin a déjà travaillé pour lui et l’actuel premier ministre Philippe Couillard a présidé le conseil d’administration de la compagnie Amorfix Life Sciences de 2010 à 2012 après y avoir été invité par Black. Celui-ci a d’ailleurs déjà décrit en entrevue M. Couillard comme «un bon ami».

Les Américains ont engagé une procédure civile pour fraude en mars 2015 impliquant notamment la vente d’actions d’Amorfix et un conflit d’intérêts de Black avec cette entreprise. Il a été reconnu coupable par défaut en décembre.

Selon le procureur représentant l'État du New-Hampshire Eric Forcier, la procédure avec ses créanciers ne libère pas Black des amendes de 706 000 $ US auxquelles il a été condamné aux États-Unis.

L’avocat de Black, Me Neil Stein, a fait obstruction au photographe de l'Agence de presse QMI
pour qu’elle ne prenne pas de photos de Hans Black
utilisant même sa mallette pour taper contre son appareil

 

En résumé

 
 

Le 20 avril 2016 nous apprenons que L’ex-financier montréalais bien en vue Hans Black, reconnu coupable de fraude aux États-Unis, a réussi à échapper à la faillite au Québec en offrant 400 000 $ à ses créanciers sur des dettes totales de 25 millions $.

Le 26 février 2016, nous apprenons que l'homme d'affaires offre des miettes pour se dégager de ses dettes.

Le 3 octobre 2015, le Montréalais Dr Hans Peter Black est reconnu coupable au New Hampshire pour une fraude boursière où il aurait dissimulé un conflit d’intérêts important avec Amorfix, une entreprise qui a eu à la tête de son conseil d’administration l’actuel premier ministre du Québec, Philippe Couillard.

Un bon ami du Dr Couillard tel qu'il l'affirme lui-même, le Dr Black, président de la firme d'investissement Interinvest, était à nouveau poursuivi.  Cette fois, c'était par la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis.

De plus il fait l'objet de poursuites civiles et d'une enquête criminelle aux Bermudes.  Il aurait notamment détourné six millions de dollars d'une cliente.  L'homme est bien connu de la Haute autorité financière du Québec ayant payé des amendes à répétition pour avoir ignoré volontairement les règles à suivre au Québec.  Aujourd'hui il est banni par les instances des autorités financières de la province de Québec au Canada et de l'État du New Hampshire aux États-Unis.

Mais l'éthique de monsieur lui fait dire qu'il ne veut plus faire d'affaires au Québec, nous sommes trop tatillons.  Ci-dessous un portrait sommaire du gestionnaire de fortunes du 1% des riches qui souhaitent s'en mettre encore plus dans les goussets.  Qu'est-ce que le bon Dr Couillard est encore allé faire dans cette galère?   Son expérience avec Arthur-T. Porter n'était pas assez stimulante?         - JosPublic

 
 

Une faillite record

 
 

L’ancien financier montréalais bien en vue Hans Black, reconnu coupable de fraude en décembre et endetté de 25 millions $, offre des miettes à ses créanciers qui le soupçonnent maintenant de cacher de l’argent dans des paradis fiscaux.

Hans Black s’est retourné durant l’assemblée pour regarder l’avocat Marc-André Blain
qui représente des créanciers allemands.

Le 25 février 2016, Black participait à l’assemblée générale de ses créanciers qui risquent de perdre des millions dans sa faillite personnelle.

«Je ne veux pas voir de journaliste ici», a dit Hans Black au syndic qui présidait l’assemblée, visiblement en colère en apercevant les journalistes de QMI dans la salle du Bureau du surintendant des faillites du Canada, au centre-ville de Montréal.

Black a annoncé son intention, en août 2015, de déclarer une faillite de 25,7 millions $.

Si jamais sa proposition est acceptée par les créanciers, il s’agirait d’une des plus grosses, sinon la plus grosse faillite personnelle de l'année 2015 au Québec.

Les montants dus à certains créanciers pourraient aussi faire de sa fraude l’une des plus importantes de l’histoire du Québec en termes de sommes perdues par des investisseurs individuels, selon l’avocat Marc-André Blain, qui représente des investisseurs allemands floués.

L’assemblée des créanciers a été ajournée au 24 mars 2016, puisque Hans Black a annoncé son intention de bonifier sa proposition.

On n’a pas voulu donner de détails sur les raisons du changement de dernière minute. Une partie de l’assemblée s’est d’ailleurs tenue à l’écart des médias.

0,016 cent pour un dollar

Dans sa proposition actuelle, Black propose de rembourser chaque créancier à hauteur de 0,016 cent pour chaque dollar de dette.

Il offre donc de payer 400 000 $ sur des dettes totales de 25 millions $.

Black dit n’être détenteur que de tableaux artistiques pour une valeur de 200 000 $.

Questions sur ses actifs

Une compagnie à numéro, contrôlée par des industriels allemands, figure au rang des créanciers pour 8,9 millions $.

L’avocat qui représente cette compagnie, Me Marc-André Blain, a demandé à Hans Black comment il avait fait pour payer son vol Zurich-Montréal, qu’il a pris pour se rendre à cette réunion des actionnaires?   Hans Black a admis avoir payé en argent comptant le vol.   L’argent provenait de sa mère, a-t-il dit, chez qui il a dit vivre.

Questionné sur des objets de valeur qui auraient disparu de son domaine de Mont-Tremblant, il a ajouté que de nombreux vols expliquaient pourquoi il n’y restait presque rien.

Black a aussi été interrogé au sujet d’une mystérieuse compagnie établie à Monaco – un paradis fiscal – du nom de Mitsui Trading, qui a été représentée par l’avocat de Black, Neil Stein, et qui a fait un prêt à Black.

«Avez-vous des actifs aux Bermudes, à Monte-Carlo, en Allemagne?» a demandé Me Blain.

 
«

La saga continue et le bon Dr Couillard semble l'avoir échappé belle!
                                                                      - JosPublic

»
 

Le 3 octobre 2015 le New Hampshire Bureau of Securities Regulation a obtenu un jugement qui force Black et sa firme Interinvest à payer plus d’un million de dollars (706 000 $ US) en restitution à des clients, en rachat d’actions vendues illégalement, en remboursement de frais excessifs et en amendes à payer aux autorités.

Black est aussi banni à vie de la possibilité d’obtenir un permis pour vendre des actions au New Hampshire. Il ne s’est jamais présenté à son procès et n’a contesté aucune des allégations contre lui.  Il avait jusqu'au 3 novembre 2015 pour se faire entendre. ( 05 )

Hans Black a longtemps été un Montréalais bien en vue: Il a été membre du conseil d’administration de l’Orchestre symphonique de Montréal jusqu’à ses récents déboires.

C’est lui, entre autres, qui avait convaincu le dr. Philippe Couillard de se joindre au conseil d’administration d’Amorfix.  Interinvest comptait même dans ses rangs, à une certaine époque, l’ex-ministre des Finances du Québec Yves Séguin.

Le New Hampshire a donc obtenu un jugement par défaut contre Black.

«Interinvest et Black se sont engagés dans un stratagème pour frauder des résidants du New Hampshire», affirment les procureurs dans un communiqué.  «Interinvest et Black ont manqué de dévoiler un conflit d’intérêts matériel dans la rémunération provenant de compagnies dans lesquelles les fonds de clients étaient investis», poursuivent-ils.

Paiements irréguliers

Une des compagnies où Black a été rémunéré à l’insu de ses clients est la compagnie Amorfix Life Sciences, selon les allégations des autorités américaines.

Selon une déclaration sous serment de Black, des paiements de 30 000 à 40 000 $ US, présentés comme des remboursements de dépenses, auraient été faits entre 2009 et 2014 par Amorfix à Black sans que les clients de Black, à qui il vendait du Amorfix, soient au courant. Il s’agissait ni plus ni moins que d’une rémunération déguisée, selon la poursuite.

Philippe Couillard, actuel premier ministre du Québec, a été président du CA d’Amorfix de 2010 à 2012. Il a aussi été membre des comités d’audit, de rémunération, de gouvernance et des finances de l’entreprise.

À l’époque, des articles dans La Presse et The Gazette et un reportage de l’émission Enquête de Radio-Canada remettaient pourtant déjà en question la probité de Black.

Penny stocks non conformes

Les procureurs disent aussi que Black a omis de dévoiler les nombreuses poursuites et sanctions réglementaires contre lui.  Il a recommandé l’acquisition d’actions non appropriées (dont celle d’Amorfix).  Il n’a pas bien fait état des frais qu’il réclamait pour ses conseils.  Et il a vendu des penny stocks hautement risqués dont la vente au New Hampshire n’était pas autorisée.

Le procureur Adrian LaRochelle a eu des mots très durs envers Black.  «Comme conseiller, Black avait le devoir de veiller à l’intérêt de ses clients, mais il a plutôt choisi de les exploiter», a-t-il dit.

«Pendant qu’il achetait plusieurs penny stocks hautement risqués dans le compte de ses clients, (il) a reçu plus d’un million $ US de ces mêmes compagnies sans divulguer cet arrangement.  En tant que fiduciaire de ses clients, (il) se devait de dévoiler ces conflits d’intérêts sérieux, mais a manqué à ce devoir», a aussi affirmé le procureur Eric Forcier.

Les Américains veulent scruter des comptes au Québec

La Securities and Exchange Commission (SEC) veut avoir accès aux comptes de clients de Black au Québec.  La Cour a demandé que la SEC réclame un jugement par défaut contre Black d’ici mars 2016.

Les clients de Black avaient des comptes à la banque privée suisse Pictet (qui a un bureau à Montréal) et à la Banque Nationale, selon des documents consultés par notre Bureau d’enquête.

La SEC s’est adressée à la Cour supérieure du Québec en décembre pour forcer ces banques à lui fournir de l’information sur ces comptes.  «Avec cette information, la (SEC) pourra calculer (les) frais illicites soutirés aux clients (de Black)», dit la SEC.

Stratagème frauduleux

Selon les allégations de la SEC, formulées en juin 2015, Hans Black «était responsable (de 2008 à 2013) de la vaste majorité des investissements faits dans Amorfix» et «rendait compte au conseil d’administration (d’Amorfix) des progrès réalisés dans cette stratégie» donc au Dr Philippe Couillard.

Il a fait investir 1 million $ US à ses clients dans Amorfix pendant cette période. «Hans Black et Interinvest ont sciemment investi l’argent de clients dans (Amorfix et trois autres penny stocks) sans révéler un conflit d’intérêts matériel aux clients d’Interinvest», dit la SEC.

Repas somptueux

«Les paiements que Zurmont (une firme de Black) a obtenus de Tyhee, Wi2Wi et Amorfix servaient principalement à rembourser des dépenses pour des voyages et des repas somptueux consommés lors de plus de 80 voyages d'affaires», dit la SEC.   

La SEC souligne que sur les dix-sept millions investis, douze millions $ se sont littéralement évaporés. Aucun des penny stocks n'était rentable et leur valeur s'est effondrée.  

La fraude est d'autant plus sérieuse, selon la SEC, que Black aurait menti à ses clients et aurait sciemment ignoré les instructions qu'ils lui avaient données.  Des investisseurs de Black lui avaient dit vouloir placer leur argent dans des placements sûrs et conservateurs.

La SEC dit avoir retracé un paiement non divulgué «d’au moins 20 000 $» d’Amorfix à une firme de Black en janvier 2014 qui aurait servi à financer un train de vie somptueux de voyages et de repas de luxe. 

 

Poursuivi jusqu'aux Bermudes

 
 

Le Dr Hans Black, un important gestionnaire de portefeuilles montréalais président de la firme d'investissement Interinvest, fait l'objet de poursuites civiles et d'une enquête criminelle aux Bermudes.

Interinvest, une entreprise de gestion de portefeuilles dont le siège social se trouve au centre-ville de Montréal, a des bureaux dans quatre pays. Elle fait surtout affaires avec de riches clients étrangers. Ses actifs dépasseraient les deux milliards de dollars.

Sur le site d'Interinvest, le Dr Black se présente comme un conseiller financier chevronné, consulté régulièrement par la prestigieuse émission Nightly Business Report, l'International Herald Tribune et le Financial Times. Il est également membre du conseil d'administration de l'Institut de cardiologie et de l'Orchestre symphonique de Montréal.

Bureaux d'Interinvest à Montréal

En 2008, M. Black a été poursuivi aux Bermudes par une cliente d'origine suisse, Regula Dobie, qui voulait récupérer une somme de 6 millions de dollars qu'elle lui avait confiée.

En juin 2014, un tribunal civil des Bermudes a donné raison à Mme Dobie. Selon le juge, M. Black a commis un détournement de fonds. Il avait promis à sa cliente de placer son argent dans un des fonds d'investissement d'Interinvest aux Bermudes. Mais les 6 millions de dollars ont plutôt été détournés sans son consentement vers une entreprise californienne, Wi2Wi ( 01 ), dont M. Black est président du conseil d'administration.

Après le jugement, la cliente s'est plainte au service de police des Bermudes, qui a décidé de faire enquête.

Pour l'instant, aucune accusation criminelle n'a été portée contre M. Black, qui a refusé d'accorder une entrevue à Radio-Canada.

Mais les problèmes de M. Black avec la justice ne s'arrêtent pas là. En 2008, un autre client d'origine suisse a déposé une poursuite contre lui, cette fois-ci à Montréal. La poursuite concerne une histoire similaire à celle de Mme Dobie, impliquant la même compagnie californienne et le même genre d'agissements.

Il était un conseiller financier dûment accrédité par l'Autorité des marchés financiers du Québec et a également été condamné en 2008 par l'AMF à verser une amende de 26 000 $. On lui reproche de ne pas avoir déclaré qu'il faisait l'objet de trois poursuites différentes, dont deux concernant des emprunts de 7 millions et 2 millions de dollars.

UN «GROS» TRAIN DE VIE MALGRÉ SES PROBLÈMES

Malgré ses ennuis financiers étayés dans plusieurs documents de cour, Hans Black a mené un grand train de vie au cours des dernières années.

Sa luxueuse maison, située dans une des plus belles rues de Westmount (la photo de fond d'écran de ce dossier), fait l’objet d’un préavis de vente sous contrôle de justice depuis juin 2013 pour 3,7 M$.

Des résidences à St-Rémi d’Amherst, près de Mont-Tremblant, et à Lugano, en Suisse, sont aussi grevées d’hypothèques légales contre lui.

La maison de Westmount contenait une impressionnante cave à vin de 300 bouteilles de grands crus. Il possède plusieurs œuvres d’art de grands maîtres, dont les peintres Georges Braque, Victor Vasarely et Diego Rivera. Des vases grecs anciens, une épée étrusque, des sculptures, des chandeliers et de l’argenterie ont aussi été saisis.

Janet and Hans Black avec Christina Scheppelman
Publié dans Salvatore Licitra Reception en Juin 2007

Sa Rolls-Royce 1974 jaune décapotable a également été saisie par un huissier. Il aurait utilisé une Lamborghini, deux Rolls-Royce, plusieurs Mercedes et Range Rover récemment.

Selon un dossier de cour, Hans Black aurait mené jusqu’à la fin de 2013 un train de vie somptueux, «beau temps mauvais temps», utilisant les services d’un chauffeur privé à temps plein et voyageant au moins une fois par mois dans des hôtels 5 étoiles en Europe et aux États-Unis. 

 

Placements en paradis fiscal

 

Selon la banque de donnée de "Offshore leaks", Hans Peter Black est nommé en tant que membre du conseil d'administration de la compagnie Black Sea Profits Ltd. et enregistré le 2 août 2000 sous une juridiction non dévoilée.  (l'information couvre les années 2000 à 2010)

L'intermédiaire se nomme Sabourin and Sun inc..

L'adresse de la compagnie au fichier : Sabourin and Sun Inc. 3080 Younge Street Suite 4064 Toronto Ontarion M4N 2N1 Canada.

Information publié le 21 septembre 2016

 
 

Il y a toujours moyen de ne rien voir

 

Dr Philippe Couillard ( 02 ), chef du Parti Libéral du Québec et Premier ministre du Québec en 2015

«Bon ami» de Couillard

Entre son départ du Parti Libéral du Québec PLQ et son retour, Dr Philippe Couillard a siégé au conseil d'administration d'Amorfix de 2009 à 2012. Joint par l'Agence de presse QMI, Black s’est décrit comme un «bon ami» de Philippe Couillard.

Il a dit que la poursuite au New Hampshire était remplie de faussetés et que Philippe Couillard «était au courant des vrais faits». À la question de savoir s’il était un bon ami de Hans Black, Philipe Couillard a écrit au journaliste de l'agence QMI qu’il l’avait connu au Conseil d'administration d’Amorfix et dans quelques rencontres sociales. Il n’a pas affirmé ni nié être un ami intime.

Dr Hans Peter Black

La société de Hans Black, Interinvest Global Asset Management, est le plus grand actionnaire d’Amorfix, avec 15,5 % des actions en circulation. Interinvest a augmenté sa participation dans Amorfix à plus de 10 % de toutes les actions de l’entreprise en août 2010, le mois même où M. Couillard est devenu président du conseil.

 

Évolution et grandes lignes des transactions
concernant Amorfix et Interinvest Gobal Asset Management
et a quel moment se situe l'implication du Dr Philippe Couillard

 

Novembre 2004

poursuite, Cour supérieure. Une investisseuse allemande, Dorothea Lang, poursuit Intercoinvest, une société détenue par la mère de Hans Black. Elle lui reproche d’avoir détourné 2 M$ des fonds qu’elle lui a confiés. En 2007, Intercoinvest accepte de rembourser.

Février 2006

poursuite, Cour supérieure. La succession d’un investisseur allemand, Reinhard Waibel, reproche à Hans Black et sa mère d’avoir détourné 7,3 M$ de ses fonds dans les coffres d’Intercoinvest. En 2012, l’homme d’affaires accepte de rembourser la somme, mais rate des paiements à l’automne 2013 et en juillet 2014.

Novembre 2006

Hans Black entre au conseil d’administration de la compagnie Amorfix.

Juillet 2007

Amorfix fait son entrée à la Bourse de Toronto.

Novembre 2007

L'AMF intente une mesure réglementaire contre Interinvest alléguant plusieurs violations;

Mars 2008

procédure de l’AMF. L’Autorité des marchés financiers (AMF) intente une procédure contre Interinvest Canada, une société d’investissement de Hans Black. Elle lui reproche de ne pas avoir maintenu le fonds de roulement minimal de 35 000 $ et ne pas lui avoir déclaré ce manquement.

Juillet 2008

poursuite, Cour supérieure. Un Suisse, Rolf Herzog, intente une poursuite de 2,2 M$ US contre Interinvest pour malversation et investissements illégaux. Il tente de récupérer son argent, détourné dans une compagnie californienne, Wi2Wi, dont Hans Black préside le conseil d’administration. Les fonds ont transité par une filiale d’Interinvest aux Bermudes, après être passés par Gibraltar, un autre paradis fiscal.

Juillet 2008

La compagnie Interinvest de Hans Black a publié un communiqué de presse hier pour soutenir que l’investisseur américain à l’origine de la poursuite au New Hampshire s’était déjà présenté au poste de gouverneur de l’État et qu’il avait fait des gains importants comme client d’Interinvest.

Septembre 2008

amende de l’AMF. L’AMF impose une amende de 26 000 $ à Hans Black pour avoir omis de déclarer trois poursuites contre lui.

poursuite de 6 M$ d’une investisseuse du Kenya contre Black pour investissements illégaux aux Bermudes;

2009

le spéculateur financier montréalais Dr Hans Peter Black invite Dr Philippe Couillard à siéger au conseil d'administration d'une de ses compagnies.

Juin 2009

jugement aux Bermudes. Un tribunal  de ce paradis fiscal donne raison à une citoyenne kenyane, Regula Dobie, qui reproche à Hans Black d’avoir détourné ses 6 M$, toujours dans l’entreprise Wi2Wi. Hans Black porte le jugement en appel. ( 04 )

Octobre 2009 

Philippe Couillard est nommé au conseil d'administration d'Amorfix.

Novembre 2009

article de la Gazette. Le quotidien rapporte qu’une enquête criminelle est recommandée sur Hans Black aux Bermudes.

Novembre 2009

amende de l’AMF. L’AMF impose une amende de 41 260 $ à Hans Black pour ne pas avoir maintenu un fonds de roulement minimal de 35 000 $ et ne pas lui avoir déclaré ce manquement.

Novembre 2009

Il faut le croire: le bon Dr Couillard n'en savait presque rien et c'est presque faux.

Novembre 2009 :reportage d’Enquête à Radio-Canada. Un segment de l’émission Enquête à Radio-Canada traite des différentes fraudes reprochées à Hans Black, dont l’enquête criminelle pour fraude aux Bermudes, qui n’a cependant pas mené à des accusations. M. Couillard a admis hier avoir été informé du contenu de ce reportage.

Août 2010

article de La Presse. Le quotidien fait état des efforts de Regula Dobie pour saisir une forêt appartenant à Hans Black, après l’échec de son appel aux Bermudes.

Août 2010

Août 2010 sur invitation de Hans Peter Black, le Dr Philippe Couillard devient président du conseil d'Amorfix;

Dr Couillard affirme ne rien savoir de l'histoire du financier, enfin il change sa version et dit qu'il en savait assez pour poser une question lors d'une réunion d'un conseil d'administration, nous dit-il en avril 2015.

 

2010 à 2012

M. Couillard était président du Conseil d'administration d'Amorfix où siégeait Hans Black.

Mai 2010

poursuite, Cour supérieure. Ramzi Mahmoud Al-Harayeri , coactionnaire de Wi2Wi, intente un recours en dommages de 4 M$ contre Hans Black. Il lui reproche de l’avoir empêché de liquider des actions et des options de la compagnie.

Octobre 2010

Interinvest informe l'AMF qu'il préfère payer une amende plutôt que de produire ses états financiers;

Juillet 2011

l’AMF révoque le permis. Interinvest ne peut plus vendre de produits financiers au Québec.

Août 2012

amende de l’AMF. Une amende de 35 000 $ est imposée à Interinvest pour avoir refusé de lui transmettre ses états financiers de l’année se terminant le 30 juin 2010.

Octobre 2012

Départ de Philippe Couillard du conseil d’administration. Hans Black le remercie personnellement dans un communiqué;

20 Août 2014

Départ de Hans Black du conseil d’administration.
( 03 )

16 avril 2015

Au sein du Conseil d'administration de l’OSM

Black est un médecin de formation diplômé de l’Université McGill bien connu dans le gratin montréalais. Encore à ce jour, il siège au conseil d’administration de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM). La porte-parole a dit ne pas être au courant de la poursuite pour fraude déposée contre Black. Le lendemain des questions de l'Agence de presse QMI, sans tambour ni trompette, l’Orchestre symphonique de Montréal vient de retirer Hans Black de la liste des membres de son conseil d’administration. L’institution n’a pas statué sur son sort. «On est en consultations, dit la porte-parole. Dans les circonstances, on a retiré le nom en attendant.» Source JdM le 16 avril 2015

Mars 2015

accusé d’avoir détourné des dizaines de milliers de dollars des actionnaires de l’entreprise, donc sous le nez de M. Couillard.

16 mars 2015

Amorfix Board authorizes exploration of strategic alternatives (en langage ordinaire, la compagnie ne vaut plus rien et doit fermer ses portes)  - Communiqué de presse d'Amorfix

8 avril 2015

Amorfix Completes Optimization of Alzheimer's Disease Diagnostic and Seeks Strategic Partner for Development and Commercialization of the Assay (L'entreprise cherche un partenaire financier) - Communiqué de presse de Amorfix

23 avril 2015

Amorfix Closed Secured Bridge Loan (prêt de transition de 40 000$ d'ici à ce que la compagnie trouve 1 million 200 $ US pour relancer la compagnie). - Communiqué de presse de Amorfix

Printemps 2015

Déménagement à San Francisco printemps 2015 - Amorfix announces move to San Francisco - Sur Biotechnology Focus

Le 15 avril 2015, le premier ministre du Québec, Dr Philippe Couillard jure qu’il n’avait «ni indice ni raison de penser» que Hans Peter Black avait commis des irrégularités avant de siéger avec lui au conseil d’administration d’Amorfix. Une simple recherche dans Google et au Palais de justice lui aurait pourtant permis d’apprendre beaucoup de choses sur son collègue.

En 2009, M. Black avait divers démêlés avec l’Autorité des marchés financiers, ce qui a entraîné, en 2011, la révocation du permis d’Interinvest. M. Couillard a fourni cette semaine une réponse à la Gérald Tremblay : il n’était pas au courant.

D’après ce qu’on peut constater, M. Black aurait vendu des titres risqués de sociétés naissantes, comme Amorfix, à des épargnants qui souhaitaient obtenir des placements plus sûrs. C’étaient de surcroît des sociétés dont le financier était actionnaire. Il n’y a toutefois aucun lien entre M. Couillard et Interinvest.

17 juin 2015

la Securities and Exchange Commission (SEC) vient de déposer de nouvelles accusations élargies de fraude contre le gestionnaire de portefeuilles montréalais Hans Black.  

25 août 2015

Black a annoncé son intention, en août 2015, de déclarer une faillite de 25,7 millions $.

3 octobre 2015, Applicable au 30 novembre 2015

Le New Hampshire Bureau of Securities Regulation a obtenu un jugement qui force Black et sa firme Interinvest à payer plus d’un million de dollars (706 000 $ US) en restitution à des clients, en rachat d’actions vendues illégalement, en remboursement de frais excessifs et en amendes à payer aux autorités.  Black est aussi banni à vie de la possibilité d’obtenir un permis pour vendre des actions au New Hampshire.

25 février 2016

Endetté de 25 millions $, il offre 400 000 $ (0,16 cents du $) des miettes à ses créanciers qui le soupçonnent maintenant de cacher de l’argent dans des paradis fiscaux.

20 avril 2016

L’ex-financier montréalais bien en vue Hans Black, reconnu coupable de fraude aux États-Unis, a réussi à échapper à la faillite au Québec en offrant 400 000 $ à ses créanciers sur des dettes totales de 25 millions $.  Selon le procureur américain Eric Forcier, la procédure avec ses créanciers ne libère pas Black des amendes de 706 000 $ US auxquelles il a été condamné aux États-Unis. Où prendra-t-il l'argent ?

 

Incompétence du Dr Couillard en affaires

 
 

Le milieu de la finance montréalais est un petit monde. Un certain mystère entourait le financier Hans Peter Black. « On ne savait pas ce qu’il faisait », signale Michel Nadeau, cet ancien vice-président de la Caisse de dépôt et placement du Québec qui est aujourd’hui directeur général de l’Institut sur la gouvernance. « C’est un « wheeler and dealer haut de gamme. »

Manque d’expérience?

Une des premières tâches d’un président de conseil d’administration, c’est de savoir à qui il a affaire au conseil et de connaître de chacun les antécédents qui pourraient nuire à la société. Ne pas avoir procédé à une vérification diligente dans le cas de M. Black, « c’est un manque d’expérience du monde des affaires » de la part de M. Couillard, estime Michel Nadeau.

« En le nommant président du conseil, on achetait sa crédibilité », fait-il observer. Comme Hans Peter Black était l’actionnaire principal d’Amorfix, M. Couillard ne pouvait l’éjecter du conseil ; c’est lui qui aurait dû partir. Ce qu’il n’a pas fait pour un motif qu’on ne connaît pas mais qui relève sans doute de l’intérêt pécuniaire.

Son association avec PCP n’a pas permis à Philippe Couillard de faire fortune — et ses quelques actions d’Amorfix non plus —, comme le montre le rapport sur ses avoirs et ses revenus qu’il a rendu public durant la campagne électorale. « Sa carrière dans le secteur privé n’a pas donné de résultats flamboyants, constate Michel Nadeau. Il a probablement réalisé que le monde des affaires, c’est difficile. »

 

Amorfix: une entreprise risquée

 
 

Selon la poursuite déposée en mars, Hans Peter Black aurait touché des dizaines de milliers de dollars en paiements de la compagnie Amorfix et de trois autres entreprises à actions de quelques sous (penny stock) (Wi2Wi, Tyhee Gold Corporation, Williams Creek Gold) sans jamais le divulguer à ses clients.

Les paiements auraient été faits dans une autre compagnie de Black, Zurmont Research. Black dit, de son côté, qu’il s’agissait de remboursements de dépenses.

On lui reproche aussi d’avoir caché à ses clients les poursuites et les amendes de l’AMF contre lui.

Valeurs presque nulles

Les actions d’Amorfix sont considérées comme extrêmement risquées. Elles auraient été vendues en faisant fi du profil d’investisseurs des victimes présumées, qui s’étaient déclarées comme des investisseurs conservateurs et non sophistiqués qui épargnaient en vue de leur retraite. Une part disproportionnée de leur portefeuille a été placée dans ces penny stock qui ont ensuite perdu énormément de valeur.

Une des entreprises à penny stock, Tyhee Gold, vient d’être bloquée par la British Columbia Securities Commission (BCSC) pour des états financiers non divulgués. Une autre, Wi2wi, est déclarée sans valeur dans un document de 2010. Quant à Amorfix, sa valeur s’est effondrée à presque zéro depuis 2009. La compagnie a avoué à la mi-mars avoir des problèmes de liquidités et explorer toutes les options pour assurer sa survie.

DES AMENDES DE L’AMF DÈS 2008

 Sylvain Théberge de l’AMF

Hans Black a préféré payer une amende de 35 000 $ à l’AMF en 2012 plutôt que de divulguer les états financiers réels de sa compagnie et le niveau de son fonds de roulement.

Le porte-parole de l’AMF, Sylvain Théberge, dit que Black avait reçu des amendes de plusieurs dizaines de milliers de dollars de 2008 à 2011 en lien avec un déficit dans son fonds de roulement.

Certaines de ces amendes ont été données avant l’entrée en poste de Philippe Couillard chez Amorfix.

Depuis 2011, Black n’est plus autorisé à vendre des produits financiers au Québec parce qu’il n’a jamais voulu fournir les informations financières requises.

Selon les sources de l'Agence QMI, le dossier de Hans Black est suivi de très près en ce moment par l’AMF.

Ce n’est pas d’aujourd'hui que des soupçons planent sur les activités d’investissement de Hans Black. Divers médias avaient rapporté en 2008, 2009 et 2010 les poursuites de deux investisseurs suisses contre Black, qui disaient avoir été dépouillés par lui de plusieurs millions.

Hans Peter Black, un coadministrateur avec M. Couillard, aurait fait perdre frauduleusement des centaines de milliers de dollars à de petits épargnants et à une église du New Hampshire en leur vendant notamment des actions d’Amorfix en situation de conflit d’intérêts. Une simple recherche Google avant son arrivée et pendant sa présidence aurait pourtant permis à Philippe Couillard d’apprendre que son «ami» et coadministrateur Hans Black avait déjà été condamné par l’Autorité des marchés financiers du Québec, en plus de faire l’objet de poursuites judiciaires bien médiatisées.

Selon un dossier de cour, la présence de M. Black au conseil d’Amorfix et le contrôle qu’il exerçait sur l’entreprise lui auraient rapporté des «bénéfices substantiels et de la considération».

Eric Forcier, qui a de la famille au Québec, est l’avocat du New Hampshire Bureau of Securities Regulation qui pilote la poursuite civile contre Hans Black et sa firme de gestion Interinvest.

Sources: Agence de presse QMI pour Québecor Inc.; Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada. Nouvelle fuite révèle des secrets "offshore" aux Bahamas

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mis à jour le le 21 septembre 2016

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Notes & Références encyclopédiques:

01

 

À propos de WI2WI Corporation: Siège social: Californie. Autres entreprises de Hans Peter Black: Interconinvest (Canada) Inc.  Siège social  Maison Interinvest, 3655, rue Redpath Montréal Qc. H3G 2W8 Société de recherches Zurmont Inc.: Siège social  Maison Interinvest, 3655, rue Redpath Montréal Qc. H3G 2W8

 

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02

 

À propos du Dr Philippe Couillard qui a siégé au conseil d'administration d'Amorfix de 2009 à 2012. Voir sa bio politique au fil du temps - Sur MétéoPolitique

 

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03

 

Le co-fondateur d'Amorfix Vigen Nazarian annonce le départ du Dr Hans Black. Cependant il demeure conseiller spécial

 

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04

 

Le reportage de Normand Grondin sur les démêlés de Hans Black, président de la firme d'investissement Interinvest, avec la justice des Bermudes - Sur Radio-Canada, Le 25 novembre 2009

 

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05

 

State of New Hampshire. Department of state bureau of securities regulation. In the matter of: Interinvest Corp, Inc. CRD 1208346, Hans Peter Black CRD1 434879 & Alexander Richard Black, CRD1 5752591- Order to cease and desist to 3 october 2015 to 3 novembre 2015

 

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