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Gilles Gariépy et sa vision de l'éthique

Gilles Gariépy, une des grosses pointures d’IBM. Il a été arrêté avec de de hauts fonctionnaires, un informaticien de renom à qui le Québec s’est fié durant des années pour ses projets informatiques dans le réseau de la Santé.   La frappe de l’UPAC est majeure.   Au total, un mandat d’arrestation a été lancé contre huit individus qui auraient participé à un stratagème de fraude dans l’octroi d’un contrat informatique de 24 M$ à Revenu Québec.

 

Gilles Gariépy
Accusations de l'UPAC

 

Abus de confiance

ART. 122

Complot

ART. 465 (1) C)

Fraude de plus de 5 000 $

ART. 380 (1) A)

Complot pour fraude

ART. 465 (1) C

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a arrêté sept personnes qui auraient participé à un stratagème de fraude dans l'octroi d'un contrat informatique de 24 millions de dollars à Revenu Québec.

Selon la police, deux fonctionnaires de Revenu Québec auraient fourni de l'information privilégiée aux firmes informatiques IBM et EBR pour aider celles-ci à décrocher frauduleusement ce contrat.

«Ce lucratif contrat public visait l'acquisition d'une plateforme technologique spécifique à la gestion des données d'un environnement informationnel (le projet Optimisation des processus et des technologies de la centrale de données OptCD) chez Revenu Québec dont la valeur frôlait les 24 millions de dollars», a précisé l'UPAC.

Le consortium IBM-EBR aurait ainsi été avantagé par rapport aux autres firmes au moment de répondre à l'appel d'offres.   Cinq employés des deux firmes font face à des accusations criminelles.

Les faits reprochés se seraient produits de mars 2011 à juin 2014.  Des accusations de fraude, complot pour fraude et abus de confiance ont été autorisées.

«C'est une concurrence plus que déloyale pour les autres entreprises qui auraient voulu participer à l'appel d'offres», a expliqué le capitaine André Boulanger, de l'UPAC, en conférence de presse.

Avantages personnels

Le patron de l’UPAC, Robert Lafrenière, a souligné que les deux fonctionnaires auraient agi en échange «d’avantages personnels».

Selon la police, les deux fonctionnaires, Hamid Iatmanene et Jamal El Khaiat , auraient agi en échange d'avantages personnels.   Le directeur général des technologies de l'information au ministère de la Sécurité publique, Abdelaziz Younsi, a aussi été arrêté.

L'UPAC ne veut pas préciser, pour le moment, s'il s'agit d'argent comptant ou d'une autre forme d'avantages.

Informatique EBR

Jean-François Robidas, le vice-président aux ventes de la firme EBR fait partie des individus arrêtés.   Il a été appréhendé par les policiers à son domicile.   M. Robidas était donc partenaire de Mohamed El Khayat qui a été visé, cet été, lors de la première grande frappe de l'UPAC concernant l'informatique.

En juin, El Khayat avait été arrêté pour fraude avec le directeur informatique du ministère de la Sécurité publique (qui chapeaute l'UPAC), Abdelaziz Younsi.

IBM

Patrick Fortin, un ancien cadre de la SOGIQUE, est une autre cible de l’UPAC, et n’a pas besoin de présentation dans le milieu.   Il a été architecte principal d’IBM durant près d’une décennie.   Il est vice-président de la firme québécoise Loran technologies, qui l’a retiré de ses fonctions.

M. Fortin a aussi été membre fondateur et directeur informatique durant cinq ans de la SOGIQUE, soit l’importante branche informatique du ministère de la Santé qui gérait des millions de dollars des contribuables.

Trois employés d’IBM et deux de la firme EBR font partie des frappes de l’UPAC qui croit que les entreprises n’étaient pas au courant du stratagème frauduleux allégué.

Daniel Létourneau fait partie de la liste.   Il est une figure importante d’IBM au Canada.   Depuis quinze ans, il a entre autres occupé le poste de directeur des ventes du Québec et du Canada.

Ancien cadre de la SOGIQUE

Patrick Fortin, une autre cible de l’UPAC, n’a pas besoin de présentation dans le milieu. Il a été architecte principal d’IBM durant près d’une décennie.   Il est vice-président de la firme québécoise Loran technologies, qui l’a retiré de ses fonctions hier.

M. Fortin a aussi été membre fondateur et directeur informatique durant cinq ans de la SOGIQUE, soit l’importante branche informatique du ministère de la Santé qui gérait des millions de dollars des contribuables.

Pour la deuxième fois en deux frappes de l’UPAC en informatique, un employé d’EBR est visé.   Après Mohamed El Khayat, il faut rajouter le nom de Jean-François Robidas, le vice-président aux ventes.   «Sous le choc», le patron d’EBR, Denis Blais, a suspendu M. Robidas.

 

Source: Journal de Québec/Montréal pour Québecor Inc.;

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 15 mars 2015

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